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 Attraction et amitié. [PV. Léo]

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MessageSujet: Attraction et amitié. [PV. Léo]   Mar 18 Déc - 17:36

Attraction et amitié.
20h45.


Ce n’était qu’un énième jour dans ce manoir, dans cet univers que je haïssais de toutes mes forces, parce que cela m’obligeait à offrir mes courbes sans que je ne puisse me révolter contre cela. J’avais bien essayé, mais cela ne m’avait rien apporté de probant, si ce n’était ces brimades, ces punitions… et même à ce jour, j’avais parfaitement conscience que ces habitudes que j’avais d’éviter certains hommes, ou bien encore d’user de subterfuges pour ne point subir ces choses que je redoutais par pure crainte d’une douleur trop poignante, ou bien encore par manque de confiance… J’imagine que tout rejoignait une peur sourde et bien trop présente, alors que je déambulais sous cette robe légère que je portais pour le temps du repas, tout en ayant l’absolue certitude d’une soirée toute autre comparée à tant d’autres, bien que j’avais déjà eu des instants brûlants un peu plus tôt. Inconvénient plus qu’évident de commencer à travailler lorsque sonne dix-sept heures. Mais la suite m’offrait une sortie, une excuse bien meilleure que toutes celles que j’aurais pu offrir à ces clients que je ne désirais pas satisfaire… Je craignais d’ailleurs l’instant où les Boldwin y trouveraient quelque chose à y redire, car je n’avais aucune envie de régresser, de redevenir une apprentie, et ce même si je détestais cette vie. Car une ribaude était toujours mieux lotie, et avait une chance de s’échapper si elle accumulait suffisamment d’argent, ce que je comptais bel et bien faire. Même si je n’avais pas encore demandé le prix de mon contrat, peut-être tout simplement parce que je craignais d’en connaître le tarif, et de faire le calcul de ces instants qu’il me faudrait ‘offrir’ pour avoir suffisamment d'argent.

M’échappant bientôt, je pris la direction de la chambre qui semblait vous aspirer dans un univers que je ne connaissais en rien dans sa pleine réalité. La chaleur devait y être étouffante, quand je trouvais déjà que la France pouvait l’être. La Russie me manquait, la sonorité de ma langue maternelle également, mais surtout et sûrement parce qu’elle était le reflet d’une autre vie. Ainsi, poussant la porte pour pénétrer dans ce lieu que je savais réservé par Léo pour la nuit, je me permis de le redécouvrir, d’apprécier les draperies, les tentures, et ce lit dans lequel je ne me sentais pas obligée de me dévêtir. Car c’était le plaisir qu’il m’offrait… un instant rien qu’à nous, pour profiter de l’autre en toute amitié. Il payait pourtant, participant pour ainsi dire à ma libération, alors qu’il était de ceux qui escortaient les filles comme moi jusqu’aux demeures de riches clients l’ayant demandé. Mais il existait cet accord tacite, celui qui nous retenait d’aller trop loin, de dépasser la frontière certaine de l’amitié, pour ne pas l’entacher d’autre chose.

21h.
J’avançais dans cette pièce tout en y repensant, délassant ma lourde chevelure blonde qui retomba sur mes épaules, avant de me laisser tomber sur le lit à la renverse comme une enfant. Plaisir rare que je m’offrais lorsqu’il n’y avait personne pour me regarder, alors que le tissu dévoilait traitreusement mes jambes sans que je n’y fasse attention. J’étais à cette seconde parfaitement inconsciente que j’avais toujours eu cette sensualité à fleur de peau qu’exhalait, comme la senteur d’une fleur, tout mon être. Et certainement pas dans un instant d’abandon comme celui-ci, mes prunelles flânant avec le plafond décoré comme dans ces pays dont j’ignorais tout. Ce fut à cette seconde que la poignée fit entendre son cliquetis familier, attirant mon attention, mais je restais encore quelques secondes ainsi, il ne m’en voudrait pas, je le savais. Puis j’ai basculé sur le côté, laissant l’une de mes jambes recouvrir la première, quelques mèches blondes retomber sur mes traits. Mèches que j’ai repoussées d’une main, tout en lui offrant un sourire. J’étais heureuse de le retrouver pour l’une de ces soirées, car ce n’était nul autre que Léo. Il se tenait là, son menton volontaire, son regard perçant et sa sombre chevelure… il y avait toujours eu cette étrange attirance, depuis que j’ai compris qu’il n’avait pas envie d’être un simple client, qu’il n’avait pas aimé ce que l’on m’avait fait, qu’il désirait me protéger et que j'apprenais à le connaître. Peut-être justement parce qu’il ne voulait pas ce que les autres voulaient, mais… peut-être aussi parce qu’il était séduisant, je sentais cette tension entre nous. Cette attraction qui se dessinait dans la pièce où nous nous retrouvions seuls, sous une certaine proximité.

« Bonsoir Monsieur Braviel, comment allez-vous en cette douce soirée ? » lui demandais-je, taquine, avant que mes lèvres s’étirent sous un nouveau sourire et que je me redresse enfin.
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MessageSujet: Re: Attraction et amitié. [PV. Léo]   Mer 19 Déc - 15:29

Voilà une bonne chose de faite, enfin l’heure sonnait la fin de ma journée signe de liberté. Celle de pouvoir faire ce que j’avais envie, tout en prenant mon temps, appréciant chaque seconde de cette liberté comme les dernières. De plus, je n’avais pas à travailler demain, ou du moins je n’étais en « mission » d’escorte, ce qui signifiait que je pouvais déambuler dans le manoir, faire ce que j’avais envie et intervenir si besoin. Oui le seul truc embêtant était le fait qu’il fallait que je reste à une certaine proximité du manoir, de telle façon à ce que je puisse répondre présent si Lady Bolwin venait à me demander pour n’importe quel service… Mais bon j’en avais connu des métiers plus difficiles, mais aussi des situations dans lesquelles la mort semble être la meilleure voie à prendre… Autant dire que pour moi ce métier restait une banalité, certes certaines journées étaient plus longues que d’autres, mais je n’avais pas à me plaindre. Au moins ici j’avais mon petit confort et je me sentais plus en sécurité.

Ce soir, j’aurais pu allé sur Paris, assister à l’une de ces pièces de théâtre dont les habitants de la ville raffolaient. Mais au lieu de cela, j’avais prévu autre chose. Ou du moins j’avais une habitude depuis quelques moi mois maintenant. Toutes les deux ou trois semaines, je réservais une chambre essayant de changer chaque fois et je faisais appel à Katya. Cette jolie petite blonde russe pour qui j’éprouvais énormément d’affection. Dès son arrivé, je fus très attiré par elle, l’envie de l’avoir pour moi était telle que j’étais prêt à mettre la somme demandée pour passer juste une nuit avec. Mais au lieu de ça, j’appris énormément sur son histoire et notamment ce qui se passa à son arrivée… Mon envie s’était transformée en pitié, j’avais comme le besoin de prendre soin d’elle, d’essayer de la sortir de son « enfer » juste quelques heures, lui montrer qu’elle pouvait avoir confiance en une personne dans ce manoir, avec qui elle n’avait pas à craindre quoique ce soit.

J’étais parvenu à mes fins et il m’avait fallu du temps pour y arriver. Mais aujourd’hui, c’était comme une petite sœur pour moi. Elle était beaucoup plus jeune que moi et ne connaissait pas vraiment la France, je m’efforçais de l’aider dans ce domaine afin qu’elle puisse mieux s’intégrer ici. Et puis j’étais au courant du fait qu’elle voulait partir du manoir, je ne connaissais pas la somme exacte, mais je savais que généralement elle était assez importante, pour garder les filles quelques années avant qu’elles ne puissent espérer partir. En faisant appel à Katya, je lui permettais de gagner un peu plus d’argent chaque fois et sans éveiller les soupçons sur moi. Sinon autant lui payer son bon de sortie et risque gros par la suite. C’était tout ce que je pouvais faire pour elle, pour mon plus grand regret… Mais l’heure n’était plus à réfléchir, 21 heures étaient passées et je me trouvais juste en face de la porte, avant d’entrer dans cette espace représentant un monde éloigné de la France, dont je ne connaissais rien.

Ca peu aller, un peu tendu. J’ai eu affaire un type assez lourdingue avec une de ces nouvelles et je dois dire que sa correction eut don de me rendre tendu, mais bon ce n’est pas très important. Et vous comment allez-vous ma chère ? Toujours aussi aguichante à ce que je vois

Dis-je en souriant avant de prendre place sur le lit, prenant soin d’ôter ma veste. J’avais remarqué sa position, cette robe si légère qu’elle portait à merveille, et ces jambes fines à la peau qui semblait si douce… Cette fille avait don d’allumer en moi une petite flamme et ce serait mentir si je disais que là je n’avais pas envie de lui sauter dessus et de lui faire l’amour. Malheureusement je me devais de cacher cela et de respecter tout ce que je représentais pour elle…
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