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 Plus on est de fous... [Lucrezia]

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MessageSujet: Plus on est de fous... [Lucrezia]   Dim 21 Avr - 23:57



J’étais dans la petite chambre que je partage avec un autre mignon, en train de relire un passage de la bible lorsque l’on est venu me chercher et me voilà dans la salle de réception où je suis aligné auprès d’autres filles et hommes dans l’attente du choix du client. Celui-ci plus grand que la moyenne est d’une maigreur impressionnante et ses petits yeux perfides brûlent ceux qui le regardent comme s’ils étaient deux pierres tirées des volcans des enfers. Habillé de façon classique et sombre, l’on peut constater qu’il a tenu à demeurer discret à la grande cape qui est posée sur l’accoudoir de son fauteuil. Les jambes croisées, il prend un malin plaisir à nous faire patienter. Il a tout du sadique. La cravache suspendue à sa ceinture dans un étui à dague fine me confirme dans mon opinion.

« Je désire quelque chose de spécial. Il me faudrait celui là ! et… »

Immédiatement à mon entrée, il m’avait suivit du regard, comme s’il me connaissait ou avait entendu parler de moi. Impassible, je ne montre aucune émotion.

« Et celle-ci. »


La jeune femme désignée est Lucette, une petite nouvelle qui est arrivée il y a quelques jours.

« Très bon choix ! » confirme la mère maquerelle et immédiatement les autres s’égaillent telle une volée de moineau dérangée.
D’un signe de tête je rassure la petite Lucette, qui n’en mène pas large alors que l’on nous mène jusqu’à la chambre "crimes et châtiments". Je fronce les sourcils.
A peine entrés, la lanterne mise et la porte fermée, je me retourne vers lui et lance immédiatement d’un air résolu.

« C’est 18 livres payable d’avance et ensuite cela dépendra de vos demandes spéciales. »


Je n’ai aucunement envie de lui faire de cadeau. J'ai mis un tarif bien plus élevé que les 12 livres habituelles. J’ai vu ce qu’il porte à la ceinture et je me doute qu’il doit s’agir d’un vilain petit seigneur frustré avide de se défouler.
S’approchant de moi, il vient poser une main sur ma joue que je n’ôte pas immédiatement. Lucette s’est postée derrière moi et regarde ses souliers.

« Si tu fais ce que je te dis, tu en auras 25 et 12 pour la fille. Je connais le médecin de ce lieu qui m’a dis que tu étais adeptes de certaines pratiques. Tu ne verras donc aucuns inconvénients à ce que je participe ? »

Il caresse nonchalamment la cravache à ses côtés. Ainsi c’est ça. Je ne m’étais pas trompé.
Je ne fais que me mortifier afin de gagner mon paradis et expier mes péchés. Laisser un autre me battre pour son propre plaisir est indécent. D’un autre côté, il faut que je puisse justifier l’état de mon dos face aux autres clients et en particulier des propriétaires du Manoir.

Serrant les poings, j’opine de la tête.

« Très bien. Mais pas la fille. »


Le client a l’air contrarié. De quoi je me mêle ? Elle est assez grande pour se défendre toute seule.

« Dans ce cas tu recevra aussi sa part et c’est elle qui te la donnera. »

Je frémis. Les néophytes ont toujours tendance à peu assurer leurs coups ou frapper très fort. J’ai encore la possibilité de refuser, alors pourquoi ?
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MessageSujet: Re: Plus on est de fous... [Lucrezia]   Lun 22 Avr - 9:13

Il était tard, elle avait rejoint la grande salle où paraît il, elle pourrait choisir plus d’un partenaire pour jouer un peu… emmitouflée sous sa cape et cachée toujours sous son masque vénitien, comme à son accoutumée dans ce genre d’établissement et surtout dans celui-ci, de peur de se faire reconnaitre par d’autres nobliau pervers qui fréquentait la cour, elle arriva au moment où l’un des clients sortait avec deux employés, il était donc facile de prendre sans compter, pourvu que cela soit payant !

L’homme avait un air hautain, et ses yeux sinistres ne laissaient présager rien de bon, à croire que la cravache qu’il avait à la main allait servir sous scéance tenante, alors que la petite jeune fille tremblait de tous ses membres, complètement apeurée de suivre cet étrange cortège ! Le garçon était agréable à regarder, une lueur fautive dans les yeux, quelque chose entre la détresse et la soumission… ce ne devait pas être chose facile pour un homme de se retrouver dans ce genre d’endroit, et la louve était du genre à obtenir tout ce qu’elle voulait, quand elle le voulait… seulement cette fois, c’était eux qu’elle voulait !

Vêtue à la garçonne, ce costume lui allait particulièrement bien, et puis ça avait marché souvent lorsqu’elle l’avait mit, ressemblant plus à un jeune courtisan qu’à une Dame de la haute société, elle aimait à confondre les gens, même si cela avait moins fonctionné avec Ezel, lui avait gardé le souvenir de son parfum… avait il des sentiments pour elle ? encore un peu ? s’il n’en avait pas, ils n’auraient pas joué ce jeu dangereux ensemble… et un soupir plus loin, elle repoussa toutes ces pensées de son esprit, il y avait là l’opportunité d’un jeu à saisir et surtout, voir jusqu’où cela pouvait aller !

Se tournant vers celle qui avait accordé au client, les deux jeunes gens, elle adressa un sourire et lui tendit 200 livres,


cent pour l’un et cent pour l’autre, si je peux les avoir…

- Monsieur, je ne puis, ils sont avec… cent dites vous ? mais… attendez qu’ils aient terminé, je suis certaine, et puis si vous le désirez, nous avons ici d’excellentes délicieuses, expertes, et… et des mignons qui vous accorderont toutes les faveurs..

La Duchesse, qui n’a pas l’habitude que l’on discute ses volontés, lance un regard ferme et froid, avant d’ajouter :

Cent de plus pour vous, si j’ai ce que je désire, autrement, je m’en vais !

- Cent ? pour… hooooooo attendez, je ne sais comment… je…

Elle cafouille, bafouille et la guide jusqu’à la chambre « crimes et châtiments » que voilà un drôle de nom pour un lieu de débauche, mais après tout, pourquoi pas ! La femme austère au prim’abord, était devenue commerciale et conciliante, à croire que l’argent savait ouvrir certaines portes, et d’ailleurs, celle-ci s’ouvrit d’abord un peu, après qu’elle ait frappé, et après une petite discussion avec le triste sire, elle parvint à le faire sortir en prétextant que la personne qui était là, avait déjà réservé ces deux là, qu’elle s’en excusait et que s’il le désirait il pourrait les réserver pour une autre fois, mais que ce soir, son choix s’il voulait bien le faire autre, serait cadeau de la maison, pourvu qu’il cède la place à cet inconnu qui avait payé d’avance ! Ce n’était pas sans grommeler qu’il sortit de la pièce, et se tournant vers la brune encapuchonnée, il lui proposa de participer en payant évidemment, elle sourit amusée, et elle lui souffla à l’oreille :

Seulement si c’est sur vous que ceux que je paie utilisent la cravache et uniquement si c’est moi qui donne tous les ordres en entrant dans la pièce !

L’homme outré, se redresse prêt à lever la cravache sur elle, puis se ravisant pour ne pas se donner en spectacle, il claque les talons et retourne dans la salle pour refaire un choix, le prochain paiera certainement pour ceux qu’il n’a pas pu avoir ce soir, en rouspétant auprès de la gouvernante, que l’organisation laissait à désirer !

Lou entre dans la pièce, et s’assoit sur le fauteuil pour regarder les deux jeunes proies qui devaient se demander à quoi elles devaient s’attendre cette fois… pas un mot ne sortait de sa bouche, elle ne faisait que contempler de son regard noir et brillant, la petite demoiselle qui devait être une novice, et le garçon qui semblait avoir du caractère en s’imposant devant… la porte derrière elle, venait de se refermer, et à présent le ballet pouvait commencer !


Bonsoir…

Le sourire s’étale et en maîtresse des lieux, elle dispose, elle s’adresse au jeune homme en premier…

Comment te nomme tu ?
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MessageSujet: Re: Plus on est de fous... [Lucrezia]   Mer 24 Avr - 20:48


Pourquoi ?
Mais pour elle bien sûr. Pour Juliet je suis prêt à tous les sacrifices.
A vendre mon corps au premier venu, femme ou homme, bien que de ces derniers je n’apprécie pas le contact. Je prends cela comme une pénitence et puis je me fustige du pêché de sodomie condamné par la bible. Je n’ai pas le choix. Il me faut m’y soumettre afin de rester en ce lieu de perdition. C’est le prix à payer afin de conserver cette distance incertaine entre nous. Ni trop près de peur qu’elle ne me chasse, ni trop loin car je ne le supporterai pas.

Le visage dressé vers lui, je le dépasse d’une demi-tête.

« Très bien. »

J'accepte son marché. Il dépose l’argent sur la table, puis me lance acerbe.

« Je n’aime pas ta façon de me regarder. »

Il est évident que je le méprise, et même mon ton est empreint de dédain lorsque je lui demande faussement soumis.

« Désirez-vous que je baisse les yeux ? »

Je le mets donc plus bas que terre. S’il dit oui, ce ne sera qu’obéissance à un ordre mais point de véritable humilité.

« METS-TOI À GENOUX ! »

Son ordre a fait sursauter la jeune fille. Pas moi.
Je le vois sortir sa cravache et en tester la souplesse entre les deux mains. J’obéis. Face à la jeune catin. Je ne veux pas qu’elle voit mon dos. Je délace ma chemise que je roule jusqu’à ma taille. Même si je ne le vois pas je sens le sourire de cette ordure.
Il doit être du genre à être méprisé et humilié par des hommes tels que moi. Solide, fortement charpentés et beau et ici il peut enfin assouvir ses besoins pervers. Pauvre petit imbécile. Ma force sera de lui résister et de lui montrer qu’il ne peut pas me briser.

« Tu vas hurler et supplier que je cesse ! »

Un sourire ironique étire mes lèvres tandis que la terreur se lit dans les yeux de la jeune catin qui me fait face. Elle porte ses poings serrés à sa bouche pour retenir un cri. Le sifflement de la cravache fend les airs et je serre mes poings qui reposent sur mes cuisses. Je scelle mes dents pour empêcher tout son de sortir de bouche. Seul un souffle fuit. Il y a mit toute la force de ses petits bras et mon dos me brûle, non à cause de ce coups mais de la douleur qu’il a réveillé en rouvrant mes autres blessures. J’ai un sourire ironique et crispé. Il ne parviendra pas à me le briser. Je le jure.

Le second coup gagne pareillement un souffle et je crispe tous mes muscles pour ne rien laisser échapper d’autre. Je ne sais combien de temps je tiendrai mais je ne céderai pas. Même si pour cela je dois en crever ! Il n’est plus question là de Juliet, mais de fierté et d’orgueil.

Il hésite, ne comprends pas. Ayant déjà mis toute sa force dans ses deux premiers coups.

« Tu vas hurler ! Je le jure ! »

Qu’il espère ! Je ne cèderai pas !

Le coup suivant fait crier la fille dont les joues sont couvertes de larmes. Je lui lance un regard furieux. Mais qu’elle cesse bon sang ! Je suis capable de gérer ça tout seul. Sauf si elle me met des bâtons dans les roues. Elle sursaute et se tourne vers la porte. Les poings crispés, j’attends le prochain coup, mais rien. Les pas du vilain vieil homme s’éloignent. Je me relâche un peu et m’autorise une grimace vu qu’il ne peut la voir. Il sort. Je me relève et me tourne vers l’entrée officielle de la pièce, offrant les marques qui lacèrent ma peau à la petite Lucette qui pousse un nouveau cri.

« Tiens-toi un peu ! »

Je suis aussi impitoyable envers moi-même qu’envers les autres.
La porte se rouvre, c’est un nouvel homme qui entre. Enfin, homme, il me semble qu’il ait une certaine poitrine et l’absence de glotte. Dénudé jusqu’à la taille, mon dos me brûle et mes poings sont toujours aussi serrés. Mon torse musclé laisse perler quelques gouttes de sueurs dues à la tension contenue.

A son salut, je réponds pareillement.

« Bonsoir »

Mon visage est dressé, fier.

« Je me nomme Keith Forbes »

Mon accent doit immédiatement lui préciser mes origines Anglaises.
N’étant pas au courant de ses accords avec la Mère Maquerelle, je lui annonce la couleur.

« Je ne sais pas qui vous êtes, mais le Monsieur nous avait loué pour la soirée. Il n’est pas de la politique de la maison de ne pas satisfaire les clients. »

Je ne veux pas d’ennuis avec les Boldwin. Il me faut rester au sein de cet enfer si je veux pouvoir reconquérir mon amour.
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MessageSujet: Re: Plus on est de fous... [Lucrezia]   Lun 29 Avr - 22:34

Curieuse de ce qu’elle découvre, elle contemple le jeune homme, il est vrai qu’elle est fière d’avoir réussi son coup, l’autre prétentieux est partit chercher d’autres proies, et ici, après les cris entendus, elle voit quelqu’un de prêt à subir ce que l’homme à la cravache lui voulait donner, alors que la fille dans son coin, elle, affolée, n’en menait pas large du tout… qu’avait il donc pu se passer ici ? Il était un peu découvert, taché de sang, et elle rien, debout dans son coin près de la porte, comme pressée de fuir, mais d’une pâleur inquiétante !

Sa voix s’imposait dans la pièce, sans doute croyait il que la Duchesse ici présente, était un homme qui allait donner les coups, autant que ce précédent client… mais la belle n’était pas du genre à frapper, au pire quelques tapes, au mieux elle attachait, ou se faisait attacher ! Il allait être déçu du voyage s’il en attendait autant à la première rencontre, la belle voulait voir d’abord, se délecter avant de goûter… il fallait la mettre en appétit et lui plaire, avant même qu’elle ne décide de prendre ou de se donner.

Ainsi donc, ce beau visage et ce grand homme, avait un nom… Keith… ce n’était pas un nom français, et Forbès non plus, mais l’accent qui accompagnait ses mots, semblait venir d’une Angleterre qu’elle ne connaissait que de nom, dont elle ignorait beaucoup, sauf peut être cette manière de parler qu’elle avait retrouvé dans les expressions de quelques matelots au service des transporteurs en provenance de ces terres anglophnes.


Keith… Keith Forbès… hé bien Monsieur Keith Forbès, ne t’inquiéte pas pour lui, il a reprit son argent qu’il donnera certainement pour quelqu’un d’autre !

Elle était assise, toujours à les regarder tous deux et ajouta :

Si tu as besoin de soins, ou bien si tu préfères ce qu’il t’offre à mes cent livres chacun, je peux encore m’en aller et montrer mon mécontentement à tes patrons !

Lucrezia jauge son regard alors qu’elle lui propose cet argent… après tout, s’il préfère prendre les coups pour moins, sans savoir ce qu’il peut gagner en encaissant plus, cela serait amusant aussi de voir sa réaction… de l’argent elle en avait, et le pire c’est qu’elle s’en fichait de le dépenser, surtout si cela était pour son plaisir, la petite n’avait pas l’air abîmée, mais plutôt inquiète de savoir ce qui l’attendait cette fois ci !

Et puisque justement, il n’est pas dans la politique de la maison de satisfaire le client… fais en sorte de ne pas me déplaire jeune homme, au lieu d’agir ainsi… crois tu que votre matrone m’ai laissé entrer sans être d’accord ?

Elle se lève et s’approche de la porte…

Préféres tu que la cravache revienne vous donner le reste à toi et ton amie ? Crois tu vraiment qu’il s’arrêtera lorsque tu penseras qu’il aura terminé avec toi ? Si les cent livres ne sont pas pour toi et ton amie ce soir, je ne les donnerais à personne d’autre, et je reprendrais ceux que j’ai donné à votre maquerelle en m’en allant pour ne pas revenir ! que choisissez vous tous deux ?

Sa main est sur lapoignée de porte, et sans se retourner, elle attend qu’il réponde, à moins que ce ne soit Lucette qui prenne la parole pour le forcer à rester avec ce nouveau client !
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MessageSujet: Re: Plus on est de fous... [Lucrezia]   Mar 30 Avr - 3:42


Mon prénom roule dans sa bouche, telle la plus savoureuse de toutes les friandises. Je l’observe cherchant à déterminer ses intentions et prêt à courir chercher l’insipide petit père fouettard pour ne pas qu’il aille se plaindre aux maîtres des lieux.
Savoir que mon client m’a fouetté sans verser le moindre pécule me mets hors de moi. Un autre profiterait de mes souffrances. Il n’en est pas question !

J’ouvre la bouche pour protester lorsque le nouveau venu annonce la couleur. CENT LIVRES !!! CHACUN ?
Un léger soupir et le froufroutement de tissus précédent une chute molle m’annonce que la petite nouvelle vient de perdre connaissance. Je n’y prête pas la moindre attention.
J’ai du mal à le croire, mais cela justifierai le départ précipité du bougre.

Je reste médusé durant son discours, ce n’est que lorsqu’il pose une poignée sur la porte que je sors enfin de mon lamentable état de torpeur.

« Non ! Attendez ! »

Je me mords la lèvre, n’ayant aucun droit de m’adresser ainsi à un client. Si je perds ces cents livres, c’en est fini de ma vie ici. Je puis dire Adieux à Juliet et cela ce n’est pas concevable.
Baissant la tête, je pose un mouchoir sur ma fierté pour annoncer d’une voix tendue.

« Monsieur. Je vous prie de m’excuser pour mon comportement. Je ne voulais pas d’ennuis avec le client précédent, mais puisque vous nous proposez une telle somme sachez que nous ferons tout pour vous satisfaire. »

Je m’approche de l’inconnu dont la voix est aussi peu féminine que ses courbes pectorales et lui désigne le fauteuil.

« Installez-vous. Commandez et nous vous obéirons. »

Je jette un coup d’œil vers Lucette. La pauvrette a perdu connaissance. J’interroge le client.

« Souhaitez-vous que je la réveille ? Et si oui de quelle façon ? »

Le client et roi.
Je veux qu’il le sache et qu’il n’hésite pas à faire part de ses souhaits. Pour une telle somme je ferai ce qu’il voudra, de la façon qu’il voudra, quand il le désirera.
Avec un petit sourire désolé, je précise afin qu’il n’y ait pas de malentendu.

« Néanmoins, il nous faut régler un petit détail. Les paiements sont dus d’avance. Ce sont les consignes de la maison. »

Je me suis fait avoir une fois, il ne sera pas dit que je réitérerai cet exploit ce soir.
M’approchant de la coupelle sur la table, je la prends et la lui amène pour qu’il y dépose le salaire, puis avec un grand sourire m’incline et lui demande.

« Que puis-je faire pour vous satisfaire ? »

Je doute de plus en plus qu’il s’agisse d’un homme, mais si tel est son souhait de paraître sous cet état, bien que je ne le comprenne pas, il en sera fait selon sa bonne volonté.
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MessageSujet: Re: Plus on est de fous... [Lucrezia]   Mar 30 Avr - 12:17

Il hésite, cherche sans doute une échapatoire pour récupérer celui qu’elle avait congédié, mais au son de la somme évoquée, il s’en suit un bruit sourd mais lourd, de tissus d’un corps sur le sol, la brune se retourne et voit Lucette allongée parterre, inconsciente, qui venait d’encaisser le choc du montant ! C’était à croire que cela n’était jamais arrivé, et pourtant, elle aurait bien dépensé le double pour avoir une autre femme encore participer à cette petite expérience… mais pour l’heure, il fallait attendre la suite de la réaction.

La bouche du jeune homme blessé est ouverte et semble figée, il ne réagit même pas à la vue de sa compagne de jeu affalée sur le sol, cependant il a l’air de chercher ses mots avant de retenir l’italienne… elle cligne dignement du regard, relève la tête en arrière, scrutant le plafond et inspirant comme de lassitude à trop patienter ce qui aurait déjà dû être conclu ! Il l’interpelle et la stoppe dans son élan… une voix sèche et ferme, l’homme à du caractère et parait plus conciliant cependant… à croire que cent livres soient le bout du monde.

Interloqué, il a du mal à concevoir sans doute, que quelqu’un puisse posséder autant d’argent et réclame l’avance de ce qui est dû… la confiance règne ! Il fera tout ce qu’elle attend, mais il veut voir la couleur de l’offre, une promesse à ne pas faire à la légère !


Tiens… voici pour toi et pour elle !

Ses blessures saignent encore, peu mais elles colorent la chemise… il n’avait pas répondu à sa demande, cependant, il s’était excusé de s’être emballé, et cherchait à savoir ce qu’elle allait lui commander, alors que la demoiselle toujours dans les bras de Morphée, restait inerte en respirant à peine.

Tu seras sans doute pardonné… pour l’heure tu n’as pas répondu à ma question… à savoir, si tu as besoin de soins !

Installée comme il se doit sur le siège qu’elle venait à peine de quitter, elle sourit derrière son masque qui ne cache qu’une partie de son visage…

D’abord… je vais poser des questions… ensuite nous verrons… réveille la en douceur, elle a eut assez de frayeurs pour la soirée.

La Duchesse regarde Keith, c’était étrange de voir un garçon si imposant, rester en ces lieux pour subir tant d’outrages… l’argent est un tout en soi, mais pas assez pour que la louve se soit contentée d’en gagner en échange d’humiliations si… bah, après tout, c’était sans doute son choix !

J’aimerais savoir si… toi et ton amie, sortez parfois d’ici… vous arrive t-il d’aller à des soirées organisées ailleurs qu’en ces lieux ?

La question allait donner la couleur pour la suite des évènements… ainsi peut être retirer son masque, qui même léger, commençait à lui tenir chaud au visage…

Je te rassure… je n’ai pas de cravache, et ce que je demande doit être fait… si je suis satisfaite, il m’arrive d’offrir plus d’argent encore, mais me satisfaire, c’est aussi gagner ma confiance… cependant, je n’ai pas coutume de la donner en premier !

La belle croise ses jambes, l’une sur l’autre et les mains posées sur les accoudoirs de ce fauteuil de grand style… comme lorsque le régent sur son trône vient contempler ses officiers à le servir en courbant l’échine… non pas qu’elle le voulait humilier, mais elle voulait apprécier chaque instant en ce qui serait de la nuit à partager.

Tu as quelque chose en toi qui me plait… je ne saurais dire quoi, et je veux savoir… alors sois patient, et nous y gagnerons tous les deux, ou plutôt, tous les trois !

Lou regarde le lit, balayant aussi cette pièce qui porte un drôle de nom et sourit en ce disant que le décors n’est pas des plus habituels !
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MessageSujet: Re: Plus on est de fous... [Lucrezia]   Jeu 2 Mai - 20:16


Je ne fais qu’appliquer les règles imposées dans le règlement intérieur. Le client doit payer avant de consommer. Je mets les billets en lieu sûr. Dans la commode et m’avance vers lui, ou plutôt elle. De ce fait je suis de plus en plus convaincu.
J’avoue que je suis sur mes gardes. Je ne sais pas trop à quoi m’attendre.
Le fait qu’elle me parle d’être pardonné me mets sur la défensive. Et si elle était pire que l’autre. Sa question suivante me mets le doute.

« Je vous remercie de votre sollicitude, Ma… Monsieur… »

Je me rends compte que j’ai failli m’ouvrir sur mes suppositions.

« Cela pourra aisément attendre que je vous ais donné entière satisfaction »

J’ai connu pire. Ca brûle, dire le contraire serait mentir. Mais ce n’est rien face à une bonne séance de pénitence.

Allant jusqu’à Lucette, je la redresse, une main dans son dos, je l’appuie contre mon genou replié et lui caresse doucement le visage du dos de l’index.
Ses yeux papillonnent et mon sourire est la première chose qu’elle voit. La remettant sur pieds, je la préviens fraternellement.

« Fais ce que je dis et tout se passera bien. »

Je m’engage un peu, néanmoins lui dire le contraire ne ferait que la faire paniquer sans aucun résultat positif en contrepartie. Après l’avoir faite asseoir, je me tourne de nouveau vers notre client de la soirée.
Gagnant à l’intérêt qu’elle me porte, même si je n’en connais pas encore les motifs, je lui réponds franchement.

« Personnellement, je puis aller ou bon me semble en dehors des lieux consacrés tant que je ne commets pas d’esclandre et que je ne porte pas préjudice à la maison. Maintenant, pour cette jeune fille, elle est arrivée il y a peu et je ne crois pas l’avoir vu sortir de ces murs. Néanmoins, si vous souhaitez nous louer pour une soirée, il est toujours possible de trouver un arrangement avec les propriétaires des lieux. »

Elle semble avoir beaucoup d’argent et être généreuse. Dire que je m’apprêtais à être maltraité comme le plus vil des chiens pour une vingtaine de livres alors qu’elle m’en offre dix fois plus.

Apporter ce pécule aux Boldwin fera en sorte de me mettre dans leurs petits papiers et si je sais me rendre indispensable, alors ils me passeront plus facilement mes écarts. Que ce soient mes pénitences ou influer pour m’offrir un entretien avec Juliet.

J’observe ses remarques et baisse la tête en signe de soumission. Je lui montrerai qu’elle peut me faire confiance si elle m’en donne la possibilité.

Si je lui plait c’est déjà ca . Je me demande ce qu’elle est venue chercher ici exactement. Et pourquoi ce masque qu’elle conserve ? Habituellement qu’il s’agisse d’hommes ou de femmes, certains aiment à cultiver l’anonymat mais uniquement pour entrer et sortir de l’établissement. Ensuite la tenue d’Adam et Eve est plus approprié.

« Dites et j’obéirai. Je serai aussi muet qu’une tombe. »

Je n’ai déjà pas pour habitude d’être bavard, alors là si en plus une cliente importante me le demande…

Derrière moi Lucette se fait l’image d’une vestale et rendue mal à l’aise par le silence qui vient de tomber sur la pièce, elle défait son corsage et son laçage afin que plus rien ne vienne à la couvrir et offrir ainsi à a vue de la femme, dont elle n’a aucune idée de la condition réelle, son corps.
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MessageSujet: Re: Plus on est de fous... [Lucrezia]   Jeu 2 Mai - 23:12

Sa langue à fourché, il sait que c’est une femme, le masque est pourtant masculin, mais après tout, cela devrait être plus facile de ne pas cacher cet état de fait ! Il est amusé peut être ? A moins qu’il ne se demande à quoi joue cette brune masquée… Le jeu en vaudrait il la chandelle ? Elle sourit et hoche la tête en le laissant répondre à chaque question et cette fois avec soin… Il ne semble pas réellement souffrir de ses blessures, et la brune n’avait pas pour habitude de faillir à la vue du sang, elle avait déjà frappé à mort, ou frappé tout court, d’ailleurs ce n’était pas pour rien qu’elle avait dans sa botte, le fourreau de son griffon !

Fais laver tes plaies par ton amie… nous pourrons commencer ensuite… mais…

La vue ne la gênait pas, mais ce n’était pas la peine de souiller plus les scènes qu’elle se préparait à savourer.

Pas avant, et cela fera partie de mes « satisfactions »

Il se penche sur la jeune fille, la réveille doucement et l’informe sans trop savoir lui-même, simplement en la voulant rassurer… elle n’eut pas le temps de dire quoi que ce soit, que voilà déjà la demoiselle étalant sa beauté devant ses yeux… une peau fine qui se dévoilerait douce au toucher, un corps fin, délicat, comme une princesse prête à se faire dévorer, un offrande ou pire encore, un sacrifice volontaire, au dépend de sa vie et peut être aussi de celle de ce compagnon d’infortune qui venait déjà de se faire flageller !

Les deux comparses la regardent, bercés par l’inquiétude, et cependant avec plus d’assurance que lors de son entrée dans cette pièce qui serait la leur toute la nuit, ou jusqu’à ce qu’elle ai décidé de la fin du spectacle ! Spectacle ? Oui… assurément ! N’était elle pas venue ici pour apprendre, voir en premier lieu ? Essayer peut être, mais pas avant d’être certaine, car n’importe qui pourrait la reconnaitre, et à la cour du Roy cela serait mal vu, mal perçu d’une femme titrée, dont la noblesse même étrangère était copinée à la Dubarry ! Imaginez le scandale à la cour de Versailles, qui au lieu de murmures, faisait un récit détaillé de la Duchesse italienne, s’adonnant à des pratiques peu catholiques !!

Il a donc le droit de sortir, assister à des soirées proposée hors de ces murs… l’idée de la brune n’était pas qu’il assiste à une soirée privée qu’elle donnerait, mais si elle risquait de l’y rencontrer… Jeanne avait déjà annoncé qu’elle la voulait présenter à un ami qui aimait les boudoirs parisiens et les divans, alors pour peu qu’il fasse intervenir la petite et Forbes, ce serait… une femme dans un boudoir, ou sur un divan, c’est moins grave qu’entre les murs d’un bordel, même luxueux…


Je verrais cela plus tard… si vous parvenez à ne pas me déplaire ! J’aurais tout le temps d’en faire la demande à vos patrons…

Elle laisse volontairement la discussion aller en son sens, sa question lui avait fait penser que c’était pour le faire sortir, et non pour avoir déjà été payé pour s’y être rendu, il devait connaitre peu de ces fortunés lubriques, en général ceux là faisaient plutôt intervenir des femmes, et la petite perle blanche qui s’était dévoilée, n’avait jamais assisté à ce genre de sauteries… une fois domptée, les propriétaires sauraient remédier à cela, mais avant d’y parvenir, de l’eau aura coulé sous les ponts…

Muet dis tu ? C’est très aimable à toi, je saurais m’en souvenir…

Le gratifiant d’un sourire à ces mots, elle garde toutefois son regard caressant sur la jeune demoiselle à la peau de velours, certainement des plus délicieuses à effleurer, son désir s’éclaire déjà, même si elle aurait réellement préféré que ce fut lui à la dévêtir, un effeuillage dans les règles de l’art, tout en douceur, avec un fond musical que son esprit aurait su trouver approprié, et entendu par elle seule !

Keith semblait lui aussi, envahit par ses pensées, Lou s’était souvent demandé à quoi pouvaient songer ces gens… étaient ils là de leur plein gré ? Pas tous, et cela était évident… d’ailleurs elle en eut un récit déplaisant et même… cruel, qui attrista son cœur il y a peu de temps… d’ailleurs, soudain, elle se mit à penser à Fanny en regardant Lucette… mais si celle-ci s’était déshabillée toute seule, cela voulait peut être dire aussi, que personne ne l’avait forcée... du moins, pas tant que ça ! Ah et puis zut ! Ce n’était pas le moment d’avoir des états d’âmes, il ne fallait tout de même pas qu’elle soit venue ici pour rien !!

Il s’incline en signe de soumission, elle préférait lorsqu’il faisait la forte tête, il faudrait qu’elle le lui dise à l’occasion, pour l’heure, elle voulait juste qu’ils jouent un peu… jouer oui, mais sans elle...

Son loup noir dissimulait peu son visage, mais elle avait fait tomber son écharpe, le jeune homme qu’elle paraissait au départ, n’était plus qu’une femme aux lèvres désirables, qui se délectait déjà de ce qu’elle contemplait. Et donc, nue comme un vers, la Lucette se voyait dans l’obligation de soigner les plaies de Keith… la louve déglutit, l’envie montait lentement en la voyant se mouvoir, un léger déhanché et les courbes ondulent, plissant au bon endroit ces rondeurs fines de sa féminité, ou deux jolies jambes perchées dans des souliers étaient décorées de rubans ajustés sur des chaussettes blanches… il fallait pourtant résister à l’envi, et attendre de voir.


Mademoiselle… une fois soigné, tu devras le dévêtir lentement… et…

L’eau était déjà à sa bouche, la seule idée de les dévorer ainsi des yeux, ouvrait cet appétit qui ne cessait de croitre. L’éclairage des bougies offrait sur la peau un teint cuivré toujours en mouvement, et avec le froid, les cheminées ne cessaient d’être poussées pour que les clients n’aient pas froid, alors mieux encore, rien ne saurait remplacer ce plat trop apprécié sans doute par la louve, pas même un repas entier au fumet aguicheur, dont elle serait friande.

L’annonce du montant avait fait tomber la belle au sol, choquée en perdant connaissance, il fallait supposer qu’elle garderait elle aussi le silence et se donnerait sans concession. L’appât du gain est une chose, mais étrangement, ce qu’elle percevait de lui était bien différent, quelque chose d’indéfinissable dans le regard, dans les gestes et dans la voix… que faisait un homme tel que lui en ces lieux de perditions ? Elle qui n’avait eu peu l’occasion de faire l’amour avec des étrangers, ou rarement il faut le dire, elle ne se souvenait pas avoir expérimenté les anglais, ou alors elle l’avait oublié !


Je vais vous rassurer tous deux… je ne vais faire que regarder… je vais vous demander de faire l’amour, comme si vous vous aimiez… avec douceur et… passion !

Le jeu pourrait commencer, les dés en étaient jetés, à eux de prouver à présent qu’ils méritaient l’argent qu’elle avait avancé… peut être cherchait elle à voir ce qu’elle-même n’avait jamais pu avoir vraiment… pourtant Ezel était le plus proche de ses partenaires, le plus… son seul ami… son véritable amant… celui qu’elle aurait aimé être si elle avait été un homme… ils avaient passé du temps à jouer tous deux, partageant vices et sentiments scellés d’amitié, mais même si elle n’avait jamais réellement cru que c’était de l’amour, ce qu’ils ressentaient était en plus qu’une forte émotion, un respect immense et penser même qu’elle aurait donné sa vie pour lui, n’aurait pas décrit cela comme de l’amour, mais plutôt comme une âme sœur !
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MessageSujet: Re: Plus on est de fous... [Lucrezia]   Jeu 9 Mai - 0:20



Ainsi la cliente désire que la jeune Lucette soigne mes plaies.

D’un signe de tête, je désigne à la petite nouvelle le broc d’eau et la cuvette placée dans un coin de la pièce.
Elle y va sur ses talons mal assurée, alors je la précède, la rejoignant faisant couler l’eau nécessaire et posant un gant sur le bord du récipient que je ramène au centre de la pièce. Là je m’agenouille de profil afin que la généreuse dame déguisée en homme puisse voir ce qu’elle désire.

Les mains de nouveau posées, serrées en poings, sur mes cuisses, je me raidis sous la rugosité du gant mouillé. C’est douloureux. Et la froidure du liquide me fait violemment frissonner, ajoutant à la douleur du tissu rêche.

Si je voyais le visage de Lucette je la verrai rougir, heureusement je suis de dos et cela m’est épargné.

Les effleurements de ses doigts sont légers.
Ayant compris que frotter me faisait mal, elle tamponne désormais les sillons ouverts dans ma chair et je me détends un peu.

La demande de la cliente est des plus surprenantes, quoique somme toute logique. Pour ne pas dévoiler sa féminité elle ne peut se commettre à faire l’amour. J’acquiesce avec un sourire entendu

Une fois mes plaies nettoyées, je me relève et fait face à la douce catin.
Ecartant les bras, je la laisse faire et rouler la chemise le long de mes hanches et jusqu’à mes chevilles avant d’enjamber le tissu.
Le pantalon est lui aussi vite ôté même si elle hésite à découvrir ma virilité.

Elle est rouge de confusion. Tandis qu’elle s’agenouille pour enlever mes chaussures et faire glisser mes derniers vêtements, je ferme les yeux et visualise ma douce aimée.
Il me faut ça pour pouvoir satisfaire celle qui a payé pour la soirée. Faire l’amour avec tendresse. Comme je l’aurai fait pour Juliet.

Glissant une main sous son coude, je la relève, puis mes doigts glissent jusqu’à sa joue.
Je redresse son visage avec douceur vers le mien et y voyant celui de la tendre mère de mon fils, j’appose sur ses lèvres un tendre baiser. Suivi d’un second.

J’écarte les boucles de sa chevelure que je remise derrière son oreille, puis la soulevant je la conduis jusqu’au lit où je l’installe le plus confortablement possible.

D’un genou je grimpe la rejoindre et faisant abstraction de la voyeuse et de ce qu’elle est en réalité, je dépose une multitude de baiser sur son genou, sur l’intérieur de ses cuisses, sur son sexe, son nombril, puis j’embrasse ses seins, sa gorge, son menton pour finir par le bout de son nez et ses paupières fermées. Elle gémit.

Mes mains prodiguent les caresses adéquates à réveiller des frissons sur le corps juvénile.
Je redescends et ma bouche cueille ses lèvres basses, écartant ses jambes ma langue vient à titiller son bouton d’amour.
Lucette se cambre. Gémit. Je vais plus loin. Je la fouille.

Mon index et mon majeur remplacent ma langue alors que ma bouche repart à l’assaut de son ventre dont l'épiderme possède la fraicheur de la jeunesse. Il manque la douceur et la pureté du grain de celui de Juliet mais les yeux fermés je peux sans peine imaginer ce corps que j’ai tant parcouru de mes attentions.

L’aréole de son sein blanc rencontre le mordillement de mes dents. Pas de douleur, juste un étourdissement pour celle qui n’a connu jusqu’à présent que violence et indifférence.
De profonds vas et viens humidifient l’antre de sa caverne secrète et me redressant, je change de sein pour éviter les jaloux et guide simultanément mon sexe en lieu et place de mes doigts.
J’entre sans peine, j’alterne un rythme soutenu qui se calme au rythme des limites de sa jouissance. Il ne faut pas que ça aille trop vite. La cliente doit en avoir pour son argent.

Imaginant nos retrouvailles avec Juliet ce sont des gestes choisis, des attentions toutes particulières et lorsque je jouis en elle, c’est de concert avec elle, dans un cri partagé d’abandon.

Lucette est alors fébrile, tremblante, haletante et essoufflée.
Sur nos corps des perles de sueurs témoignent de nos efforts.

Je demeure un instant en elle. La jeune catin cherche mon regard, le sien est embué de larmes de reconnaissance.
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MessageSujet: Re: Plus on est de fous... [Lucrezia]   Jeu 9 Mai - 21:08

Confortablement installée, elle contemple la scène, il dirige les opérations, ordonnant à Lucette, de préparer de l’eau, et de commencer les soins, alors qu’il s’agenouille pour qu’elle puisse œuvrer, tout en s’exposant au regard de la louve ! Le dos de celui-ci est lacéré, jamais elle n’avait encore vu telle chose, les coups reçus, étaient étrangement positionnés, comme partant des épaules… l’arrondit de celle-ci, dessinait des traces presque en diagonales, et si certaines marques étaient régulières, comme données par autrui, celles-ci plus distinctes et nombreuses, désignait l’homme lui-même, comme tenant le fouet ! Se flagellait il tout seul ? Et pour quelle raison ? Le fouet, elle connaissait la louve, pour en avoir punit quelques uns, ou les avoir fait punir par d’autres !!

Keith semble souffrir, mais il garde le silence, comme accusant chaque brûlure de cette chair à vif, pour se prouver, ou prouver à ceux qui le voient, qu’il peut résister à la douleur. Pourquoi diable agissait il ainsi ? Pensait il que le client le paierait plus cher ? Elle aurait besoin d’une conversation avec ce pauvre bougre, après tout, il fallait aussi qu’il prenne du plaisir, elle n’en rajouterait qu’à cette condition, car si les deux employés faisaient semblant, elle ne serait pas satisfaite de cette rencontre et demanderait à quelqu’un d’autre, la fois prochaine !

La petite demoiselle, s’applique à y mettre beaucoup de douceur, le visage écarlate en voyant certainement les plaies qu’il portait à son dos, livrant ainsi une peau blessée à outrance, et imaginant que cela avait été fait par tous ces clients ! Cependant, si Lucette y croyait, Lou n’était pas dupe, et détaillait le beau garçon, se posant mille et une questions à son sujet ! Quel jeu jouait il ? Pourquoi faisait il cela ? S’il acceptait de telles souffrances avec les clients, pourquoi donc se laissait il autant maltraiter ? En général, elle ne se mêlait pas de ce que pouvaient ressentir ceux à qui elle offrait de l’argent contre quelques heures de plaisirs, mais celui-ci l’intriguait de manière étrange !

Après les bons soins de la demoiselle, il agite la tête à l’affirmative, et se redresse pour se retrouver face à la soigneuse, prêt à entamer ce partage des sens, cela ne devait pas être coutume, que de se voir imposer ce genre de choses… souriant en coin, le regard pétillant d’envies, elle contemple le couple qui allait enfin se former et lui faire vivre quelques heures d’extases… les yeux fermés, elle pourrait s’imaginer que ce genre de choses lui auraient put arriver !!!

Ils ne devaient avoir jamais travaillé ensemble, la timide petite fleur, était presque gênée de voir celui qu’elle dénudait, et pourtant, il était divinement beau… ferme, parfait, grand et brun, comme elle les aimait ! Un regard insolent et ténébreux, grisant ses oreilles d’une voix presque froide et imposante. Malgré le fait qu’elle était mal à l’aise, la petiote continuait de dévêtir son partenaire, et baissait parfois les yeux, ne parvenant pas à éclaircir son visage du rouge qui l’habillait.

Là, elle contemple les réactions de l’un et de l’une, celui-ci ferme les yeux, comme à la recherche dans son esprit, d’une inspiration prise au fond de lui-même… et la danse commence, la joue de la jeune fille est effleurée, relevant son menton pour l’approcher du sien, épousant ses lèvres des siennes, et attisant la flamme de ces sentiments qu’en réalité est inexistante ! Il la dépose comme une princesse, sur cette couche, qui va célébrer leur union du moment… l’instant se corse, et alors qu’il baise sa peau en prenant le chemin de ses cuisses, remontant d’une douceur infinie vers ce fruit délicat, l’italienne frémit, sans que ce soit à elle que l’homme prodigue ces bons soins, elle sent l’humidité se faire au même endroit que la catin !

Il continue et monte encore, de son ventre à ses rondes montagnes, dressant à leurs sommets, deux diamants pointant vers le ciel, faisant sourire et déglutir la brune, qui n’en perd pas une miette et qui gémit dans le silence de sa gorge… elle déglutit, et penche sa tête en rougissant à peine, dévorant chaque seconde offerte de ce spectacle délicieux… et embrassant ses yeux, elle comprend que le mignon pensait à celle qu’il aimait ! En Italie, comme dans bien des endroits, ce geste est très spécial, il n’est fait que par amour, et veut dire « je tiens à toi », ici, certes, sa compagne n’est que dans sa tête, mais il faut croire qu’il l’imagine fortement dans son esprit ! Même s’il ne connait pas la traduction de ces baisers, on ne donne pas ce genre de tendresses à quelqu’un qu’on ne connait que peu.

Il œuvre méticuleusement, reprenant ses efforts sous les frissons de la petite intimidée, en aimant ses pétales violacées, et la perle de Vénus, attisant ainsi le feu qui fait frissonner aussi la louve, lui donnant quelques sueurs, et qui tente de trouver une position plus confortable sur son fauteuil d’observateur… en voyant se cambrer celle qui subit les assauts, elle se cambre elle-même, sans sans rendre compte, libérant des inspirations profondes qui font se relever sa poitrine qui semble vouloir exploser sous son corset, lui-même dissimulé sous sa chemise !

Ce sont ses doigts à présent, qui s’agitent avec précaution dans l’antre, tapotant avec détermination en ce fourreau qu’elle imagine aussi chaud et mouillé que le sien en cet instant… le coquin est un expert, il grise le spectateur, en mordillant avec délicatesse la tétine qui venait s’offrir à lui avec envie, en même temps qu’il jouait de ce fruit interdit, dévoilant entre deux gémissements, les vertiges merveilleux que la belle ne pouvait cacher, au même moment que Lucrezia tentait vainement de dissimuler les siens… changeant de place, il entame une nouvelle rencontre avec l’autre mamelon, tel un enfant réclamant sa pitance, sachant que rien au monde ne peut être aussi bon !

Lui-même dressé, il glisse entre ses cuisses le phalus gorgé d’appétit, entrant sans peine pour lui offrir le bonheur d’être aimée sans douleur. Il régule ses mouvements, en à-coups tantôt forts, tantôt doux, alternant la vitesse aux gémissements saccadés de sa proie, alors que Lou, n’en menait pas large et glissait entre ses cuisses, sous sa cape, ses doigts agiles qui oeuvraient en solitaire, pour partager ce moment d’extase, sans trop se dévoiler à eux et profiter des caresses qu’il ne lui aura pas donné !

La Dame se cambre, et dans un cri étouffé, jouit masquée par les voix des deux jeunes gens qui en faisaient de même… elle tremble, frissonne et ferme les yeux en tentant de reprendre ses esprits, essoufflée sous les dernières contractions qui venaient de lui prendre toute son énergie, puis rouvre les yeux pour regarder le spectacle magique de ceux qui avaient mérité leur salaire… le cœur battant la chamade, les prunelles pétillantes et le sourire satisfait, elle déglutit… le minois de cette enfant affiche une gratitude inespérée, alors que lui-même semble satisfait de sa prestation. La cliente contemple la suite des évènements, se demandant comment finirait le spectacle, et quels seraient les mots qu’il lui dirait pour l’aider à finir la nuit en beauté ! Lou aurait presque applaudit, mais ce n’était pas le lieu, ici ce n’était pas un théâtre, même si au final, elle avait satisfait autant ses désirs, que ses besoins !



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MessageSujet: Re: Plus on est de fous... [Lucrezia]   Jeu 13 Juin - 14:03

A travers mes cils baissés je vois le visage de Juliet.

Oh, je ne suis pas fou. Je sais bien que ce n’est que mon imagination qui me pousse à cette vision divine, mais cela m’est égal. Il me faut l’imaginer si je veux pouvoir satisfaire cette cliente et ne pas repousser la pauvre Lucette qui n’a d’autres torts que d’être ici en ce moment.

Le silence se fait pesant et d’un pieux baiser sur son front mouillé de sueur, je mets fin sans un mot au charme.

Nos cœurs battent la chamade et nos respirations sont telles au sortir d’une course. Par-dessus mon épaule, je jette un coup d’œil vers celle qui a semble pareillement essoufflée sur son fauteuil, la houle de sa poitrine la trahissant plus sûrement qu’un cri.

Me relevant, je pose un voile fin sur le corps jeune de ma partenaire qui a du mal à se remettre de notre ébat. Le voilage doré ne cache rien mais la protègera un minimum de la fraîcheur de la pièce.

Mon sexe luisant de la liqueur de notre danse horizontale, je me dirige vers le buffet où sont disposés des rafraichissements afin de servir trois verres de vin au miel et aux épices.

J’en porte sans un mot un à la voyeuse, puis un à la belle alanguie avant d'en prendre le dernier pour moi. Levant alors le mien à la cantonade, je lance le plus sérieusement du monde.
 
« Au plaisir, à l’amour et à la luxure ! »
 
Les trois combinés font un parfait parfum que je rêve de faire porter à mon aimée.
Portant à mes lèvres le doux breuvage, j’en savoure pleinement l’onctueuse saveur.
 
Lucette se redresse et dissimule de son bras ses seins. Comme s’il était encore d’usage de cacher quoi que ce soit. Je tais ma pensée. Achève mon verre et reviens vers celle qui détient le pouvoir absolu sur nous pour la soirée. Je ne sais si je dois attendre ses ordres ou prendre les choses en mains.

Toujours dans le plus simple appareil, étant conscient de mes attributs fort bien saillants, je traverse de nouveau la pièce lentement afin de me resservir, d’avaler cul sec le vin doux et de reposer mon verre.

Alors, résolu, je me retourne,  plonge mon regard dans le sien  et viens lentement jusqu’au fauteuil où elle est installé avant de m’agenouiller devant elle sans rompre le lien visuel. Scrutant ces pupilles à travers son masque, je cherche son approbation ou son refus.
 
Je pose mes mains sur ses genoux et les écartes doucement. Garçon ou Fille, qui soit-il, je compte bien lui apporter aussi du plaisir à mon contact.
Mon torse frôle ses cuisses, alors que prenant appuis sur ses articulations je me hisse afin d’effleurer de mes lèvres son menton.
 
« Désirez-vous participer ? »
 
Je lui laisse le choix. De toute façon je ne peux faire autrement.  Son parfum me grise.
Ce n’est pas parce que  je suis amoureux de Juliet que je ne puis apprécier la beauté d’une autre.

Ce n’est qu’un travail, mais comme tout ce que je fais, je le fais à corps perdu, entièrement et passionnément.
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MessageSujet: Re: Plus on est de fous... [Lucrezia]   Mar 25 Juin - 21:03

La beauté excelle souvent dans un regard, dans un geste ou un soupir… c’est à croire que l’émotion souvent procure plus de sensations que le ferait un simple mot, ou un mouvement fait à l’attention même du receveur… et ce sentiment qui laisse réellement imaginer que la demoiselle lui appartenait, comme si au fond de lui, il avait réellement éprouvé quelque chose pour Lucette, elle l’avait ressentit, cet homme était du genre étrange, un peu comme elle, à croire que dans chaque homme qu’elle rencontre, elle veut le comparer à celui qui hante son esprit ! Il est vrai qu’en faite, elle n’avait eut aucunement l’occasion de le faire, repoussant ses propres sentiments envers de potentiels amants, qu’elle ne faisait qu’utiliser et non aimer !

La jeune fille reste allongée sous les baisers de ce doux et tendre amoureux, il la recouvre sans doute pour éviter qu’elle ne prenne froid, l’âtre est allumé, mais l’humidité est difficile à évacuer de ces murs épais à la pierre dévorée de mousse à l’extérieur, et enfermant le froid dans ces grandes pièces aux plafonds hauts. Elle se redresse à peine en cachant de son bras la pointe de ses seins, la blancheur immaculée qui fait son habit, dévoile la douceur brune de ses diamants dominants la rondeur de ces deux monts dissimulés… elle est jeune et parfaite, à peine novice sans doute, arrivée depuis peu…

Keith est très bel homme, il se dresse majestueux, un Adam splendide arborant de lui le moindre muscle tendu et un corps parfaitement délicieux, appétissant, jusqu’à l’étendard manquant qui aurait put être suspendu à son mât, pour afficher aux yeux de ceux qui le dévorent des yeux, la victoire d’une bataille rudement et fièrement menée. La louve en prédatrice venait de baisser les armes, et l’effort discret qu’elle avait donné, dévoilait d’elle des expirations longues et reposantes, comme si elle cherchait à reprendre ses esprits !

Trois verres d’hydromel distribués aux victimes de ces émotions fortes, Lucette regarde la Duchesse, sans doute en se disant qu’un homme pouvait avoir en lui autant de perversion en regardant, qu’en participant, d’ailleurs croyait elle vraiment qu’elle était un homme ? Son regard était interrogateur, peut être voulait elle quitter la pièce de peur de recommencer ce supplice amoureux ? Le voyeur qu’elle faisait mine d’être, la contemplait comme un trésor délicat, à qui on ne voulait que du bien… une sorte de libération, elle pouvait prendre son argent et quitter la pièce si elle le désirait, ou encore rester couchée pour s’endormir et n’être ennuyée par aucun autre client ! L’homme trinquait à voix haute, le plaisir était au goût du jour, l’amour n’avait jamais eut sa place ici, elle se demandait si elle l’avait réellement croisé un jour, considérant qu’Ezel était de ces amis intimes, dépourvus de sentiments trop… enfin peu… l’amour n’est il pas de ces émotions envahissantes ? Elle s’était toujours refusée à croire en celui-ci, préférant le partage des sens avec une seule personne de confiance et en l’occurrence, cet ange qui occupait le plus souvent sa place dans son esprit !
 
Au plaisir et à la luxure ^^’ !!! Oui, au plaisir et à…
 
Le temps de dire ces quelques mots, il avait déjà but sa gorgée et s’était agenouillé devant elle, alors qu’elle-même avait tût la fin de sa phrase pour boire son verre d’un trait, sans s’être rendue compte qu’il venait d’écarter ses cuisses et remonter lentement le torse nu contre elle, défrayant toutes lois, sans lui laisser le temps de réagir pour qu’il ne découvre pas la vérité, la… son regard provocateur s’était noyé dans le sien, mais elle avait fermé le sien un court instant, pour savourer le miel de ce vin, celui de sa peau en sueurs et quasiment prête à recevoir ne serait ce qu’un baiser !

Les entrailles nouées, elle déglutit, cherchant à poser son verre qui lui donnait l’impression d’une ivresse spontanée, elle qui ne subissait que si rarement les effets néfastes de ce fruit fermenté, cet homme a sans doute des pouvoirs dont elle ignore l’étendue… le repousser ? Il est évident que cette option sera la seule, malgré le désir qui l’enflamme de l’intérieur, brûlant en elle le moindre sens qui s’éveille de manière étonnante… son bas ventre déjà en lambeaux, mesure l’étendue des dégâts en mouillant cette culotte qui au départ devait lui donner des allures masculines.

La belle sent en elle qu’elle s’est dévoilée… il a tout comprit, il sait et profite de la situation pour faire agir son charme sur elle, c’est de bonne guerre, après tout elle l’avait cherché, mais n’avait nullement prévu de se faire trousser, ou plutôt, de partager les ardeurs de ceux qu’elle voulait payer… la jolie compagne de fortune du jeune homme, semblait s’amuser à le voir jouer de leur client, la situation en devenait gênante, deux hommes n’étaient pas pour lui déplaire, pourvu qu’elle ne fut pas l’un d’entre eux. Seulement, comment expliquer son déguisement ! Une main habile renvoya doucement la demoiselle à se tourner ou à aller se coucher, ce qui fit sourire celle-ci en se glissant pour chercher sa robe et leur tourner le dos dans ce lit immense, où elle semblait se préparer à fermer les yeux…
 
Le frisson domine son échine, elle se cambre et presque effrayée, elle le veut repousser, non car elle ne le désire pas, mais pour garder son anonymat et surtout, ne faire que regarder ce soir ! Sa bouche se sèche, elle se mord la lèvre inférieure, tentant désespérément de masquer cette féminine voix sans succès, en explication futiles qui auraient dues ne jamais être dites…

 
Participer ? Non non… je…
 
Elle cherche une idée, une solution, une explication plausible…

Un eunuque… je… je ne puis…

Quelle horreur venait elle d’inventer ? et pourquoi ? Quoi qu’au moins, il n’aurait pas idée d’aller vérifier, ou au moins il n’allait pas imposer la vision d’une telle chose à Lucette, il fallait se rendre à l’évidence, l’amputation d’un endroit si important, ne devait pas être agréable à contempler, n’est ce pas ? N’est il pas ? Allait il aller plus loin pour vérifier le mensonge ? Là elle sentait les gouttes gelées de sa sueur perler sur son front et descendre sur ses joues, sa pâleur devait être évidente, et en le voulant repousser gentiment, la tête frottant sur le dossier impérial de ce fauteuil, le nœud de son masque vient à peine de se défaire et de glisser doucement sans tomber, retenu par la délicate proéminence de son petit nez délicat !

Un oups aurait été le bienvenu, sa main retient le cache visage, et ses yeux pétillants quelques instants plus tôt, s’écarquillaient en regardant d’un air de supplicié le beau jeune homme, et le dos de la demoiselle qui ne se retournait pas ! Heureusement d’ailleurs, un seul dans la confidence à ses jeux suffisait, pas la peine d’ameuter la foule… heuuu avait il reconnu la femme et la menteuse ? Après tout, elle n’avait pas menti à tout, elle avait payé ce qu’elle avait promis ! Non ? De l’avoir repoussé ne l’avait pas rendu moins désirable, mais elle résistait au mieux à cet assaut que soudain elle désirait !
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MessageSujet: Re: Plus on est de fous... [Lucrezia]   Lun 29 Juil - 15:58




Attentif à ses moindres réactions, je guette le moment d’agir pour son plus grand plaisir.
Son trouble est flagrant. Ce n’est pourtant pas ce que je recherche.

Son masque qui glisse, son mensonge éhonté et le froissement de draps derrière moi me poussent à me lever.
Lentement, je me déplace dans le dos de notre « client » et sensuellement replace le masque avant de refaire le nœud.
Toujours sans précipitation, je  vais jusqu’aux habits de Lucette que je ramasse et la rejoins pour afin de les lui tendre et de lui signifier ainsi son congé. Le temps qu’elle se rhabille, je vais chercher sa part et reviens pour la lui donner, puis je la conduis jusqu’à la porte dérobée afin de la fermer  consciencieusement derrière elle.

Me retournant, je m’y adosse et doté d’un fier sourire, dans le plus simple appareil, je lui annonce.

« Voilà. Nous sommes seuls. »

Je reviens vers elle, saisissant au passage la bouteille et mon verre afin que nous puissions continuer la descente du nectar de Bacchus.
La resservant, je me sers à mon tour et j’entrechoque nos verres.

« La nuit n’est pas encore arrivée à son terme. Ne souhaiteriez vous pas que nous poursuivions ce petit jeu à deux. »

Ma voix est chaude, solaire. Rassurante.

« Je vous promets de ne pas chercher à deviner votre identité si vous ne le désirez pas. »

De l’ongle du pouce, je signe une croix sur mon cœur.

« Que le seigneur m’en soit témoin, ma promesse vaut ma vie. »


D’autres ne feraient pas cas d’un tel engagement et même de ma vie. Moi c’est tout le contraire, je ne compte pas mourir et lorsque je m’engage devant   Dieu c’est toujours avec le plus grand sérieux.

Je bois une gorgée et sans finir mon verre, je le pose au sol, aux pieds du fauteuil, afin de libérer mes mains qui partent à la conquête de ses bottes cuissardes, qui remontent à son entrejambe et qui agrippent sa taille afin de l’attirer légèrement vers moi. Mon bas ventre frotte contre le sien et elle peut voir que la vitalité revient à la vitesse d’un cheval au galop.

Je me redresse. Prenant appuis sur les accoudoirs de son fauteuil, je me hisse jusqu’à son oreille afin de souffle dans un murmure.

« Je ne crois en rien à cette histoire d’Eunuque.   Laissez vous allez, je vous le promets, votre secret sera bien gardé. »

Je suis homme d’honneur. Je n’ai pas pour habitude de  mentir.

« Laissez vous faire et vous verrez que ce que j’ai fais à Lucette n'est rien à côté de ce que je peux vous offrir. Je ne demanderai pas de supplément. Je veux juste que vous en ayez pour votre argent. »

En effet, si cela devait s’arrêter là, j’aurai l’impression de lui voler son pécule. Qu’elle en ait ou non  besoin, je ne me sentirait pas bien d’agir comme un voleur alors que je puis l’éviter.
Lui tendant la main, paume vers le ciel afin qu’elle y glisse la sienne, dans le but de l’aider à se relever, je lui souris.

« Acceptez mon offre. Vous ne le regretterez pas. »

Je sais faire jouir une femme. De cent manières différentes et je ne demande qu’à le lui prouver.

« Si cela vous déplait, j’arrêterai. »

Je suis néanmoins sûr que ce ne sera pas le cas. Je ferai en sorte que cette nuit soit pour elle inoubliable. Si elle n’était intervenue je ne sais dans quel état je serai en l’instant même ?  Je ne suis pas un ingrat. Et outre l’argent qui me permettra de me dénoter aux yeux des propriétaires du manoir vis-à-vis des autres mignons les cicatrices que mon dos  a évité grâce a elle sont autant de dettes de reconnaissances gravées dans ma chair. Non, que je craigne de souffrir, mais que mon dos soit déchiré par la cravache d’un petit homme frustré en lieu et place de ma main punitive. En effet, quelle valeur a le sang répandu pour la frustration et le minable ego d’un pervers face à la pureté du geste conscient et intentionnel d’expiation ?

Me redressant, je tente de la relever pour la conduire jusqu’au lit  et entamer son effeuillage.

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MessageSujet: Re: Plus on est de fous... [Lucrezia]   Mer 31 Juil - 0:29

S’il est des moments où elle aurait préféré être ailleurs, ce devait être celui-ci, non qu’elle avait été déçue par le spectacle, bien au contraire, mais plutôt, par ce dernier acte, où elle demeurait comme une enfant prise en faute, la crème du gâteau ornant ses lèvres et de dire qu’elle n’était pas la coupable !
Deviné… Il avait deviné ! L’avait il réellement crue ? A moins qu’il ne la découvre comme une chevalier d’Eon, un androgyne dont on ne reconnait ni la féminité,ni son contraire, comme si l’homme avait basculé du côté dentelles, ou bien la femme, se voulait parer de cette noble virilité, d’un style dominant !!!

Seigneur Dieu tout puissant, quelle idée saugrenue, la voilà se faisant passer pour un eunuque, de ces hommes qui n’en sont pas, privés dans les harems, de cette grandeur majestueuse qui domine le plaisir, et badant comme des âmes en peines, devant tant de beautés aux charmes presques nus !
Mais sans mot dire, il contourne l’obstacle et en cet instant, c’est elle, pour enfin rattraper ce ruban sombre qui retient l’anonymat de son minois… Le nœud qu’il fait, resserre le lien qui les uni désormais, un secret qu’elle croyait pouvoir garder seule en ces lieux de perditions, car si par malheur, un ami de la cour venait à la reconnaitre, cela en serait terminé de sa notoriété auprès du Roy ! Il y a des choses qui entachent une réputation, et qui brûlent la chair d’une flamme plus vive que le bûcher ! A Venise tout se fait dans la discrétion la plus absolue, et au cas où, elle saurait faire trancher les langues, ici, le poids de ses décisions ne sont pas les mêmes… Elle n’est que l’invitée d’une favorite, tolérée dans un château, où la guerre de ces Dames, ne laisse passer aucune pitié !

Par des gestes métodiques et précis, il partage les gains, cela dans la tenue d’un Adam qui attise le regard de la belle brune, déglutissant comme si malgré avoir été prise en flagrant délit, elle continue à bader ce gâteau trop appétissant, il ne manquait plus que le filet de bave coulant de ses lèvres et la langue pendante, pour afficher une esquisse de mauvais goût, désignant un mignon magnéré, dévorant des yeux, un David en mouvement !
Son inspiration profonde, dévoilait autant ses désirs, que son désarroi, piégée dans cette chambre où le seul témoin, venait de faire sortir l’un des participants au jeu des plaisirs, pour enfin la contempler avec cette fois de nouvelles règles… Provocateur ? A n’en point douter, il savait y faire, et l’italienne qui n’avait pas pour habitude de rougir, se retrouvait à « rosir » derrière ce loup qui semblait tout à coup l’étouffer !!!

Ça pour être seuls, il ne manquait rien ! D’ailleurs, peut être était il l’heure de quitter la scène ? Au théâtre, les comédiens disaient cela lorsque l’acte touchait à sa fin, sauf peut être que… Keith ne l’entendait pas de cette oreille !

Verre je te vide, et vide je te plein, voici qu’il entame se troisième acte, alors qu’elle avait envisagé partir, mais restant néanmoins figée devant ce bellâtre aux allures d’un Roméo dénudé, attisant l’appétit et donnant du mouvement à la démarche…
Les verres s’entrechoquent, elle agit comme conditionnée, aucun sens des réalités, perdue dans le déroulement de cette partie de l’histoire, comme si pour la première fois de sa vie, elle ne contrôlait plus rien, prête à fuir et prisonnière de ce qu’il aurait pu découvrir !!! L’avait il croisée dans les couloirs de Versailles ? Chez Jeanne ? Allait il la dénoncer ? Même une lettre anonyme serait de mauvais effets !

Ça se complique, il veut prolonger le débat, ou plutôt les ébats, et seul avec elle ! Seulement il décide de le lui dire alors qu’elle tente d’avaler une gorgée du nectar, qui par la même occasion, décide de dévier sa course, la faisant presque s’étouffer, et lui d’en rajouter en se voulant rassurant, délicieux, comme si de le sentir là, devant elle, nu, désirable, n’était pas déjà en soi une torture !!!

Elle était certaine en entrant dans cette pièce, de savoir contenir ses émotions, et repousser bien des attaques de son corps, comme justement, cette envie qui se décuplait dangereusement, offrant le spectacle d’un eunuque peu habile et prêt à se donner, pour recevoir un dû qui ne saurait apprécier.

Il promet de ne pas deviner son identité ??? Il a pourtant vu son visage, lorsque le masque… Oufffffffff cela veut dire qu’il ne la connait pas et qu’il ne saurait dénoncer un inconnu à n’importe qui !! N’est il pas ? Là c’est effectivement un soupir de soulagement, mais rien n’était encore gagné, il fallait se battre contre elle-même, et résister à cette folle envie d’embrasser ses lèvres et de toucher sa peau si désirable !
Il jure de garder un silence divin, comme le ferait un prêtre lors d’une confession, où du moins, comme ils savent le faire croire à leurs paroissiens. Mais il fallait avouer que sa sincérité semblait réelle, et cela le rendait de plus en plus beau ! Enfin… vu d’ici, elle voyait son buste, mais… Par tous les saints, elle n’imaginait que trop le reste qui n’était que trop près de ses mains, de sa bouche, de sa peau, de… Raaaaaaaaa chut !!!! Une petite phrase s’impose à son esprit, « Résiste ! Prouve que tu existe ! » Mais rien que la dernière strophe, lui donne envie d’aller encore plus loin…
Le voilà jurant à présent ! Fallait il le laisser faire ? Elle le croyait, il n’était pas la peine de le laisser ainsi prouver plus loin sa bonne foi, et l’index de Lou se posa sur sa bouche comme pour le faire taire, alors que pas un mot ne sortait de la sienne, et son regard tentait vainement de sembler sage, respectueux d’un être envers un autre !

Elle retire aussitôt son doigt, le laissant boire, et elle reprenant position le nez dans sa coupe violacée, tout en gardant ses mirettes dévorer la sculpture animée devant elle…

Ce n’est pas de travers cette fois qu’elle avale, elle reste ainsi figée, le liquide frôlant ses pétales carmin, un tableau qui à fixé une seconde du temps, l’empêchant de s’écouler pour une éternité… Le mignon délicat, fait glisser ses cuissardes, tout en grimpant à sa ceinture fine et délicate, l’attirant à lui… La protubérance éveillée, se dresse comme une première fois, telle la tour de l’horloge qui trône sur la place, raide et droite, imposante et si belle, alors comment ne pas se rendre compte, à quel point il désire cet instant !!! Ahhhh aime t-il les hommes ? Il a pitié de ce pauvre eunuque blessé dans son amour propre ? Il veut lui offrir le bonheur d’une dernière fois et là… Paf, il va se rendre compte que son émasculation, n’est en faite, qu’une profonde grotte chaude et humide, où le désir a ce soir, grâce à lui, prit une ampleur faramineuse !

Lou ferme les yeux, il grimpe sur elle, elle manque de faire chavirer son verre et espère qu’en le gardant entre eux, cela arrêtera quelque peu ces ardeurs provocatrices, qui n’ont que pour finalité, qu’une torture terrible, car à défaut de le vouloir repousser, comme son idée première en entrant ici, elle sent grandir son envie à l’envi, et « masque » bien mal sa gêne !


Comment ça vous ne croyez pas ? Je vous assure que je n’ai pas de…

Elle ferme les yeux, alors qu’il dit ne jamais mentir, son honneur dépendant de ses mots. Mais alors qu’il parle de Lucette, de ce qu’il lui avait fait et ce qu’il lui voulait faire à elle, elle ne put que comprendre qu’elle avait été démasquée ! La déglutition difficile, l’étrangla presque, et noyée dans son mensonge, elle dévoile honteuse, en ne répondant plus, qu’il venait de gagner la manche… heuuu enfin, pas que la manche, mais tout le reste ! ^^

Se laisser faire ? En voilà une idée !! Son palpitant s’accélère, et comme pour faire exprès, l’air manque dans cette pièce qu’elle avait trouvé agréable pendant les ébats précédents…
Le regard fuyant de la louve, prédatrice en d’autres moments, ne cachait plus son abandon, et lentement, son verre venait prendre place sur la petite table qui se trouvait près d’elle, fermés comme deux pierres précieuses dans leur écrin, elle inspire longuement pour chercher à reprendre un semblant d’esprit… Et en rouvrant ses paupières où deux prunelles noires brillaient comme des étoiles dans la nuit, c’est sa main qu’elle rencontre ouverte, avant que de baisser les armes en cherchant ses yeux.
Cinq doigts fins et délicats, glissent dans les siens, un geste incontrôlé, comme obéissant, soumit à une volonté autre que la raison, pliée à cette folie brûlant sa chair et son ventre…

Regretter ? Ho ça c’est déjà fait ! Mais ce n’était pas dirigé contre lui, seulement, elle venait de se rendre compte qu’ils venaient de jouer aux cartes et qu’elle avait perdu ce qu’elle avait misé ! Fallait il l’en remercier, ou le haïr ? Elle s’était promise de n’être que spectatrice, et la voilà, sans texte, muette comme une carpe, à prendre le second rôle dans la pièce… Celui de l’esclave, au service d’un Dieu nommé désir !!

Si cela lui déplait il arrête ? Est il fou ? Comment cela pourrait il lui déplaire ? Elle est déjà prête à imiter la braise, ardente sous la flamme qu’elle sent rougir sur elle et en elle… S’il arrête en pleine action, croyant lui déplaire, ce serait une offense à l’acte d’amour lui-même !!! Cette fois c’est la peur qu’il n’aille pas jusqu’au bout qui vient torturer son esprit et ses entrailles ! Contradictoire ? Oui sans doute, mais avouez que depuis son entrée, elle est passée par bien des émotions !! A croire qu’en voulant juste voir, et partir, elle serait satisfaite, mais qu’en étant actrice et rester, elle devient prisonnière volontaire de son propre fantasme !

Décidément, il n’a jamais été plus difficile d’avaler si peu de salive en quelques instants… Et c’est comme sous l’emprise d’une dévotion sans conditions, qu’elle se laisse mener à lui, dirigée comme le ferait une servante devant son maître, elle qui n’a jamais été que maîtresse de tant de serviteurs.
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MessageSujet: Re: Plus on est de fous... [Lucrezia]   Ven 9 Aoû - 18:49



Une résistance qui n’en est pas une.
Un déni qui cache une envie.
Un besoin primal, vital.

Je la conduis lentement jusqu’au lit où je l’invite à s’installer.

Quel besoin aurais-je de connaître son identité ?
Tout ce qui m’importe en vérité tourne autour de Juliet.
Elle est mon soleil. Ma vie. Sans elle, je ne suis rien. Alors pourquoi m’intéresserais-je aux intrigues du Manoir, de la cour de France, du monde ?
Tant que je peux rester à ses côtés, même si pour ce faire je dois me prostituer.
Quelles solutions étaient les miennes ?
Kidnapper William ? Pour l’obliger à rentrer en Angleterre ? Rien ne dit qu’elle serait revenue puisqu’elle n’a pas cherché à le garder auprès d’elle après la mort de son époux. Rien ne nous aurait plus empêchés de vivre heureux.
Seule ma condition affichée.
Bien sûr j’aurai pu retourner les terres des Forbes et tenter de contraindre ma famille à lever mon bannissement et à me remettre sur le testament. Par la force au besoin. Je pense néanmoins que Dieu a d’autres projets pour moi et mon intuition me dit qu’il me faut veiller sur elle de façon constante. Je ne puis m’écarter et la laisser soumise aux périls qui la guettent. Elle est si innocente. Même si elle ne s’en donne pas airs. Elle est fragile, influençable et je crains qu’elle ne sombre sous le charme du premier seigneur venu. Juste par crainte de lui déplaire.

C’est en pensant à tout ça que je conduis ma cliente jusqu’au lit où je l’allonge avec douceur.
Commence alors son effeuillage. Lent, sensuel.
Je débute par ses bottes, puis ses bas, et offrant toute mon attention à ses petits pieds je me moque gentiment.

« Ce ne sont pas là des chevilles d’Eunuque… ou je veux bien être pendu. »


Mes lèvres baisent ses bijoux d’orfèvres, qui auraient rendus jaloux une poupée de porcelaine.
Je remonte sur le lit et sans toucher au masque, j’ouvre la chemise en défaisant le laçage qui découvre des bandes sur la poitrine.

« Auriez-vous été blessée ? »

Mes yeux pétillent de malice.

« Je connais un remède souverain à ce genre de meurtrissures. »

Et délicatement, je défais l’agrafe dorée et entame d’ôter, couche après couche, le fin tissus qui compresse cette poitrine qui ne demande qu’à être délivrée.

La chose faite, je masse avec une tendresse infinie ces deux belles captives enfin libérées et dont l’extrémité se dresse vers moi afin de me remercier. Ne pouvant rester sourd à leur demande, ma bouche s’en vient pour les combler, l’une après l’autre, des faveurs qu’un nourrisson a pour sa mère et même si aucun lait ne sort des petites égoïstes, je me contente des soupirs, des gémissements et des frémissements que peut offrir le corps de la fausse masculine.

Ma dextre glisse jusqu’à son entrejambe et appuie, à travers le tissus, à l’endroit où devrait se trouver un renflement, si tant est si bien que même eunuque, il lui reste tout de même son sexe pour satisfaire les besoins naturels propre à tout être qui boit pour survivre.

« Puis-je ? »

Je n’attends pas son accord et son pantalon glisse jusqu’à ses genoux. J’ôte finalement tous ses vêtements rétablissant l’équilibre si ce n’est par la présence du masque.
Mes lèvres viennent à effleurer les siennes, puis descendent au creux de sa gorge, puis dans la vallée de sa poitrine, une fois encore elle honore les doux monts au galbe parfait avant de parcourir leur chemin jusqu’au nombril et d’achever leur folle chevauchée sur le pubis, ultime gardien des lèvres secrètes qu’elles s’apprêtent à combler.

Mes mains sur les genoux de la belle alanguie, j’écarte en douceur ce dernier rempart et avance mon visage vers cet endroit qui ma foi est loin d’un terrain aride et sec et ma langue fouille l’entrée de sa grotte de plaisir, faisant amie amie avec son bouton d’amour. Le titillant, jouant avec comme le chat le fait avec la souris, avant de se permettre des choses  plus osées.

Cherchant à m’assurer qu’elle ne veut  pas que j’arrête, je m’interromps l’espace d’un instant et remonte jusqu’à sa gorge et son oreille droite tandis que ma main prend le relais.

« Je m’en voudrai d’aller contre vos désirs aussi, j’attends votre permission avant d’aller plus loin. »

Bien sûr mes paroles sont démenties par mon index et mon majeur qui pénètre en elle au même moment offrant de doux va et viens de plus en plus profonds alors que mon pouce caresse son bouton d’amour. A l’écoute de son corps je cale mon rythme sur ses battements de cœur qui s’accélèrent.
Je gobe le lobe de son oreille, le mordillant au grès des mouvements de son corps tout en continuant à susurrer ce miel épicé.

« Je puis aussi si vous le souhaitez remplacer ces doigts ingrats par une épée bien plus douce et bien plus longue. »

J’attends son aval cette fois ci, cherchant plus que son accord, une demande inconditionnelle de tout son être.

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MessageSujet: Re: Plus on est de fous... [Lucrezia]   Sam 10 Aoû - 22:10

Non, non, non… Il ne faut pas… Il… Il ne faut… mmmm Il s’en fout royalement, elle aurait dit non à haute voix, qu’il en aurait été sourd ! Mais était il le seule responsable de ce consentement ? Le désir de la louve transpirait tant et tant sur ses lèvres, ses yeux et son corps, qu’il était parvenu à la faire vibrer en frôlant ses sens déjà bien aiguisés par l’envie qu’il avait su mordre !

D’ailleurs, avait elle crié ? Si elle avait refusé, il était certain qu’elle n’y avait apporté aucune conviction, la preuve… Il l’avait entrainée sur ce lit déjà couvert des récents ébats concrétisés avec Lucette, et cette cheminée qui tirait si bien, apportait à la chaleur de son corps, un étrange besoin de découverte… Le prêtre devra accepter sa confession sans discussion, et elle prendra un malin plaisir à en donner tous les détails !!^^

Sur la couche aux draps désordonnés, peut être ne feraient ils que parler ? Après tout, il voudra des explications sur cette situation où il était certain qu’elle avait fait une erreur, et que sans s’en rendre compte dévoilant une féminité certaine, il devait l’avoir assimilée soit à un chevalier d’Eon, soit à autre chose… Sa gorge déglutit difficilement, cherchant l’air et espérant parvenir à sourire, elle qui avait pour habitude d’être dominatrice et qui se voulait préserver tout à coup pour son ange envolé vers une nouvelle identité !

Une pancarte à la limite, avec écrit en belles lettres « prière de ne pas toucher, zone réservée !! », sauf qu’elle n’avait pas de pancarte, et encore moins d’encre pour le noter, mais le pire était encore de se retrouver interdite devant la situation, se laissant trainer et assoir, et alors qu’elle allait enfin papoter…

Assise ? Que ce fut ce qu’elle croyait, mais c’est en position horizontale qu’elle se retrouve, la bouche en cul de poule prête à lui parler pour dire, « attention, on va juste parler un peu, expliquer l’eunuque, pour développer la situation et … « oups » !!

Même le « oups » est resté au fond de sa gorge, et là, c’était gorge profonde, enfouit dans le silence d’un désir trop imposant ! surtout, lorsque souriant, il évoque ses chevilles finement dessinées, n’ayant pas l’aspect d’un homme émasculé.


Pendu ? Hooo nonnn ne dites pas ça… mais je…

Pas le temps de tout lui dire, juste le temps de tout lui taire… Un autre « Oups » ??? Celui là, un peu plus grand, ajoutant à ce langage muet, des prunelles écarquillées, et une salive coincée au travers de sa gorge, d’ailleurs ce n’était pas elle qui libérait l’envie qui l’habitait, mais lui qui procédait à un effeuillage en bonne et due forme… Chemise, et bandages… Les doigts de l’italienne, posés sur les siens, semblaient les retenir de ce qu’ils voulaient faire, mais sans en faire rien, comme si l’idée de refus, n’avait été qu’un songe bridé, auquel elle devait forcément effacer le passage…

Blessée ? Il se moque du monde ? Non en fait il se rit d’elle et de ses « oups » ravalés qui n’affichent qu’une façade amusante à ses yeux, et qui finalement, se retrouve elle-même amusée par la situation, compte tenu de celle-ci et du déballage étudié, par les mains expertes et les lèvres brûlantes du mignon désirable !


A vrai dire… blessée, oui… un peu !^^’

Le remède excelle entre ses doigts, et la chaleur de ce corps nu contre le sien en est une potion divine, digne d’excellents médecins….

Vous sauriez donc me guérir ?

Il n’avait attendu aucune réponse, aucun accord, rien de plus pour aller détacher ce corset trop « soigné » qu’elle avait appliqué soigneusement, comme pour réparer une plaie béante. Mais une fois libérés, les deux jumeaux dressés, se faisaient dominer avec soin et agilité, faisant frissonner la brune qui inspirait profondément, gémissante de désirs….

La bouche dévorante, épousait à merveille les diamants qui pointaient leur extase, comme le feraient des yeux en désignant leur heureux donateur… Celui là même qui par sa bonté, offrait tant de bonheur au receveur.

Coincée, comme le lièvre dans son terrier, ne pouvant plus en sortir et obligé de subir l’outrage si parfaitement ordonné, Lou, sent entre ses cuisses déjà humidifiées d’une envie se décuplant, l’autre main qui anime en cet endroit, l’absence d’un membre qui aurait dû s’y trouver… Et de ce même fait, il quémande, ou plutôt, fait mine de demander, et si le refus avait été de mise, cela aurait été grossier, vu que jusqu’à présent, tous ces « oups » enfermés, n’avaient été libérés, et pour ce qui fut de le faire, à cette heure, il aurait été trop tard d’invoquer une excuse quelconque… Sauf peut être le vœu de silence comme les nonnes au couvent !
^^



Finalement, était ce une bonne chose ? Elle est entrée pour ne faire que voir, s’est caressée, à profité de chaque vision sublime en contemplant les corps se délivrer d’essences amoureuses, et alors qu’elle voulait n’être que spectatrice, la voici endossant l’habit de… ah bèèè non, elle se retrouve plutôt sans habits du tout, et enfilant le rôle de Lucette… Enfilant ? Non plus d’ailleurs, car elle devient sienne, observant avec le plus grand intérêt la drôle de situation dans laquelle elle venait de se fourrer ! Ce sont ses lèvres qui effleurent les siennes, et promènent jusqu’à se perdre quelque part entre la vie et le vertige, enivrant le corps et l’esprit de ce fauve qui venait de baisser la garde, pour se livrer comme un condamné au bourreau sans pitié qu’il était !

Il habille habilement de ses mains, comme une pieuvre le ferait à sa proie, chaque parcelle sensible de sa chair, comme s’il en connaissait le moindre secret, allant de sa langue muscle agile et doux, danser sous la musique de ses gémissements, et la fait sombrer dans la lumière qui se cache au fond d’elle-même, brûlante et ivre, comme le soleil sur la peau du marin en perdition, attaché au mât du navire qui vogue en pleine mer !!!

Ayant goûté l’eau salée, elle se sent partir, les rayons s’acharnant sur son corps, et alors qu’elle est prête à chavirer, pour se laisser mourir à la mercie des sirènes dont il est l’origine du chant, il s’amuse avec sa proie, glissant profondément en elle un majeur inquisiteur, jouant de sa fièvre, profitant et attisant l’ardeur, pour stopper en pleine course le cheval qui doit sauter, ou mourir dans le fossé, afin de s’assurer de l’acceptation de la Dame… Heuuuu s’assurer de l’acceptation de la Dame ? S’il arrête maintenant, c’est dans le fossé qu’elle va tomber, alors autant sauter et garder l’élan… Non ?

Pas besoin de mots pour lui dire, elle s’agrippe à sa main et sans l’obliger, elle ne le désengage pas de la chaleur humide qui l’habite, elle ne sait qu’haleter dans une sensualité puissante, réclamant de lui infliger plus encore de cette bonté dont il avait le don de savoir offrir !

Et alors qu’elle plante dans son dos, les ongles du plaisir, la brune le relâche pour se mordre l’index, il sait y faire le bougre, et l’eunuque qu’elle avait endossé en déguisement, venait de prendre un plaisir immense à se laisser piéger… jusqu’à ce qu’il revienne à son oreille, encore et encore, pour enfin lui proposer plus encore, comme s’il venait de lire au fond de ses pensées… L’avait il fait ?
O_o’

Il y aaaaaaaaa mmmm là, un hooooooo un fourreau ohhhhhhhhh qui n’attend qu’elle !

Avait elle su se faire comprendre ? Il était certain que l’art de parler en gémissant, était difficile et souvent complexe, mais il y a parfois des gens qui savent entendre !
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MessageSujet: Re: Plus on est de fous... [Lucrezia]   Lun 2 Sep - 22:38



Elle ne désire point me voir pendu. Il faut donc croire que ma virilité la satisfait suffisamment puisque le propre des pendus est d’avoir la trique.
De ce côté-là, j’avoue que la nature m’a gâtée et hormis avec les hommes, ma virilité n’est jamais en berne.

Mes baisers sur sa peau, ne cessent de provoquer mille et un petits frissons.
Avec malice, je vente mes qualités de guérisseurs.

« Pour ces maux, je connais quelques enchantements propres à faire des miracles. »

Je ne crains pas le regard de Dieu. Ce ne sont que paroles qui n’engagent en rien ses saintes écritures maudissant la magie et les sorcières. Et puis il faut avouer qu’en cet instant, je suis loin de penser à lui. Mon esprit est tourné vers ce corps féminin magnifique qui avait été occulté pour une raison qui m’est étrangère.
Soudain, je me raidis, ses doigts crochetant cruellement les blessures de mon dos. Je refoule la douleur en me concentrant sur le grain de sa peau, si pur, sur la beauté de son visage dont le haut m’est dissimulé par ce masque que je n’ôterai pas.

Ma bouche capture sa bouche. Si l’on dit les Anglais froids et impassible, mon sang écossais me fait tout autre.
Nos corps ondulent dans les draps froissés, ses doigts sur les miens m’enjoignent à aller plus profond dans mes fouilles et ils glissent en elle comme si des huiles parfumées tapissaient l’entrée de son précieux trésor.
Ses gémissements ne tombant pas dans l’oreille d’un sourd, mon vit qui n’en demande pas moins prend possession de la place de mes doigts que je goûte gourmand et friand de son suc secret.

« Il aurait été dommage de ne pas vous honorer belle Dame. »

Mes mains emprisonnant ses poignets les ramènent au dessus de sa tête. Au rythme souple et profond de mes vas et viens je l’emmène doucement sur les rives du plaisir ultime, mes lèvres baisant son menton, son cou et mon bras libre s’appuie sur le matelas pour ne pas lui faire supporter mon poids.
Tout n’est qu’attention à son égard. Pour le prix qu’elle a payé, pour le plaisir que devrait avoir toute femme. Telle une fleur fragile, je prends soin d’elle, je sublime l’acte d’amour pour lui donner autant que je donnerai physiquement à Juliet. Sans les sentiments.
Je fais en sorte qu’elle ait un premier orgasme, ce qui vu son état n’est pas difficile. Puis je change de position, la couchant sur le côté et épousant de mon corps le sien.
Il y a ceci de merveilleux en toute femme c’est qu’elle peut jouir encore et encore et plus elle jouit, plus il est possible de la faire jouir car elle devient plus sensible.

Je rentre de nouveau en elle comme un tison ardent dans une motte de beurre. Cette fois, je change de cadence,  plus rapide, mes mains collées à ses hanches guident son bassin contre le mien, produisant de petits claquements secs et sonores.

« S’il y ait… quoi… que… ce soit… qui… vous… dé… range… faites… m’en… part…. »

Elle est la maîtresse et je ne suis que l’outil de son plaisir.
Ma langue vient capturer les perles de sueurs le long de sa colonne vertébrale, remontant jusqu’à sa nuque. Par petites touches. Mêlée  de baisers. Sans que je ne cesse pour autant de la fouiller
Je vise à lui offrir plusieurs orgasmes et n’aurait de cesse que lorsqu’elle sera épuisée et demandera grâce.

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MessageSujet: Re: Plus on est de fous... [Lucrezia]   Jeu 12 Sep - 21:10

Comment cacher à un homme, que l’énuque présent est un homme privé de virilité, la question ne se pose quasiment plus, vu qu’il grise ses sens, l’émoustille et comme un aveugle cherchant à voir, il tâtonne sans permission, persuadé d’un laisser passer officiel, et illimité ! La louve qui a toujours joué la dominante, se retrouve à se faire prendre sans sommation, ou presque, elle n’avait pas réellement son mot à dire, ni le temps réel de la réflexion.

Il est provocateur, incendiaire et divin, autant de ses doigts, que de ses lèvres, alors qu’il active le feu en elle, brûlant sa chair à chaque effleurement, et donnant à son corps, les frissons qu’elle pensait ne pas avoir, seulement les circonstances bien particulières, vécues ici, la déroutent plus qu’autre chose, faisant d’elle la victime de son propre piège.

Ses mots sont aussi amusants, que ses manières expérimentées d’enfant prodigue, se vantant d’être le remède, à bien des maux !


Des enchantements ? Par tous les Dieux… Sous l’apparence d’un ange, vous êtes un démon aux pouvoirs multiples !^^

Elle aurait sourit en disant cela, si elle n’était envahie par ses propres gémissements, eux-mêmes provoqués par les ardeurs qu’il dévoilaient et éveillait en elle, à chaque douceur donnée.

Il était la perfection, Jeanne avait raison, ce manoir cache de bien doux trésors, les maîtres de ces lieux ont su trouver les perles pour les présenter dans d’appétissants écrins. L’énuque n’est plus, entre ses mains expertes elle n’est plus qu’une femme, de celles qu’on caresse et qu’on divinise avec précaution, alors que ses doigts ont entré dans la faille deux des plus agiles, assurant à la belle de faire entendre quelques cris évocateurs. Le membre de belle taille, vient remplacer ce majeur habile, alors qu’il le glisse dans sa bouche pour qu’il goûte avec un plaisir non dissimulé, le nectar de ces ébats fructueux, dont il est le seul responsable.


Hooooooooo mmmmmmmmmm vous avez su avec grandeur d’âme, remercier l’énuque, pour introduire  la dame ! Je suis presque démasquée !!

Presque, car le visage n’est toujours pas découvert, par cet expert de douceur et d’attentions… A présent maintenue par les poignets, il danse de ses reins, et elle accompagne dans cet envoûtement, le ballet superbe, cambrée et poussant le geste comme pour qu’il vienne plus profond, fiévreuse dans ses bras, et pleinement satisfaite de la tournure des évènements ! Chaque mouvement, semble fait par amour, comme si le jeu qu’elle avait imposé, et payé d’avance, venait continuer ici en plusieurs actes, aidant à une délivrance en son ventre, les braises incendiant jusqu’à son échine, et libérant quelques contractions divines, prémices d’un orgasme prêt à s’accomplir.

A qui donc pensait il ? L’homme était un mystère, et doué comme il se doit, en ce jeu interdit que la loi de l’église réprouve. Jusqu’à même cette nouvelle pose qu’il impose sans demander, tournée dans ses bras, les corps s’épousant l’un l’autre, elle ressemble à une poupée désarticulée, offerte telle que le serait sur l’autel, la vierge pour le sacrifice ! Ce n’est pas la folle douleur qui la brûle dans son bas ventre, qui va la faire le supplier d’arrêter, bien au contraire, il sait là encore, comment agir avec elle, comme si dans une autre vie, il avait été une femme, et qu’il connaissait tout d’elle, au grain de peau près.

Le va et vient est cadencé et plus rapide, alors que sans avis à donner, il la maintient fortement pour imposer son rythme, claquant l’un à l’autre et donnant, autant qu’il pouvait lui prendre ! Et là, il parle, trop sans doute et avec ironie, prétextant que si quelque chose la dérangeait, elle n’avait qu’à l’évoquer ! Qu’aurait elle eut à dire ? Lui en laissait il seulement le temps ? Puis, il avait été tellement magique, qu’elle aurait aimé que cet instant ne se termine jamais !

Pour réponse, elle n’eut que des gémissements, une cambrure affolante et des mains serrées sur celles de son maître du moment… La dominatrice, sous le jouc d’un Dieu, s’imposant à tout moment et s’excusant presque après de l’avoir fait ! Le faisait il exprès ? Elle pensait plutôt, qu’il connaissait les pouvoir qu’il pouvait avoir sur celles qu’il caressait, et il devait même en rire quelque part ! Surtout en posant de telles questions !

Sa langue perfide jusqu’au bout, attise la belle en venant boire sa peau, allant jusqu’à dévorer plus en elle ce désir qu’elle n’imaginait pas être aussi fort. Comment allait elle se sortir de ce piège, où déjà, elle aimait se perdre !

Se dégager de son emprise, se libérer et… La belle tente de reprendre ses esprits, et alors qu’il relâchait à peine un assaut, elle le bloque, et haletante, la tête entre deux vertiges incontrôlés, elle se retourne, déglutit, et le contemple, agenouillée sur ce lit qui est devenu le nid d’un moment d’extase…


J’aimerais…

Pourquoi poser tant de questions ! Il prenait, alors elle n’avait qu’à prendre à son tour, et c’est sans quémander, qu’elle alla baiser ses lèvres avec douceur, à son tour faisant mine de le maintenir par les poignets, alors qu’il était bien plus fort et se libèrerait sans effort de son étreinte… Puis, d’une douceur infinie, elle faisait glisser ses deux pétales au carmin appétissant, le long de ses muscles dessinés à la perfection, et où étaient étalés quelques blessures…

Lentement, elle s’arrêtait à ce bas ventre masculin, jouant de sa langue sur le léger velours qui l’habillait, avant de venir embrasser cette virilité, qui semblait ne jamais se repaitre de ce qu’il savait prendre… Dressé, tel le Campanile de la place St Marc, elle caressait l’humide phallus, de sa bouche, mais pour l’heure, sans le dévorer encore !

L’excitation qu’il a su éveiller en elle, n’a d’égale que celle qu’elle voudrait lui donner, un peu comme une vengeance à assouvir, plus qu’un plaisir à offrir. Allait il la priver de cette gourmandise ? Pour l’heure, il n’en avait pas le choix, et c’est dans cet esprit qu’elle gratifia son appétit en prenant en premier plat, les deux orphelines qui lui servaient de bourses, se délectant comme si elles étaient un met savoureux, et ce, jusqu’à baiser le bout de la verge en bouche !
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MessageSujet: Re: Plus on est de fous... [Lucrezia]   Sam 12 Oct - 8:36




S’il y a bien quelque chose que je ne suis pas c’est un démon.
Je sers fidèlement le seul et vrai dieu et si comme tout homme je pêche, contraint et forcé, j’en paie le prix en mortifications.
Contraint et forcé ? Oui, bien sûr. Je pêche par amour. Ce que je fais actuellement de mon corps c’est pour me rapprocher de Juliet. Si elle n’était pas possédée par je ne sais quelle force qui l’aveugle, nous serions tous deux ensembles et heureux. Alors nous consacrerions nos vies à élever William dans le respect et l’ordre de Dieu.

Mais après tout, c’est moi qui ai parlé d’enchantements…

Avec douceur et retenue, je veille à éveiller son corps au plaisir.
Introduire la femme, c’est exactement ce que je fais. Je ne veux néanmoins lui ôter ce rempart qu’elle semblait en entrant ici vouloir préserver.

« Que le masque reste. Ma seule volonté est de vous faire savourer l’instant. »

Car elle a payé le prix fort, car je me sens en devoir de le faire.
Mes baisers parcourent sa peau de pèche.
J’alterne les rythmes, encore et encore, ainsi que les positions, pour la faire jouir. Plusieurs fois.
Nos corps haletants ne font qu’un, chevauchée mémorable et sublime, et lorsque sa voix instille une demande, je réduis la cadence afin de pouvoir entendre ses mots.

Elle aimerait ?

Pas d’autres sons. Je laisse donc ses gestes parler en lieu et place de ses lèvres qui flirtent sur ma peau. Je la laisse prendre les commandes et agir à sa guise.
Je deviens son jouet après avoir été l’instrument de son désir.
Sa bouche carmine descends jusqu’à ma verge et offre les meilleures attentions à mes bourses. Je me cambre sur le lit. Les draps se teintant du rose de mon sang et frottant désagréablement sur mes plaies. Ce n’est néanmoins rien face à la chaleur qui inonde mon bas ventre tandis qu’elle prend en bouche ma verge.

« Vous… Ne… Devriez… pas… »

C’est à moi de lui offrir plaisir et jouissance et non le contraire.
Toutefois, je ne la repousse pas. Elle a tout pouvoir sur moi ce soir. Et ce cadeau qu’elle m’offre à l’instant et que certaines femmes pourraient trouver dégradant et obscène peut ne pas l’être à ses yeux.
Le souvenir du plaisir que j’aimais à offrir à Juliet en est la preuve. Je ressentais du bonheur à lui en procurer.

Ses attentions sont exceptionnelles, et avec douceur, je libère mes mains pour lui caresser la tête. C’est merveilleux. Mon cœur bat la chamade. Je me sens parvenir aux portes de la jouissance et gémissant, je me mords les lèvres au sang pour me contrôler.

La repoussant gentiment, je navigue dans le lit pour changer de position et me retrouver tête bêche avec elle afin de lui offrir les mêmes services.

La laissant œuvrer à sa guise, j’écarte délicatement ses cuisses et ma langue vient embrasser ses lèvres secrètes, son bouton d’amour, elle vient s’insinuer là où quelques instants avant ma verge opérait sa danse.
C’est pure folie.
Elle n’est pas comme les autres clientes, la plupart de vieille fripées qui cherchant à se faire trousser par un jeune et bel homme bien loin de des vieilles peaux ridées qu’elles côtoient dans leurs couches maritales. Celles-ci ne cherchent qu’à en avoir pour leur argent, se contentant de s’allonger et d’attendre le labourage du. Non. Elle est totalement différente. J’espère la revoir.

Profondément plongé dans son intimité, au rythme affolé de ses battements de cœur, je la fouille, je la suce, je la lèche, me délectant de sa liqueur délicieuse. Nos respirations se sont calées l’une sur l’autre, en parfaite communion. Et c’est en un orgasme commun que nous explosons tous deux de concert. Secoués de soubresauts et d'un plaisir indescriptible.

Epuisé, je me laisse aller sur le côté et usant des draps comme d'une corde, je remonte jusqu’à elle, dans son dos, me plaquant contre elle et épousant son corps dans la position fœtale.
Un bras passé autour de sa taille, l’autre me servant d’oreiller je baise sa nuque, puis murmure un simple mot.

« Merci. »


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MessageSujet: Re: Plus on est de fous... [Lucrezia]   Mar 15 Oct - 12:33

L’instant est magique, d’une profonde douceur et cela sans jeu de mot, car après avoir dominé un court moment, le voici qui repousse pour quelques secondes, l’assaut déterminant, pour en contrôler à son tour les débats… Et en chœurs, l’unisson à l’honneur, ils œuvrent ensemble pour l’harmonie des sens !

Le maître du jeu à dévoilé son identité, Keith est son nom et sous le masque d’unmignon, il abreuve son plaisir, en lui offrant le plus agréable des concerts en LA majeur ! Une langue experte qui sait où faire valoir ses droits, et des doigts agiles qui savent accompagner la mélodie dont ils composent les accords !

Symphonie orchestrée sans fausse note, par deux êtres fuyant la vraie vie… Que fuyait il ? Elle, ne cherchait qu’à profiter de la sienne, dans un anonymat évident, où elle n’était plus la consigliere, ni même la Duchesse, trouver dans le regard des autres, cet amour qu’elle ne connaîtra sans doute jamais… Ezel, était son ami, une sorte d’exception dans toute son existance… L’amour, elle n’y avait pas droit, elle avait banni ce mot de son dictionnaire, et sous ce masque, elle avait le droit de vivre, ne serait ce que quelques heures, vivre ce sentiment, comme si celui-ci lui appartenait un peu !

Il ne refuse pas l’inconnu, laissant ce loup sur son visage, alors qu’ainsi persistant dans son délire de femme, elle devient l’amoureuse qu’elle n’a jamais été, et qu’elle ne sera sans doute jamais !

Même si l’argent fut l’étrier de cette rencontre, il se passe quelque chose d’étrange entre eux, comme si l’un, voyait quelqu’un d’autre, en son partenaire du soir… Après tout, elle qui ne voulait que regarder, se retrouve à être l’actrice de ce spectacle fabuleux ! Elle accorde à ce garçon, le titre de chevalier en la matière, tout étonné qu’il fut de l’entendre apprécier l’extase qu’il su lui offrir… Mais lui ? Qu’en était il de lui ? L’ivresse des sens et l’acceptation de l’offrande étaient à son goût ? Et grisés qu’ils semblaient tous deux dans ce partage, alors qu’elle avale sa semence après moult sensations, les doigts effleurant les interdits au passage, d’autres caressant les orphelines avec passion, elle cambre sous l’effort, brûlée en son ventre, en secousses rythmées d’une apothéose divine, jusqu’à ce que l’orgasme soit but et avalé par les deux amants inconnus, pour finir enlacés, et emboités l’un à l’autre !

Les paupières fermées, se remémorent ces instants de douceurs, comme celui où il tente de repousser la belle, peut être qu’en ce lieu les pratiques sont imposées, et que la cliente n’a aucun droit sur le corps du serviteur, en ce sens qu’elle ne doit pas le prendre pour une friandise et prendre le mignon en bouche, mais elle n’est pas de celles, qui ne fait que prendre, et masquée comme elle l’est, cela lui a rappelé son ange à qui elle avait fait la surprise pour sa majorité, d’une anonyme pour son dépucelage… Enfin… presque … puisque sous le masque, ce fut elle qui était l’offrande !^^

Le repos du guerrier, c’était à présent l’instant paisible de deux amants se découvrant, son cœur battant contre son dos, alors que le sien cherchait les mots… Ses mains enlacées à elle, lui rendaient tant de douceur, de la sienne, elle en saisit une et la fit monter à ses lèvres encore chaudes de leur plaisirs, désireuse de déposer un baiser sur cette paume brûlante…

Quel est cet homme mystérieux ? C’est elle qui vient en ce endroit fréquenté par d’illustres inconnus, pour jauger des ardeurs et de l’ouvrage en la matière, des français de l’ombre, et voici qu’elle découvre un être étrange, dont la beauté n’a d’égal que le savoir faire. L’amour l’habite, rien n’est plus évident, et ce n’est pas elle qui habite son cœur, il semble que le sentiment soit habillé de douleurs… Que voilà un mal étrange, elle baisse les yeux, pensant une fois nouvelle à son ami perdu et inspire profondément, comme pour se réveiller une fois encore.

Après un long silence et une nuque baisée, lui donnant un frisson, comme si elle fut une pucelle aprivoisée, il fait entendre sa voix, dans un souffle délicieux… Il la remercie ? De quoi donc ? Sa main toujours dans la sienne, elle achève sa course, et dépose un baiser sur sa paume, avant de poser sa joue délicatement contre celle-ci, comme une amante gratifiant son ange…


Merci ? Je crains que vous n’inversiez les rôles bel ange !^^

Et ouvrant les yeux, elle voit sur les draps, les traces de sang, pensant de suite à ses plaies, elle se redresse et l’embrasse doucement, l’obligeant comme en un jeu, de se mettre sur le ventre… Les blessures sont évidentes, le pauvre a dû souffrir durant l’acte, et ce n’est pas du champagne qui va le faire cicatriser !

Que vous est il arrivé ?
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MessageSujet: Re: Plus on est de fous... [Lucrezia]   Ven 6 Déc - 11:06



La vie serait parfaite si elle était Juliet. Si nous étions en Angleterre et si William dormait dans la chambre voisine.
Dans le manoir nous pourrions vivre une vie parfaite. Pourquoi ne se rends elle pas compte de la chance qui est la sienne et de ce que nous pourrions construire. Il me faut à tout prix la convaincre.

Alors que dans mes pensées la longue chevelure de Juliet joue à dissimuler le visage de mon aimé, bercé par un vent capricieux, un baiser sur ma main me fait revenir à l’instant dans cette chambre, en ce lieu de perdition que Dieu se devrait de foudroyer.

Je me noie dans les yeux de ma partenaire sur ses mots sibyllins. Non. Je demeure persuadé que c’est moi suis couronné de chance d’avoir gagné ce soir sa bienveillance et son attention. Je ne dis pourtant rien.
Etait-ce une erreur ?
La voici qui m’impose une position qui ne me plait guère. Sur le ventre. Comme lorsque ces hommes viennent pour prendre leur plaisir et s’insinuant en moi me souillent et me contraignent ensuite à expier ma soumission.

Je serre les dents mais ne résiste pas. La soirée n’est pas achevée et le prix payé vaut bien quelques sacrifices. Après tout n’est pas la chambre destinée aux cris et aux supplices ?
Raidis sous l’appréhension, j’entends sa question mais mon esprit me cri de me taire.

Le visage sur le côté, enfoncé dans l’oreiller, les dents toujours serrées, il me faut canaliser ma volonté pour ne pas bouger.
Déglutissant péniblement, j’avoue d’une voix rendue rauque par la tension.

« Ce sont les traitements qu’infligent certains clients qui ont besoin de se défouler »

Ma gorge est sèche. Je ne me sens pas bien et j’appui mon front où commence à perler de fines gouttelettes sur le lin délicatement brodé.

« Il n’y a pas que ça… »

NON !
Pourquoi mes mots ne m’obéissent-ils pas ? Je ne peux lui révéler la vérité au risque d’être chassé. Et alors… Alors comment ferais-je pour demeurer près de mon Amour ?

« Pour le pardon de Dieu, j’endure l’expiation dans la souffrance tel le Christ notre sauveur… »

Je n’essaie pas de la regarder. Je ne mérite pas sa pitié et je ne la demande pas.

« J’implore votre silence. »

Il ne faut pas qu’elle dise aux maîtres des lieux que j’abime leur marchandise, même s’il s’agit de mon corps.

« Je ne considère pas recevoir les souffrances de la passion, ne voyez pas dans mes paroles pêché d’orgueil mais… »

J’hésite encore à révéler la vérité mais en même temps j’en ai trop dit ou pas assez. Sans écarter le fait qu’avouer à quelqu’un ce poids qui me pèse me procure un sentiment de liberté que je n’ai pas connu depuis bien des mois.

« Mais l’expiation du pêché de chair… »

Je tourne péniblement la tête vers elle, les poings serrés à en blanchir mes articulations qui tranchent sur les draps tâchés.

« Je dois demeurer ici pour des raisons personnelles, toutefois désapprouvant ce mode d’existence, il me faut expier pour que Dieu me pardonne, aussi si vous voulez… »


Mon bras droit glisse sur le tissu dans un froissement crissant et d’un doigt tendu, je désigne de l’index divers fouets et martinets suspendus dans une armoire à porte vitrée.

« Si cela vous fait plaisir, ne vous gênez pas. Ce sera me rendre service car sinon il me faudra me rendre ensuite à la chapelle pour expier le plaisir que vous avez su m’offrir. »

Quoi qu’elle fasse de toute façon j’y retournerais car tel est l’engagement que j’ai pris envers le Très Haut.

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MessageSujet: Re: Plus on est de fous... [Lucrezia]   Jeu 12 Déc - 19:13

Il s’explique, tout d’abord assez évasiveùment, pas de vrais détails, juste quelques mots qui la laissent dans un doute et dans une déduction étrange… Elle est muette, le regard blessé par sa vision, elle qui pourtant ne souffrait pas de ce genre de choses, pour avoir affligé à des condamnés, autant de douleurs de sa main ! Le crime ne reste jamais impuni, et elle eut souvent l’avantage d’infliger elle-même certaines sentences !

Il développe son explication, lentement, sans se presser, serrant son cœur comme s’il avait été le sien, ce n’était pourtant pas dans ces émotions qu’elle vivait au quotidien ! Le fouet connait sa main, et son bras en a la force, celle de donner à ses victimes, le châtiment ordonné… Pourvu qu’elle soit elle-même le juge, ou que celui-ci soit le Seigneur de la cité !

Son regard se noie dans le sien, comme implorant l’omerta, un silence supplié, et une souffrance quémandée… Il se donne la souffrance ? Le pauvre homme se condamne, mais pourquoi tant de mal ? L’a-t-on forcé à cette vie charnelle soumise ? Sans doute valait il la peine de le soulager ? Mais un médecin ici, pour ces blessures, risquaient de le faire renvoyer, ou encore pire, être torturé ! Elle connait ce genre d’endroits, certains utilisent la force, et ce qui est plaisir pour l’un, n’est que douleurs pour l’autre !


Des clients ne peuvent donner certaines de ces marques, le sens des blessures sont dirigées vers le bas du dos, et les marques démarrent sur les trapèzes comme si le fouet s’acharnait depuis sa propre main… Tout à coup, au lieu de le vouloir gratifier, c’était un sentiment coupable qui l’habitait, et elle n’aspirait qu’à lui implorer pardon de l’avoir obligé… Obligé ? C’était lui qui l’avait entrainé, alors qu’elle avait prévu tout autre chose ! Cet homme avant elle, que devait il lui faire ? Comment peut on prendre du plaisir en faisant souffrir ?

J’en ai connu qui aimaient ce genre de jeux !

Ses souvenirs la ramènent à Piero, le neveu tortionnaire et émasculé à la naissance, à qui on avait choisit son sexe, sans le lui demander, lui qui aurait tant aimé être un homme ! Elle écoutait sans mot dire le récit de celui qui se voulait pénitent… Chacun porte sa croix, et la sienne doit être si pesnante… Sa question était contenue de tant de « pourquoi ? » qu’elle ne savait comment trouver une réponse.

Le ? Le pardon de Dieu ? Croyez vous vraiment que le très haut accepterait tant de souffrances ? Lui qui n’a su donner qu’un message de bonté, vous le représentez comme le seul à pouvoir vous soulager de vos souffrances, par d’autres infligées !

En le regardant, elle voyait plus un martyre qu’un homme… le supplice de l’homme amoureux ! L’expiation du péché de chair ? Lou recule, et lentement commence à se rhabiller… Que sa souffrance doit être grande…

Mon silence est d’or, je n’ai pas pour habitude de dévoiler quoi que ce soit, sur qui que ce fut, et je ne mange pas de ce pain là, la souffrance n’est pas une habitude entre mes mains, je ne donne, ni ne prend de souffrances, je pense que la vie est déjà bien à même de nous offrir sa part de malheurs !

Ses yeux contemplent la pièce, où des objets divers rappellent ce qui vient d’être évoqué. La louve qui enfile ses cuissardes, assise sur le lit où elle avait tant apprécié l’échange, et où elle aurait préféré ne rien avoir fait, pour qu’il se se fasse pas de mal à cause d’elle…

L’expiation porte les noms qu’on lui veut donner, les paiements reçus déjà sont une souffrance, car ils effacent le bonheur d’un amour partagé !

Elle baisse les yeux, mêlant tristesse et incompréhension…

Je vais vous prier de venir à ma demeure, le prétexte sera de vous payer, vous aurez de quoi offrir à vos patrons des compensations d’un travail sans faille, et à chaque venue, ce que vous ferez sera de m’obéïr sans un mot, et vous ne percevrez vos gages, qu’en acceptant ce que je vous imposerais !

Elle noie ses yeux dans les siens…

Un médecin sera au rendez vous, et viendra vous soigner, pendant que vous resterez chez moi… Votre salaire sera le même que celui que je viens de vous donner, peut être plus, et si vous décidez de m’en dire plus, peut être saurais je vous aider à vous défaire de cette folie… Faites vous tout cela pour l’amour d’un homme ou d’une femme ? Je saurais comprendre cela, même si ça n’excuse pas la flagellation punitive que vous vous donnez !
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MessageSujet: Re: Plus on est de fous... [Lucrezia]   Sam 25 Jan - 23:44



Au moins elle ne crie pas et ne me livre pas. C’est déjà ça.

« Ce Dieu d’Amour a sacrifié et son fils et à mis à l’épreuve bien de ses ouailles tel Abraham. Pourquoi ne me demanderait-il pas ma part ? »

C’est pour moi une évidence.
Je la laisse se rhabiller et fais de même.
Elle a raison pour l’argent. Il efface ce moment de tendresse et c’est un soupçon de regret qui m’étreint le cœur.

Je le chasse rapidement pour en revenir à Juliet mais devant la tristesse de ses yeux, je ne puis m’empêcher de la rejoindre et de relever son menton d’un index replié

Je ne veux pas voir la peine troubler ses traits.  
D'un baiser sur ses lèvres sacrées, je scelle ce lien commun de respect attentionné.

Sa proposition retient toute mon attention.

Quoi qu’elle me demande j’accepterai car devant une telle somme d’argent, les propriétaires du manoir ne pourront plus se passer de mes services. Je pourrai faire presque ce que bon me semble et Juliet comprendra que pour elle je suis prêt à faire n’importe quoi.

D’ailleurs avec la part qui me revient de ce que j’ai gagné ce soir, je lui offrirai un superbe cadeau.
Quant à Françoise, elle verra de quel bois je me chauffe et ma vengeance pour l’humiliation qu’elle m’a faite subir sera incommensurable.

« Je viendrai quand vous le désirerez et j’obéirai. »

Le questionnement se dirige ensuite sur une question plus intime néanmoins compte tenu de l’enjeu, je n’hésite qu’une seconde avant de répondre.

« Les deux. Il s’agit d’une femme qui vit ici et de notre fils resté en Angleterre. Il me faut la ramener à la raison pour que nous puissions rentrer. »

Inutile de lui dire qu’elle ne comprend  pas l’importance de notre amour. Si elle n’ouvre pas les yeux, elle ratera complètement sa vie. Elle passera à côté de ce qu’a prévu l’Eternel ! Il faut qu’elle revienne à la raison.  J’ai tué son mari pour que nous puissions être unis. Dieu a guidé mon bras c’est bien la preuve qu’il bénit notre union non ? Sinon, jamais il n’aurait laissé le vieil homme mourir.

« Ne la jugez pas trop vite, elle n’a pas conscience de ses actes. »

Je ne veux pas qu’elle pense que Juliet est une mauvaise mère. Ce n’est pas le cas.
Le malin l’a détourné de la voie tracée par le très haut. Elle n’est qu’un pion manipulé par Satan.

Je me rhabille pareillement et la reconduit jusqu’à la porte.
Rajustant son habit, je fais en sorte que rien ne transparaisse de sa féminité, tel qu’elle semblait le souhaiter.
Enfin, avec un baise-main, je m’incline.

« Soyez assurée de ma discrétion et de ma totale volonté à vous satisfaire. Je vous remercie pour vos largesses et dès que vous le souhaiterez, je viendrai à l’endroit que vous nommerez. »

La porte est ouverte. La masculine est reconduite et moi je vais récupérer l’argent afin de le remettre aux maîtres. Dans les couloirs c’est l’excitation car Lucette a déjà montré combien elle avait reçu pour si peu de travail.
Peu m’importe. Je vais offrir mon pécule puis j’irai à la chapelle. Il est temps de donner mon offrande sanguine au très haut. Je ne saurais l’oublier. En ce jour, il m’a envoyé cet être qui je suis sûr m’aidera à reconquérir Juliet.

La vie est étrange par les chemins qu’elle nous contraint à prendre afin d’arriver aux fins du Seigneur.
Qu’il en soit ainsi.

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MessageSujet: Re: Plus on est de fous... [Lucrezia]   Dim 26 Jan - 16:27

Sa croyance, était hors limites… Pourquoi donc se jugeait il si, apte à décider ce que le très haut lui demanderait ! La discussion était intéressante, divisant les réponses à donner, par des pour et des contres qu’il aurait fallu détailler, mais le mal qu’il s’était affligé, il était trop tard pour le réparer…

Vous l’a-t-il seulement demandé ? Avez-vous entendu sa voix, cette voix divine qui impose le sacrifice ? Il a sacrifié son fils, mais c’est l’homme qui l’a condamné… C’est à cette terrible constatation que vous devez penser, jamais il n’aurait cru que l’homme réfute la grandeur et la toute puissance d’un père !

Les religions sont faites, pour octroyer au droit divin, la croyance qu’il manque à l’esprit des hommes… Sait il seulement, que l’homme souvent, à besoin de croire en quelque chose de grand, pour rejeter la faute, ou dire merci à celui qui serait responsable !

Abraham, à construit un autel près d’Hébron, ce afin de vénérer son Dieu et dont il a eu une vision… Il a fait une alliance, voire plusieurs avec celui-ci… Il sentait en lui le manque, celui de n’avoir pas de descendance, et forcément ses rêves se portaient sur ce détail grandissant en son cœur… Et en demandant, dans ses songes, de sacrifier chaque jour un peu plus, il est évident qu’en réalité, le seul but de ces actes, furent pour prouver au très haut, qu’Abraham croyait vraiement en son existence !

Il relève son menton, il baise ses lèvres d’une douceur presque inattendue, ne l’avait elle pas demandé ? Oui, mais pas sur elle… Ce geste était volontaire, et elle en fut troublée… Alors que les pétales se frôlaient encore, elle ne put que fermer les paupières pour en savourer l’instant, il était bien plus agréable de partager ces moments, que d’en prendre sans rien en retour… Elle relève son regard vers le sien et sourit tendrement.

Vous êtes un ange… Le très haut ne peut vous pardonner, si vous ne le faites vous-même !

Un jour, il comprendrait certainement, que rien ne vaut d’aimer, si l’on ne se respecte pas soi même. L’inviter à son service, chez elle, et pourquoi pas l’employer comme… comme quoi ? Il doit bien savoir faire autre chose que… Cependant, il le fait si bien, qu’il serait dommage de ne pas le garder à son service pour ce faire !

Il accepte sa première proposition, elle lui en fera certainement d’autres à leur prochaine rencontre… La brune se rhabille tout en contemplant ce beau jeune homme brisé de l’intérieur, qui cache un secret si lourd, que sa chair en est meurtrie.


Ainsi donc, l’enjeu est de taille… Une mère en fuite, un orphelin dans le cœur, éloigné de ceux qui l’ont engendré.. Une histoire triste, pour elle qui ne connu que son père, mais qui avait décidé pour vivre sa vie, de l’enfermer dans des murs saints de prières, où le mal pourtant y siégeait !

De quoi auriez vous besoin pour la convaincre ? D’argent ? La vie est cruelle, et sachez qu’un enfant qui grandit, se souvient plus du mal qu’il reçoit, que le bien qu’on lui fait !

Disait elle cela, en souvenir de sa propre expérience ? De toute façon, lorsque le mal est fait, il est difficile d’en changer !


Je ne juge personne… juste votre souffrance à vous sacrifier, sans qu’un Dieu ne vous l’ai demandé !


Le voilà qu’il s’incline en ajoutant un baise main, tout en ajustant sa tenue où masquée elle était apparue devant lui… Soulevant le loup qui cachait le haut de son minois, c’est elle cette fois qui vient embrasser Keith… Un aurevoir qu’elle espérait, plus qu’un adieu, afin de connaitre la fin de cette fabuleuse histoire. Avant de quitter la pièce, elle se penche sur la petite table, prenant une plume et notant sur un vélin l'adresse de chez elle, avant de le lui tendre...

Je vous attendrais chez moi, lorsque bon vous semble… Je paierais chaque déplacement que vous jugerez bon, mais.... prenez grand soin de vous…

Sortant, raccompagnée comme il se doit par ce gentilhomme prisonnier de bien des émotions, et sous l’emprise d’un espoir de résurrection, elle sort, quittant le manoir, cette fois encore, ayant découvert à quel point chacun est unique en soi. Une particularité, qui rend tout ce monde si… Elle lève les yeux en contemplant le ciel, alors qu’elle va monter sur son cheval, et pense « Nannn vous ne pouvez pas lui avoir demandé tout cela ! Sinon, à moi vous m’auriez demandé pire, n’est ce pas ? »

La brune secoue la tête, comme pour revenir à la réalité, et elle donne son coup de botte pour faire démarrer sa monture, et aussitôt, la voilà sur la route du retour, se dirigeant vers son petit chez elle, bien plus confortable que le grand chez Jeanne, où son époux l’avait souvent ennuyée.
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