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 Après l'effort... [PV Violine]

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Henri Corbin

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MessageSujet: Après l'effort... [PV Violine]   Jeu 19 Jan - 22:54

    Il aimait son travail. Oh, cela ne faisait pas le moindre petit fantôme de doute. C'était bien pour cela qu'il le faisait, d'ailleurs, parce que la combinaison de l'activité à effectuer et des bénéfices qu'il pouvait en tirer avait toujours trouvé grâce à ses yeux. Il n'avait jamais regretté son choix de se faire Rabatteur au service du couple Boldwin, par même maintenant, et d'ailleurs si tel avait été le cas il n'aurait eut qu'à cesser de l'être... ce qui n'était pourtant pas près d'arriver, loin de là, et cela même après une journée comme aujourd'hui. Il n'était pas homme à renoncer à ce qu'il voulait pour une simple petite contrariété, après tout, il ne l'avait jamais été, sans quoi il n'aurait pas non plus été là où il était aujourd'hui. C'était uniquement par sa persévérance – ou par la sacrée tête de mule qu'il avait, cela dépendait du point de vue – qu'il avait réussi à conquérir tout ce qu'il possédait à l'heure actuelle. Il était parti de rien et il était arrivé à avoir si pas tout au moins bien des choses, et cela simplement parce qu'il ne renonçait jamais, ou du moins très, très difficilement...

    Et il n'avait pas renoncé non plus pour cette fille, comme il n'avait pas renoncé pour toutes les autres avant elle. Il était convaincu qu'il pouvait en tirer un joli prix, et il ne s'était nullement trompé. Mais, ah, par toutes les catins des enfers, ce qu'elle avait pu être pénible ! Elle n'avait cessé de geindre à toutes les occasions qui lui étaient données, et s'il ne l'avait pas droguée il n'était pas sûr d'avoir pu se retenir de la rouer de coup comme il en avait eut envie du début à la fin. Mais elle était jolie, vierge et encore totalement naïve, ce qui en faisait une proie de choix pour un certain type de clients du Manoir des Délices... lui, par exemple, mais il n'était pas le seule, heureusement, sinon il aurait eut un peu de mal à écouler ce type de marchandises. Il ne pensait pas aller profiter de celle-là, d'ailleurs, parce que s'il la revoyait ce n'était probablement pas une simple correction qu'il lui infligerait, il serait capable d'aller jusqu'à la tuer... et tuer les biens des Boldwin n'était jamais une bonne idée, vu tout ce qu'il fallait leur payer comme frais.

    Fort heureusement, tout cela était à présent derrière lui, et pour de bon par dessus le marché. La fille avait été livrée aux Boldwin, évaluée et vendue définitivement. Il avait touché son argent, comme il se devait, et le pactole qu'il avait récolté s'était révélé à la hauteur de ses attentes. Mais après une telle épreuve il avait besoin de décompresser - pour tout dire, s'il n'avait pas fait un tel bénéfice par rapport au prix où il l'avait acheté à ses parents, de pauvres gens de la provinces trop heureux d'accepter son offre, il aurait presque pu avoir des regrets... mais seulement presque - et tant qu'à être au Manoir, autant le faire là, puisque c'était un excellent lieu pour cela... Seulement, il avait envie de quelque chose de spécial. Pas les choses qu'il demandait le plus souvent, à savoir justement le genre de fille qu'il venait de ramener, mais bel et bien une « damoiselle » totalement différente. Il avait demandé une Délicieuse, mais pas n'importe laquelle, loin de là. Non, il s'était bien plutôt offert un petit plaisir unique, comme il ne s'en faisait peut-être bien que trop rarement, en la personne de la belle et envoûtante Violine, peut-être une de ses Délicieuses préférées, pour tout un tas de raisons. Elle était différente de la plupart des autres, et pas seulement parce qu'elle était directement venue là de son propre gré, mis pour bien d'autres raisons encore.

    Voilà donc pourquoi il se dirigeait en ce moment même vers la chambre de la damoiselle en question, marchant d'un pas décidé, comme toujours ou presque lorsqu'il se rendait à ce genre de rendez-vous. De manière tout aussi habituelle, il était vêtu de couleurs sombres, comme il aimait généralement, ses vêtements – simples mais de bonne coupe – s'harmonisant en différentes teintes de bleu et de noir. Lui-même ne savait pas encore comment il serait au bout de ce chemin, sans doute cela dépendrait-il de Violine elle-même mais aussi de ses variations d'humeurs, souvent imprévisibles après une journée de travail aussi éprouvante. Mais quel que soit la manière donc cela devait tourner, il était au moins sûr d'en avoir pour son argent avec cette dame-là...

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MessageSujet: Re: Après l'effort... [PV Violine]   Lun 6 Fév - 20:08

Elle aimait son travail. Cela n'était plus à contredire. Car si la plupart de ces magnifiques jeunes filles se sentaient piégées au manoir, c'est simplement car elles n'avaient, jusqu'à ce jour, pas connu les véritables pièges. Ceux qui sont à l'extérieur de ces murs, ceux-là qui sont bien plus cruels que quelques vicieux clients. Vous savez, ce genre de dangers qui ne fait pas que vos suivre le jour, mais vous accompagne aussi dans vos nuits, dans ces rêves que vous ne faites plus, dans cette insomnie qui vous garde éveillée, cette peur de ne pas connaître le lendemain, de ne pas en avoir les moyens. Violine connaissait cette peur. Elle avait, quelques fois, touché bien plus bas que le métier de prostituée. Son parcours n'était pas des plus heureux et sans doute est-ce ce qui offrit au monde sa personnalité plus qu'excentrique.

Cette façon d'agir qui semble égoïste, capricieuse, mais cette douceur presque maternelle qui découle de chacun de ses mots. Ce délicieux contraste entre sa volupté et son agressivité, entre sa froideur et sa chaleur. Non, Violine n'était et ne serait jamais comme les autres. Car elle n'avait goûté qu'à la richesse des autres, la protégeant ainsi de la cupidité qu'apporte ces vulgaires pièces de monnaies. Car elle s'était hissé plus rapidement que quiconque à ce rang qu'elle convoitait. Et puis parce qu'au fond, bien que nous sommes d'éternels moutons suivant la bergère société, il y a en nous, un côté unique, que personne n'égalera jamais.

Et c'est donc cette divertissante jeune femme aux humeurs plus que changeantes, qui regardait ce plafond bien peu amusant. Allongée dans son lit, vêtu d'une simple robe légère, agrémentée d'un corset bon marché, la Délicieuse immergeait à peine de ses quelques réflexions. D'un soupire, elle se retourna sur le côté, regardant quelques verres vides, entassés sur sa table de chevet. La journée était longue et ennuyante. Son violon se faisait nettoyer sous les plus doux soin, à sa demande, elle ne put donc en jouer. Elle aimait le savoir chouchouté, lui aussi. Car pour elle, il était bien plus qu'un simple instrument de musique. Il était fait de plus que de bois...

Un bruit attire son attention. Elle se retourne et....

- HENRI !!

Son corps, aussi léger que les plumes, saute hors du lit, s'envolant presque alors que Violine cours vers la porte d'entrer, se jetant au cou de l'homme qui s'y trouve. Son sourire est grand, sincère, et sa voix limpide, alors qu'elle l'accueille.

- Bon retour !! Ton voyage a été plus que long cette fois...

La jeune femme lui fait un moue de gamine, faignant la déception.

- Tu m'as manqué ~

Et ce chasse les pensées qui n'étaient dirigés que vers d'inutiles lieux. Elle le regarde, là, le héros à sa solitude, son éternel ami.
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Henri Corbin

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MessageSujet: Re: Après l'effort... [PV Violine]   Jeu 16 Fév - 14:33

    Il était bien rare, en vérité, qu'on lui réserve un bon accueille. Il n'était pas, n'avait jamais été, le genre de personne que la plupart des gens avaient envie d'accueillir à bras ouvert, c'était même plutôt le contraire. Il y avait sa fonction de Rabatteur, bien sûr, qui faisait que bien des jeunes femmes lui en voulait pour les avoir amené ici, par la force, la ruse ou le pouvoir que l'argent avait parfois sur certains parents, époux, tuteurs ou autres responsables pour qui l'amour n'avait guère d'importance, par exemple... voir d'autres combinaison. Il y était habitué, et cela ne le dérangeait pas plus que cela : c'était son travail, il le faisait bien, et surtout il était bien payer pour le faire. Et de toute façon, fondamentalement, cela ne le changeait pas tellement des réactions qu'avaient la plupart des gens vis-à-vis de lui. Il était parfois apprécié, plus rarement respecté, à des degrés divers, et bien souvent nécessaire. Il savait se faire des places en bien des lieux, mais il n'était pas de ces gens qui se faisaient aimer facilement, sauf quand il jouait certains rôles et forçait son attitude à se plier aux besoins du moment... c'est à dire quand il n'était pas vraiment lui.

    Et pourtant. Et pourtant il existait des personnes qui pouvaient être contentes de le voir, pour lui-même, aussi étrange que cela puisse paraître. C'était le plus souvent des hommes avec qui il avait certaines relations mutuellement profitables et durables, et la chose était assez nuancée – plus du profit mutuellement qu'une quelconque forme d'amitié – et, plus rarement encore, c'était une véritable et sincère émotion positive. C'était là quelque chose d'absolument singulier et non-commun, mais vu que Violine était justement singulière et totalement non-commune par elle-même, peut-être n'était-il pas si étonnant, en fin de compte, qu'elle fasse partie des personnes pouvait exprimer une telle émotion... comme elle le fit ce jour-là.

    « HENRI !! »

    Elle avait été étendue sur son lit, lors de l'entrée du Rabatteur dans sa chambre, mais ce dernier n'avait guère eut l'occasion de profiter de cette vision. En effet, en un instant la belle avait sauté à terre, avant de courir directement se jeter à son cou. Une réaction bien différente de celles de l'immense majorité de ses collègues, mais qui était un changement bien agréable, même pour lui. Elle avait un grand sourire et il sourit en retour, bien que même ainsi son sourire ne paresse pas totalement chaleureux. Il ne portait jamais de masque – pas avec elle – et les rares sourires naturels qu'il avait ne pouvait jamais se départir de ce petit fantôme de rictus dans leur manière d'être.

    « Bon retour !! Ton voyage a été plus que long cette fois... »

    Oui, mais elle devait bien être la seule à le déplorer, hormis ceux qui attendaient de la chaire fraîche avec son retour, peut-être. Même encore maintenant, sa relation avec Violine le déstabilisait un peu, tant elle était... singulière, dans le panel des liens qu'il pouvait entretenir avec autrui, mais en soit ce n'était pas vraiment pour lui déplaire. C'était... rafraîchissant, plaisant.

    « Tu m'as manqué ~ »

    Il eut un autre sourire, plus léger, plus semblable à ceux dont il avait l'habitude, et en même temps plus... plus chaud oui, c'était cela, comme si le positif tendait un peu à percer, tout doucement. Mais il n'était pas homme à se complaire en de douces retrouvailles ou à venir trouver une dame pour lui compter fleurette. Il était venu trouver Violine pour une chose bien précise, dès la toute première fois, et même si certaines choses s'étaient construites par la suite, dans sa dimension la plus primaire cette chose n'avait pas changé le moins du monde. Il fallait bien dire qu'il n'était pas du genre à changer facilement de toute façon, pas dans les choses les plus profondes, et bien qu'il puisse par ailleurs fort bien s'adapter en surface il variait peu en lui-même.

    « Toi aussi tu m'as manqué, ma belle... »

    Sa voix était moins dure qu'à l'ordinaire, peut-être, mais elle était également rauque, et le baiser qu'il lui donna pour effacer sa moue n'avait rien de doux. Ses bras se refermèrent autour d'elle dans ce qui aurait pour d'autres été une cage, et il colla son corps contre le sien, l'emprisonnant, l'embrassant de façon possessive, passionnée. Oh oui il voulait une chose bien précise, et tout en lui criait qu'il la prendrait, et même si en ce cas précis la dame ne marquerait sûrement pas son désaccord, rien ne disait non plus qu'elle souhaitait qu'il procède autrement. Comme pour mieux marquer sa domination, il entra dans la pièce et la plaqua contre le mur le plus proche, à l'instinct, connaissant bien les yeux, le tout sans retirer sa bouche de la sienne ni déserrer l'étreinte de ses bras, nullement douloureuse mais pourtant très claire dans son caractère impératif, comme l'étaient ses mains fermement et résolument posées sur son corps dans le prolongement de ces mêmes bras...

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MessageSujet: Re: Après l'effort... [PV Violine]   Lun 20 Fév - 20:29

Comme la journée s’était annoncée ennuyante, Violine ne pouvait pas rêver mieux que d’apercevoir Henri au seuil de sa porte. Il était ce genre d’homme qui… ne donnait pas sa place. Leur relation était sans aucun doute difficile à comprendre pour quelqu’un qui n’était pas de leur monde, quelqu’un qui n’était pas eux. Les gens le voyaient comme un homme profondément méchant, avec une passion pour la tyrannie. Et ils voyaient en la Délicieuse, une femme complètement folle, accro à la luxure et à la douleur. Selon elle, pourtant, ce n’était que le fardeau que devait porter les gens qui était doué dans leur travail. Car elle n’était pas folle, et lui n’était pas méchant. Certes étaient-ils des marginaux, incapable de se fier au moule de cette société si avide de bonne image, mais cela ne faisait pas d’eux ce que les rumeurs racontaient. Ou peut-être pas tout à fait, puisqu’il faut le dire, il y avait un fond de vérité dans tout ça.

Et parce qu’en fait, leur relation qui semblait si charnelle leur offrait un moment de parfaite complicité et qu’ils pouvaient se venter de partager quelque chose d’unique, ils se voyaient souvent, au retour des voyages d’Henri. C’était un homme fort, à qui Violine offrait toujours soumission, sans doute car il était le seul à en être capable, digne. Et jamais il ne l’avait déçu.

- Toi aussi tu m'as manqué, ma belle...

Ses paroles firent sourire Violine encore un peu plus, toujours flattée d’entendre ces mots qui ne sortaient de la bouche de l’homme, que pour elle. Nier l’évidence du charme de ses mots serait futile. Elle aimait être la première qu’il venait voir, lorsqu’il revenait. Elle aimait encore plus, qu’il la prenne, comme à chaque fois, avec une telle envie, un tel désir, que la Délicieuse ne pouvait que se sentir unique.

Son gémissement de surprise mourut contre les lèvres de son amant, tandis que ce-dernier la prenait contre lui, l’emprisonnant de ses puissants bras. Se voutant au-dessus d’elle, Violine ne put que se courber, accueillant la passion de son amant en une langue qui se joignait avidement à la sienne. Elle sentit bientôt le mur rencontrer son dos, en un souffle qui fut coupée. Ses mains, gourmandes, commençaient déjà à déboutonner le veston d’Henri qui ne lui laissait pas beaucoup d’espace. Le silence plana, seulement coupé par la porte qui se refermait toute seule. Le bruit de leurs humides baisers prit toute la place, bientôt accompagné par les halètements de Violine qui sentait l’impatience poindre en elle.

Sa petite poitrine était déjà durcit, pressée contre ce torse qui la protégeait du monde extérieur, alors qu’à deux, ils laissaient doucement une nouvelle atmosphère les engouffrer. La Délicieuse s’appropriait les lèvres du Rabatteur, les goutant, les léchant, les mordillant, pour mieux lui gémir à l’oreille, cet impatience qu’il faisait naître en elle. Ses doigts, habiles, se glissèrent sous le veston détaché, arrachant presque la chemise en dessous, voulant toucher sa peau, sa toison brune, désirant plus que tout un contact de sa peau. Elle caressa son torse, longeant sa poitrine de ses douces paumes, pour venir insérer ses doigts entre les épaules et le tissu. Là, elle tira brusquement, sans interrompre ce baiser qui lui dévorait la raison, dénudant l’homme, forçant les vêtements à quitter ses bras.
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Henri Corbin

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MessageSujet: Re: Après l'effort... [PV Violine]   Mar 28 Fév - 19:40

    Ce n'était pas son genre, de s'attacher à qui que ce soit. Il n'était pas de ces hommes qui recherchaient une femme à aimer, un lieu ou demeurer, une cause à laquelle si lier ou un but à servir. Il était attaché à lui-même, et à la vie qu'il s'était construite, cela oui, mais à rien d'autre, en vérité. Même les choses qu'il avait acquises au prix de longs effort n'avaient de valeur que par ce qu'elles symbolisaient, justement, et non en elles-mêmes. Sa femme n'était intéressante que par son statut, et aurait-il pu la remplacer ni vu ni connu par une dame de plus haut rang qu'il ne se serait probablement pas privé une seule seconde. De même ses propriétés, qu'il était si fier de posséder, n'étaient importante que par le rang qu'elles lui donnaient dans la société et la vie qu'elles lui permettaient de mener, il n'avait d'attachement à aucune d'entre elles. Ce n'était tout simplement pas dans sa nature que de développer de tels liens. Il avait parfois des passions violentes, des obsessions, mais jamais de liens d'attachement... Ou presque jamais en tous cas.

    Presque, parce qu'à y regarder d'un peu plus prêt, il y avait sans aucun doute quelque chose qui le faisait revenir sans cesse à Violine, surtout après de longs voyages. Elle était une amante de premier choix, bien entendu, mais elle n'était pas la seule perle en ce domaine, tout particulièrement dans un lieu tel que le Manoir des Délices. Non, il y avait autre chose, comme si elle répondait parfaitement à un besoin particulier qui se trouvait en lui. Oh ce n'était pas de l'affection et certainement pas de l'amour, c'était... un attachement justement, qui trouvait sa source dans un quelque chose qu'elle savait lui apporter comme personne d'autre entre ces murs...

    « Violine... »

    Il avait prononcé son nom dans un murmure rauque, alors que sa bouche dévorait la sienne, et était dévorée, tout à la fois, alors que ses mains caressaient son corps à travers son vêtement léger, le redécouvrant une fois de plus, alors que son désir grondait de plus en plus fort en lui, comme un torrent furieux et passionné. Déjà les doigts agiles de la belle Délicieuse défaisaient son vêtement, se glissaient sous lui, caressant son torse tout en tentant de l’amener toujours plus loin sur les voies de la nudité. Elle n'était pas du genre à attendre longtemps que ses désirs soient satisfaits, ce qui n'était qu'une concordance de plus entre eux. Et comme il était tout aussi empressé qu'elle de se retrouver peau contre peau, il la laissa faire sans résister, l'aidant même par des mouvements brusques et décider à enlever son haut, qu'il jeta un peu plus loin. Cela procura un bref répit au corps de la jeune femme, jusque là caressé sans merci, mais qui ne dura pas. Aussitôt libres, ses bras revinrent l'enserrer, plus fort, et ses mains rapides et habiles à ce genre de tâches, pour les avoir maintes et maintes fois exécutées, trouvèrent dans son dos les attaches toutes simples de son corset, les défaisant en quelques mouvements prestes, répétés des centaines de fois.

    Une fois cela fait, il ne fallu pas longtemps pour qu'il empoigne sa robe et qu'il la fasse passer par-dessus sa tête, la laissant presque nue en face de lui. Son regard brillait d'excitation, une excitation malsaine et brutale, comme presque toujours avec lui, alors qu'il contemplait cette délicieuse vision. Cette contemplation ne se prolongea pourtant pas bien longtemps, car bien vite il revint imposer ses lèvres sur sa bouche et son corps contre le sien, plaquant totalement sa charmante personne contre son torse nu, puissant. Il avait de plus en plus envie d'elle au fur et à mesure que défilaient les minutes, au point que cela en devenait presque douloureux, mais il comptait bien laisser éclater totalement cette envie jusqu'à la délivrance, et cela dans un avenir très proche...

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MessageSujet: Re: Après l'effort... [PV Violine]   Mar 6 Mar - 0:57

Elle ne désirait le contact d'une peau autre que la sienne. Celle-là même qui se couvrit de frissons, parcourant son corps et l'électrisant au profond de son échine. La pauvre se sentait proie face aux baisers du prédateur. Elle les désirait, retournait les chercher lorsqu'ils lui étaient enlevés, pour mieux les repousser. Sa langue se faisait effeuilleuse, découvrant les lèvres de son amant, telle une jeune fille prude, pour mieux attaquer sa jumelle d'une passion inassouvie, en des gestes si avides, qu'elle aurait pu se changer en ogre. Elle grogna son envie, tandis qu'Henri lui retirait ses vêtements en un empressement si beau à voir. Violine l'admira, ses gestes, son visages, ses grands bras rassurants, se repaissant de la vue d'un tel homme. Un sourire s'afficha sur ses lèvres lorsque se retrouva presque nue, maintenant protégée que de sa culotte. Comme il était beau d'ainsi se sentir belle sous les yeux d'un homme que l'on trouvait tout aussi attirant. Ses yeux miroitèrent un instant, animé d'une lueur qu'un voile viendrait bientôt faire taire.

De nouveau, les corps se rencontrèrent, les seins de la Délicieuse se pressant contre le torse dur de son partenaire, alors qu'elle cambrait son corps, cherchant les caresses, offrant ses courbes en appât. Elle s’empara de nouveau de la bouche de l'homme, pressant ses lèvres gonflées de leurs baisers voraces contre les siennes, les entrouvrant pour laisser passer une langue aux désirs vicieux. Mais voilà, Violine n'en resta pas là. Elle n'était pas de celle qui reste ainsi soumise, attendant de subir l'envie des hommes. À l'aise avec sa personne, fière de son corps, la gêne de l'acte n'était pas quelque chose dont elle avait appris à se soucier. Voila pourquoi ses doigts glissaient sur le torse d'Henri, traçant un chemin brûlant de désir, laissant derrière son contact une promesse de ce vice qu'ils partageaient.

Son corps toujours hissé vers le sien, Violine priva son amant de ses lèvres, pour les laisser effleurer la peau rugueuse d'une joue, se faufilant jusqu'à ce cou ou elle nicha son petit nez, embrassant doucement le coin du lobe d'oreille. Pressant le haut de son corps toujours plus, elle recula légèrement le bas, souriant pour elle-même alors que ses mains atteignaient enfin la ceinture d'Henri. Ses doigts s'acharnèrent contre la langue de cuir, faisant tinter le métal de la boucle qui céda bientôt sous le mouvement agile.

- Ô mon bel amant... Comme tu dois te sentir à l'étroit en ce pantalon... Je sais combien il ne pourrait contenir toute cette envie dont tu te gorges, alors laisses-moi te défaire de sa muselière.

Au rythme de ses mots, la jeune femme avait glissées les doigts sous le pantalon, crochetant ces-derniers pour lui permettre, à la toute fin de sa phrase, de glisser vers le sol en un mouvement brusque, emportant le tissu en sa chute volontaire. Levant le visage vers le haut, elle posa sur son compagnon un regard presque tendre, comme si elle appréciait de le faire languir. Sans quitter ses yeux, elle posa une main sur le bas du pantalon, agrippant de l'autre le mollet de l'homme. Elle l'aida à enlever le restant du vêtement, le jeta au sol, plus loin, sans même se soucier de savoir ou il se retrouvait. Ses iris abandonnèrent leur fixation, pour revenir à la hauteur du visage de la belle, alors qu'elle se hissait doucement sur ses genoux. Une main glissa contre le dernier tissu la privant de la masculinité d'Henri. Elle léchant ses lèvres, voyant cette imposante présence sous le vêtement, la caressant de ses doigts fébriles. Doucement, sa bouche vint se poser contre cette bosse que la mince étoffe ne réussissait pas à cacher, l'y pressant en un baiser sonore. La paume plaquée dessus, elle la caressa avec attention, laissait l'homme fondre sous ses doigts experts.

Restant quelques instants ainsi, la belle contemplait la verge, de plus en plus désireuse de la sentir en elle. Comme elle était belle, fièrement dressée, malgré le sous-vêtement, grandissant de plus en plus sous la torture de la Délicieuse. Cette-dernière en eu bientôt assez, engouffrant sa main sous le tissu pour cueillir l'objet de sa convoitise, en un regard affamé. Elle entrouvrit sa bouche pour laisser passer une langue curieuse, qui vint se déposer contre l'extrémité sensible du membre chaud, au même moment ou ses yeux croisaient ceux d'Henri. Léchant goulûment le sexe viril, sans quitter son détenteur du regard, Violine s'amusa à l'enduire de son abondante salive, l'humidifiant en un semi-sourire. Sa langue se voulut gourmande, glissant de bas en haut, pour mieux redescendre et venir agacer les bourses gonflées. Même la main droite vint s'amuser, laissant la gauche caresser le ventre aux muscles crispés. Enduite de son écume, elle glissa contre la masculinité, en un rythme lent, patient, langoureux.

- Dis-moi que tu me désires, Henri, fais-moi sentir spéciale, unique!

Ses lèvres se refermèrent contre le bout du sexe, le laissant entrer en la chaleur de sa bouche, l'y accueillant en un gémissement de satisfaction. Violine ne lui permis pas d'attendre, elle entama tout de suite un rythme féroce, comme si elle désirait le rendre fou, de par cette bouche aux mouvements si avides. Sa langue revint lécher, laper, avant de laisser sa bouche embrasser, caresser, suçoter. Bientôt, la jeune femme laissa la verge s'immiscer plus loin en elle, la pressant même un peu contre le fond de sa gorge en un bruit rauque. La salive monta, et elle enduit de nouveau le sexe brûlant, dont elle pouvait sentir les veines palpiter contre ses lèvres bombées. Elle recommença son manège, prenant plaisir à offrir ces sensations à cet homme qui, elle le savait, les lui rendrait que trop bien.
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Henri Corbin

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MessageSujet: Re: Après l'effort... [PV Violine]   Lun 16 Avr - 2:13

    Leurs corps brûlants, l'un contre l'autre, chacun ne demandant qu'à s'unir à son vis-à-vis, tendant à une passion dévorante, comme celles qui avaient tant et tant connu par le passé, et dont ils ne se laissaient point. C'était là une scène des plus sublimes, d'autant plus que les esprits, les consciences des deux acteurs de la Délicieuse comme du Rabatteur, ne demandaient pas mieux que la consommation de cette union charnelle, passionnée, dévorante. Et comment aurait-il pu, lui, vouloir quoi que ce soit d'autre que ce corps qui se tendait contre le sien, presque nu, qui s'offrait comme un cadeau inestimable... mais qui pourtant était loin, d'être une simple poupée soumise à son envie, comme l'étaient les corps de tant d'autres filles de ce même Manoir, qui, résignée à divers degrés, s'offraient à lui de manière plus ou moins prononcée. Mais ici, c'était tout autre chose, c'était Violine, et nulle autre fille de cette demeure n'aurait su s'y comparer. Elle était tout simplement unique, et cela ne faisait que rajouter au délice d'une nuit passée en sa compagnie, pourtant déjà loin d'être négligeable avant qu'on y ajoute cette nouvelle donnée.

    Du reste, la belle ne tarda pas à illustrer les pensées de son amant, en s'activant contre son corps musclé, aussi offert à elle que le sien était offert à lui. Ses doigts glissaient sur sa peau, allumant des sillons de feu sur leur passage, alors que sa bouche venait se nicher dans son cou. Les rudes mains d'Henri, loin de rester inactives, caressaient les épaules et le dos de la belle, évitant pour quelques temps les zones érogènes les plus évidentes, comme pour mieux la faire languir. Elle, à l'inverse, avait fini par trouver la ceinture du Rabatteur de ses doigts explorateurs, lesquels, se faisant inquisiteurs et travailleurs, ne tardèrent pas à défaire la boucle métallique qui retenait la lanière de cuir, et avec elle le pantalon de l'homme...

    « Ô mon bel amant... Comme tu dois te sentir à l'étroit en ce pantalon... Je sais combien il ne pourrait contenir toute cette envie dont tu te gorges, alors laisses-moi te défaire de sa muselière. »

    Les paroles de son amante était quelque peu lyriques, mais ses actes, eux, tranchaient nettement dans le domaine le plus matériel qui soit. Tout en parlant, elle avait en effet fini de défaire les ultimes attaches retenant sur lui son dernier vêtement, entraînant bien vite celui-ci au sol... dans le mouvement de son propre corps. C'était là un spectacle plus que plaisant, que le Rabatteur ne manqua point de suivre des yeux, aimait voir ainsi une femme se mettre devant lui dans une position évoquant tellement la soumission, d'autant plus une femme telle que la sublime Violine. Dans la même ligne, elle entreprit de le faire se dégager totalement du pantalon qu'elle venait d'abaisser, et il lui prêta son concours sans la moindre hésitation, comme de bien entendu. Il y avait de la tendresse dans le regard qu'elle portait sur lui tout en agissant, et il en était presque de même dans ses propres yeux, en retour, ce qui était assez étonnant, car cela ne lui était pas véritablement coutumier, c'était bien là le moins que l'on pouvait dire sur le sujet. Mais sa relation avec la belle Délicieuse n'avait, justement, rien de coutumier au regard de ses critères, elle était au contraire totalement singulière... Et cela faisait une partie de son charme.

    Mais c'était là une partie, une partie seulement, et il y avait bien d'autres éléments à faire intervenir. Par exemple, et c'était non négligeable. Son art quand, comme elle le faisait en ce moment même, elle décidait de jouer directement avec l'instrument de son désir. Et de fait, pendant les instants qui suivirent elle se mit à jouer avec lui, faisant se tendre non seulement son membre viril, qui révéla ainsi sa taille imposante, mais tout son corps, tant le désir se répandait de toutes parts en lui. Toutes les Délicieuses étaient exceptionnelles, mais aux yeux d'Henri Violine se dégageait encore du lot, et il ne regrettait jamais, même un instant, de revenir toujours à elle pour se livrer à ses mains expertes... non pas que seules ses mains le soient, bien sûr.

    « Dis-moi que tu me désires, Henri, fais-moi sentir spéciale, unique ! »


    C'était là une chose qu'il ne manquait jamais de faire, mais en l’occurrence il dû, au début tout du moins, se contenter de faire passer cela par la voie de ses grognements rauques et de ses légers gémissements de plaisir, alors qu'elle commençait déjà à jouer de sa bouche si agile sur son membre viril dressé pour elle, perdu dans la sensation délicieuse qu'elle lui procurait. Ses mains puissantes vinrent se ficher dans ses cheveux, ses doigts s'enfonçant profondément dans celle-ci tout en exerçant une poussée sur sa tête, comme pour la forcer à continuer si d'aventure elle avait eut la fantasque idée d'arrêter un si merveilleux traitement. C'était un geste primaire, dominateur, qui ne faisait qu'ajouter encore à son excitation pourtant déjà brûlante.

    « Hummmm... Tu as encore besoin de mots pour voir et comprendre mon désir, ma belle amante ? La sensation de ce membre dressé, pour toi et pour nulle autre, entre tes lèvres si habilles ne te suffit-elle pas à en être sûre ? »

    Sa voix était rauque, à cause du plaisir qu'elle lui procurait, et même si ses paroles avaient pour but de la taquiner un peu, il comprenait parfaitement ça demande. Cela faisait partie de tout ce qu'il y avait entre-eux, et du reste lui-même sentait toujours son envie grandir quand il parlait ainsi à la sublime femme qui était devenue au fil du temps une amante régulière autant que singulière.

    « Mais si c'est ce que tu veux, soit, je te désir, j'ai envie de toi à en mourir, je n'ai attendu que de me retrouver à nouveau entre tes draps... tes cuisses... et tes lèvres, bien sûr... tu es la seule à savoir me faire vibrer ainsi, à avoir porter la luxure à un tel niveau de perfection, de façon à combler n'importe quel amant, et moi le premier... »

    Il continua ainsi à lui communiquer son désir par la parole durant de longs instants, alors que la sève montait de plus en plus dans sa verge dressée, qui vibrait de plaisir. Il retenait le plus longtemps possible celui-ci, pourtant, afin de mieux profiter encore de la gamme de sensations incroyables que savait lui offrir sa Délicieuse favorite...

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MessageSujet: Re: Après l'effort... [PV Violine]   Mar 6 Aoû - 13:31

La douceur des paroles du rabatteur vinrent caresser l'ouïe de Violine qui sourit. Sa bouche quitta la virilité de son amant, rapidement remplacée par sa main douce. Les doigts agiles de la Délicieuse parcoururent lentement l'imposante verge, alors que son regard d'acier se plongea en celui de son amant, le sondant, cherchant ce lien qui les avait unis, et qui les unirait encore plusieurs fois. Un doux sourire s'afficha sur les lèvres de Violine qui, d'une voix chaude, répondit simplement à son amant :

- Henri...

Petite moue de gamine capricieuse, elle remonte les mains vers le ventre du bel homme, y glisse sa bouche, se redressant lentement en le couvrant de baisers. Une fois debout, elle enroule ses bras autour de lui, le fait prisonnier de son corps, et lui souffle :

- Je sais que tu dis ça à toutes tes amantes ...

Un petit rire amusé franchit les lèvres qu'elle vint poser sur la mâchoire de son ami, l'embrassant d'abord avec délicatesse, s'attardant sous l'oreille, jusqu'à ce que ses dents viennent s'approprier le lobe. Elle le mordilla avec arrogance, gourmandise, tandis que son corps frêle se pressait contre celui d'Henri, cherchant sa chaleur, quémandant le contact de ses main d'un doux feulement.

La plupart des jeunes femmes qui travaillaient en cet établissement avaient peur du rabatteur. Il n'était pas de ceux à qui l'on pouvait soutirer la pitié, pas de ceux de qui l'on pouvait se jouer facilement. Son regard était dure, tout comme l'était le peu d'amour qu'il était capable d'offrir. C'était un amant robuste, performant, avec qui la luxure n'avait de demi mesure. Pourtant Violine aimait se perdre en cette virilité, elle qui vivait déjà de la violence et de la douleur. Henri n'était pas violent. Il était ferme, il savait ce qu'il voulait et comment l'obtenir. Elle aimait ça, et même si certaines de ses collègues n'approuvait pas sa drôle de relation avec l'homme, la Délicieuse n'avait que faire des avis de ces gamines prétentieuses.

Elle désirait son homme. elle le voulait si fort, que ses petits seins étaient écrasés contre le torse solide d'Henri. La belle gémit tout bas contre le cou auquel ses dents s'attaquèrent, volant quelques frissons à cette peau qui pouvait parfois avoir l'air si imperturbable. Ses doigts vinrent s'entre-mêler à la naissance des cheveux de son amant, et Violine agrippa fermement l'épaisse tignasse en glissant sa langue là où elle avait mordu, comme pour calmer le picotement de sa morsure.

- Qu'attends-tu pour faire de moi le fourreau de ton épée, mon bel amant ?

Violine se vautrait dans cette luxure qui lui allait si bien. Il ne lui en fallait pas plus pour qu'un voile de désir recouvre le gris de ses yeux. Elle recula la tête pour sourire vicieusement au rabatteur, avant de prendre possession de ses lèvres, d'y forcer l'entrée de sa langue. Elle alla rejoindre celle d'Henri, la caressant langoureusement en un humide baiser, avant de la suçoter comme elle l'avait fait plus tôt avec l'extrémité du sexe gonflé.
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Après l'effort... [PV Violine]

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