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 Un contre-temps fort en émotions [Abel]

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Delilah G. Andov
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MessageSujet: Un contre-temps fort en émotions [Abel]   Ven 23 Nov - 17:30

Les lèvres délicieusement écarlates, comme seules les lèvres des prostituées peuvent l’être, et un trait de Khôl au dessus de la rangée supérieure des cils, Delilah s’observe dans la glace de sa coiffeuse, appréciatrice malgré les quelques larmes qui viennent à ses yeux. Tristesse passagère ? Que nenni ! La Délicieuse ne trouve rien à redire sur la qualité de vie qu’elle mène au manoir. Oui elle écarte les cuisses et alors ? La brunette y trouve son compte… et ne fait pas que cela. Êtes vous donc si sot pour songer qu’une prostituée ne se servait qu’aux besognes de l’amour ? C’est bien évidemment ce qui occupe la majorité de leur temps mais leur travail premier est de satisfaire toutes les attentes de la clientèle. Et si certains ne viennent que pour les corps entremêlés dans les draps, d’autres préfèrent voir les demoiselles de prestiges pour le plaisir des intelligentes conversations de certaines. Ou pour d’autres capacités qu’elles ont, comme Delilah, qui joue d’instruments de musique ou qui, pour les moins lettrés, fait des lectures de poésies. Bref, si la brunette pleure, c’est simplement parce que sa main vient de riper, envoyant ainsi un coup de pinceau, heureusement propre, dans son œil, ce qui est loin d’être agréable.

Se reprenant, la jeune femme poudre ses joues dans un ton rosé, avant de quitter sa coquette chambre pour rejoindre le grand hall où les clients attendent. Se renseignant, la demoiselle apprend que l’homme avec qui elle a rendez-vous l’attend dehors. Ne sachant pas combien de temps ils vont y rester, Delilah remonte à l’étage des chambres du personnel pour enfiler sur ses épaules un vêtement un peu plus chaud, en fourrure, qui la protège du froid bien plus que ne le fait la robe qu’elle porte, ainsi qu’une fourrure pour protéger ses doigts. Enfin prête, la Délicieuse quitte de nouveau sa chambre et verrouille la porte avant d’avancer vers les escaliers qu’elle descend avec grâce, passant devant les chambre en se dirigeant vers le hall, qu’elle pense traverser bientôt en souriant à quelques clients qui attendent leur demoiselle. Sont-ils là depuis longtemps ? Mais Delilah n'arrive pas jusqu'à l'entrée de la bâtisse, et pour cause : un client l'arrête alors qu'elle passe devant une chambre, en l’attrapant par le poignet, l’air on ne peut plus agacé et avant même qu’il ne parle, la demoiselle songe que la fille qu’il attend le fait attendre depuis un long moment. Et effectivement, l’homme assez bourru confirme bien vite ces soupçons et entraîne Delilah à sa suite en la tenant toujours par le poignet alors qu’elle tente de lui faire entendre raison, disant qu’elle est attendue et vaux bien plus que la somme qu’il a déboursé pour Adélaïde, une petite apprentie arrivée une semaine plus tôt. La brunette a beau dire, l’homme ferme la porte et la balance sur le lit sans aucun ménagement, avant de se jeter sur elle pour faire ce qu’il a à faire. Et l’instant fut parfaitement horrible pour la brunette.

L’homme est sale et sent la crasse à plein nez, ce qui incommode la jeune femme. D’ordinaire, sa clientèle était d’une nature plus aisée et de fait, plus propre. Cela faisait bien longtemps que la pauvrette n’avait pas écarté les cuisses pour un homme aussi répugnant que celui qui se présentait à elle, s’amusant de son corps malgré ses protestations… et ses larmes ! Oui, Delilah, l’une des filles les plus fortes du manoir, moralement, se laisse aller à pleurer devant ce client. Cela n’était arrivé qu’une fois auparavant, quand un autre client l’avait menacé de nuire sa réputation. Lorsque la brunette pleurait, ce n’était jamais devant la clientèle et toujours très rarement. Mais là… Tant de souvenirs assaillent son esprit. Le rapport n’est pas normal. D’ordinaire elle s’offre à ses clients, celui-ci s’amuse d’elle contre son grès alors qu’un autre homme l’attend. Celui-ci se fiche de ses suppliques où de ce qu’elle pout ressentir. Bien sûr, la Délicieuse avait souvent à faire avec des hommes désireux de dominer, voire de faire mal, mais cette fois c’est bien différent de tout ce qu’elle a déjà pût vivre au manoir.

L’homme, satisfait, abandonne la jeune femme en larme, la robe déchirée en quelques endroits. La demoiselle devrait sortir et rejoindre le client qui l’attend encore dehors. Mais elle ne peut pas. Pas tout de suite. D’abord elle doit se ressaisir et se changer. Non, juste se ressaisir. Ensuite elle lui présente des excuses et le laisse s’installer le temps d’aller se changer et se refaire une beauté. Delilah essuie ses larmes et sort donc, comme un automate, traversant le hall sous quelques murmures. Certains pensent que la brunette pense à travailler dans cet accoutrement, avec ses cheveux défaits... Que nenni ! L’ancienne noble est bien au courant de l’importance de l’être et du paraître.

Sortant, la Délicieuse se dirige vers les jardins et aperçoit Abel, qu’elle sait être un client du manoir bien qu’elle n‘ai pas encore eut le plaisir de s’occuper de lui, ce qui vaux à l’homme d’être gratifié du plus charmant sourire dont la demoiselle est capable en cet instant, accompagné d’un « Et bien, je dois dire que je commençais à désespérer que vous demandiez après moi… Je craignais de n’être pas suffisamment jolie pour m’attirer votre attention». Taquinerie, pour mettre à l’aise et installer une certaine relation entre elle et ce nouveau client, quelque chose de positif. Puisqu’elle ne fait là que de sincères compliments.

«- Vous me voyez navrée de mon retard, j’ai eut quelques ennuis. Voulez-vous rester ici ou préférez-vous que nous montions ? Vous pourriez vous installer pendant que j’enfilerai un vêtement plus convenable. Je voulais simplement venir vous trouver pour que vous sachiez que je ne vous oubliais pas, afin que vous ne décidiez pas de partir ou de… Enfin… Voilà.»

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MessageSujet: Re: Un contre-temps fort en émotions [Abel]   Sam 8 Déc - 10:34

Pour cette nuit, pas de compromis, J'avais décidé de m'offrir une délicieuse. Je n'avais pas envie de jouer à tenter de renverser une jeune demoiselle dans ma couche. J'avais envie de m'offrir les services d'une professionnelle dont je pourrais user comme bon me semblait. Oui ce n'est pas très charitable mais on a tous nos fantasmes et vous devez bien vous doutez qu'un prêtre qui pratique quotidiennement la bagatelle en a de sacrés ! Bref, j’avais envie d'une femme, d'une magnifique femme qui ferait tout pour me donner du plaisir. Hors la réputation des filles du manoir n'était plus à faire. D'ailleurs, je me rappelle très bien de ma nuit passée en compagnie d'Astrée. Quelle nuit magnifique et quelle délicieuse... délicieuse ! Je ne pouvais que vouloir réitérer l'expérience.

Appréciant de changer de partenaire, et oui il faut bien tout tester, je demandais conseils et avis d'autres clients du manoir et plusieurs me citèrent une dénommée Delilah. Un prénom qui présageait tous les délices du Paradis. du moins, je l'espérais. La description n'était guère utile, toutes les femmes étaient sublimes en ces lieux. Bon d'accord, je tendis l'oreille quand ses heureux clients m'en firent la description et je voyais qu'elle correspondait tout à fait à mes canons de beauté. Je faisais donc ma demande auprès de madame Hooper. Celle-ci préviendrait la demoiselle en question.

J'attendais donc patiemment dans les jardins. Oui, je n'avais guère envie de me mêler aux autres clients pour une fois. Sans compter que je commençais à me lasser des perpétuelles réflexions concernant ma tenue et mon statut de prêtre. Est-ce que j'allais leur demander s'ils étaient banquiers, gardes, tailleurs, prévôt... Non, je leur fichais une paix royale et j'estimais y avoir droit aussi. Après tout, on venait tous là dans le même but. Alors ça ne servait à rien d'aller chercher des poux aux autres que chacun profite de ce qui nous était offert en ces lieux et la vie serait parfaite.

Je faisais les cent pas dans les jardins du manoir et j'avoue que je commençais à trouver le temps long. D'habitude, les filles étaient ponctuelles en particulier les délicieuses. Lady Boldwin était très à cheval sur ce fait. Les clients n'appréciaient pas d'attendre et j'avoue que moi-même je n'étais pas d'une grande patience. Je continuais à marcher dans les allées et j'avoue que ma frustration augmentait tout comme mon énervement. Mais qu'est-ce qu'elle pouvait bien faire cette fille ? J'espère qu'elle avait une bonne excuse !

Mais enfin une voix douce et délicate se fit entendre à mes oreilles. Musique douce et délicate et qui apaisait quelque peu mon impatience. J'affichais un sourire sur mon visage en regardant enfin celle avec qui j'allais passer la nuit. Elle était effectivement fort belle et tout à fait à mon goût. Néanmoins je m'étonnais de sa tenue pas vraiment en accord avec ce qu'était une délicieuse. Je haussais un sourcil.


"Eh bien comme vous pouvez le voir, je suis encore là. Mais je dois bien avouer que je me posais quelques questions. Je suis ravi de voir que vous ne m'avez pas oublier."

Je l'inspectais un peu mieux. Le terme d'"ennuis" me revint en mémoire. Quels ennuis avait-elle donc pu rencontrer dans ce manoir ? Un client indélicat peut-être ? Cela était possible. Certains étaient du genre brutaux. J'avoue que des fois j'étais un peu brusque mais jamais je ne faisais de mal aux filles. Je m'approchais d'elle et posait délicatement ma main sur sa joue.

"Que vous ait-il donc arrivé ma chère ? - Je la scrutais un instant avant de reprendre - Inutile de rester là en tout cas. Vous risquez de pendre la mort. Nous serons plus à l'aise au chaud. Je vous suis donc miss... Andov c'est cela n'est-ce pas ? Je vous suis donc demoiselle."

Oui, j'essayais d'être respectueux. Après tout ce n'était pas parce qu'il s'agissait de prostituées qu'il fallait les traiter comme des moins que rien. Bien au contraire. En tout cas, si je me permettais des mots vulgaires, ce n'était que dans le cadre des plaisirs de la chair et pas ailleurs.

Je la laissais donc reprendre la direction du manoir. Même si je connaissais les lieux peut-être avait-elle une chambre attitrée dont je n'avais pas connaissance. C'était parfois le cas pour les délicieuses. Autant donc la laisser me guider surtout que cela me permettait d'avoir une jolie vue sur son fessier et ses reins.
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Delilah G. Andov
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MessageSujet: Re: Un contre-temps fort en émotions [Abel]   Jeu 20 Déc - 0:30

La poitrine soulevée par une douce respiration, Delilah attends une réaction du fantasme sur patte avec qui elle a rendez-vous ce soir. Nombre de fois, les filles du manoir lui ont vanté les mérites de cet homme. Et nombre de fois, la jeune ancienne noble a espéré, en vain, être choisit pour passer une nuit en sa compagnie. Et maintenant qu’elle en avait la possibilité, voilà qu’elle lui apparaissait tardivement et débraillée. Cruel manque de veine. Si la jeune demoiselle n’était pas si fière, si noble, si altière, si… Délicieuse, elle en pleurerait sûrement, humiliée, dans ce jardin. Mais non. Elle avait gardé ses larmes pour les draps de la chambre de son bourreau. Elle avait gardé ses cris pour son âme, qu’on venait de lui déchirer un tantinet davantage.

Une question. Un outrage. Delilah a envie d’éclater en sanglot, de hurler sa vérité. De parler de ce client et de tout ce que ses actes viennent de faire remonter en elle. Parler d’Eric, laisser exploser ses années et des années de souffrances muettes, de cachoteries facétieuses, de hurlements intérieurs et d’injustices. Dire à ce prêtre tout ce qu’elle a si peu souvent dévoilé à d’autre, tout ce qu’elle a toujours gardé pour elle, comme si cela était une tare. Mais, malgré ces envies, la brunette garde le silence, visiblement pensive.

Sortant de ses rêveries lorsque le prêtre lui demande de rentrer au manoir, la demoiselle s’exécute et se dirige donc vers l’immense bâtisse, passant devant l’homme en se déplaçant gracieusement, le pas léger comme celui des ballerines. Traversant le grand hall en retrouvant les regards des clients, Delilah presse le pas pour gagner l’étage plus vivement. Là, elle se sent plus sereine, plus tranquille. Et déambulant dans les couloirs, elle conduit Abel jusqu’à sa chambre. Il y a beaucoup de monde ce soir au manoir, alors bien des chambres sont réservés. De fait, les Délicieuses ont pour consignes de libérer les chambres aux profits de leurs cadettes qui n’ont par le privilège d’avoir une pièce personnelle.

Faisant entrer l’homme dans sa petite, mais jolie, chambre, l’ancienne noble lui propose un fauteuil dans lequel s’asseoir avant de disparaitre derrière un paravent qu’elle avait fait livrer quelques semaines plus tôt, pour sa décoration. Voilà qui se révélait utile aujourd’hui. Laissant choir sa robe sur le sol dans un bruit mât, la brunette s’empresse de se glisser dans une soierie bleuté à la couleur obscure d’une claire nuit d’été avant de reparaître devant Monsieur de Montfort. Désirable, tentatrice, la demoiselle lui adresse son sourire le plus séduisant. Il est mutin, joueur… faussement innocent, sur des lèvres trop charnues pour être sincères.

S’approchant du prêtre, la délicieuse marche toujours gracieusement, presque féline. Comme une lionne qui traquerai sa proie. Ne jamais se fier aux apparences, car malgré cette démarche assurée, Delilah est loin d’être la personne dominante de cette pièce. Sa compétence, c’est l’excellence et, désireuse de satisfaire Abel, la brunette attend les requêtes de l’homme, s’amusant à essayer de les deviner avant qu’il ne parle. Toute dévoué à son métier, au service du pêcher de chair, la délicieuse succube parisienne laisse ses yeux de biches charmer, d’une œillade enflammée, cet homme venu spécialement pour elle, pour goûter à ses plaisirs, à la douceur de sa peau, la chaleur de ses mains, l’expérience de sa passion et le murmure suave de ses propos au creux d’une oreille.

Charmante et charmée, la prêtresse du vice exécute un tour sur elle-même, non sans lenteur, pour laisser à Abel de Montfort le loisir de l’observer sous chacune de ses coutures. Ses formes tentatrices le séduisent elles ? N’a-t-il point envie de dévorer de baisers enflammés, cette gorge délicate, offerte ? La demoiselle se laisse observer encore, droite et splendide, adoptant une posture gracieuse et tentatrice, la cambrure de la croupe accentuée. Les cours de maintient reçut dans sa jeunesse avaient été d’une grande aide dans sa vie au manoir, pour prouver qu’elle avait tout d’une femme classieuse, gracieuse, pleine de charme et de savoir vivre.

«- Je vous écoute, très cher Monsieur de Montfort. Je suis toute à vous et je brûle d’envie de combler chacun de vos désirs… N’hésitez donc pas à parler, à ordonner, à me faire part de vos envies les plus inavouables. Je saurai être l’oreille compréhensive dont vous avez besoin pour être entendu et la femme qu’il vous est nécessaire pour être exaucé.» vient elle susurrer, taquine et invitante, au creux de l’oreille du prêtre, qu’elle ne cesse de considérer comme n’importe quel autre client, nullement choquée de voir un homme comme lui traîner dans un lieu aussi débauché que le manoir. Après tout, chacun ses secrets, chacun son petit jardin. Et une chose si délicieuse ne peut décemment pas être mauvaise, alors à quoi bon la condamner ?

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MessageSujet: Re: Un contre-temps fort en émotions [Abel]   Dim 20 Jan - 13:45

Je suivais mon hôtesse pour la soirée. Que dis-je ? Pour la nuit. Je comptais bien rester jusque le plus tard que je le pouvais et je maudissais déjà la première messe que je devrais faire, bien trop tôt à mon goût. Les escaliers furent bien vite gravis et je ne quittais point sa délicieuse croupe des yeux. Que voilà de quoi me mettre en appétit bien que le reste de sa personne n'avait rien à envier ses deux jolies rondeurs. Elle était superbe des pieds à la tête. Une délicieuse qui portait fort bien son titre. Certes lady Boldwin ne se basait pas uniquement sur le physique pour faire passer une de ses filles comme délicieuse mais quand même. Ses talents seraient surement à la hauteur de sa beauté.

Elle me mena à sa chambre. Les autres devaient toutes être prises. J'en étais presque flatté. Je me posa dans le fauteuil qu'elle m'avait désigné et j'attendis patiemment son retour. Je ne pouvais m'empêcher d'afficher un sourire un peu carnassier en entendant la robe tomber au sol. J'aurai peut-être dû lui demander de se changer devant moi. Mais bon, j'avais bien vu qu'elle était troublée en venant me chercher dans le jardin bien qu'elle ne présenta plus rien une fois arrivée dans sa chambre.

Elle reparut devant moi, magnifique, dans sa tenue de soie. Elle m'apparaissait comme l'une de ses déesses païennes de l'Antiquité. Aphrodite très probablement. Elle était charmante et charmeuse aussi. Comme toute bonne professionnelle du plaisir, elle avançait vers moi, cherchant à m'exciter, à se faire désirer. Il y arrivait fort bien d'ailleurs. Je n'étais qu'un homme et un homme soumis au pêché de chair qui plus est. elle se rapprocha encore venant murmurer de doux mots à mon oreille. Je souris de plus belle. Mais un petit coin de ma tête n'oubliait pas sa tenue et son visage dans les jardins. Quelque chose lui était arrivé, j'en étais certain. Mon sourire se fit alors plus doux.


"Appelez moi mon père comme tout le monde. Je ne suis pas un adepte de monsieur de Montfort."

Il y avait deux raisons majeures à cette demande bien que je n'en parle jamais. D'abord parce que c'était du pur fantasme. Cela avait un petit côté pervers que j'appréciais. Ensuite et peut-être plus que tout cela me ramenait à ma chère famille pour laquelle, je n'avais qu'un attachement relatif. Monsieur de Montfort, c'était mon frère aîné, celui qui avait eu le droit de faire sa vie comme il le voulait. Celui qui hériterait de tout et du titre de notre père. On m'avait obligé à devenir prêtre autant user du titre jusqu'au bout. Peu importait les circonstances.

Je me levais et la conviais à me suivre jusqu'au lit. D'un geste de la main je l'invitais à s'asseoir. Pour ma part, j'allais jusqu'à la table de nuit où je déposais une bourse plus que rondelette.


"Voici pour vos services demoiselle. La somme comprend la nuit complète et quelques deniers de plus en cas de demandes particulières. Il est difficile parfois de savoir ce qui peut se passer. Si jamais la somme ne suffisait pas, j'ai encore de quoi en rajouter. Si je suis satisfait, je me ferais une joie d'arrondir encore cette bourse à titre de pourboire pour vos efforts."

En général, les filles, et maintenant garçons du manoir, savaient que j'étais bien loin d'être un client avare qui déboursait le strict minimum. Je voyais plutôt large question salaire et pourboires. Cela me valait d'être d'autant plus apprécier au sein du manoir. Et puis, je ne pensais pas être le client le plus difficile à satisfaire. Oui, je me lançais des fleurs mais qui ne le faisait pas de temps à autre. Je vins alors m'asseoir à ses côtés mais je ne faisais aucun geste vers elle.

"Vous m'avez demandé ce que je souhaitais de votre personne. Ma demande risque de quelques peu vous étonnez - Je fis une pause de quelques secondes, laissant planer le doute - Que vous est-il donc arrivé tout à l'heure, avant de venir me retrouver ? J'ai senti votre trouble."

J'étais un homme appréciant le sexe. Un prêtre qui n'avait guère que le titre mais, bizarrement, j'aimais aussi écouter les gens et parfois les aider. Etait-ce pour laver un peu ma conscience de défroqué ? Je ne le saurais surement jamais. Mais si cette demoiselle avait besoin de s'épancher, au diable ma nuit, je l'écouterais et l'aiderais autant que je le pourrais. Même l'expression de mon visage avait changé. Je me montrais doux et attentif. On pouvait me prendre pour un vrai prêtre, prêt à entendre la jeune femme en confession.

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Delilah G. Andov
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MessageSujet: Re: Un contre-temps fort en émotions [Abel]   Dim 20 Jan - 16:35

«- Il sera fait selon votre désir, mon père. »

Et un sourire éclaire alors le visage de la jeune femme. La mention du rang religieux de son visiteur ajoute une touche d’érotisme, de perversité supplémentaire, au prélude de leurs ébats et à la rencontre en elle-même. Séduite par cette idée, par ce jeu anticatholique au possible, Delilah ne peut retenir un léger frémissement. Une espèce d’avance sur le plaisir qu’elle aura bientôt à satisfaire le prêtre venu la voir et qui avançait maintenant vers le lit en lui faisant signe de le suivre.

Connaissez-vous l’effet que les grandes robes des dames élégantes d’autrefois font sur l’herbe, pour les pique-niques ? Avez-vous déjà vu ce cercle qu’elles dessinent autour de leurs porteuses installées dans l’herbe par de chaudes après-midi d’été ? En s’asseyant sur le lit, comme l’y conviait Monsieur de Monfort, c’est l’effet que la délicieuse donne à l’arrière de sa robe, qui fait alors comme une auréole autour de sa silhouette. Un cercle parfait, si ce n’est que le devant de la robe était plus court que l’arrière.

Le prêtre dépose sur la table de chevet un petit sac sombre, contenant les Louis nécessaires pour passer une agréable nuit d’amour en compagnie de la délicieuse qui n’attend plus maintenant que le moment de combler tout les désirs de l’homme de foie, d’autant que la promesse d’un pourboire est plutôt alléchante. Bien que, à vrai dire, même sans cela, la brunette aurait cherché à combler tout à fait son client. Sa devise n’est elle pas, après tout, « ma compétence, c’est l’excellence » ? Si, c’est ce qu’elle se répète chaque matin en se levant et à chaque fois qu’un client se présente à elle pour quelques instants « volés » au monde. Ce n’était pas l’importance d’un pourboire qui allait remettre en question l’attention qu’elle offrait à un client, jamais !

Le prêtre la rejoint sans toutefois la toucher et Delilah songe qu’il l’observe simplement avant de faire quoique ce soit. Et puis finalement, il ouvre les lèvres. D’abord, la délicieuse s’attend à ce qu’il formule la première – pardon, la seconde – de ses exigences – la première étant d’être appelé mon père – mais… il n’en fait rien. Au lieu de cela, il questionne l’ancienne noble sur sa mésaventure d’un peu plus tôt, ayant constaté sa détresse à son arrivée auprès de lui. Les joues rougissantes, la catin se sent comme prise au piège de cette requête et de son professionnalisme.

«- Vous me mettez dans une position pour le moins délicate, je dois bien vous l’avouer. Car je ne peux dire de mal de la clientèle du manoir monsieur, vous-même n’aimeriez, je présume, pas que je porte atteinte à votre intégrité… D’un autre côté, je ne peux me permettre de ne pas satisfaire à votre désir. Comprenez que la position dans laquelle je me trouve alors est fort incommodante, je… Disons simplement que j’ai eu un imprévu qui m’a rappelé à de douloureux souvenirs. Mais je ne peux vous satisfaire davantage, j’en suis navrée. Aussi mon père, je vous pris d’oublier ce souhait, si cela vous est possible et de reporter votre attention sur le but premier de votre visite. Je suis certaine que vos motifs premiers étaient bien plus agréable que mes tracas.» répondit-elle finalement

La jeune femme choisit ses mots, espérant présenter la chose suffisamment clairement pour que le prêtre n’insiste pas. Parler lui ferait peut-être du bien, mais elle ne peut le faire en présence d’un client, ce serait violer toutes ses règles et mettre en danger son rang au sein du manoir. Si les Boldwin venaient à apprendre que la jeune femme crachait sur le dos de la clientèle… La brunette sait pertinemment qu’ils la rétrograderaient alors sur le champ au rang de ribaude. Et c’était hors de question. Son rôle de délicieuse, la belle l’avait mérité, ce n’était pas pour le perdre maintenant, pas si bêtement. Ce serait folie de parler de cela avec le prêtre. Aussi la fille de joie espère que ce dernier va changer d’idée pour en revenir aux premières idées de sa visite. Ce serait bien mieux pour elle. Et au fond, plus agréable pour tout deux. Quand aux mots « ont a abusé de moi, contre mon gré, alors que je venais vous chercher », ils étaient tout simplement trop compliqués à prononcer.

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MessageSujet: Re: Un contre-temps fort en émotions [Abel]   Lun 21 Jan - 14:09

La demoiselle ne sembla pas vouloir s'épancher. C'est tout à son honneur de faire passer son travail avant toute autre considération. Je n'étais pas forcément d'accord avec sa façon de faire mais je ne tenais pas à la brusquer. Je laissais passer le "monsieur" dont-elle me gratifia. Tant pis, je ferais avec. Je comprenais sa position mais je ne pouvais m'empêcher de faire valoir qui j'étais.

"Vous savez ma chère, je ne me fais guère d'illusions sur ce qu'on peut dire de moi. Un prêtre pervers soumis aux plaisirs de la chair. J'assume. C'est ce que je suis. Je n'ai pas choisit d'être prêtre. On m'a un peu obligé à suivre cette voie. Je n'ai pas la vocation. Cela ne m'empêche pas de savoir écouter. Et même si je m'adonne bien volontiers aux plaisirs de la luxure, je n'ai jamais, au grand jamais, répété quoi que ce soit qui est pu m'être confié.

Je fis une pause. C'était étrange. C'était la première fois que je me confiais ainsi. Si les gens se confiaient à moi, l'inverse n'avait jamais eu lieu. Mais cela ne me dérangeait pas de le lui dire. Je prenais délicatement sa main et plongeait mon regard dans le sien.

"Je ne vais vous forcer à rien. Si vous ne souhaitez rien me dire, libre à vous. Après tout, je ne suis qu'un client pour vous en cet instant. Mais si un jour vous souhaitez parler, je serais toujours prêt à vous écouter et je puis vous jurer que personne ne saura jamais ce que vous aurez pu me confier, ni vos patrons, ni vos collègues, ni personne. La plupart des gens considèrent que je n'ai pas d'honneur. Libre à eux de le croire pourtant si j'ai trahi mon sacerdoce, j'ai mon code à moi et garder les secrets des personnes qui se confient à moi en est un. Libre à vous de parler ce soir. Je saurais vous écouter."

Je la laissais réfléchir. Peut-être changerait-elle d'avis ? Peut-être ce soir ? Peut-être un autre jour mais au moins elle saurait qu'il y une oreille attentive dans Paris qui sera là si un jour elle a besoin de s'épancher. A elle de faire ses choix.
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Delilah G. Andov
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MessageSujet: Re: Un contre-temps fort en émotions [Abel]   Mar 22 Jan - 23:53

La pauvre Délicieuse a actuellement l’impression d’être piégée comme un rat dans une souricière. Elle ne peut, à la fois, satisfaire la requête du religieux et préserver l’intégrité d’un client, tout manant manquant d’éducation et brusque qu’il est. Delilah a beau retourner le problème dans sa tête, il lui est impossible de trouver une solution au souci qui vient de se présenter à elle. Cependant, après quelques minutes de longues réflexions, la demoiselle trouva que répondre à son interlocuteur.

«- Mon père, comprenez bien que je ne remet nullement en cause votre capacité d’écoute, ni celle que vous avez à garder un secret. Seulement, je ne peux répondre à vos interrogations. Que vous soyez pervers et prêtre à la foi ne change rien à cette affaire. Je ne puis satisfaire votre curiosité, dans la mesure où ce n’est pas mon rôle. Le mien consiste à satisfaire les besoins les plus primaires que l’homme est amené à ressentir au cours de sa vie, satisfaire ces besoins qui vous ont fait venir au manoir ce soir. Le reste n’est pas ma vocation. Aussi, je propose que nous revenions à nôtre affaire. »

La jeune femme parle, propose, le tout avec calme et sérénité, douceur. Son but n’est pas d’offusquer l’homme, mais de lui faire comprendre qu’elle n’est pas disposé à parler de cela, d’autant plus que l’intimité de chaque clients lui est précieuse… même si son violeur pouvait difficilement porter le qualificatif de client. Mais soit. Hypnotisante, la demoiselle plonge son regard dans celui d’Abel. Sa voix est plus suave sur la fin, pour le détourner des questions qui semblent ronger son esprit.

Comme pour décider le religieux, Delilah quitte le lit où ils s’étaient tout deux assis afin de défaire son corsage, qu’elle fait glisser sur elle avec une lenteur calculée pour présenter, petit à petit, la poitrine généreuse dont le ciel a bien voulu la doter tout en espérant ainsi détourner totalement Abel de ses préoccupations à son sujet. Après tout, il était venu pour une chose. Pour le satisfaire, il suffisait donc de réimplanter cette envie, ce désir, dans son esprit, non ? Alors la brunette serait tranquille et aurait sût à la fois préserver un client malgré les horreurs qu’il avait put commettre et satisfaire un second malgré la curiosité qui l’avait emporté loin de ses désirs premiers. Son honneur serait alors sauf et il ne serait pas dit que la belle n’était pas digne de confiance. Et n’était-ce pas là le plus important, que de promettre à chaque client la même discrétion à leur sujet ? La même capacité à être digne de leurs confidences, confiance ect ?

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MessageSujet: Re: Un contre-temps fort en émotions [Abel]   Ven 15 Fév - 13:01

Décidément, la demoiselle ne tenait pas s'épancher. Pour un peu je me sentirais presque vexé. Mais bon, je n'allais pas non plus la forcer. Qu'elle fasse comme bon lui semble. Au pire, elle pourrait toujours venir me voir plus tard. Je l'écouterai. Il fallait avouer que ce n'était ni le lieu, ni l'endroit. D'ailleurs, la professionnelle commençait à s'effeuiller sous mes yeux. Un spectacle délicieux. Elle était vraiment sublime, digne du manoir comme toutes les filles du lieu. Je soupirais, acceptant de revenir au sujet qui m'avait amené ici.

"Comme vous voudrez ma fille. Je ne vous forcerai donc pas."

J'avoue que j'avais un peu de mal à me remettre de cette pseudo-claque. Sa jolie poitrine était attirante, désirable, pourtant j'avais soudain un peu de mal à aller vers elle. C'était stupide de ma part. Réaction purement enfantine et complètement dénuée de sens.

Je me levais à mon tour et défaisait de ma soutane et autres tissus qui couvraient mon corps. D'habitude, je laissais plutôt les demoiselles faire, là je sais pas, j'étais un peu déstabilisé. Je me montrais dans ma parfaite nudité. Bien que homme de Dieu, celui-ci m'avait fort bien fait et mon corps était plutôt bien sculpté. Mon membre était aussi de bonne proportion bien que totalement au repos en cet instant, preuve que j'avais un peu de mal à me remettre de cette discussion. J'allais m'installer sur le lit, m'allongeant sur le dos. La demoiselle allait avoir du travail. Je tournais mon visage vers elle.


"Vous pouvez me rejoindre ma fille."

Je tiquais sur mes propres mots. Elle risquait de mal le prendre et elle n'aurait pas forcément tort. D'habitude, j'étais beaucoup plus amical et plus entreprenant, plus motivé aussi. Pour un peu j'aurai rajouté "si vous en avez mais ne vous sentez pas obligée". Plus mauvais, c'était dur. Je m'en voulais déjà mais j'avais une certaine fierté, une fierté de mâle mal placée. Je m'étais toujours vanté de ne pas maltraiter les filles et d'être assez gentil et aimable avec elles. Ben pour cette fois, j'étais loin de ça. Vraiment très loin.

*Elle est délicieuse, qu'elle fasse ce qu'elle sait faire !*

Mais comment je pouvais penser comme ça ? ça ne me ressemblait vraiment pas. J'étais vraiment à côté de la plaque ce soir. Et je sentais que ça risquais pas de s'améliorer bizarrement. Il ne manquerait plus que je me comporte mal. Peut-être valait-il mieux arrêter là ? Je reviendrais une autre fois. Le lendemain. Je me redressais alors, m'asseyant au bord du lit.

"Je crois que nous allons en rester là ma fille. Du moins pour ce soir. Je ne me sens pas spécialement en forme. Vous pouvez bien sûr garder l'argent. si vous voulez je peux attendre un peu avant de partir."

Non, mais je me ficherais des claques parfois. Autant lui dire qu'elle ne me plaisait pas, ce qui était faux d'ailleurs, et qu'en plus elle risquait de passer pour une incompétente, ce qui n'était certainement pas le cas. Je mettais mon visage entre mes mains en soupirant. Il n'y avait pas grand chose à tirer de moi ce soir. Je ne savais pas ce qui était arrivé à Delilah avant de venir me retrouver mais ce qui est sûr, c'est que ça a réussit à pourrir ma soirée aussi.
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Delilah G. Andov
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MessageSujet: Re: Un contre-temps fort en émotions [Abel]   Ven 1 Mar - 1:52

L’homme ordonne et la belle ancienne noble s’exécute, le rejoignant pour s’allonger à ses côtés dans le lit, sans montrer la légère déception qui la gagne. Rongé par sa frustration de voir la jeune femme résister face à ses interrogations, le prêtre est loin, bien loin, de l’homme charmant dont les mérites sont parvenus jusqu’aux oreilles de la demoiselle. Pourtant celle-ci tiens bon et ne révèle rien de ce qui s’est passé un peu plus tôt, avant qu’elle vienne le trouver.

Occupée à caresser le torse nu de Monsieur de Montfort, la jeune femme le voit bientôt, non sans surprise, se redresser dans le lit à ses côtés pour s’asseoir finalement sur le bord avant de faire une déclaration, composée de cinq phrases, qui glace le sang de la demoiselle dans ses veines. Si elle n’était pas si fière, si elle n’était pas Delilah… elle en pleurerait. Mais les larmes ne coulent pas. Elles ne peuvent pas : la délicieuse en a vu d’autres. Pourtant, ses yeux sont exorbités, son cœur rate des battements et sa respiration est moins régulière. Mélange de tristesse et de panique, à l’idée que sa précieuse réputation va être entachée par ce rendez-vous et surtout, une imbécile d’apprentie.

Delilah se redresse à son tour sans un mot et se rapproche de l’homme d’église, sans savoir, pour le coup, ni que dire ni que faire. Elle voudrait le retenir mais ne sais comment faire, dans la mesure où il a été insensible à ses charmes, au moment où elle s’est déshabillée. Attaquer elle-même les hostilités ? Non. Elle se devait de répondre au plaisir du client et donc d’obéir à ce dernier, pas n’en faire qu’à sa tête.

Situation délicate pour la brunette, qui finie, après cinq bonnes minutes, par fondre en larmes. Parce que c’est simplement trop pour une seule fichue petite journée. Alors elle pleure. Devant un client oui. Ce qui d’ordinaire n’arrive pour ainsi dire jamais. D’abord parce qu’elle se l’interdit, ensuite parce qu’elle ne pleure que très rarement. Le visage caché dans les mains, parce qu’elle se sent honteuse d’éclater ainsi, la délicieuse laisse libre court à la peine qui tenaille son cœur, au ras le bol...

Sans avoir aucune conscience du temps qui s’écoule, la demoiselle laisse ses larmes barbouiller ses joues sans dire un mot, toujours bien décidée à ne pas parler de sa mésaventure avec le client de l’apprentie. Il est hors de question pour elle de s’adonner à l’art vulgaire des commérages, ou de faire du tord à l’établissement, aux patrons, à ceux qui y travaillent… Pourquoi l’homme n’église ne veux t il pas comprendre que la pauvrette ne peux pas parler ? Pourquoi ne veux t-il pas comprendre que ce vécut est trop horrible pour que la demoiselle souhaite en discuter ?

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MessageSujet: Re: Un contre-temps fort en émotions [Abel]   Lun 1 Avr - 15:37

J'avoue que je me sentais un peu mal. Assis sur le bord du lit, je me sentais différent. D'habitude, je n'aurais jamais refusé une partie de jambes en l'air peu importait la raison ou presque. Là, l'envie m'avait quittée. Pourtant, j'étais embêté. Je savais que les délicieuses n'appréciaient pas qu'un client se détourne d'elles. La fierté de leur métier sans aucun doute. Elles étaient des expertes dans le domaine du plaisir et voir un client s'en aller, devait sonner comme un terrible échec. Je soupirais en regardant le plancher. Je lui laisserais l'argent que j'avais prévu. C'était toujours mieux que rien. Mais soudain, l'imprévu se produisit. La jeune femme pleurait dans mon dos.

*Eh merde ! Manquait plus que ça !*

J'étais à la fois agacé et désolé. Agacé parce que cela me contrariait et que je n'aimais pas voir quelqu'un pleurer. Désolé parce que je me sentais responsable, du moins en partie, de ses larmes. Je tournais la tête vers elle. La si belle demoiselle avait caché son visage dans ses mains afin de masquer ses larmes. Nul doute que cela ne devait pas lui arriver souvent surtout devant un client. Je ne pouvais pas la laisser comme ça. Malgré ma réputation de prêtre dévoyé j'avais un cœur et je savais ce qu'était la compassion. Je me déplaçais légèrement et allais la prendre dans mes bras, la plaquant doucement contre mon torse, lui caressant les cheveux, cherchant, maladroitement peut-être, à la consoler. Je déposais un baiser sur ses cheveux et ma main caressait doucement son dos.

« Je suis désolé miss Andov. Je ne voulais pas vous faire de la peine. Je suis parfois très maladroit. Pardonnez-moi. »

Des paroles un peu trop banales mais je ne voyais pas quoi dire de plus. J'étais habile avec les mots en temps normal mais en cet instant je me sentais démuni au possible. Sur ce coup là, Dieu m'avait lâché. Je m'allongeais sur le côté, entraînant la jeune femme avec moi, continuant de la serrer contre moi. Qu'elle pleure si cela lui faisait du bien. Je n'en dirais rien, à personne. J'avais, moi aussi, un code. Je continuais de caresser son dos, la berçant délicatement contre moi.

De longues minutes passèrent ainsi alors que je la gardais contre moi, essayant de calmer sa peine et ses larmes. J'embrassais parfois sa chevelure. Elle sentait bon. Je finis par relever délicatement son visage vers moi pour lui adresser un sourire que je voulais réconfortant.


« Séchez vos larmes belle Delilah. Vous êtes bien trop belle pour pleurer et moi je suis bien trop laid pour mériter vos larmes. »

Mon sourire se fit un peu triste. Je savais bien ce que j'étais. Une belle apparence mais une âme bien loin d'être belle. J'étais un diable, un amateur de bonne chair et de belles demoiselles dont je n'hésitais pas à abuser. Un monstre, voilà ce que j'étais. Cette jeune femme était bien mal tombée en cette soirée. Pourtant, au fond de moi, je voulais l'aider. Je me penchais et déposais un baiser sur ses lèvres attirantes. Un baiser doux, léger comme une caresse. Un baiser tendre. Un baiser pour consoler la belle demoiselle que j'avais fait pleurer.
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MessageSujet: Re: Un contre-temps fort en émotions [Abel]   Mar 2 Avr - 2:18

Pleurer devant un client… en temps ordinaire, Delilah ne se le serait jamais permit. Et aujourd’hui c’était plus fort qu’elle. Tout à coup, comme ça, elle avait le besoin de laisser aller ses larmes, d’exprimer toute la douleur qui bouillonnait en elle. Entre le viol, ses souvenirs et maintenant la fuite de ce client, la délicieuse ne savait plus vraiment où elle en était. Tout cela était beaucoup trop pour une même journée et quoique l’ancienne noble était une femme de caractère, très forte mentalement, l’accumulation de toutes ces

Delilah sentit l’homme approcher, la caresser, baiser sa chevelure. Voir qu’il revenait vers elle lui faisait du bien, beaucoup de bien. Ses excuses réchauffaient aussi son cœur, quelque part et ce malgré la banalité des mots qu’il choisissait. Cependant, la brune savait que peu de clients en auraient fait autant. Peu de clients auraient accepté de souffrir ses larmes. Une multitude d’autres seraient partit de la salle outrés en demandant à voir les Boldwin. D’un autre côté, une multitude d’autre ne se serait pas préoccupé de savoir ce qui lui était arrivé et l’aurait purement et simplement baisés, sans se soucier un seul instant de ces états d’âme.

Contre l’homme, la jeune femme se sentait bien. Mais les mots qui suivirent la firent rire. Ils n’avaient pourtant rien de drôle. Et la demoiselle ne comprenait pas vraiment comment il pouvait en arriver à avoir de telles pensées. Aussi le lui fit elle comprendre à sa façon.

«- S’il est question de beauté physique, j’eut aimé avoir un mari aussi laid que vous. Si vous aviez vu à quoi père m’avait promise… Et si nous parlons de l’âme… vous semblez oublier que je suis une catain. De luxe peut-être mais une catain tout de même. Alors les portes des cieux me sont closes… Puisque vous voulez entendre ce qu’il m’est arrivé, je vais vous raconter mon histoire. Mais je crains qu’elle ne soit pas des plus agréables à entendre. Par ailleurs, tâchez de pardonner mon trouble… il est certain que je pleurerai souvent… je suis donc née en France, pas si loin d’ici et ma mère est morte en couche. Mon père s’est remarié à une femme plus âgé et cette union m’a donné deux demi-frères. Un peu jeune et un plus âgé. Ce dernier m‘a violé. J’avais douze ans la première fois. Et cela a duré jusqu’à mes fiançailles. Terrifiée, jai demandé le secours d’un ami qui m’a aidé à aimer les plaisirs de la chair. Mais mon demi-frère nous a surpris et a porté l’affaire à mon père qui m’a accordé sa clémence une fois. Pas deux. Père m’a déshérité et répudié. Perdant titre et fortune, j’ai travaillé chez mon ami dix années, avant d’arriver à la rue pour deux mois avant de finalement venir travailler au manoir… Et j’ai déjà put voir mon demi-frère y venir. Pour en revenir à aujourd’hui…. Un client s’est montré bien plus violent que ce dont j’ai l’habitude et naturellement, les souvenirs sont remontés. C’est pour cela que je n’accepte pas d’officier pour les cas les plus sadiques. » déclare-t-elle la voix entrecoupée de ses sanglots.

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MessageSujet: Re: Un contre-temps fort en émotions [Abel]   Sam 11 Mai - 20:29

Tranquillement allongé contre la demoiselle, je l'écoutais me conter sa vie et ses malheurs. Elle ose me qualifier de beau. Heureusement qu'elle ne me connaissait pas plus que ça le demoiselle. J'étais bien loin de ce qu'elle pensait. Mais elle ne pouvait savoir. Par contre, je la trouvais bien dur envers elle-même. Être une catin ne voulait pas dire que l'on ne valait rien. Loin de là, curieusement j'avais de l'estime pour ces demoiselles. Certaines avaient bien plus de classes que certaines femmes de la noblesse. Que puis-je répondre à ses misères ? Si je me sentais détestable avant, maintenant c'était pire. Au final, ma vie avait été bien simple face à la sienne, face à celle de beaucoup d'autres. Je n'avais jamais eu faim ou froid. J'avais de l'argent, je vivais relativement bien. Vraiment, je n'étais qu'un monstre, un monstre horrible qui profitais des jeunes femmes bien faites. Elle me renvoyait tout ce que j'étais de détestable. Mais ce n'était guère le moment de m’appesantir sur moi. Je caressais doucement les cheveux de la belle délicieuse.

"Votre âme est belle, Delilah. Votre âme est magnifique. J'ai toujours aimé à croire que Dieu savait accepté en son royaume ceux qui le méritaient quelque soit leur statut, leur rang ou leur profession. Votre âme sera sauvée, je ne doute point de ce fait ou c'est que Dieu ne serait pas digne des prières que nous lui adressons. J'aime croire en sa miséricorde. Il saura vous sauvez. J'en suis certain."

J'étais navré pour ce qu'elle avait vécu mais je ne voyais hélas pas quoi dire. Toutes les paroles du monde ne sauraient effacer les douleurs de son existence. Je la serrais un peu plus contre moi, la laissant pleurer tout son soûl. Qu'elle se libère donc de sa tension. Cela lui fera du bien, du moins je l'espérais. Au bout d'un moment, je me relevais pour aller lui verser un verre d'eau avant de revenir vers elle. J'extrayais au passage un mouchoir d'un repli de ma soutane. Je lui essuyais délicatement les yeux avant de lui tendre le verre. J'avais replis ma place près d'elle, sans renverser une goutte d'eau. Assis, je lui tendais le verre.

"Tenez, buvez. Cela vous fera du bien. Si je vous dis que je suis navré pour le mal qui vous est arrivé mais je me doute que ça ne doit hélas pas beaucoup vous aider."

J'affichais un pauvre sourire. Pas doué le prêtre ce soir. D'habitude, je savais quoi dire mais là, j'avoue que je ne savais pas quoi dire. Je restais juste là, à la fixer. Elle était si belle, elle avait tant souffert et pourtant elle gardait la tête haute, était fière de ce qu'elle était et elle avait bien raison.

"Que puis-je faire pour apaiser votre douleur ? Dites-moi et je m’exécuterai."

J'inclinais légèrement la tête en guise de salut. Qu'elle ordonne, j'obéirais.
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MessageSujet: Re: Un contre-temps fort en émotions [Abel]   Mar 14 Mai - 0:19

Les mots de l’homme réconfortaient quelque peu la belle éplorée désabusée. Entendre qu’elle était meilleure que l’opinion qu’elle avait d’elle-même lui faisait un bien absolument fou, ce qui lui remontait considérablement le moral quoique ses larmes ne se tarissaient pas, du moins pas encore. En réalité cependant, n’ayant jamais été trop croyante, d’autant plus qu’elle a eut une vie de misère, Delilah n’était pas vraiment inquiète de ce qu’il adviendrait d’elle après la mort. C’est du futur que la brune s’inquiétait. Mais sans qu’elle ait eut le temps de dire ouf, l’homme à ses côtés se levait, attirant son attention avant de lui revenir, portant, avec sa compagnie, de quoi boire pour la demoiselle, tout en disant que cela lui ferai le plus grand bien. Cette dernière s’exécute sans protester et bois tout le contenu du récipient que l’homme lui tend avant de le lui rendre, le remerciant d’un sourire sincère.

«- Votre silence au sujet de tout ce qui s’est passé, de tout ce qui s’est dit ici entre nous, suffira amplement. Personne n’est au courant au manoir, hormis les Boldwin qui savent quelques petits détails. Je ne tiens pas à ce que l’affaire se lise sur toutes les lèvres, soit au cœur de toutes les discussions. Je ne veux pas que mon passé devienne le sujet le plus croustillant de ces demoiselles. Mais je ne me fais guère de soucis à ce niveau là. Vous êtes un homme d’église, après tout. Je ne doute pas que vous savez mieux que quiconque garder secrètes les confessions qui vous sont faîtes. Que vous êtes meilleur confesseur que prêtre. » lance-t-elle tant par sincérité que par envie de le réconforter, au cas où ses mots le vexeraient, quoique cela ne soit pas là l’effet recherché par la jeune femme.

Perdue, Delilah ne savait pas que dire ou que faire. Comment lancer les choses, voir comment la clientèle du soir va réagir ? La délicieuse sentait qu’elle tâtonnait dans le vide en essayant de ne pas tomber mais la chose était on ne peut plus difficile. Elle n’avait pas l’habitude que les choses se passent comme ça, si bizarrement… La situation était très étrange à ses yeux et cela la déstabilisait. L’ancienne noble ne sait pas comment rattraper le coup, revenir sur un terrain qu’elle maîtrise… Mais elle sentait au fond d’elle qu’elle avait besoin de retrouver une situation plus normale, plus adéquate. Pour se sentir mieux, plus stable, plus à l’aise.

«- Que voulez-vous faire ? J’avoue que les choses m’angoissent je… je n’ai pas l’habitude d’être dans de tels états, surtout devant d’autres personnes. Je suis navrée. La situation m’échappe quelque peu, je le confesse. Il est des terrains sur lesquels je me sens plus à l’aise comprenez… Et de toute évidence celui-ci en fait partit. » murmura-t-elle en se sentant proprement hors de son assiette, comme jamais avant elle ne l'a été..

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MessageSujet: Re: Un contre-temps fort en émotions [Abel]   Lun 10 Juin - 17:45

Mon inconsolable se laissait doucement consolée finalement. Cela me réjouissait le coeur alors que je la voyais boire ce simple verre d'eau. Peut-être aurai-je dû lui proposer du vin mais c'était un peu tard pour y penser. Au moins l'eau ne la saoulerait pas. Elle but tout d'une traite, chose qu'elle n'aurait peut-être pas fait avec le vin, avant de me redonner la coupe. Je l'écoutais me faire sa demande. Une demande bien modeste à mon sens mais je la rassurais bien vite.

"Je ne sais si je suis meilleur confesseur que prêtre. En fait, je pense n'être ni l'un, ni l'autre. Je suis juste un homme qui a eu le malheur de naître second dans la famille. Mais une chose est certaine, je n'ai jamais révélé quoique ce soit qu'on est pu me confier que cela en ou hors confession. C'est une de mes règles d'honneur. Je n'en ai peut-être pas beaucoup, pas forcément celles de l'Eglise que je sers mais j'ai mes règles. Ne craignez rien, nul ne saura votre histoire, ni votre mésaventure. Sur ce point là, vous pouvez être certaine de mon intégrité."

Je lui souriais avec une certaine tendresse. Je n'étais pas un bon prêtre, je le savais bien. Mais son secret serait en sécurité. Plutôt me couper la langue que de révéler son histoire. Je serais plus silencieux qu'une tombe.

Sa question me déstabilisa avant que je ne me mette à rire. Un rire amusé, rien de méchant. J'étais sans doute un peu nerveux après tout ce qui c'était passé et je relâchais un peu la tension surement. J'espérais qu'elle ne le prendrait pas mal. Elle était déjà déstabilisée. Ce n'était évidemment pas le moment d'accentuer la chose alors qu'elle retrouvait son sourire. Elle était si belle alors. Elle était maladroite dans ses propos mais une maladresse touchante, qui me plaisait. J'allais déposer le verre là où je l'avais pris et revenais vers elle, le sourire aux lèvres également. Je m’asseyais près d'elle et allais chercher ses mains des miennes pour la ramener contre moi. Je plongeais mon regard dans le sien avant de venir chercher ses lèvres. Un baiser tendre mais qui montrait que je souhaitais revenir sur un terrain plus à sa convenance. Je me détachais doucement d'elle sans pour autant beaucoup m'éloigner de sa bouche tentatrice.


"Revenons alors sur un terrain qui nous conviens mieux à tous les deux. J'ai envie de vous, envie de vous faire l'amour, envie que vous me fassiez l'amour..."

Faire l'amour. Voilà des termes qui semblaient bien éloignés de tout ce qi pouvait se passer en ces lieux. Je n'étais pas amoureux d'elle mais j'avais envie de faire l'amour avec elle. A elle de savoir si c'était aussi son souhait ou quelque chose d'approchant. Je déposais de nouveau mes lèvres sur les siennes et l'embrassait de manière plus intense cette fois.
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MessageSujet: Re: Un contre-temps fort en émotions [Abel]   Mar 25 Juin - 0:37

«- Alors tout est parfait, n’est-il pas ?» interroge la demoiselle en glissant ses mots à l’oreille de son interlocuteur d’une voix qui se veux déjà plus sensuelle.

Alors que la jeune femme fait cesser les dernières larmes qui souillent encore son délicat visage, elle laisse l’homme l’embrasser alors qu’il vient de confesser avoir envie de lui faire l’amour, une idée qui n’est pas pour lui déplaire. Depuis combien de temps n’a-t-elle pas couché avec un homme désireux de lui faire plaisir ? Tout en ayant sa part, évidemment ? A vrai dire, depuis un certain temps car, trop réservé par quelques brutes, elle n’a pas vu Gaspard de la Valoisière depuis un certain temps, à ce qu’il lui semble. Et avec lui, la délicieuse Delilah ne sait jamais si elle doit s’attendre à une passion dévorante qui les enflamme tout les deux ou à un moment de douceur inégalable. Car le noble est probablement le seul homme, avant ce soir, à avoir eut envie de la caresser en vue de lui faire du bien. Le premier à l’avoir vu comme autre chose qu’une espèce de jouet avec lequel se satisfaire. Le premier, le seul à vrai dire, à s’inquiéter de savoir si elle apprécie ou non les sévices qu’il lui fait subir.

La main de la jeune femme glisse dans le cou de son partenaire avec beaucoup de délicatesse et c’est à son tour de chercher les lèvres de ce dernier qu’elle embrasse alors en frissonnant légèrement tant par plaisir qu’en raison d’un petit courant frais qu’elle a l’impression de sentir glisser sur sa peau. Bientôt, les mains de la catin glissent sur le torse découvert du prêtre tandis que, sensuellement, Delilah vient lui mordiller une oreille en usant de toute sa douceur pour ne pas risquer de le mordre pour de bon.

La main taquine s’engouffre dans les tissus, caresse la peau de l’homme. Quand la délicieuse approche trop près du membre tant convoité, elle se retire, patiente. Elle attend une autorisation pour continuer, pour aller plus loin. Plus à l’aise dans ce rôle là, la jeune femme s’abandonne aux ordres d’Abel et ne fait rien sans le consentement de ce dernier, qu’il le formule par mots ou par ses regards qu’il lui adresse.

Se sentant passablement excitée, la demoiselle sent que tout son corps réagit aux préliminaires qu’elle offre au prêtre venu lui faire une visite. Sa propre excitation ne tarde pas, d’ailleurs, à se manifester alors qu’elle gratifie encore une fois le père de l’un de ses baisers les plus torrides. Et sa main glisse encore sur ce corps qui bientôt la surplombera sûrement en s’activant pour les entraîner tout deux vers un ciel encore plus beau que celui qui s’expose au dessus de la surface de la terre. Les lèvres de la jeune femme glissent et elle gratifie le cou de l’homme de quelques baisers avant d’en déposer sur les pectoraux de ce dernier tandis que ses mains parcourent avec une lenteur calculée le dos de l’homme pour lui arracher un petit frisson de plaisir.

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MessageSujet: Re: Un contre-temps fort en émotions [Abel]   Sam 29 Juin - 12:49

La belle essuie ses dernières larmes. Comme je la préfère avec un joli sourire sur ses lèvres désirables. Quand le plaisir la possède, elle doit être sublime. J'avais hâte de la découvrir ainsi. Elle répondit à mon baiser, m'en donnant un en réponse et il était tout aussi brûlant que le mien. Il attisait mon désir, mon envie d'elle. Nous étions revenu sur un terrain qui nous convenait bien mieux à tous deux.

Je la laissais faire, profitant de ses mains sur mon corps qui ne tarda pas à montrer qu'il appréciait mains et lèvres délicates. Certes elle évitait les zones pour ne pas dire la zone la plus sensible. Cela me faisait sourire. Plus l'attente était longue, plus le plaisir était grand. Je frissonnais sous ses baisers alors qu'elle s'aventurait dans mon cou, mordillant mon lobe, m'arrachant un soupir de plaisir. Elle méritait bien son statut de délicieuse. Pourtant, je ne voulais pas d'une professionnelle. Enfin, je voulais avoir l'illusion d'être avec une femme que je n'avais pas besoin de payer. Une femme qui avait juste envie de prendre du plaisir avec un homme et réciproquement. Je savais être doux et sensible quand je voulais ou quand on m'en donnait l'occasion, comme cette nuit.

Doucement, avec un sourire, je l'écartais de moi, la guidant pour qu'elle s'allonge sur le lit. Toujours avec douceur, je la faisais se tourner, se mettre à plat ventre. Je me mettais alors à califourchon sur ses cuisses mais je ne m'appuyais pas dessus. Je faisais peser mon poids sur ma jambe par sur elle. Je n'étais pas venu là pour l'écraser, la pauvre. D'un geste délicat, j'écartais ses longs cheveux, les mettant sur le côté. Je me penchais déposant un baiser sur sa nuque alors que mes mains glissaient doucement sur la peau délicate. Je la caressais quelques instants avant de commencer à la masser. Je savais bien masser. J'avais appris cela quand j'étais plus jeune. D'habitude, c'était moi qui en profitait mais cette fois-ci je voulais que ce soit Delilah qui en profite, que cela lui fasse du bien, qu'elle aime et se détende.

Étrange sensation que ce que j'éprouvais en cet instant. Je n'avais plus vraiment l'impression d'être un client. Si je n'étais pas né second, j'aurai pu avoir une vie normale et une femme dans ma vie. Une ou plusieurs. La fidélité n'aurait peut-être pas été mon point fort. Mais j'aurai pu aimer librement, sans avoir à me cacher des gens. Mais cette nuit, je serais cet homme que j'aurais tellement voulu être et je ferais tout pour que ma compagne, non une prostituée, en profite largement. Je me penchais au-dessus d'elle pour aller murmurer à son oreille.


"J'espère que tu aimes. Je ne suis pas le plus doué en massage."

Pourtant j'aimais caressé sa peau. Je faisais attention de ne pas appuyer trop fort tout en faisant en sorte de détendre ses muscles. Parfois, mes doigts s'amusaient à frôler ses flancs voir le début de ses seins sur le côté. La détendre était un objectif mais je voulais aussi faire monter son désir et son envie de moi. c'était presque comme si j'inversais les rôles. C'était moi cette fois qui cherchait à la contenter et j'espérai y arriver.  
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MessageSujet: Re: Un contre-temps fort en émotions [Abel]   Dim 30 Juin - 1:06

Il est rare que Delilah Andov n’apprécie pas son travail. Tombée dans le pêché de la chair depuis des années et se considérant comme redevable envers les Boldwin pour ne pas l’avoir laissée à la rue quand elle avait besoin d’argent et d’un toit, la demoiselle a toujours mit un point d’honneur à bien faire son travail et aucun n’avait jamais sentit, en sa compagnie, quelques déplaisir de sa part à écarter les cuisses pour eux, même lorsque l’envie de le faire n’était pas là. Mais ce soir, plus que n’importe quel autre soir, du moins si l’on exceptait les visites de Gaspard de la Valoisière, la jeune femme avait véritablement envie de se donner à ce prêtre venu jusqu’ici pour elle et qui avait eut la bonté de mettre son désir de côtés pour écouter ses mésaventures et tout ce que la délicieuse avait sur le cœur, tout le fardeau qu’est pour elle l’histoire de sa vie. Pourtant, malgré cette envie, ses gestes restaient guidés par son professionnalisme et elle pensait à satisfaire l’homme avant de songer à son propre plaisir, comme toujours. Au fond, la belle vivait pour entendre les hommes gémir sous ses tortures. Alors elle avait l’impression d’avoir prit le pouvoir sur eux, car elle les sentait réduit au rang d’esclaves de leurs pulsions. Beaucoup critiquaient les prostitués. Pout sa part et quoiqu’elle ne le disait jamais à haute voix malgré sa franchise, c’était les clients qu’elle plaignait le plus dans l’histoire. Car ils devaient payer pour posséder ces beautés. Et c’était comme une revanche sur son frère Eric de Saint-Ange.

Se laissant allonger sur le ventre, la demoiselle s’abandonne aux mains de l’homme et frissonne lorsque ce dernier déplace ses cheveux pour dégager sa nuque qu’il vient embrasser alors que ses mains caresses le corps de l’ancienne noble qui se laisse aller à quelques soupirs de satisfactions qui prouvent assez le manque d’habitude qu’elle a d’être ainsi traitée. Rare sont les clients qui se préoccupent du plaisir de leur partenaire et, en cet instant, la femme a l’impression d’être, malgré les sous posés sur le petit meuble, comme la compagne de cet homme. Au fond, nu, il n’a rien d’un prêtre et dans la lumière tamisée de cette chambre, l’illusion est parfaite.

Au fur et à mesure que le temps passe, Delilah sent qu’elle va mieux, que tout son corps se détend. Peu à peu, elle sent toute la pression s’anéantir pour de bon, afin de ne laisser place qu’à l’allégresse et à l’excitation alors que l’homme cajole, de temps à autres, ses flancs ou ses seins. Et, alors qu’il murmure quelques mots à son oreille, la jeune femme dessine un sourire sur ses lèvres, sans donner de réponse dans l’immédiat. Toutefois, ses cuisses s’entrouvrent légèrement, comme pour inviter l’homme à la masser plus intimement s’il le souhaite alors que de petits soupirs ne cessent de quitter la gorge de la catin. Et l’envie qu’elle a de lui se fait toujours un peu plus pressante.

«- C’est un traitement absolument divin mon père. Et je suis pas ailleurs trop peu habitués à ce genre de choses pourtant tant agréables, pour oser m’en plaindre.» se décide-t-elle enfin à dire avant de redresser son buste en se maintenant d’une main, attrapant l’un de ses seins dans l’autre pour en titiller le mamelon, ce qui lui procure un plaisir qu’il ne lui semble pas avoir ressentir depuis quelques temps déjà.

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MessageSujet: Re: Un contre-temps fort en émotions [Abel]   Mar 9 Juil - 9:38

La belle délicieuse semblait se laisser aller sous mon massage. J'en étais heureux. Cela faisait bien longtemps que je n'avais pas fait ça dans le simple but de faire plaisir et de donner du plaisir à quelqu'un. Je souriais à son compliment, simplement heureux de lui faire plaisir. Je tiquais légèrement à sa phrase et allait dispenser quelques baisers sur sa nuque avant de me pencher derechef pour atteindre son oreille et y murmurer de nouveau.

"Abel. Appelle-moi Abel cette nuit et laisse-moi le plaisir de t'appeler Delilah et te tutoyer. Fais de même avec moi, s'il te plait."

Je demandais mais pas comme un client comme un amant que je voulais être cette nuit. Une demande étrange surement aux yeux de la belle mais c'était sincère et né d'un désir profond. Comme si j'avais envie de croire que j'étais un homme normal et qu'on était un couple comme un autre.

Je reprenais mon massage, passant un peu plus sur certaines zones, là où je voyais sa peau frémir. Et puis la voilà qui se redresse, se caresse, provoquant une violente décharge de chaleur dans mes reins, mon membre se tendant sous le désir puissant qu'elle éveillait en moi. Mais je me retenais. Je voulais prendre mon temps. Je l'observais faire, appréciant le spectacle. Je me reculais un peu et délicatement écartait ses cuisses pour venir m'agenouiller entre elles. Je reprenais mes massages, insistant plus sur les reins, me penchant pour les embrasser, parfois délicatement, parfois de manière un peu plus passionnée. Sa peau était délicieuse.

Mes mains flattèrent ses flancs puis ses hanches avant de doucement, presque timidement, venir caresser ses fesses fermes et rondes à la fois. Je les massais doucement, les flattais, redessinais leurs rondeurs, parfois je me risquais à pousser mes doigts vers l'intérieur de ses cuisses, évitant pourtant habilement son intimité. Je m'amusais à la laisser patienter, le plaisir n'en serait que plus grand et c'était cela que je voulais lui apporter, du plaisir. Je continuais mon petit jeu avant de me pencher sur elle, prenant appui sur mes mains, je collais mon buste, mon corps contre le sien, venant embrasser sa nuque délicate.


"Dis-moi ce qui te ferais plaisir ma douce Delilah. Dis-moi ce qui te ferait plaisir."

Le jeu semblait s'inverser comme si c'était elle la cliente et moi le prostitué. Mais cela allait bien au-delà d'un jeu de rôle. Je voulais le partage mais surtout lui donner du plaisir à elle, à ma compagne.
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Delilah G. Andov
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MessageSujet: Re: Un contre-temps fort en émotions [Abel]   Mer 10 Juil - 1:21

Le jeu devenait vraiment bizarre, très bizarre et Delilah ne savait plus très bien, au juste, si elle était la putain, la cliente, la maîtresse ou l’épouse. Entre les caresses de l’homme, douces, délicates, attentionnées, l’envie évidente qu’il a de lui faire plaisir et enfin, sa demande de le tutoyer, de l’appeler par son prénom. D’ailleurs, les règles de la bienséance n’interdisent-t-elles pas que l’épouse s’adresse ainsi à son époux ? Les cours de bonnes manières de l’ancienne noble ont beau être lointains, il lui semble bien pourtant qu’il est question de ça. De sa vie, d’ailleurs, la délicieuse n’a jamais cessé d’user le vous pour parler à des êtres supérieurs. Le tu, seulement pour quelques apprentis, ribaudes ou délicieuses.

Malgré sa réticence, craignant de manquer de respect à son client, un prêtre qui plus est, la brune décide tout de même de répondre à la demande de l’homme, puisqu’il n’est pas dans ses habitudes de se substituer aux désirs qu’expriment les hommes passant par sa couche. Hormis une fois, avec un médecin. Et le sort avait voulu que la demoiselle s’en tire bien. Alors, avec un petit sourire sur les lèvres, Delilah accepte la requête de l’homme, quand bien même cela sonne bizarre à ses oreilles.

«- Comme tu voudra Abel… » souffle-t-elle avant de redresser légèrement le buste, se maintenant par un bras sur le lit, pour venir caresser sa gorge qui prouve son excitation en arborant fièrement deux petites pointes dures.

Son partenaire écarte ses cuisses et la belle imagine alors quelques caresses défendues, qu’il ne lui offre pourtant pas, visiblement désireux de la faire languir le plus longtemps possible. Et la voilà qui soupire, qui se frustre, qui n’attend plus que de sentir ces mains sur ce qu’elle a de plus intime. Mais rien. Rien que des caresses et des baisers sur ses reins, qui l’excitent toujours davantage sans jamais pourtant la contenter. Et le voilà qui, glissant à l’intérieur de ses cuisses, s’applique à éviter les lèvres humides de désir. Puis, tout le corps de l’homme s’écrase contre le sien, lui faisant alors sentir l’excitation qu’il a pour elle.

Ce qu’elle voudrait ? Delilah ne le sait plus très bien, à vrai dire, partagée qu’elle est entre les délices de la torture qu’elle subit et l’envie de ne faire plus qu’un avec son partenaire. Se donnant le temps de la réflexion, étendue sur les draps de soie, la jolie brune laisse quelques secondes filer entre ses doigts. Et son corps se frustre encore, de cette attente languissante qu’elle lui impose jusqu’à ce que, enfin, elle se ranime.

«- Ce que je veux ne peut se dire. Je crois, que cela briserai quelque peu le charme. Aussi, laisse-moi te monter…» demande-t-elle pour qu’il se relève.

Prenant la main de l’homme entre les siennes avec un délicieux sourire, la jeune femme quitte la couche et l’entraîner avec elle vers le mur leur faisant face.

«- C’est de cela que j’ai envie… » souffle-t-elle avant de faire un pas de recul pour coller son dos contre la pierre, un fin sourire aux lèvres pour inviter l’homme à venir près d’elle, à presser son corps contre le sien qui le réclame. «J’ai toujours pensé que pour ce genre de chose, il faut avoir confiance en son partenaire et qu’il se passe réellement quelque chose entre les deux pratiquants. Hors, s’il arrive que quelques clients en soient friand, je n’y prends jamais autant de plaisir que je le voudrai parce qu’il y a comme cette barrière entre nous tu comprends, qui ne m’incite pas à leur faire entièrement confiance et qui me maintient à distance d’eux. Quoiqu’il en soit, je pense que les choses seront différentes ce soir aussi, j’ai très envie d’essayer cela avec toi, Abel… » explique-t-elle d’une voix suave sans quitter le regard de l’homme.

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MessageSujet: Re: Un contre-temps fort en émotions [Abel]   Ven 12 Juil - 9:04

Le tutoiement était clairement osé. Je le savais très bien. D'ailleurs, je crois bien que c'était la première fois que je tutoyais quelqu'un et réciproquement. pourtant, j'avais toujours eu envie de le faire. Le vouvoiement tenaient les gens à distance. c'était comme une sorte de barrière verbale même si cela était vu comme un signe de politesse. Je crois que si j'avais eu une femme j'aurai préféré la tutoyer en privée dans la mesure où je l'aurais sincèrement aimé et qu'elle aurait aussi éprouvé les mêmes sentiments pour moi. Mais qu'est-ce qui me prenait de penser à cela ? Le mariage ne serait jamais pour moi et l'amour encore moins. Ma condition m'en empêchait. Je ne pouvais que me contenter de trousser quelques naïves ou filles de joie. Je ne pouvais espérer guère plus. Mais cela ne m'empêchait pas de bien les traiter. D'ailleurs avec Delilah c'était bien la relation aux antipodes de mes habitudes. Je fus ravi qu'elle accepte ma proposition et le fait de l'entendre prononcer mon prénom me fait frissonner.

Je poursuis mes baisers dans sa nuque. Ma main supportant mon poids, l'autre main libre se glisse doucement pour venir frôler son sein tendu. J'attendais de nouveau sa décision, je me plierai à sa demande quelle qu'elle puisse être. Oui c'était décidément bien le monde à l'envers, le client qui se pliait à sa fille de joie. Mais nous en étions si loin de cet archétype. c'était même dangereux. Je le savais très bien. C'était comme un alcool puissant dont on pourrait fort bien ne plus pouvoir se passer. Et puis elle se décide, souhaitant me montrer son envie. Intrigué, je me décale et la laisse se redresser, quitter la couche. J'admirais son corps aux courbes parfaites avant de me relever à mon tour, guidé par sa main, et de la suivre.

Très vite, je compris son désir qui était bien loin de me déplaire. Je la regardais avec un sourire emplit de désir et de douceur mêlées. Je répons à son invitation et me colle doucement contre elle. Son corps est si chaud. Il m'attirait, m'appelait. Je me plongeais et me noyais dans son regard. Pour toute réponse, je venais l'embrasser. Cette fois c'était un baiser plus intense et bien plus profond. Ma langue s'infiltra doucement dans sa bouche, venant chercher son homologue pour l'entraîner dans une valse étourdissante. Mes mains n'étaient pas en reste et parcouraient délicatement son corps, caressant ses flancs, glissant sur son ventre et ses hanches avant de s'infiltrer sur ses fesses, les massant.

Ma bouche finit par quitter la sienne avant d'aller se perdre dans son cou et de commencer à descendre sur sa gorge, venant flatter sa magnifique poitrine, suçotant doucement ses pointes. Tel un assoiffé en plein désert, je poursuivais ma descente, taquinant son nombril un petit instant pour finir par venir me perdre sur son bas-ventre. A la différence du massage que je lui avais prodigué, cette fois je ne tournais pas autour du pot et ma bouche se posa sur son pubis. Ma langue glissa sur sa fente, s’immisçant pour venir titiller son bouton des plaisirs, excitant d'autant plus ma compagne. Je sentais déjà le goût de son plaisir et ma langue alla recueillir un peu de ce jus délicieux, s'infiltrant entre ses lèvres, passage rapide pour m'assurer qu'elle était prête pour bien plus.

Je terminais ma torture et remontais vers elle pour revenir prendre possession de sa bouche alors que mes mains glissèrent sous ses cuisses la soulevant, m'aidant du mur pour la maintenir et laissant glisser mon membre sur son intimité humide. Je ne me retenais que peu de temps et laissait mon chibre prendre possession de son antre. Je la pénétrais avec douceur, laissant son corps progressivement descendre sur mon membre, la laissant appréhender le moment. Oui, elle était habituée mais pourtant je voulais prendre mon temps et prendre soin d'elle. Enfin, je fus entièrement en elle. Ses parois palpitaient doucement autour de moi, me possédant entièrement et je poussais un grognement de plaisir qui s'éteignit dans sa gorge. Je restais ainsi, immobile, un petit moment, profitant simplement de cet instant avant de doucement la faire se mouvoir sur moi. Heureusement que j'étais musclé et que je pouvais supporter son poids. Mais elle était loin d'être un poids en cet instant. Elle me rendait étonnamment heureux.
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Delilah G. Andov
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MessageSujet: Re: Un contre-temps fort en émotions [Abel]   Ven 12 Juil - 11:53

Décidément non, les choses ne sont vraiment pas comme à l'ordinaire dans cette chambrette. Sous les caresses et les baisers de son partenaire et client, Delilah gémissait sans cesse, en proie à un plaisir intense que par le passé elle avait rarement égalé avec un homme payant ses services. Hormis avec Gaspard de la Valoisiere, en vérité. Pour les autres, ils étaient toujours loin de lui porter tant de plaisir dans la mesure où il ne se souciait que de leur propre plaisir, jamais du sien. Pourtant malgré son professionnalisme et ses compétences habituelle, la demoiselle est encore plus dévouée et plus délicieuse dans ces moment là, portée par son plaisir. En sommes, les.clients perdent au change. Ce ne sera pas le cas pour Abel, qui est bien partit pour connaître la catin au mieux de sa forme.

Sous les caresses prodiguées par le prêtre, la délicieuse décide, et se fait le serment, de devenir sa meilleure expérience, sa meilleure partenaire, dans ce manoir de tout les vices. Sans se douter un instant qu'un mignon fomente la même envie, en voulant qu'Abel le trouve meilleur que ces demoiselles. Toutefois, même sans savoir cela, Delilah ne se laisserait pas faire si facilement et cette détermination s'ancre en elle dans un nouveau soupir de plaisir.

Alors qu'elle gémit, l'ancienne fille noble n'a pas conscience des dangers de cette relation, alors même qu'elle pourrait devenir accro à ce genre de traitement tant elle y trouve du plaisir. Hors il n'est pas raisonnable de songer qu'elle aura droit à ce genre de traitement de la part des autres clients. Et Abel voudra sûrement voir d'autres filles pour sa part. C'est pour cela, certainement, que la jeune femme cherche à être la meilleure partenaire connue par Abel, afin qu'il retienne son nom, son visage et le souvenir de cette nuit, de sorte à ce qu’inconsciemment il la désire de nouveau et la demande tout particulièrement à Madame Hooper lors de ses prochaines venues au manoir.

L'homme demande ce qu'elle désire et la demoiselle ne tarde pas à lui répondre, où plutôt à lui montrer ce dont elle à envie en allant se plaquer contre le mur d'en face. La suivant, puisqu'elle lui tient la main, l'homme se plaque contre elle et la coince ainsi, lui empêchant toute fuite. Comme si elle avait envie de se faire la malle alors qu'elle prend son pied...

Les mains de l'homme caressent les flancs de la Délicieuse puis ses lèvres descendent sur le corps de la jeune femme qui frémit quelque peu tout en s'abandonnant totalement. Est-il possible d'éprouver plus de plaisir à travailler ? L'ancienne noble en doute fort. Les lèvres de lson partenaire sur son pubis lui procurent de délicieuses sensation et la langue venant goûter au fluide indiquant son excitation la rend folle.

Enfin il se saisit de ses cuisses et la soulève en s'aidant du mur, la faisant glisser sur son membre alors qu'elle se mord la levre pour ne pas hurler, ne sachant pas s'il est du genre à aimer les demoiselles bruyantes où tout le contraire. Se sentant peu e peu entièrement possédé par le sexe tant désiré, la professionelle a l'impression malgré son habitude que ce simple geste va la faire hurler de plaisir. Ce n'est certes pas le cas, mais cela n'en est pas loin. Continuant de se mordre la lèvre, Delilah met tout ses efforts en oeuvre pour réussir à tenir et ne pas faire trop de bruit, ne pas jouir déjà. Restant immobile en elle un petit temps son partenaire l'observé et elle lui sourit avant de le sentir s'activer en elle pour son plus grand plaisir.

Ses mains sur les omoplates de son client, la belle le griffe légèrement en retenant un cri et se serre davantage contre lui tout en ondulant du bassin pour mieux le sentir son membre qui lui donne tant de plaisir et lui fait presque perdre la tête.

"- Oh comme c'est bon Abel..." gémit-elle au creux de l'oreille de l'homme, sa tête se posant dans le creux du cou de ce dernier où elle dépose un baiser avant de lui mordiller le lobe, ses mains courant dans son dos et le griffant encore un peu par moment, s'ils besoin se plantent carrément dans sa chair. Comment songer qu'un homme d'église puisse être un aussi bon amant ?

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MessageSujet: Re: Un contre-temps fort en émotions [Abel]   Dim 4 Aoû - 21:15

Cette nuit était vraiment particulière pour moi. Je ne savais pas bien en quoi mais elle était clairement particulière et dangereuse, je le sentais sans savoir pourquoi. Je ne voyais pas ma compagne comme une délicieuse, une femme qu'on payait pour simplement prendre du plaisir. J'avais déjà eu à faire à des délicieuses. Elles excellaient dans leur domaine et ne ternissaient nullement leur titre mais avec cette jeune femme c'était si différent. Tellement plus intense, tellement plus réel. Trop peut-être. Je voulais croire que je n'étais pas un prêtre pour une nuit mais était-ce raisonnable ? Aucune idée. Le jour m'apprendrait bien si j'avais eu tort ou raison. En même temps si j'étais raisonnable, je ne viendrais jamais me perdre dans ce manoir et je resterai bien sagement à me morfondre dans mon église. Non, je n'étais pas raisonnable. Je faisais juste attention à ne pas m'impliquer de trop à rester aussi discret que possible. Prêtre dépravé certainement mais avec un minimum de conscience quand même.

Cette femme était si belle alors que la prenais contre le mur. Etonnament si la scène pouvait sembler violente, il n'en était rien en fait. Je ne voulais pas simplement prendre mon plaisir. Je voulais qu'elle en est du plaisir même si moi je ne devais pas en avoir. La situation s'inversait. Voilà que c'était le client qui voulait donner du plaisir à sa délicieuse mais c'est bien parce que ce soir je ne voulais pas être un client comme je ne voulais pas qu'elle soit une prostituée. C'était en cela que résidait le danger en fait. Danger renforcé par le fait que Delilah semblait vouloir autant profiter que moi de cette nuit. Peut-être que je me faisais des idées et qu'elle faisait comme avec tous ses autres clients mais je ne voulais pas songer à cela. Je voulais croire qu'elle agissait comme moi.

Je la sentais, je la voyais se contenir malgré le plaisir évident qu'elle ressentait. Pourquoi se retenir ? Craignait-elle de me déplaire ? Aucune chance. Elle était si belle alors que le plaisir se lisait sur chaque trait de son délicat visage. Je ne voulais pas qu'elle se retienne. Le plaisir, à mon sens, ne pouvait s'exprimer totalement si on ne se laissait pas aller à ses désirs et ses envies. On se retrouvait frustré dans une certaine mesure. Je laissais mon visage se lover dans le creux de son cou alors que je continuais de la mouvoir sur moi. J'allais embrasser, parfois mordiller, sa peau délicate. Elle sentait si bon, elle était si goûteuse. Elle n'était que bonheur et plaisir pour moi. Une sorte de rêve qui prenait réalité. Je laissais ma bouche aller susurrer à son oreille.


"Laisse toi aller belle Delilah... Prends du plaisir dans mes bras comme tu en as envie..."

Les griffures dont elle me gratifiait me faisaient grogner de plaisir. J'aimais cela surtout que c'était sans conséquence. Mes mains continuaient de la soulever à un rythme qui avait tendance à s’accélérer. J'avoue que j'avais du mal à ne pas me laisser aller mais je voulais son plaisir à elle bien avant le mien.

"Oh oui ma douce... C'est si bon..."

Des mots tendres dans ma bouche. Je ne dirais pas que je ne les avais jamais utilisé mais je pense que je n'avais été aussi sincère de toutes les fois où j'avais pu les prononcer. Elle était parfaite, si parfaite, si faite pour moi et moi, j'étais si fou, si fou d'elle en cet instant.
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Delilah G. Andov
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MessageSujet: Re: Un contre-temps fort en émotions [Abel]   Lun 5 Aoû - 16:19

Le plaisir est intense et Delilah ne sait plus à quel saint elle peut se vouer alors que la fatigue ne manque pas de la cueillir, quoique le feu de l'action, l'intensité du rapport, s'efforcent de faire taire cette dernière. La prostituée se sent incroyablement bien de part en part et chaque parcelle de son être lui semble sensibilisée par le traitement d'Abel. Si bien que la demoiselle oublie tout. Son rôle dans cette chambre, notamment. Tout ce dont elle semble ce souvenir, c'est qu'elle ne veut pas jouir avant son partenaire. Qui lui même l'incite pourtant à se laisser aller. Alors la demoiselle desserre ses lèvres pour laisser s'échapper tout les bruits pouvant témoigner de son plaisir.

Les gémissements de la délicieuse éclatent alors et celle-ci prend un certain plaisir à s'entendre tout en espérant qu'il en va de même pour Monsieur de Montford et que ce dernier éprouve lui aussi un certain plaisir dans ce rapport qu'ils ont, dans ce partage qu'ils se font. Mais qui ne devrait plus duré bien longtemps car malgré sa ténacité la jeune femme n'en peut plus. Pourtant elle cherche à contenir encore son plaisir, à le freiner, pour que ce délicieux moment dure encore davantage. Malgré le temps qui passe, malgré les minutes qui s'écoulent, l'ancienne noble n'a pas envie de devoir dire au revoir à son partenaire. Non. Delilah espère le garder auprès d'elle le plus longtemps possible, que ce plaisir fou ne prendra jamais fin. Pourtant la réalité la rattrape rapidement.

Malgré tout ses efforts, la jolie délicieuse éclate de plaisir dans un grand cri libérateur. Se sentant lessivée elle pose sa tête sur l'épaule de son partenaire comme pour qu'il l'aide, pour qu'il la soutienne alors que le plaisir reprend, continu. Delilah essaye de se calmer un peu pour repartir de plus belle d'autant plus que son partenaire ne lui a pas encore fait le plaisir d'atteindre le summum du plaisir. Hors, la demoiselle est bien décidée à rendre la pareille à celui qui lui a donné tant de plaisir ce soir, qui la fait se sentir femme et non pas catin.

Ma douce. Delilah réalise peu à peu les mots utilisés et les dangers du jeu auquel tout deux se livres. Pourtant, alors qu'elle continue de gémir, elle se persuade aussi qu'elle pourra reprendre les choses en main. Après. Pas tout de suite. Plus tard. Quand ils auront tout deux eut le plaisir qu'ils désirent, quand ils en auront eut tout leur saoul de l'un et de l'autre. Quand cela arrivera-t-il ? L'ancienne noble ne le sait pas. Elle ignore si elle pourra en avoir assez, si elle pourra dire, à un moment ou un autre que cela suffit, qu'elle n'en veux plus. Elle ne sait pas si elle pourra se sentir rassasié d'Abel à un moment ou un autre.

Delilah veut parler, sans y parvenir. Pour dire quoi, au final ? Comme c'est bon, comme elle aime être avec lui et prendre du plaisir entre ses bras ? Inutile puisque l'homme ne peut que déjà le savoir, avec les cris et les gémissements qui animent sa partenaire. Il a forcément compris ce que la belle n'arrive pas à dire. Pourtant, elle se force à trouver le moyen de parler. Et, au dernier moment, change la teneur de ses propos. Pour supplier l'homme.

"- Laisse-toi donc aller Abel... Je t'en prie... J'ai tellement envie que tu ..."

La fin de la phrase de Delilah se perd dans sa gorge si bien que la demoiselle ne peut dire comme elle a envie de le sentir jouir, se répandre en elle, comme elle a envie qu'il parvienne lui aussi à l'aboutissement du plaisir qu'ils ont.

Posté via tel je corrige quand je suis au pc.

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MessageSujet: Re: Un contre-temps fort en émotions [Abel]   Lun 5 Aoû - 19:15

Enfin, elle se laissait aller sous mes assauts. Je l'entendais crier son plaisir et gémir contre mon oreille. Quelle douce mélodie à mes oreilles. J’adorais entendre mes partenaires quand elles prenaient du plaisir entre mes bras. Mais cette fois-ci c'était si particulier, si intense, si puissant. Chacun des cris de Delilah avait un puissant effet aphrodisiaque sur moi. Je ne me retenais guère plus, la prenant non pas brutalement mais passionnément. C'était si bon, si délicieux. Je me réfrénais au maximum pour ne pas céder mais je peinais de plus en plus. Sans compter que je sentais mes muscles me brûler. Pourtant, rien ne m'aurait empêcher de continuer. Ses râles se mêlaient aux miens dans un concerto merveilleux. Et soudain, je la sens se laisser aller. Les spasmes de l'orgasme la prennent. ses parois se serrent sur mon membre, manquant de me faire jouir à mon tour mais je ne voulais pas, pas encore en tout cas, pas tout de suite. Je voulais prolonger un peu nos ébats, prolonger ce moment qui serait inoubliable à mes yeux.

Pendant quelques instants, je stoppais mes mouvements, la laissant un peu récupérer et moi que j'évite de jouir aussi. Je serrais les dents alors que j'appuyais un peu plus son dos contre le mur, soulageant légèrement mes muscles. Quand je la sentais prête, je recommençais mes mouvements, oscillant d'abord doucement avant d'accélérer. Je cherchais ses lèvres, ses joues, son cou. Sa peau était si douce. Elle sentait si bon. Son parfum m'enivrait, me faisait perdre un peu plus la tête si tant est que cela soit possible. J'avais déjà tellement l'impression d'être dans un autre monde et que mon cerveau ne fonctionnait plus normalement. Je n'étais plus que désir, envie, passion mais aussi douceur et un certain amour.

Je n'étais plus un homme d'Eglise en ce moment. J'étais juste un homme qui faisait l'amour avec une femme merveilleuse. C'était dangereux mais je m'en fichais bien. Je ne voulais qu'une chose, être avec elle, lui donner du plaisir et enfin me laisser aller aussi. Mes mouvements se faisaient désormais plus intenses, plus puissant. J'accélérais, n'en pouvant plus de me retenir. Les gémissements de Delilah ne faisaient qu'accentuer ce désir qui me vrillait les reins depuis un moment déjà. Ses ongles qui labouraient parfois ma peau me mettaient au supplice du désir que j'éprouvais si fort.

Et ses mots me parvinrent, doux, tendres et si excitants. Elle voulait de moi, que je prenne aussi mon plaisir. Oh oui, j'en mourrais d'envie mais je ne voulais pas être le seul. Je voulais le faire avec elle, en même temps qu'elle. Je voulais la sentir prendre le même plaisir que moi, totalement avec moi. Je stoppais un bref instant, le temps de saisir son regard, de m'y noyer et de susurrer sur ses lèvres.


"Avec moi dans ce cas ma douce... Prends du plaisir avec moi..."

Dans le même instant, je l'embrassais reprenant mes mouvements, y allant plus franchement, nous menant l'un et l'autre vers l'extase. Je continuais de l'embrasser, de posséder cette bouche si magnifique. J'étouffais ces cris de plaisir dans ma gorge. C'était si bon. Je ne pensais pas que le plaisir charnel pouvait atteindre de tels sommets. encore quelques coups de reins et je ne peux me retenir d'avantage. suivant sa demande, je me laisse aller, je cris ma jouissance alors que j'éclate de plaisir en elle, me laissant totalement aller dans un abîme de plaisirs défendus que je prenais à bras le corps. Je nichais mon visage dans son cou, mes bras et tout mon corps tremblait sous l'effet du plaisir intense.

Je mis un moment avant de pouvoir me reprendre assez pour la porter vers le lit et je l'allongeais avant de la rejoindre. J'étais épuisé et mes muscles terriblement douloureux sur le moment mais je me fichais de ça. Cela avait été si exceptionnel. Je la regardais. Elle était si belle ainsi, fatiguée, marquée par le plaisir ressentit, pris et donné. Un échange en parfaite symbiose. C'était si rare. Ce moment serait à bénir et à conserver bien ancré dans ma mémoire. Je laissais mes bras l'entourer et la serrer doucement contre moi. Je ne voulais pas la laisser, je voulais encore la tenir, l'avoir près de moi. J'enfouissais mon visage dans son cou, respirant l'odeur de sa peau et de ses cheveux si doux.


"Merci mon ange. Merci pour ce moment merveilleux, ma douce Delilah."
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Delilah G. Andov
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MessageSujet: Re: Un contre-temps fort en émotions [Abel]   Mar 6 Aoû - 12:09


Delilah se sent terriblement bien entre les bras de son partenaire et les mots qu’il prononce en réponse aux siens excitent la demoiselle au plus haut point alors qu’elle se prépare à jouir, consciente qu’ils ne devraient plus tenir bien longtemps. D’autant plus qu’en ce qui la concerne, ce second tour est déjà un «miracle». Surtout que l’homme se met à l’embrasser, la faisant frémir davantage et augmentant son plaisir. Parce que la catin apprécie cela. Même si elle ne devrait pas, même si elle a conscience qu’ils jouent avec le feu en faisant cela.

L’homme explose et cri son plaisir tandis que l’ancienne noble fait de même, percutant le plaisir de plein fouet. Collée contre le mur, la demoiselle recouvre peu à peu ses esprits mais rapidement, elle se sent portée quoique cette sensation lui semble assez lointaine tant tout son corps est épuisé par ce qu’ils viennent de vivre. Mollement la belle brune se laisse allonger sur son lit et se serre contre son partenaire sitôt que ce dernier a pris place à ses côtés. Tandis que lui la regardait, comme pour imprimer dans son esprit chaque trait du visage de la jeune femme, marqué par la fatigue et le plaisir.

L'homme glisse un bras autour de la taille de la prostituée pour la ramener un peu à lui, la serrer davantage contre son corps. Il respire son parfum, ses cheveux et la demoiselle le laisse faire sans dire un mot alors que peu à peu sa respiration redevient lente et régulière tandis que son cœur cesse quand à lui sa course folle dans sa poitrine. Et, lorsqu'il parle, les poils de la demoiselle se hérissent tant par plaisir que, il faut bien l'avouer, par peur. Loin de la drogue de l'extase, Delilah prend enfin réellement conscience de ce qu'il vient de se passer. Pourtant, au lieu de sauter hors du lit en rabrouant l'homme, la professionnelle décide de ne rien faire et elle reprend son rôle, celui de maîtresse du plaisir, de fille de joie... Qu'importe l’appellation à vrai dire. Et, en bonne délicieuse, elle se sculpte sur mesure pour ce client là. Reprenant le contrôle de son corps et de son esprit, la demoiselle reprend aussi le contrôle de ses actes.

"- C'était effectivement très bon Abel." répond simplement la demoiselle en employant son prénom, se rappelant que c'est ce qu'il a souhaité d'elle, un peu avant qu'elle perde la tête. Ou un peu après, elle ne sait plus très bien et cela ne lui parait pas très important de toute façon.

Combien de temps a passé ? La jeune femme l'ignore. Mais elle se doute qu'elle a du retard sur le client suivant... qui est probablement partit entre les bras d'une autre catin, à bien y réfléchir. Entre le temps passé avec Abel et celui passé à souffrir sous le joug d'un bourreau, la brune ne sait pas très bien si le soir est là ou si la nuit est tombée déjà. Mais des coups frappés à la porte la ramènent, un peu, à la réalité alors que la voix de Madame Hooper se fait entendre.

"- Delilah !? Vous êtes en retard ! Monsieur le duc est on ne peut plus courroucé de cette longue attente ! Je vous prie de venir tout de suite ! Même si une autre demoiselle s'occupe de Monsieur le Duc, vous avez encore du travail, paresseuse !"

Se redressant, Delilah grommelle un peu. N'est-elle pas justement en compagnie de l'un de leurs meilleurs clients ? Drôle de feignantise ! Se retenant de jurer, la délicieuse ouvre la porte et laisse apercevoir la silhouette du prêtre avant de chuchoter avec calme, son but n'étant pas de se brouiller avec la gouvernante qui, elle le sait, ne la rabroue que pour faire son travail. Et cela n'est jamais arrivé avant aujourd'hui, dans le souvenir de la délicieuse. Pour une simple méprise. Plus ou moins.

"- Comme vous pouvez le voir Madame Hooper, je travaille encore..."

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Ma compétence ? C'est l'excellence.



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Un contre-temps fort en émotions [Abel]

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