si vous rencontrez un pb à l'inscription, rdv sur facebook Manoir des Délices pour le signaler
 
AccueilFAQRechercherMembresGroupesS'enregistrerConnexion

Partagez | 
 

 retard et précipitation [ PV Nathan]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Invité
Invité
avatar


MessageSujet: retard et précipitation [ PV Nathan]   Lun 13 Fév - 13:17

Il était déjà 21h30. Alexandre était en retard.Sacrément en retard. Qu’est ce qu’il lui avait prit de piquer un petit somme en fin d’après midi? Il avait passé l’après midi dans les jardins, les mains dans la terre encore humide de la pluie de la veille. Il aimait aider les jardiniers du manoir dans leur travail. Les premiers temps, ceux-ci avaient un peu protesté, arguant qu’il n’avait pas à effectuer ce travail gratuitement mais il s’agissait d’un réel plaisir pour le jeune homme. S’occuper ainsi à des travaux simples lui rappelaient les meilleurs souvenirs de sa vie choatique, lorsque ses parents adoptifs étaient encore en vie et qu’il vivait dans leur ferme, entouré d’amour et de joies simples. Tout ceci était si loin...

Il avait donc passé les plus chaudes heures de l’après midi à tailler une haie de buis et à planter des bulbes de tulipe rose. Une fois rentré à l’intérieur, il avait rejoint sa petite chambre secrète au dernier étage et s’était ecroulé sur son son sofa de fortune. Il voulait faire un simple somme mais celui-ci s’était rapidement transformé en sieste prolongée. Le soleil avait tapé un peu fort et s’étant couché fort tard la veille il avait du sommeil en retard.

Ce fut la voix melodieuse de miss Hooper qui le sortit de sa létargie. Elle semblait l’appeller depuis un bon bout de temps aux vues de l’impatience qui transparaissait dans son ton.
Alexandre se leva en sursaut, avisa le soir tombé par la fenêtre et se précipita dans le couloir. Dévalant les escaliers il tomba sur la gouvernante qui le fusilla du regard avant de noter sa tenue negligée, la terre sous ses ongles et le coup de soleil sur son visage. Mais le regard contrit du jeune homme la radoucit et elle le guida vers une des salles de bain avant de refermer la porte en lui disant de faire vite.

Alexandre soupira. Il s’attendait à des remontrances mais Miss Hooper semblait de bonne humeur ce soir.

Il n’avait pas le temps pour un bain chaud alors il se contenta de remplir la baignoire de quelques baquets d’eau froide et s’y immergea en frissonnant. Après s’être frictionné vigoureusement le corps il se secha rapidement et s’approcha du miroir. Son nez était rougi par le soleil et des taches de rousseur apparaissaient sur ses pommettes. Un vrai teint de paysan. La mode actuelle tendait vers les teints diaphane et miss Hooper le réprimandait souvent à cause de son visage halé et de son corps bronzé par les longues journées dans le jardin mais ses clientes ne s’étaient jamais plaintes de son manquement à l’étiquette. il n’était pas noble après tout.

Il passa une main dans ses cheveux sombres pour les discipliner un peu et enfila une chemise blanche sur une paire de pantalons noirs. Il resterait pieds nus, comme tous les soirs. Son allure débraillée avait fait pousser de hauts cris à Madame Boldwin dans les premiers temps mais quand elle avait compris que ca plaisait beaucoup aux clientes elle avait cessé toute récrimination. Alexandre n’aimait pas passer du temps à se pomponner. Les habits, ça servait à se couvrir, rien de plus. Les fanfreluches, très peu pour lui.

Il jeta un dernier regard dans le miroir. Bon, il était à peu près présentable, si on évitait de trop s’attarder sur les griffures de ronce sur le dos de ses mains.
Il vit soudain la coupure sur le côté droit de son cou et se précipita sur le pot de cosmétiques tronant sur la commode pour s’y appliquer un peu de poudre. Il n’avait plus guère de sequelles de sa mésaventure avec ce client qui l’avait roué de coup il y a deux semaines de ça mais le coup qu’il avait reçu à la gorge le faisait encore un peu souffrir ainsi que celle aux côtes. Le medecin lui avait dit que l’une d’elles étaient fêlée et qu’il faudrait du temps pour sa complète guérison. Alexandre, encore traumatisé par cette expérience violente, avait encore un peu de mal à se détendre chaque soir.

Il rajusta sa chemise sur sa blessure et sortit de la salle de bain, chassant de ses pensées des souvenirs pénibles.

Les dix heures du soir étaient sûrement passées. Il courut dans les couloirs et dévala les escaliers pour se rendre au salon d’accueil. Des rires lui parvenaient déjà. Il semblait y avoir du monde.

Un peu distrait, il percuta dans sa course le dos d’un homme qui se retourna vivement. Portant une main à sa poitrine, il se rendit soudain compte qu’il avait oublié de prendre la petie ardoise qu’il attachait toujours autours de son cou. Ce n’était vraiment pas son soir...
Mimant de plates excuses, il s’enfuit rapidement vers le salon qu’il atteignit, essouflé. Se glissant parmi les clients et les filles du manoir, il avisa un sofa libre et s’y ecroula de manière peu élégante. Appuyant sa tête sontre le dossier, il ferme les yeux un instant pour récupérer. Avec un peu de chance, il aurait un petit instant de répit.
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité
avatar


MessageSujet: Re: retard et précipitation [ PV Nathan]   Lun 13 Fév - 23:15

Désagréable, désagréable journée à devoir argumenter avec des gens bien peu agréables de compagnies. Des notaires, des comptables, les employés et leurs patrons. En plus du temps grisâtre, rien n'avait semblé aider en quoi que ce soit cette journée bien trop chargé au goût du riche héritier. La soirée ne semblait pas vouloir devenir meilleure non plus. D'abord une commande d'imposantes breloques pour les putes du roi, maintenant, il devait trouver quelqu'un avec une toute nouvelle vision pour la conception de la prochaine collection de bijoux.

- Pffffff ...

Souffla-t-il alors qu'enfin, il se plongeait dans une baignoire gorgée d'une eau bien chaude. Une domestique passa, lui glissant une coupe de vin dans la main, repartant rapidement par soucis d'intimité. Nathan regarda le plafond, buvant une première gorgée et réfléchissant à cette journée qui l'avait rendu si agressif. La chaleur et le vin lui faisait toujours du bien lorsque les journées était trop chargée, souvent rempli de vieux hommes avare, bien peu agréable à regarder. Pas qu'il aurait préféré faire affaire avec les femmes, mais ce genre de débiles étaient si aveuglés par l'argent, qu'ils agissaient souvent en idiots.

- Monsieur.

- Hm ?

- Dois-je préparer des vêtements de soirée ?

Voila une bonne question. Le jeune homme laisse glisser en sa gorge la boisson fruité, réfléchissant à la question. Surgit en lui un vague souvenir. Un partenaire d'affaires lui parlant d'un endroit bien particulier. Le manoir des délices. Il y avait déjà fait quelques tours, sans plus, ne trouvant guère le temps ni l'envie de s'abandonner à trop de débauche. Pourtant...

- Pas de soirée, non. Mais je sors faire un tour.

- Bien.

Pourtant, ce soir, une envie le démangeait. Ce genre de vilain désir qui ne s'en va que si on le comble. D'un sourire, il boit une nouvelle gorgée de sa coupe, baissant le regard pour apercevoir en sa masculinité que les images qui se sont incrustées en lui ne le laissent pas indifférent. Plongeant la main dans l'eau, il va l'a cueillir, y passant une main gourmande. Peut-être que la soirée ne sera pas si désagréable.

~

Deux femmes, l'une sur chaque cuisses, leur lèvres glissant vicieusement contre la peau du cou de l'homme. Un sourire s'affiche sur son visage, alors que l'une d'entre elle lui murmure des mots doux. Il sait très bien que les deux désir qu'il les choisissent. Pour laquelle payera-t-il ? Les deux ? C'est sans doute ce qu'elles se demandent alors qu'elles se caressent les avant-bras devant lui. Pourtant, son regard et son attention est plutôt porté vers le reste de la salle. Il n'y reconnaît aucun homme et dois avouer aimer l'idée de ne pas être reconnu. Un homme de son rang vue trop souvent dans ce genre d'endroit ne fait pas bonne réputation.

Il observe donc la pièce, cherchant à trouver une perle, ce genre de fille qui reste seule dans un coin, n'osant s'approcher des hommes de peur d'être choisit. Peut-être est-il arrivé trop tard, car les seules femmes à être présentes ont toutes l'air de vautours affamés.

Cependant, un homme attire soudain son attention. Il entre dans la pièce comme une tornade et se jette sur le divan comme s'il avait eu une rude journée. À voir son air et sa chemise déboutonnée de deux ou trois étages, on peut voir que ce n'est pas un client. En est-il un ? Nathan ne se souvient pas de son visage, pas non plus d'ailleurs que des hommes étaient employés ici. Haussant un sourcil, l'air intrigué, il donne un coup de menton en sa direction, s'adressant à l'une des filles. Celle-ci regarde un instant et hausse les épaules en lâchant de sa langue de vipère :

- Lui, c'est Alexandre.

- Un bien étrange client...

- Oh, non, c'est un des Mignons. Des hommes qui s'occupent des clientes, en mal d'amour.

Son désagréable rire s'élève dans la pièce ou les hommes quittent rapidement, accompagnées des femmes qui les ont conquis.

- Hm.

- Mais c'est bizarre, il a pas sa petite tablette, tu sais, celle sur laquelle il écrit.

- Oh bah t'as raison... Il peut dire adieu aux clientes, s'il finit par y en avoir.

- Une tablette, mesdames ?

- Il est muet. Enfin, c'est ce qu'on pense, puisqu'il n'a rien dit un seul mot depuis son arrivé.

- Je vois.

Un instant passe, alors que les femmes sur ses cuisses continuent de rigoler comme des sauvages, tentant d'aguicher Nathan qui ne regarde plus que le jeune homme. Muet ont-elles dit ? Intéressant. Il n'est donc surement pas du genre à attirer l'attention, pas non plus à se venter de quel client il a passé. S'occupe-t-il aussi des hommes ?

- Vous y songez pas vraiment !

Rétorque l'une des filles lorsque Nathan se lève, ignorant les putes qui tombent presque. Son regard noir se porte sur elle, celle-ci ferma la bouche, honteuse de lui avoir parlé.

- Vous ai-je demandé quelconque avis, mademoiselle ?

- N-non, pardon...

D'un sourire forcé, l'homme incline la tête en une salutation poli. Ses pas le mènent rapidement vers le Mignon, non loin de lui. Debout devant lui, il soutient son regard quelques instants, avant de lui sourire d'une manière peu douce. Plus de clients dans la salle. C'est l'occasion de faire ce qu'il veut.

- Alexandre, c'est ça ? Pas besoin de me répondre, les filles là-bas m'ont dit que tu ne parlais pas.

Un pouce en l'air, pointant derrière lui pour désigner les employées qui jettent un regard noir au garçon qui leur a volé leur client.

- J'aimerais savoir combien je dois débourser pour partager un moment avec toi...

Vif, direct. Il n'avait jamais té du genre à tourner autour du pot et sans doute ne le serait-il jamais. Son désir s'était étrangement posé sur ce jeune homme à l'apparence quelque peu androgyne. Bien sur qu'il était honteux de pareil désir, mais riche comme il était, il n'était pas du genre à se refuser quelques plaisirs interdits.
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité
avatar


MessageSujet: Re: retard et précipitation [ PV Nathan]   Dim 19 Fév - 13:04

Peu à peu, les battements de son coeur reprenaient un rythme normal tandis que sa respiration se faisait paisible. Ce n’était pourtant pas si terrible. Il n’était pas en reatrd d’habitude alors ce petit écart de conduite ne risquait pas d’avoir de grosses conséquences. Il n’était pas de ceux qui posaient des problèmes au sein du manoir et il possédait la singulière apritude de savoir se rendre invisible. Il était d’une discrétion à toute épreuve et aussi ponctuel qu’une horloge. Alexandre était aux yeux de tous un garçon sans histoire et beaucoup le traitait en idiot à cause de son infirmité. le jeune homme ne faisait rien pour les contredire. A quoi bon? La plupart des gens n’en valaient pas la peine.

Pour le moment personne ne semblait l’avoir remarqué. Les clients partaient les uns après les autres aux bras de ribaudes ou délicieuses. Leur parfum entêtant lui tournait un peu la tête. Il n’aimait guère les senteurs trop sucrées de toutes ces parfums mélangés. Elles en utilisaient trop. L’odeur du savon sur une peau fraicement lavée était bien plus agréable.
Il regardait du coin de l’oeil le ballet nuptial d’une délicieuse auprès d’un client qui, tout rouge et transpirant, avait du mal à cacher son excitation. Il faut dire que la belle avait sorti le grand jeu. Son corset révélait plus qu’il ne cachait sa poitrine triomphante et elle se frottait de manière effrontée à l’homme sur le point de defaillir. Le pauvre... il allait finir avant même d’avoir commencé.

Un autre homme repartait au bras d’une ribaude qu’Alexandre n’avait encore jamais vu. Une nouvelle sans doute. Il lorgna sans le vouloir sa chute de rein. Une recrue de choix.
Alexandre n’était pas pressé de travailler ce soir. Le soleil lui avait un peu trop tapé sur la tête et il se sentait un peu fiévreux. De plus aucune cliente n’était présente dans la salle et il ne se sentait pas d’humeur à satisfaire un homme. Ce n’était guère sa tasse de thé habituellement mais depuis son passage à tabac il craignait avec effroi d’avoir à revivre un nouveau traumatisme. Il était à peine remis et il comptait garder son intégrité physique le plus longtemps possible.

De longues minutes s’égrenèrent ainsi. Alexandre s’endormait presque quand il sentit peser sur lui un regard. Cette impression le sortit de sa létargie. Balayant la pièce des yeux il rencontra soudain le regard d’un homme assis dans un fauteuil, deux ribaudes juchées sur ses genoux. Elles gloussaient et faisaient leur mieux pour l’émoustiller mais c’était lui qui fixait. Alexandre baissa les yeux, gené de ce contact visuel. Pourquoi cet homme le regardait il ainsi? Il avait pourtant de quoi s’amuser sous la main. Il ne fallait surtout pas lui donner envie de venir le voir.
Feignant l’indifférence la plus totale il sentit l’homme se relever en repoussant les deux jeunes filles qui firent entendre leur désapprobation.

Ne viens pas, ne viens pas... répétait il dans sa tête mais l’homme s’approcha et le campa devant lui. Alexandre avait le devoir de ne pas se montrer impoli alors il leva les yeux vers le client qui lui sourit d’une manière peu equivoque. Ils se dévisagèrent un instant, Alexandre luttant contre le désir de se lever et de se précipiter vers la sortie. Mais il ne pouvait pas faire cela. C’était son métier, il devait se montrer courtois.

L’homme était au courant de sa cécité. Il avait du parler de lui avec les deux ribaudes qui d’ailleurs lui lançaient des regards mauvais. Bah, il n’aurait pas à gesticuler comme un idiot pour lui faire comprendre qu’ils ne pourraient pas avoir ensemble de longues discussions philosophiques. C’était déjà ça de gagné.
Net et direct, le client lui demanda de but en blanc ses tarifs. Il n’y avait donc plus d’echappatoire. Il fallait qu’il prenne sur lui.

Le jeune homme nota les habits biens coupés et les chaussures propres qui ne pouvaient appartenir qu’à un homme bien né. Il allait donc lui facturer le prix fort. Les services des Mignons étaient plus élevés que ceux des filles et Alexandre tendit vers l’homme ses deux mains, doigts vers le haut puis un pouce et un index supplémentaire: pour ce client ce serait douze livres. Avec un peu de chance il trouverait cela trop cher et il se rabattrait sur les deux ribaudes qui les regardaient toujours d’un oeil mauvais.

Alexandre essayait de ne pas trop montrer son apprehension mais son anxiété se traduisait par son regard bleu qui fuyait celui du client.
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité
avatar


MessageSujet: Re: retard et précipitation [ PV Nathan]   Mer 29 Fév - 21:23

L’homme observe celui qi semble plus jeune que lui, examinant avec attention chaque parcelle de son visage. Il y remarque la rougeur, signe qu’il a du passer trop de temps au soleil, trouvant que cela lui donnait un côté exotique qui était loin d’être désagréable à l’œil. Le garçon avait un regard tendre, presque naïf, et plus il fuyait celui de Nathan, plus ce dernier appréciait la présence du Mignon. Un sourire s’afficha sur ses lèvres alors que le riche héritier baissait les yeux vers son torse, vers ses jambes. Il était en forme, pas une once de gras. Sans être musclé, il avait l’air de posséder un corps nerveux, capable de supporter certains… traitements.

Les doigts d’Alexandre se levèrent et désignèrent son prix. Un instant passa, les jeunes femmes qui restaient leurs seules témoins chuchotant des choses auxquelles Nathan ne porta pas attention. L e jeune homme observa ce bleu qui fuyait le sien, réfléchissant un instant avant de se pencher vers sa proie. Appuyant les bras sur le dossier derrière le Mignon, il le regarda de très près du visage, lui souriant, mais fixant ses lèvres.

- Et bien dans ce cas… Je t’en offre vingt, si tu parviens à me faire jouir…

Une lueur sembla scintiller au fond des yeux de Nathan, s’effaçant aussitôt, alors qu’il se redressait pour s’approcher des jeunes femmes qui le convoitaient. Elles lui offrir un sourire satisfait, croyant sans doute qu’il avait changé d’idée, mais le grand homme glissa ses mains dans ses poches, leurs laçant seulement :

- Mesdames, vous direz à votre patron que je vais louer cette salle. Dîtes-lui d’indiquer le prix qu’il voudra à mon majordome qui m’attend dans un char à l’extérieur. Et vous serez gentille de vous assurer que personne ne viens me déranger avant que j’ai quitté la pièce. Suis-je assez claire ?

La dernière phrase avait été dîtes avec un air tout autre, plus menaçant que les précédentes paroles qui avaient semblées beaucoup plus amicales. Les Ribaudes quittèrent la pièce, visiblement en colère contre ce choix qui les privait d’un client qu’elles avaient décidément compris riche. Leurs pas résonnèrent dans le couloir, tandis que Nathan ‘approchait de la porte qu’il verrouillait en silence. Il se retourna vers le Mignon, trouvant qu’il portait étrangement bien son titre en ce moment précis. Un instant passa, alors qu’il observait ce visage qui fuyait toujours le sien, avant qu’il ne se décide à revenir sur ses pas, reposant ses paumes contre le dossier. De nouveau son visage s’approcha de celui d’Alexandre, mais cette fois-ci, il ne termina sa course que lorsque leurs lèvres se pressèrent.
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité
avatar


MessageSujet: Re: retard et précipitation [ PV Nathan]   Ven 16 Mar - 14:39

Alexandre espérait sans trop y croire que son prix élevé ferait fuir le client mais la lueur de convoitise qui brillait dans ses yeux le persuadait du contraire. Ce type était prêt à mettre le prix pour obtenir ce qu’il voulait. Il les connaissait, ces nobles qui pensaient que tout pouvais s’acheter. Ils avaient cette assurance dans le regard, ce maintien fier et sûr d’eux et de leur pouvoir. C’étaient ces gens là qui dirigeaient la société et contre eux il n’y avait pas grand chose à faire. Alexandre était sans le sou, orphelin et muet. Maintenant il vendait son corps dans une maison close. Autant dire qu’il était tou au bas de l’echelle sociale et cette homme si sûr de lui le rendait mal à l’aise.

Comme il l’avait prédit, les douze livres ne firent pas peur à l’homme. Au contraire, ce dernier se pencha vers lui, lui arrachant un sursaut de nervosité et lui souffla qu’il était prêt à en lui donner vingt s’il arrivait à lui donner du plaisir. Sur ce point là, ses clients n’avaient jamais eu à se plaindre mais ces dernières semaines il ne mettait guère de coeur à l’ouvrage. Sa mésaventure avec la brute quelques temps plus tôt était encore une blessure vive en lui et il n’arrivait toujours pas à se détendre, surtout en présnce d’hommes
.

Il respira à nouveau un peu mieux quand l’homme s’éloigna pour parler aux ribaudes qui les regardaient avec hargne depuis tout à l’heure. Ne pouvaient elles pas comprendre qu’il leur cedait volontier le client? Ne pouvait il pas changer d’avis et partir avec elles? Elles étaient jolies et n’avaient pas froid aux yeux. Pourquoi le préférer lui?

Malheureusement, les propos de l’homme qui suivirent ne firent que le conforter dans le fait que sa soirée allait être éprouvante. Le client louait le salon d’accueil...jamais encore cela ne s’était produit. Ou iraient les autres clients? Les Boldwins n’allaient pas être d’accord.

Les filles sortirent, le regard mauvais, et l’homme revint vers lui, visiblement satisfait.
Alexandre sentit son pouls s’accélerer quand leurs visages se retrouvèrent à quelques centimètres l’un de l’autre. Trop près. Beaucoup trop près. Il ferma les yeux pour eviter de voir le client poser ses lèvres sur les siennes en un baiser des plus explicites. Bon sang, il n’y allait pas par quatre chemins.
Il fallait absolument qu’il se relaxe. Ca allait peut être bien se passer. Il allait satisfaire l’homme, celui ci le paierait et il s’en irait. Une soirée comme toutes les autres, qui se finirait par une douche et un sommeil réparateur
.

Des images de son agression lui revenaient en tête et il se recula vivement, haletant sous l’effet du stress. Bon sang, il n’allait pas y arriver.
Il savait sa detresse visible et cela risquait d’agacer le client. Il fallait qu’il se ressaisisse. Tout de suite!

Prenant son courage à deux mains il tendit un sourire crispé à l’homme et essayant de contrôler les tremblements de ses mains, attrappa le col de son vêtement pour le ramener à nouveau à lui. Ses lèvres rencontrèrent à nouveau les siennes en un baiser hésitant. Pourvu que l’homme soit doux! Il craignait d’être vulgairement renversé sur un divan et baisé sans aucun état d’âme, comme beaucoup n’avait pas peur d’agir avec lui. Il était muet, alors il n’irait pas se plaindre, non?


Passant une main dans sa nuque, il approfondit le baiser, ouvrant ses lèvres en une invitation silencieuse.

Un tambourinement à la porte se fit soudain entendre tandis que des clés tournaient dans la serrure. Quelques secondes plus tard Miss Hooper faisait son entrée, l’oeil inquisiteur
.

« Pourquoi les clients sont ils dans les couloirs? Qui a fermé cette porte? »

Son regard se posa sur le client, penché au dessus d’Alexandre qui n’en menait pas large.

« Mais qu’est ce qui se passe ici? »

Elle fut interrompue par un domestique qui lui expliqua rapidement la situation. Rougissante, elle se retourna vers le noble.

« Excusez moi. La salle commune n’est pas louée d’habitude. J’ai cru qu’il y avait un problème. Monsieur et Madame Boldwin sont au courant. Excusez moi encore. »

Elle se tourna vers Alexandre.

« Alexandre, ce monsieur a payé très cher alors fais tout ce qu’il te dira de faire, d’accord? »

Le jeune homme se ratatina sur lui même. Il avait espéré que l’inervention de la gouvernante en chef debloquerait la situation mais il était ben et bien coincé.

La porte se referma et les deux hommes se retrouvèrent à nouveau seuls.

Pour se donner un peu de temps pour reprendre ses esprits, Alexandre se dirigea vers la table des buffets et versa du vin dans un verre qu’il tendit à l’homme. C’était un bon cru, les Boldwins ne s’entouraient que de bonnes choses. Baissant les yeux, il lui donna le verre et l’emmena s’assoire dans l’un des canapés de la pièce. S’asseyant à ses côtés il l’interrogea du regard un instant avant de détourner à nouveau les yeux. Le regard de l’homme le gênait. il n’arrivait pas à le soutenir. Il était terrifié, comme la première nuit où il avait du se donner à un homme. Il n’avait jamais été attiré par la gent masculine et avant d’arriver au manoir il n’avait jamais eu l’idée que deux hommes pouvaient avoir des relations sexuelles ensemble. Sa naïveté avait rapidement volé en eclat quand un mignon plus expérimenté que lui lui avait expliqué la chose. Il avait trouvé ça absolument choquant et sa première fois avait été désastreuse autant que douloureuse. Avec le temps, il s’y était peu à peu habitué et avait parfois eprouvé du plaisir dans des bras masculins. Cependant l’homme qui l’avait battu avait reduit à néant tout cela et ce soir Alexandre se sentait l’âme d’un animal amené au sacrifice.

N’osant pas faire le premier pas, il se contenta de degrafer le col de l’homme en un geste doux, le mettant à l’aise tout en l’interrogeant du regard. Qu’attendait il de lui? Il espérait que ce ne soit pas trop tordu
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité
avatar


MessageSujet: Re: retard et précipitation [ PV Nathan]   Mer 2 Mai - 2:30

Homme d’action, homme de passion, mais surtout homme de peu de foi, si ce n’était de son image et de sa réputation qu’il se devait de maintenir à un niveau plusqu’élevé, Nathan n’en restait pas moins un vulgaire charognard, vautré de péchés, dans une richesse qu’il n’avait nullement mérité. Sa fortune ne semblait pas posséder de fin et sans doute n’en aurait-elle jamais. Les chiffres n’étaient pour lui que d’inutiles symboles noirs, gribouillés sur des bouts de parchemin qu’il ne regardait que quelques fois par semaines. Son succès et son aisance dans les affaires n’était que gaspillage, don offert à un être plus près du démon que de l’humain.

Peut-être, donc, était-ce pour cela que l’innocence et la naïveté étaient pour lui ultime aimant à son désir. Il raffolait de l’inaccessible, de ce qu’il ne pouvait s’offrir, comme un puissant besoin de s’approprier l’interdit. Tant de femmes il avait privé de leur candeur, après les avoir forcées à s’humilier pour lui, à sombrer dans une déchéance qui les avait poussées à s’oublier. Le bijoutier voulait prendre, toujours plus, mais ne prendre que ce qui ne s’offre qu’une fois. Il aimait l’inexpérience, la virginité d’une peau encore intouchée, il se délectait de la peur d’être touchée, saisit, prise. L’immaculée vertu, l’espoir et la naïveté, voila ce qui faisait de lui monstre de luxure, décadence d’un règne qui prendrait fin dans la souffrance d’une amertume née de vices.

L’interdit, donc, avait mené Nathan vers ces plaisirs de chairs que peu s’avouent friands. L’un de domestique, jeune homme au corps svelte, presque féminin, lui était apparu faible, nerveux, mais surtout, porteur d’une innocence qu’il avait si souvent reconnu chez plusieurs jeunes filles. Quelques coupes de vins, une soirée de pesante solitude, et ce gamin qui passait seul dans le jardin, alors que l’héritier saoul vagabondait sur sa propriété. Il n’en fallu pas plus pour qu’un nouveau péché soit consumé, là, sans gêne, sans douceur, sans compassion aucune.

Nathan ne fut donc pas si étonné de croiser de nouveau un homme dont les traits lui paraissaient agréables au regard. Ce visage bronzé, rougit par un soleil qui s’était montré oppressant, ce corps élancé à la chemise entrouverte, montrant une peau dont la douceur pourrait défier celle des femmes, et puis ces yeux, qui fuyaient inlassablement les siens. Le fait qu’il se dégage du baiser volé ne fit que laisser monter en l’héritier un puissant désir, un pressant besoin de montrer sa domination, sa suprématie face à l’employé qui ne semblait pas aussi amateur de luxure que les eux jeunes femmes de quelques instants plus tôt. Pourtant, l’imposante appétit qui montait en Nathan ne fut qu’accentué par le retournement de situation du jeune homme muet. Aussi timide fut-il, la réponse de son baiser sembla chassé la précédente image qu’il avait laissé paraître de lui. Ses mains glissant contre le cou, puis la nuque de son client, ce-dernier se surprit à frissonner d’une passion nouvelle. L’échange devint langoureux, gourmand, leurs langue se caressant finalement en un électrisant contact.

Prit d’une soudaine érection qu’il ne désira pas non plus cacher, le noble tourna à peine le visage, coupant le baiser pour regarder vers la porte qui s’était ouverte malgré son avertissement. Il y vit du coin de l’oeil la femme qui semblait être en charge des employés, vociférer des paroles désagréables d’une langue qu’il compara à celle de la vipère. L’atmosphère gâchée par cette brusque apparition, l’homme se redressa, glissant les mains dans les poches de son pantalon qui ne montrait plus signe de son excitation. Haussant un sourcil, il lui sourit d’amusement, d’un air triomphant, alors que quelqu’un d’autre accourait vers la vieille dame pour lui murmurer quelques douces paroles à l’oreille.

Mais alors qu’enfin elle quittait l’endroit, l’héritier remarqua l’absence de son nouveau jouet de sur ce divan qui l’avait accueillit. Son regard se dirigea vers le bar et il vit cette coupe qu’on lui tendait. Ses papilles osèrent se réjouir d’un goût franc, mais fruité, rappelant une certain acrimonie adoucit par la subtilité d’un arôme au goût de framboise. D’un sourire, il suivit Alexandre jusqu’à un canapé assez grand pour recueillir au moins trois hommes. Il fut amusé d’observer la maladresse du jeune homme qui semblait vouloir le satisfaire sans pour autant en éprouver désir quelconque. Le constatant dégrafer le col de sa chemise, Nathan plongea pour la première fois en ce regard qui l’interrogeait, se laissant envouter par cette profondeur qu’il n’avait connu nulle part ailleurs.

- Tes yeux… c’est comme si on y avait placé l’éternité…

Les paroles n’avaient pas été songées, elles avaient simplement été soufflées d’une voix rauque, presque murmurées, alors que le client déposait une paume contre la joue râpeuse d’une barbe naissante de l’employé. Le geste avait une douceur qui ne ressemblait pas à Nathan à première vue. C’était un homme dure aux désirs plus surprenants les uns aux autres, pourtant il n’était pas friand de violence. Certes son autorité était imposante et bien peu arrivait à surpasser ses directives, mais le vermeil du sang n’était pas couleur dont il raffolait.

Sa fine bouche se déposa de nouveau contre celle d’Alexandre, sa langue brûlante de désir glissant entre ses lèvres, puis entre les siennes, pour s’introduire sans permission, en un humide baiser sous lequel on pouvait presque goûter la fièvre du bijoutier. Les doigts agiles terminèrent de déboutonner cette chemise qui l’était déjà quelque peu, permettant ainsi à la main curieuse de découvrir une peau qu’il avait deviné aussi douce que celle d’une femme. Nathan retira son visage, laissant glisser une longue rasade de vin en sa gorge, avant de s’appuyer doucement au fond du canapé. Sa paume quitta le torse du jeune homme et il lui sourit vulgairement, l’air d’attendre qu’on libère sa passion de sa prison de tissu trop étroite.
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité
avatar


MessageSujet: Re: retard et précipitation [ PV Nathan]   Dim 17 Juin - 12:21

Alexandre était conscient de sa maladresse et de sa gêne. Elle était palpable dans chacun de ses gestes, dans chacun de ses regards. Avant d’entrer au manoir il n’avait jamais eu une seule expérience avec un homme et même maintenant il avait toujours du mal à s’y habituer. A force de vivre ici il avait pourtant réussi à réprimer sa répulsion primaire. Les êtres humains avaient des désirs aussi variés qu’étranges. Coucher avec un autre homme n’était pas plus tordu qu’autre chose. Si il n’y avait pas eu cette histoire avec ce client barbare, il aurait pu donner le change ce soir et être le plus parfait des hôtes. Cependant il avait peur à présent et le regard fievreux du client à son égard le rendait fébrile. Il sursauta légèrement quand sa main effleura sa joue et ne put s’empêcher de rougir furieusement en entendant le compliment. Ce n’était pas le genre des clients de dire ce genre de chose. En général, les hommes qui le payaient ne disaisaint pas grand chose, trop honteux de leurs actes. Pas celui ci. Bizarrement, il semblait tout à fait accepter ses désirs et cela ne le rendait que plus effrayant. Cet homme allait vouloir prendre son temps et Alexandre avait de plus en plus envie de prendre ses jambes à son cou.

Tout son corps frémit de terreur quand leurs deux corps se rapprochèrent à nouveau et que l’homme l’entraina dans un baiser où il regnait en seul maître. Alexandre ferma les yeux en tentant d’occulter les souvenirs terrifiants de cette autre nuit et laissa l’homme jouer avec sa langue avec dextérité. Il sentit des doigts chauds le débarrasser de sa chemise. L’etoffe glissa de ses épaules le long de ses flancs et il frissonna sous la caresse aérienne. Pourquoi cet homme ne prenait il pas ce qu’il voulait une bonne fois pour toute? L’attente de ce qui allait suivre le rendait de plus en plus nerveux.

L’homme s’ecarta pour boire une gorgée de vin et se recula, le regard brillant, avant de s’adosser au sofa en une invitation muette.
Alexandre prit une grande inspiration et s’approcha. Il fallait qu’il surmonte ses peurs, sinon continuer à travailler ici allait le rendre dingue.

Il observa un instant son client. Les pupilles dilatées, un léger tressauement des doigts de la main droite, une bosse plus qu’évidente qui n’attendait qu’un peu d’attention...il était grand temps qu’il arrête de jouer les pucelles effarouchées et qu’il fasse ce pour quoi on le payait.

Un peu ragaillardi par cette pensée volontaire, il s’agenouilla au dessus de l’homme et le libéra à son tour de sa chemise d’un geste expérimenté que démentait pourtant son regard fuyant. Ses mains se mirent à trembler et pour éviter que l’homme ne s’en aperçoive, il détourna son attention en posant sa bouche au coin de la sienne avant de faire glisser ses lèvres lentement vers son menton et de tracer le contours de son visage avec délicatesse. Ses dents vinrent mordiller le lobe de son oreille tandis que l’une de ses mains se logea dans sa chevelure soignée. L’autre main glissa le long du torse de l’homme avant de se poser sur son membre tendu. En un tour de main il degraffa le pantalon et glissa sa main à l’intérieur. Une pression ferme qui dura quelques instants avant que le jeune homme ne se redresse, luttant pour garder une attitude professionnelle.

N’osant toujours pas croiser le regard de son client, il s’ecarta légèrement. Il fallait accélerer les choses. Plus vite ce serait fini plus vite il pourrait rejoindre sa chambre et ses fusains. Avec ce qu’il allait gagner grace à cet homme il aurait sa soirée.

Il se releva donc et reculant, se dirigea vers un autre sofa. Se tournant dos au client, il fit glisser son pantalon le long de ses jambes et s’étendit sur le ventre sur le canapé. Posans sa joue sur ses avant bras, il tourna enfin les yeux vers l’homme, une expression frondeuse sur le visage qui signifiait clairement. « Baise moi, qu’on en finisse. »

Alexandre espérait que l’homme n’allait pas résister longtemps à son corps longiligne et ferme et surtout il priait pour que sa frayeur ne soit pas trop visible
.

Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité
avatar


MessageSujet: Re: retard et précipitation [ PV Nathan]   Mer 25 Juil - 16:46

Un sourire satisfait s'afficha sur les lèvres de Nathan. Le bijoutier observait la nouvelle initiative de son compagnon de nuit, déjà réjoui à l'idée qu'il n'aurait pas à le forcer pour parvenir à ses fins, pour apaiser cette envie qui était plus que visible. L'esprit troublé par l'alcool qu'il buvait depuis maintenant quelques heures, il ne faisait plus la différence entre le bien et le mal. Encore fallait-il savoir que cet homme n'avais jamais vraiment apporté d'importance à ce genre d'idées. Il faisait le mal, mais le cachait bien... La honte qu'aurait pu ressentir un homme d'être touché par un mignon n'était pas le genre de sentiment qui viendrait perturber le riche héritier. Au contraire, l'interdit, les tabous et l'illégal l'attiraient, comme un aimant à ses caprices, pour cet homme à qui rien n'avait été refusé.

Nathan ferma les yeux lorsque son amant déposa un baiser contre la commissure de ses lèvres. Appuyant un peu son visage contre le sien, il apprécia la caresse de cette joue qui glissait vers son oreille. Grommelant son envie alors que les frissons se déployaient sous les dents d'Alexandre, le noble agrippa le bord du sofa, entrouvrant la bouche pour y laisser passa un soupire rauque, témoin de sa débordante envie. Bientôt, il sentit une main se faire plus vagabonde, caressant son torse avant de rejoindre avec facilité cette verge qui, enfin, était libérée de son étau. La mâchoire crispée, un râle se fit entendre alors que les doigts experts du Mignon s’affairaient à offrir une délicieuse caresse à Nathan.

Ce-dernier fronça les sourcils lorsque son compagnon se releva. Pourtant, son visage se détendit rapidement, alors qu'il découvrait ce svelte corps qui s'étendait, nu, contre un autre divan. L'homme observa minutieusement le galbe du postérieur que lui offrait sa victime, s'attardait sur cette ligne sinueuse qu'était sa silhouette. Mince, muscles nerveux, regard de biche... C'en fut trop pour Nathan, qui se releva d'un bond, loin d'être gêné par sa virilité bien dressée vers le haut. Il s'approcha de l'autre divan, posant une virile main contre ce fessier qu'il agrippa sans scrupules.

- Et bien, tu m'as l'air bien pressé d'en finir...

Humectant ses lèvres, le bijoutier se pencha un peu vers l'oreille du Mignon pour lui susurrer :

- J'ai payé cher pour toi... Je ne te laisserai pas partir si rapidement...

Se redressant pour mieux constater son nouveau jouet, le noble laissa entrer deux doigts dans sa bouche, pour y recueillir un peu de sa chaude salive. D'un regard maintenant illuminé par le vice, il les retirant en souriant, et glissa sa main entre les deux lunes d'Alexandre. Répandant la salive autour de ce petit orifice qu'il convoitait tant, l'homme se pencha légèrement, juste assez pour permettre à son autre main de masser le bas du dos de son amant, tandis que l'autre s'attardait à le stimuler.

- Je ne suis pas si méchant, voyons. Tu connaîtras aussi les plaisirs, j'en aurai plus ainsi...

Et son doigt entama sa douce ascension en Alexandre. Le mouvement de vas et viens était lent, minutieusement calculé, de façon à suivre les contractions des muscles qui auraient tenté de refuser l'accès à Nathan. Il léchait ses lèvres de désir, écartant bientôt les formes de son compagnon pour mieux le caresser. Son envie plus que palpable, il sentait sa verge se gorger de passion, battant au même rythme que son cœur affolé par la débauche.
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité
avatar


MessageSujet: Re: retard et précipitation [ PV Nathan]   Ven 28 Sep - 12:32

Malgré son attitude assurée Alexandre n’en menait vraiment pas large. Ce client, trop sûr de lui, lui faisait peur. Il n’arrivait pas à le cerner et surtout, il n’arrivait pas à savoir s’il était dangereux ou non. D’habitude, il était assez perspicace et il refusait parfois des personnes qu’il jugeait potentiellement violent. Il s’était rarement trompé mais ce soir il se sentait complètement perdu. Cet homme ne laissait rien transparaitre de sa nature, mise à part le fait qu’il n’avait aucune honte à désirer un autre homme et qu’il avait l’habitude d’obtenir ce qu’il voulait. Alexandre appréhendait la suite des évènements car avec ce genre d’individu tout pouvait basculer.

Les doigts crispés sur le tissu du sofa, le jeune homme tentait d’empêcher son corps de trembler tandis qu’il attendait l’initiative du client qu’il avait abandonné, avec son désir évident, sur le canapé voisin. Son attitude désinvolte risquait de voler en eclat si l’homme ne se dépêchait pas un peu. Il ne maitrisait que difficilement sa nervosité à présent et n’espérait plus qu’une chose : fuir cette pièce.

L’homme se leva soudain et s’approcha rapidement vers lui. Alexandre sentit une main agripper fortement l’une de ses fesses et il ne put empêcher chaque muscle de son corps de se contracter violemment. Malgré toute sa bonne volonté, chaque fibre de son être se rebellait face à ce qu’il considérait comme une agression. Il ne voulait pas que cet homme le touche. C’était trop tôt. Il n’aurait pas du reprendre le travail.

Un tremblement incontrôlé le parcourut quand le client lui murmura à l’oreille qu’ils allaient prendre tout leur temps. Ses mains se crispèrent plus encore quand il sentit la main commencer à le parcourir. Un halètement terrifié s’echappa de ses lèvres quand des doigts commençèrent à fouiller en lui. Fermant les yeux, il se mordit la lèvre inférieure si fortement que du sang perla. L’homme lui parlait de plaisir mais tout ce qu’il ressentait à présent était une horrible douleur et une peur si intense que son coeur lui faisait mal dans la poitrine. L’homme respirait fortement derrière lui. Il ne le voyait pas mais il l’imaginait sans peine, peinant à ne pas le prendre sur le champs. Ses mouvements en lui, de plus en plus profonds et passionnés, le clouaient au sofa, terrifié. Il sentait des larmes poindre au coin de ses yeux. La panique lui bloquait la gorge, l’empêchant de respirer. Il lui fallait de l’air. Tout de suite.

Oubliant momentanément toutes ses bonnes résolutions, il se dégagea soudain des mains impudiques et se recroquevilla comme un enfant au coin du canapé, le souffle court, le regard perdu. Les battements de son coeur comprimaient sa cage thoracique et il ferma les yeux, posant une main sur sa gorge pour calmer sa respiration irrégulière.
La crise de panique reflua rapidement tandis que la réalité reprenait le dessus : il venait de repousser le client qui ne devait sûrement rien comprendre à la situation.

Il osa un timide regard vers l’homme et se recroquevilla un peu plus sur le sofa. Le client avait chèrement payé et voilà qu’il jouait les vierges effarouchées. Ce n’était pas acceptable, il le savait, et maintenant il avait peur de ce qui allait suivre. L’homme allait il se mettre en colère? Lui donner une bonne réclée? Dénoncer son incompétence aux Boldwins? Il en avait tous les droits.

Il essuya d’un revers de main sa lèvre sanglante et baissa les yeux. Son corps avait cessé de trembler de manière anarchique mais son malaise était toujours bien présent. Il avait toujours bien fait le travail qu’on lui demandait et ce soir, pour la première fois, il n’avait pas été à la hauteur. Il n’avait même pas son ardoise pour exprimer au client combien il était désolé. Il ne put que lever vers lui un regard navré et anxieux, ses genoux ramenés sous sa poitrine en un geste vainement rassurant.
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité
avatar


MessageSujet: Re: retard et précipitation [ PV Nathan]   Dim 9 Déc - 16:35

Silencieux, le bourgeois observa le Mignon se redresser, et agir comme un gamin en proie à une forte terreur. Il fut surpris, certes, mais surtout agacé. C'est fou ce que les gens désobéissant pouvait le mettre dans un état... D'aussi loin qu'il se souvienne, il avait détesté les gens qui ne pouvaient faire ce qu'il leur était demandé. L'argent aidait certes, la violence parfois, mais certaines personnes étaient juste simplement inutile, d'un incompétence grandiose.
Un soupire s'échappa donc de ses lèvres, et l'homme posa un regard déçu sur le visage effrayé. Inclinant doucement la tête, il dit tout bas :

- Ne t'ai-je pas déjà dit que tu n'avais rien à craindre ?

Nathan fit un pas de côté pour faire face au jeune homme souffrant de mustime. Un instant passa, alors qu'il le constatait gravement , et soudain, sa main droite plongea vers la gorge dont il se saisit, un sourire mesquin et un regard noir prenant naissance sur le visage du bijoutier.

- Est-ce parce que tu désires me mettre hors de moi ?!

Les doigts pressèrent la peau au point d'empêcher le garçon de respirer, et forcèrent la tête à reculer.

- Ou peut-être encore me fais-tu des caprices ? Oui, peut-être as-tu envie que je te montre ce qui t'attends si tu es sage ?

L'homme enleva la pression de ses doigts, les glissant vers le torse, sans cesser de fixer Alexandre. Se penchant, il appuya sa main gauche sur le dossier du sofa, juste à côté de la tête du Mignon et sa main continua sa descente, frôlant la peau pour en commander les frissons. L'index fit le tour du nombril, alors que le visage de l'héritier s'approchait de celui de son partenaire, allant jusqu'à frôler les lèvres du jeune homme, sans jamais le quitter du regard.

- Alors ? Tu préfères la douleur ? Ou le plaisir ?

À ces derniers mots, Nathan empoigna la masculinité du plus jeune, soudant sa bouche à la sienne, en un baiser qui se fit sauvage tout autant que tendre. La verge de son compagnon en main, il la caressa lentement, pressant les doigts pour accentué le passage du sang en ces veines qui palpiteraient bientôt contre sa paume.
Bientôt, sa langue vint se joindre au baiser, cherchant celle d'Alex, entamant une danse lascive, une humide caresse des muscles charnus.
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité
avatar


MessageSujet: Re: retard et précipitation [ PV Nathan]   Ven 8 Fév - 9:38

Alexandre tentait de se calmer et surtout de reprendre ses esprits. Qu’est ce qui lui prenait de jouer les pucelles effarouchées? Ce n’était pas son premier client et jusqu’à présent il s’était montré plus que correct. Rien a voir avec le sadique de la dernière fois qui l’avait laissé à moitié mort une fois sa petite affaire finie. Il fallait absolument qu’il se sorte cette histoire de la tête sinon il ne pourrait pas faire ce métier plus longtemps. Les clients et clientes n’allaient pas supporter longtemps un mignon inutile et il était hors de question qu’il se fasse mettre à la porte.

Le client semblait surpris et désappointé. Il l’aurait été lui aussi. Il ne pouvait l’en blâmer. Il l’allumait et d’un coup se mettait à chouiner comme une fillette.
Ne sachant pas trop quoi faire pour remédier à cette situation embarrassante, il restait tétanisé sur le sofa.

Soudain l’atmosphère changea. Le regard de l’homme face à lui venait de changer. Danger, cria la petite voix au fond de son cerveau. Mais avant qu’il n’ait pu esquisser un geste, l’homme venait de se saisir de sa gorge, le faisant immédiatement suffoquer. Alexandre rua pour se dégager, essayant de défaire l’éteau qui l’empêchait de respirer. Ca recommençait. Il allait se faire rouer de coups.
La panique s’insinua dans chacun des pores de sa peau tandis que l’homme le menaçait de sa voix caressante. Oh non, il ne voulait pas le mettre hors de lui. S’il avait pu parler il le lui aurait dit. Il lui aurait dit qu’il n’avait pas fait exprès de le repousser, qu’il serait plus coopératif, qu’il était désolé. Il avait tellement peur que toute sa fierté s’était envolée bien loin de lui. Il s’était fait rosser toute sa vie, au manoir il voulait encore croire qu’il était en sécurité.
Le souffle commençait à lui manquer et des larmes commençaient à perler au coin de ses yeux quand soudain la main qui te tenait le relâcha. L’air s’engouffra enfin dans ses poumons en feu et toussant à s’en casser les côtes, il porta une main à sa gorge malmenée. Bon sang, il n’était pas mort. Ou du moins pas encore.

L’homme s’était rapproché, et la main qui l’avait cruellement fait suffoquer precedemment s’était fait caressante, frôlant son torse et son ventre avec une douceur contrastant d’avec la violence dont elle avait preuve.
Ses lèvres frôlèrent à nouveau les siennes tandis qu’Alexandre, tremblant, ne savait plus trop comment réagir. Complètement perdu, il ne bougeait plus, attendant une nouvelle déferlante de violence. Mais rien ne vint. Les doigts de l’homme jouèrent un instant avec son nombril tout en lui proposant un choix : la douleur ou le plaisir.
Puis sa bouche envahit la sienne en un baiser conquérant tandis que sa main empoignait son membre. Cet homme voulait prendre du plaisir avec lui et il était prêt à tout pour avoir ce qu’il voulait. Il lui promettait ce plaisir mais il lui promettait aussi de la douleur s’il ne se laissait pas faire. Alexandre avait déjà fait son choix. Il aurait pu réagir avec fierté à ce chantage mais il avait depuis longtemps compris que sa survie ne dépendait pas de son ego.
Le client voulait du plaisir? Alors il en aurait. Pas question de se faire frapper à nouveau.
Sa main droite vint se saisir de sa nuque et fermant les yeux, il laissa l’homme investir voracement sa bouche. Il fallait qu’il fasse son boulot, rien de plus. L’homme allait passer un bon moment, puis il s’en irait et lui pourrait quitter cette pièce en entier. Tout allait bien se passer. Tout ne pouvait que bien se passer...

Approfondissant le baiser, il copia les gestes de l’homme en entamant lui aussi de lents mouvements sur son membre, bien plus réveillé que le sien. Il fallait croire que son petit coup de sang ne l’avait pas rendu moins excité.
Alexandre savait maintenant ce qu’il avait à faire et il se sentait un peu plus rassuré à présent. Il allait remplir son rôle.
Repoussant doucement l’homme, il l’incita à s’assoir contre le sofa et vint se lover sur ses genoux, ne lâchant pas une fois ses lèvres. Oui, il allait jouer son rôle à la perfection comme il le faisait si bien avant. L’homme allait en avoir pour son argent, il s’en faisait la promesse.
Ses lèvres quittèrent celles de son homologue pour fenir frôler sa machoire avant de descendre le long de son cou en une caresse presque imperceptible. Ne le touchant plus que par son souffle chaud, il commença à descendre lentement le long de son corps. Alexandre parvenenait peu à peu à réprimer ses tremblements, se concentrant sur la tâche à faire. Ce serait vite fini. Il était plus que doué pour ça et une fois que ce serait terminé il n’aurait plus jamais peur.

Ses lèvres descendirent du ventre au nombril, sa langue jouant un instant dans la cavité chaude. Au moins, ce client avait un physique agréable. C’était déjà ça de gagné.
Puis, sans laisser au client le temps de s’y préparer, Alexandre s’empara de son membre et le fit glisser lentement entre ses lèvres. Ses mains agrippèrent les hanches de l’homme, l’empêchant de bouger et commença à imprimer un mouvement lent et sensuel, aussi excitant que enervant. Il savait bien comment s’y prendre pour ce genre de choses. L’homme n’allait pas tarder à se sentir frustré de ne pas pouvoir bouger et il ne lui faudrait pas longtemps avant de rendre les armes. Jamais personne n’avait resisté plus que quelques minutes à sa bouche experte. Celui ci ne ferait pas exception, surtout qu’il allait s’appliquer
.
Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: retard et précipitation [ PV Nathan]   

Revenir en haut Aller en bas
 

retard et précipitation [ PV Nathan]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Le Manoir des Délices :: Epilogue :: Archives RP-