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 Invitation à une soirée [PV Florimond]

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MessageSujet: Invitation à une soirée [PV Florimond]   Sam 13 Nov - 17:41

Je tournais en rond depuis ce matin. J’avais l’impression de tout faire de travers et que je n’aurais jamais assez de temps pour que tout soit
prêt ce soir. Pourtant j’avais l’habitude des grandes tables et de plusieurs invités.
En fait je me sentais fatiguée, je n’avais pas beaucoup dormi cette nuit et ma visite au manoir des délices n’avait pas arrangé les choses. J’étais fatiguée d’avoir abusé de mon corps aussi longtemps. Il allait falloir que je me repose tout de même un jour car ma double vie n’était pas des plus calmes. En fait je ne le regrettais pas; J’aimais m’y rendre, j’aimais ce qu’il s’y passait, bref j’avais l’impression de vivre.
Mais mes activités “normales” de femme au foyer me plaisiaent tout autant.
Ce soir j’avais dressé ma liste de convives et je n’avais pas eu de désistement. Il y avait le Comte et la Comtesse de la Fougère, Le Comte et la Comtesse de Saint Jal. J’avais aussi invité un nouveau convive qui n’était jamais venu encore chez nous : le Marquis de Plessis Bellière. J’étais curieuse de le voir je dois le reconnaître. Les nouveaux suscitaient toujours ma curiosité, voire mon intérêt. Ce serait un petit repas agréable dans lequel la table serait raffinée et pour lequel nous allions parlé de tout et de rien. Peut être que nous ferons une partie de crapette plus tard dans la soirée et chacun rentrerait chez soi pour se revoir un prochain soir chez un autre. Telles étaient nos soirées mondaines.
Je regardais une dernière fois la table, je supervisais pour les servantes, donnais un dernier ordre sur la disposition des fleurs et je partis vers ma chambre pour m’habiller.

C’était le moment que je préférais. J’aimais chercher parmi mes soieries et taffetas, assortir avec mes chaussures, mettre des bijoux en harmonie avec mes tenues.
Ce soir j’optais pour une robe en soir bleue ciel. Mes chaussures étaient de la même couleur et je sortais mon beau collier de saphirs et perles. Mes cheveux étaient légèrement relevés avec des noeuds identiques à ceux du grand décolleté.

C’est à ce moment là que j’entendis dans la cour une première calèche arriver et la cloche sonner peu de temps après. Une touche de parfum finit ma préparation et je me mis en route pour aller accueillir avec mon mari les invités. Il devait déjà être en bas. Il aimait ces soirées, peut être avait il l’impression de rajeunir aux contacts de tous nos invités ?

J’arrivais à l’accueil au moment où les de Saint Jal arrivaient. C’était un couple très collet monté et à cheval sur l’étiquette. D’un âge moyen, je ne savais pas trop l’évaluer d’ailleurs, ils manquaient un peu de fantaisie à mon gout, mais après tout c’était leur vie et non la mienne. Cela ne me regardait pas. Après les retrouvailles je les invitais à nous suivre vers le grand salon où la cheminée flambait et donnait une impression plus grande de châleur. Je dus m’absenter au moment où les De La Fougère arrivèrent. C’était un couple plus jeune que les précédents et tout aussi charmant. Je leur dis bonjour et ma joie de les revoir avant de les entrâiner à ma suite vers le grand salon où mon mari était resté. Cela me faisait toujours bizarre de le regarder et de ne rien éprouver pour lui. Enfin quand je disais cela c’était faux. J’avais du respect pour lui, mais cela s’arrêtait là quasiment. Lui je sentais bien que c’était différent mais bon les sentiments ça ne se discutent pas.
Il ne restait plus que notre dernier invité à recevoir, celui que je ne connaissais pas encore.
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Florimond de Plessis

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MessageSujet: Re: Invitation à une soirée [PV Florimond]   Jeu 18 Nov - 22:37

- Tu iras.
- Non je n’irai pas.
- Tu iras !
- Non je n’irai pas !
- TU IRAS !
- NON JE N’IRAI PAS !

Et voilà… Encore une nouvelle dispute entre mon père et moi. Je me disais aussi que c’était étrange qu’il n’y ait pas eu un mot plus haut que l’autre aujourd’hui entre nous… Une journée sans dispute entre nous, c’est comme une journée sans soleil. Il n’y en a pas. Chaque jour il y a quelque chose. Chaque jour il y a un nouveau reproche. Là en l’occurrence, il veut que je me rende à une soirée mondaine à sa place car MONSIEUR a des obligations ailleurs. Et bien qu’il n’y aille pas un point c’est tout ! Je ne vois pas en quoi cela me concerne d’aller à un repas mondain chez je ne sais qui !

- Vous n’avez qu’à y envoyer John ! Qu’il serve à quelque chose ça le changera !
- Un peu de respect pour ton frère je te prie ! Lui au moins il…
- Oui je sais. Pardonnez-moi de ne pas être la copie conforme de votre fils prodigue !

J’arrachai l’invitation des mains de mon père.

- Et ne claque pas la… !
- Porte ? lui souriai-je avant de sortir ET de la claquer.

Gravissant les marches jusqu’à mes appartements, je déchirai l’enveloppe pour en sortir le carton calligraphié à la main. C’est qu’il fait les choses bien Monsieur le Marquis… C’était donc chez lui la petite fête ? J’ai déjà croisé cet homme. Il est déjà venu rendre visite à mon père ici. Il est aussi vieux que sa fortune… Mais il paraît que sa femme est plutôt jolie. La pauvre. Si c’est vrai, je la plains de s’être retrouvée unie à cete antiquité… Non non le terme n’est pas exagéré. Du moins pas pour moi.
Fouillant dans ma garde-robe, j’en sortis une chemise noire, un pantalon noir et ma veste noire avec des broderies argent. Sobre, élégant. Une fois changé, j’étudiai mon reflet dans le miroir. Un coup de doigts dans mes cheveux et ça ferait l’affaire. Je n’ai pas non plus envie d’être tiré à quatre épingles, ça ne me ressemblerait pas. J’en suis moi-même impressionné, Ainsi vêtue, on ne voit que mes yeux bleus qui ressortent, contrastant avec l’argent du vêtement. Satisfait de mon image, je passe ma cape et enfile mes gants tout en descendant les marches. J’ignore royalement mon père au passage, puis vais à l’écurie et en sors mon cheval dont la robe est aussi noire que mes vêtements et qui est déjà miraculeusement sellé.


- Pfff la barbe… rouspétai-je

Les mondanités, ce n’est vraiment pas ce que j’aime. D’autant qu’à l’âge que j’ai, les mères essaient de me mettre le grappin dessus pour leurs filles à mariée. Alors ce genre de soirées, je les fuis comme la peste. Dans ce cas, pourquoi est-ce que j’y vais ? C’est vrai ça. Je pourrai tout aussi bien tourner bride et rejoindre mes amis. Ou aller au manoir… Je n’y ai pas mis les pieds encore cette semaine… Pourtant non. Je ne le fais pas. Je prends mon temps pour y aller, mais j’y vais. Curiosité sans doute. J’ai envie de voir à quoi ressemble la marquise. Il paraît que nous avons à peu près le même âge. Cela pourrait se révéler intéressant après tout.
N’aimant pas non plus me faire trop attendre, je mis mon cheval au galop. La ponctualité, c’est important. En particulier quand vous vous rendez à une invitation alors que vous n’êtes pas la personne initialement désirée… Mais bon. Sans me vanter, je pense être d’assez agréable compagnie pour faire oublier à mes futurs hôtes ce léger détail.

J’arrivai devant l’immense propriété et remis mon cheval au pas. Qu’il était nerveux ce n’était pas possible ! Mais c’est pour ça que je l’avais choisir après tout. Dès que je l’avais vu il m’avait plus. Je l’avais payé une fortune, mais comme mon père aime à s’en venter, il a de l’argent à ne plus savoir qu’en faire. Alors moi, je l’aide à trouver. Femmes, chevaux, vêtements, boissons… Je trouve toujours.


- Doucement bonhomme, le flattai-je de la main.

Je le sentis frémir sous moi, chacun de ses puissants muscles tendus et posai pied à terre. Avant de le confier au palefrenier qui vint à ma rencontre, je le flattai de la main avec affection. Oui, j’aime mon cheval. Je l’adore même et je n’ai aucune honte à le montrer. Retirant mes gants, je monte les marches jusqu’à la porte principale quand je vois une apparition de soie bleue se déciner sous mes yeux. La Marquise je présume. Les mots que j’avais entendu étaient : elle est plutôt jolie. Plutôt jolie ? Que ceux qui l’avaient qualifiée de « plutôt jolie » aillent se racheter une paire d’yeux ! Elle tout simplement magnifique. Et dire que j’avais dit à mon père d’envoyer John à ma place ! Finalement, je me trouvai bien content d’être là tout d’un coup. Un sourire charmant aux lèvres, je m’approche d’elle puis sors l’invitation de ma manche. Prenant cette main fine et délicate qu’elle me tend, je le serre légèrement mais avec douceur, et y dépose un baiser peu plus long que ce que la bienséance aurait exigé. Mais c’est tout moi ça après tout.


- Je suis Florimond de Plessis-Bellière, lui souriai-je. Mon père vous prie de l’excuser Madame. Mais une affaire de dernière minute le retient et il ne pourra venir ce soir. Je suis donc venu à sa place. J’espère que ma présence ne vous déçoit pas, plaisantai-je sachant pertinemment qu’il est bien moins ennuyeux et bien plus agréable au regard de m’avoir moi que mon père.

Je peux paraître sur de moi, mais ce n’est pas méchant. Je ne suis pas du genre vantard ou prétentieux. Pas du tout. Je ne suis pas quelqu’un d’imbu de sa personne. Bien sûr je sais que je plais aux femmes. Je serai idiot de ne pas m’en apercevoir avec toute cette attention qu’elles me portent depuis mon plus jeune âge. Toujours est-il que l’arrogance n’est absolument pas un de mes traits de caractères. Lorsque je me « vante », c’est toujours au second degré et c’est très reconnaissable à mon expression et au ton de ma voix. Il n’y a rien fier dedans. Rien que de l’amusement.
Alors que la Marquise me rend mon sourire, je me dis que la soirée s’annonce décidément délicieuse. Vraiment, vraiment délicieuse…


Dernière édition par Florimond de Plessis le Lun 23 Avr - 11:33, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Invitation à une soirée [PV Florimond]   Sam 27 Nov - 23:47

J’étais occupée dans le salon d’apparat avec mes invités mais je surveillais néanmoins si je n’entendais pas une calèche ou un carrosse arriver. Notre dernier invité n’allait pas tarder et pour une première fois il était indispensable que je l’accueille. Je ne le connaissais pas encore mais l’erreur allait être réparée. Mon époux m’avait parlé de lui. Ils étaient du même âge visiblement et s’entendait...comme des marquis. Cela voulait tout dire, ou rien du tout en fait. J’étais en train de surveiller les petits fours et le service lorsque j’entendis pas la fenêtre ouverte des bruits de sabots dans la cour intérieure. Je m’excusais auprès de mes invités et j’allais vers la fenêtre ouverte pour voir juste le palefrenier s’occuper d’un cheval magnifique. Tiens ce n’était pas courant qu’un de nos invités arrive à cheval, je m’interrogeais même sur la chose. Etait il fou ? J’avais du mal à imaginer Pierre sur un cheval alors le marquis de Plessis Bellière ça devait être la même chose, il ne devait guère être prudent ou bien se croyait encore jeune.

Retournant vers le salon je fis un petit signe de la main et je filais vers l’entrée pour accueillir notre dernier invité. J’arrivais au moment où il montait les escaliers. Non en fait ce n’était pas du tout ce que je prévoyais. Qui était donc cet Adonis ? Je regardais derrière lui sans comprendre et cherchant du regard quelqu’un d’autre. Mais je reportais bien vite mon attention sur lui tandis qu’il gravissait les marches en retirant mon invitation de sa manche. Je le regardais faire en prenant mécaniquement le carton tandis que je lui tendais ma main. Mes yeux le fixaient et je réalisais ma méprise.


- Enchantée Monsieur de Plessis Bellière. Je suis Eleonor de Saint Sandore. J’espère que ce n’était pas trop grave pour votre père mais je suis ravie de votre présence ici... et pas du tout déçue.

Certes je ne pouvais pas dire le contraire. Il était bien plus sexy que son père ne pouvait l’être certainement. De plus il avait de magnifiques yeux bleus qui m’auraient fait craquer si j’avais été ailleurs qu’ici. Je songeais au manoir du coup et à mes rencontres. Bon ce n’était pas le moment de rêvasser j’avais un nouvel invité et il fallait que je m’en occupe.

- Venez je vais vous présenter à mes autres invités et vous faire faire le tour du propriétaire comme on dit. Je pensais voir votre père. Je n’aurais pas imaginé que son fils le remplacerait.

Je marchais à coté de lui car il m’avait donné son bras et je le dirigeais à travers les pièces. Il avait mon plus beau sourire, mais il n’aurait rien de plus. J’étais la marquise en ces lieux et rien ne me trahirait. Nous étions parvenus au salon où les autres invités étaient et je le présentais aux deux couples présents. ll connaissait déjà Pierre et cela facilita les choses pour lui. Je le laissais un peu le temps de m’occuper des serviteurs et de les prévenir qu’ils pouvaient commencer à préparer notre accueil à la salle à manger. Notre plan de table n’allait pas changer. Il était prévu que ce soit le marquis, son père qui serait à ma droite et je laissais les choses ainsi. Pour une fois j’aurais quelqu’un de plaisant à regarder à coté de moi.

- Si vous voulez bien passer à table, le souper va être servi. Venez Monsieur le Marquis je vais vous guider une nouvelle fois.

Je lui présentais mon bras et chacun partit à notre suite. Quand nous arrivâmes à la table je lui fis montrais où serait sa place.

- Vous serez à coté de moi, j’espère que cela ne vous dérange pas ?

Je lui fis un nouveau sourire et chaque convive s’asseya à sa place attitrée. La table était richement décorée et les plats furent succulents. Le Comte de Saint Jal à ma gauche parlait peu et s’occupait de son assiette ce qui m’arrangeait car je n’avais pas grand chose à lui dire. J’abordais donc mon hôte de droite.

- Dites moi cher Marquis, N’avez vous donc une jeune épouse que vous êtes venu seul ? Nous aurions volontiers ajouté un couvert pour elle.

J’étais curieuse de le savoir. C’était une conversation mondaine tout au plus, mais je pouvais ainsi être renseignée. Qui soupçonnerait que je posais la question dans un but inavouable ?

- Je me rends compte d’ailleurs que je ne connais rien sur vous. Mon époux ne m’a jamais parlé de vous et à peine de son ami votre père. C’était la première fois que je devais le rencontrer. Je ne comprends pas que nous n’ayons pas encore eu l’occasion de nous croiser, que ce soit ici ou ailleurs. Nous sortons pourtant beaucoup et allons à toutes les grandes réceptions. Mais peut être est ce vous qui n’y allez pas ?

Nous attendions le plat suivant et il était facile de parler avec lui. Je le fixais prise d’un intérêt soudain, admirant les yeux bleus qui ressortaient. Le noir devait même en accentuer leur couleur. Il pouvait se permettre de s’habiller tout en noir. Si moi je l’avais fait on aurait dit que j’avais perdu mon mari. Le noir était vraiment réservé aux veuves à notre époque. Je réservais donc ce genre de chose à mes sous vêtements, ce qu'on ne voyait pas.
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Florimond de Plessis

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MessageSujet: Re: Invitation à une soirée [PV Florimond]   Dim 28 Nov - 8:16

Si elle n’était pas déçue de ma présence, je pense que son mari lui apprécierait moins le fait que son ami ne soit pas venu et ai envoyé son fils le plus turbulent à sa place. Mon père est bel homme mais bon il n’a plus 20 ans comme on dit. Oui tiens pourquoi m’avoir envoyé moi ? Lui qui se plaint tout le temps de mon comportement en société ? Qu’il n’attende pas de moi que je fasse des courbettes. Que je sois en société ou non, je reste moi. Jouer les hypocrites comme tous ces paons enfarinés de la Cour simplement pour faire bonne figure, très peu pour moi. Que je sois chez le Roi ou dans une taverne, je reste moi. Bien entendu je ne ferai pas honte à mes ôtes. Je ne suis pas non plus complètement intenable. Je sais bien me comporter. Mais dirons nous que ma langue emploie souvent les mots de manière assez habile pour envoyer des pics tout en restant poli. Ainsi je n’offense personne d’autre que l’intéressé qui m’a cherché, et amuse la galerie.
Eleonor… Ca lui va bien. J’affichai mon plus beau sourire pour lui répondre.


- Il n’a pas jugé bon de me mettre au courant de la raison de son absence. Mais il m’a donné un pli pour votre époux. Que j’avais lu bien entendu, mais ça je me gardais bien de le dire…
- Venez je vais vous présenter à mes autres invités et vous faire faire le tour du propriétaire comme on dit. Je pensais voir votre père. Je n’aurais pas imaginé que son fils le remplacerait.

Je haussais furtivement les sourcils, affichant mon air le plus charmeur. Cette petite mimique de ma part la fit sourire, sourire que je lui rendis, puis je lui tendis mon bras afin de l’escorter comme il se devait jusqu’à l’intérieur.
Cette femme qui se tient à côté de moi, Eléonore, je la regarde d’un œil gourmand mais sans trop insister non plus. Il ne s’agirait pas de la mettre mal à l’aise, de lui manquer de respect ou d’éveiller la colère ou la jalousie de son mari. Ou que sais-je encore. Toujours est-il, qu’elle est sublime. Le marquis est bien chanceux d’avoir une telle perle pour lui. En revanche elle… la pauvre l’est moi. Elle ne semble pas malheureuse pourtant. Elle semble même être une femme assez épanouie. Mais j’ose vraiment douter que ce vieux mari qui est le sien puisse la combler comme une telle femme devrait l’être… J’ai du mal à l’imaginer se consumer de plaisir entre ces bras flasques et ce corps frêle et fatigué… La belle aurait-elle quelques amants secrets que cela ne m’étonnerait pas. Mais qui pourrait l’en blâmer cela dit…
Aux yeux de tous, elle passe pour la parfaite maîtresse de maison. La Marquise de Saint Sandor. Mais j’ai son âge. Du moins pas tellement moins ou pas tellement plus. Bien que je sois un homme jusqu’au bout des cheveux, je peux me mettre à sa place. Si mon père devait m’unir à une vieille femme pour laquelle j’aurai le respect du à son statut mais aucune attirance physique, il est clair que j’irai très vite voir ailleurs. Comme je le fais toujours en fait… Oui en fait je ne changerais pas celui que je suis. Il est vrai que pour une femme, c’est différent… Elle est toute de suite moins bien vue lorsqu’elle a des amants. Pourquoi ? C’est très bien d’avoir des amants.


« Moi-même je suis un amant… » pensai-je en la regardant, un sourire malicieux aux lèvres.

Bon allez trêve de plaisanterie. Nous voilà arrivés au salon. Le premier à venir me saluer est bien entendu le mari de la beauté toujours à mon bras. Je le salue poliment, avec tout le respect qui lui est dû, m’excusant encore pour l’absence de mon père.


- Vous avez encore grandi depuis que je vous ai vu. Votre père peut être fier.
« Oui ou c’est vous qui avez rapetissé… »

Bah quoi ? On rapetisse avec l’âge non ? Puis le jour où mon père serait fier de moi... Me contentant de lui sourire, je lui remis le fameux pli expliquant les raison qui avaient poussé mon paternel à décliner l’invitation et à m’envoyer à la place. La belle Eléonore m’abandonna après s’être excusée et alla vaquer à ses occupations. Pendant ce temps là, je fis la connaissance de Monsieur et Madame de Saint Jal et de Monsieur et Madame de la Fougère. Deux couples charmants si je fais fis du fait que l’une des deux dames semble… fortement attirée par ma personne si j’en crois les œillades qu’elle me lance… Magnifique… Il ne manquait plus que ça. Si elle savait à quel point elle est pâle à côté de la beauté douce et pourtant frappante de notre hôtesse…
Vint le moment de passer à table. La Marquise, que j’accueillis avec mon plus beau sourire, revint vers moi et me guida jusqu’à ma place.


- Vous serez à coté de moi, j’espère que cela ne vous dérange pas ?
- Seigneur qu’ai-je fais pour mériter cela… plaisantai-je. Je suis honoré de dîner à vos côtés Madame.

A ma droite, comme la convenance l’exigeait, se trouvait une femme, puis en face de cette femme un homme et ainsi de suite. En l’occurrence, c’est la Comtesse de la Fougère qui siégeait en face de moi. La table était réellement splendide. Aucune faute de goût. Quant au repas qui nous fut servi, profusions de saveurs et de senteurs. Un véritable plaisir pour les yeux et les papilles.

- Dites moi cher Marquis, N’avez vous donc une jeune épouse que vous êtes venu seul ? Manquant de m’étouffer, je reposa mon verre sur la table et toussota pour faire passer le liquide dans le bon trou.Une femme ? Quelle horreur ! Nous aurions volontiers ajouté un couvert pour elle.
- Mon père est Comte et non Marquis Madame. De plus, si quelqu'un doit hériter du titre, ce sera mon frère et non moi. Mais je trouve que la façon dont vous m'appeler sonne bien... Je devrais peut-être en parler au Roi... Bien un peu de sérieux. Non Madame. Pas de femme, lui souriai-je tout de même amusé. Je ne peux pas me marier, question de principe.
- Et pourquoi mon cher je vous le demande. Vous êtes pourtant en âge de le faire, me reprocha le Comte de la Fougère.
- Père sortez de ce corps… Parce que « mon cher je vous en informe» accentuai-je les termes par pure provocation tout en lui offrant mon sourire le plus malicieux, je ferai bien trop de malheureuses.

C’est vrai quoi ! Je laisserai derrière moi bien trop de cœurs brisés. Hors de questions. Je n’aime voir pleurer les femmes que de plaisir et entre mes bras. Mon père essaie désespérément de me marier depuis que j’ai 18 ans mais je trouve toujours le moyen d’esquiver les rencontres… De toute façon le plus urgent pour lui est de marier John. Après tout il a 30 ans il serait peut-être temps ! Mais non… LUI a le droit d’attendre. LUI a le droit de choisir celle qui partagera sa vie pour toujours et portera ses enfants. Lui, lui, lui et toujours lui.

- Je me rends compte d’ailleurs que je ne connais rien sur vous. Mon époux ne m’a jamais parlé de vous et à peine de son ami votre père.

Pourquoi est-ce que ça ne m’étonne pas… Le Marquis vient pourtant très souvent rendre visite à mon père… De plus, sa femme ne sait peut-être pas ce qu’il se dit de moi, mais lui le sait pertinemment. Il est peut-être vieux, mais il n’est pas aveugle. Combien de fois m’a-t-il vu échanger une œillade canaille avec une des servantes ? Combien de fois m’a-t-il vu en galante compagnie me diriger vers mes appartements ? Combien de fois a-t-il été témoin de mon succès auprès des ces dames. Pas étonnant que cet homme qui se meurt probablement d’amour pour son épouse si belle n’ai pas tenu à la présenter à quelqu’un comme moi qui a une réputation il faut le l’admettre, de coureur de jupons. D’ailleurs, réputation tout à fait erronée si je puis dire.
Ce n’est pas moi qui cours après les jupons, se sont plus souvent les jupons qui courent après moi ! Moi je me contente de les relever. Je ne dis pas que je ne fais jamais la cour aux demoiselles car ce serait faux. J’aime tout autant attiser le désir dans les yeux de mes « victimes » que de les voir essayer d’attiser le mien.


- C’était la première fois que je devais le rencontrer. Je ne comprends pas que nous n’ayons pas encore eu l’occasion de nous croiser, que ce soit ici ou ailleurs. Nous sortons pourtant beaucoup et allons à toutes les grandes réceptions. Mais peut être est ce vous qui n’y allez pas ?
- Je vous avoue que les mondanités sont très peu à mon goût. Je préfère une bonne taverne à la table du Roi.
- Quelle idée ! s’offusqua encore une fois Monsieur de la Fougère.
- Justifiée. Mais de quoi il se mêle lui ! Je me retourne donc totalement vers la seule qui m’intéresse, Eleonor. Je vais à très peu de soirée mondaine. J’ai bien trop peur de me faire poursuivre par toutes ces mères qui cherchent à marier leurs filles, riai-je. Non plus sérieusement ma chère, ce genre de chose ne me ressemble…PAS…!

Je me crispa d’un seul coup, agrippant la table d’une main. Je rêve où est-ce qu’on venait de me frôler le… WOW ! nouveau soubresaut. Quelqu’un est vraiment en train de me caresser les parties avec son pied ?!

- Mais je… bon sang ! Mais je me rendrai volontiers à une soirEE si vous m’y conviEZ !

Tendu comme une arc – c’est le cas de le dire – je glissai ma main sous la table pour essayer de stoper les assaut de ce pied disons plus que… stimulANT. Ça ne peut pas être Eleonore car il faudrait qu’elle soit une véritable contorsionniste. La Comtesse de Saint Jal est trop loin. Mes yeux bleus se portent alors sur Madame de la Fougère, qui me regarde innocemment, le sourire aux lèvres. Sourire que je lui rends légèrement crispé à cause de son PIED ! qui me caresse.
Appuyant mon coude sur la table, je mets mon menton dans ma main, couvrant ainsi m’a bouche qui ne peut s’empêcher d’arborer un sourire d’amusement que je cherche ainsi à dissimuler. Bah oui admettez le, la situation est franchement cocasse ! Moi en tout cas elle me fait mourir de RIRE ! La vache ! Elle n’y va pas de main ou plutôt devrais-je dire, de pieds mort la dame…

L’attente du plat suivant est un supplice… J’essaie de rester le plus naturel du monde, mais essayer de rester calme, détendu et souriant lorsqu’on vous masturbe par-dessous la table ! On ne me l’avait encore jamais faite celle là ! Une petite caresse discrète sous la table oui. Souvent. Mais ça…
Changeant de position, j’essaie de m’éloigner autant que faire se peut de ce pied « encombrant » mais quoi que je fasse, ça n’arrange rien. Je commence à être à l’étroit dans me pantalon moi avec ses bêtises !


- Pourquoi est-ce que je ne jouerais pas un morceau au clavecin en attendant la suite ? proposa aimablement la Contesse de Saint Jal. Ma sauveuse !
- Excellente idée. J’aimerai beaucoup vous entendre.
- Et bien puisque vous le proposez si gentiment, déclara le mari d’Eléonor.

Sans attendre mon reste, je reculai ma chaise pour échapper à Madame de la Fougère (ou plutôt à son pied) et partis dans son sens opposé. Je m’excusa auprès de la Marquise, puis alla prendre l’air un instant sur la terrasse. Ouf il était temps ! J’avais failli exploser moi ! Littéralement. Les douces sonorités du clavecin parviennent jusqu’à moi et m’aident à me détendre. Je pense que en partant d’ici, étant donné dans l’état dans lequel cette femme m’a mit, j’irai faire un tour au Manoir… Après une telle stimulation, je ne peux pas rentrer chez moi ce soir sans avoir été accueilli entre les cuisses d’une femme. La responsable de tout ça dirait probablement oui. Mais je suis un invité ici et je ne ferai rien pour causer un scandale. Son mari est là après tout. De plus, à choisir, ce n’est pas vraiment avec elle que j’aimerai partager quelques instants intimes…
Bon et sinon là en bas ça se calme ? Oui… heureusement que la mode est aux vestes longues ! Le clavecin se termine… Je prends une profonde inspiration et rentre, rejoignant tout le monde autour de la table pour l’arrivée du plat principal. A peine assis, je croise les jambes histoire de faire un rempart solide. Dieu soit loué, ça marche ! La Comtesse essaie, mais renonce. Je lui décroche alors un sourire taquin et victorieux avant de me retourner vers ma sublime voisine de gauche. Tout le monde parle entre eux, et bien moi j’ai la chance de l’avoir pour moi. Je compte donc bien en profiter.


- Je vous avoue que je ne voulais pas venir ce soir. Mais ne regrette aucunement de l’avoir fait. Ce repas est… divin.

Je plongeai mon regard dans le sien pour qu’elle comprenne bien que ce n’est pas de son dîner, aussi délicieux soit-il, dont je parlais mais bel et bien d’elle.

- J’espère avoir l’occasion d’y goûter à nouveau un jour. Maintenant que je l’ai découvert, je crains de ne point vouloir m’arrêter là…

Oui je flirtai ouvertement. Mais de ça, il n’y a qu’elle qui pouvait s’en rendre compte. Car je le faisais avec assez de subtilité pour n’être entendu que d’elle et que le véritable sens de mes propos ne tombe que dans ses oreilles.

- Dites moi Monsieur de Plessis-Bellière. Si vous ne vous mariez pas. A quoi donc occupez vous votre temps ?
- Parce qu’il faut être marié pour être occupé Monsieur de la Fougère ? il m’a dans le nez lui ou quoi ? Si il savait ce que me faisait subir sa femme quelques minutes plus tôt il aurait des raisons mais là… Et bien puisque vous tenez vraiment à le savoir, je vais, je viens. Galopades à cheval, chasse au rapace, beuverie avec les amis… Manoir des Délices, osai-je par pure provocation, guettant sa réaction. Je sentis ma voisine réagir également. L’avais-je choquée ?

- C’est un lieu de débauche et de perdition !
- C’est un lieu fabuleux au contraire. Vous devriez y aller cela vous détendrait. Ou vous tendrait… A vous de voir… L’un comme l’autre ne pourrait pas vous faire de mal.

Ponctuant ma phrase de mon sourire le plus taquin et innocent, j’écoutais les autres convives se mettre à rire autour de moi.

- Tout va bien Eleonor ? Je vous ai choqué ? lui demandai-je après que tout le monde ait reprit ses conversations là où ils les avaient laissées. Vous semblez songeuse.
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MessageSujet: Re: Invitation à une soirée [PV Florimond]   Jeu 23 Déc - 0:56

Le repas se passait à merveille, tout allait bien, les mets étaient succulents et je me régalais. J’avais eu un peu peur de m’ennuyer mais mon voisin de table était agréable au moins. Je l’écoutais avec attention, un peu sous le charme il faut le reconnaître, ou tout du moins pas insensible à ses petites manières subtiles de marivaudage. D’habitude j’avais toujours un homme de l’âge de mon mari et là pour une fois ce n’était pas le cas. Il devait être dans mon âge, je ne m’en rendais même pas compte mais au moins j’avais l’impression d’être vivante et belle à travers ses yeux.

Je ne compris pas tout ce suite ce qu’il se passa lorsqu’il éleva le ton sur un mot. Mais mon esprit observateur n’eut pas longtemps à juger de la situation. Bon sang !! Il fallait que je garde mon sérieux et qu’on ne se rende compte de rien. Je n’allais pas dire que j’avais remarqué le petite manège d’ailleurs j’eu l’impression à un moment donné que Florimond avait pensé que ce pu être moi qui lui faisais des attouchements plus que certains. Enfin cela ne dura pas longtemps car je le vis faire une sorte de petite gymnastique gracieuse et surtout discrète pour ne pas que les autres convives s’en aperçoivent. Je l’écoutais et fit semblant de rien pour ne pas le perturber un peu plus mais il allait falloir que je fasse attention la prochaine fois à Madame de la Fougère. Il fallait toujours se méfier de l’eau qui dort. Là elle était en train de bouillir !

Nous eûmes un petit intermède musical qui lui permit de fuir la table et moi d’aller voir si tout se passait bien du coté de la cuisine pour la suite. Tandis que j’étais dans la cuisine je crois que je devais avoir un sourire plus que bizarre car le cuisinier me regarda à un moment curieusement et je réalisais que je riais toute seule face à la situation de mon voisin de table. Du coup je filais rapidement de cet endroit en leur disant qu’on servirait bientôt la suite et qu’il fasse le nécessaire. Ce fut bien la première fois que je filais à l’anglaise sans plus m’occuper de tout cela mais je faillis éclater de rire. Je retournais vite fait dans ma chambre du coup et après avoir fait un rapide examen de ma coiffure je redescendais calmée et sans fou-rire.

Aussitôt installée à nouveau le repas repris son cours normal et je bavardais avec mon voisin. J’avais remarqué qu’il se tenait à distance de sa voisine d’en face à présent non sans un certain humour. Me penchant vers lui je lui parlais doucement, de la même façon que lui.

- Mon cher ami j’espère que la prochaine fois se passera un peu mieux pour vous. Je pense que j’éviterais de vous inviter à ma table lorsqu’une personne sera là la prochaine fois mais c’est la première fois que cela se produit. Je n’aurais pas imaginé une telle chose. Je crois que j’ai oublié de fréquenter ce genre de chose depuis trop longtemps, mais je serais ravie de vous compter parmi nous dans un proche avenir.

Hum si nous avions été seuls et dans d’autres endroits il aurait bien été certain que j’aurais aimé le laisser me courtiser et même m’approcher mais ici j’étais la marquise sans reproche à me faire. J’avais une réputation à garder et j’entendais ne pas faillir, même pour des beaux yeux ou un sourire aussi charmeur soit il.

Je tournais la tête vers le Comte de la Bruyère et qui visiblement n’appréciait pas ce jeune convive. Avait il une pointe de jalousie ? Il avait de quoi finalement avec sa femme. Il devait être bien cocu celui ci. J’étais bien certaine que si Florimond avait invoqué un quelconque subterfuge pour sortir, elle se serait empressée de sortir pour le rejoindre et qu’en plus elle l’aurait provoqué pour qu’il la trousse à la hussarde. Je ne m’étonnais plus de rien. Toutefois je remarquais bien qu’il se moquait totalement de celle ci et n’avait d’attention que pour moi. Je jouais le jeu sans véritable obligation et appréciant ces moments partagés avec quelqu’un qui pouvait penser comme moi. L’allusion au mariage mettait bien une limite à l’intelligence du Comte. Il devait se dire que cela ferait un rival de moins mais la répartie, si elle commença à me faire sourir, me stupéfia. Lui ? client du manoir ? Houlà décidément il s’avérait que beaucoup de monde avait l’air d’y aller, surtout dans notre entourage. Il allait falloir que j’ai un entretien avec les Boldwin pour ne pas qu’ils me glissent un client que je connais trop bien personnellement. Je ne me voyais pas par exemple avec le Comte de la Bruyère. Mince je ne m’étais pas rendue compte que je devais avoir manifesté une réaction à l’évocation de ce nom.


- Non non, vous ne m’avez pas choqué rassurez vous mais l’évocation de cette maison de perdition n’est pas des plus agréables. Quand je songe à ces pauvres femmes livrées aux vices de certains hommes. Je me suis entendue dire que certaines étaient blessées par des coups de fouet. Je trouve ça inadmissible. Quel est l’intérêt de payer une femmes pour se glisser dans son lit ? La prostitution est une chose déplorable. Je pense à toutes ces pauvres filles obligées de faire cela et qui ne peuvent pas en sortir. Je doute qu’elles trouvent ça plaisant.

Je respirais un peu plus vite en parlant sur ce sujet délicat. J’avais dit ce que je pensais. J’étais la marquise. Après c’était autre chose ce que moi j’y faisais n’avait rien à voir.

- Dites moi, puisque vous êtes un de ses clients d’après ce que vous nous dites, qu’y trouvez vous ? Je veux dire quel besoin d’aller dans un tel endroit alors que vous pourriez trouver d’agréables compagnies ailleurs je suis sure. ?

J’étais plutôt en train de me dire que s’il allait au manoir je risquais de le croiser en tant que client et ça, ça m’amusait extrêmement. Enfin amuser...était ce vraiment le bon terme ? Etait il observateur et me reconnaitrait il si on se voyait dans d’autres circonstances et avec mon loup ? Enfin nous n’en n’étions pas là, pour le moment il y avait le repas.

On nous avait servi le dessert et on entendait presque une mouche voler tandis que chacun dégustait la gourmandise. Mon mari reprit sa conversation faisant peu de cas du fils de son ami. Il jetait néanmoins régulièrement un coup d’oeil vers nous. Je lui faisais un sourire en retour et reprenais ma dégustation en conversant de tout et de rien.

Le repas terminé je me levais et m’adressais à tout le monde.


- Je pense que nous pouvons passer au salon si vous voulez. Je ne sais pas ce qui vous ferez plaisir. Une partie de crapette ? ou bien tout simplement un cognac ?

Je tendais mon bras à Florimond pour aller vers le salon tandis que tout le monde en faisait autant. Je lui parlais en apparté doucement comme tous les autres le faisaient. Je remarquais le regard noir de Madame de la Bruyère. On avait l’impression que je marchais sur ses plates bandes. Dépitée elle prit le bras de son mari pour nous suivre tandis que je souriais d’un air entendu.

- Je crois qu’il y en a une qui m’en veut là. J’aurais peut être du vous laisser tous les deux après tout. J’ai peut être brisé le début d’une belle idylle. Elle avait l’air très intéressée avant la viande.

Je taquinais volontairement avant de reprendre.

-Désolée d’être indiscrète mais ça m’intrigue, quel genre de femmes pouvez vous trouver dans ce manoir ? ça ne vous gêne pas de payer des femmes pour avoir des relations ?


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MessageSujet: Re: Invitation à une soirée [PV Florimond]   Jeu 6 Jan - 4:04

Eleonor était réellement une hôtesse délicieuse. Et pas seulement parce qu’elle était magnifique. Certes c’était un plus. Mais elle était d’un caractère des plus agréable et qui me plaisait. Là elle jouait les parfaites épouses, mais je suis certain qu’en elle brûle le feu de dieu. Femme jusqu’au bout des ongles. Qui s’assume complètement. Mais ça bien évidemment je dois être le seul à le voir. Son mari se meurt tellement d’amour pour elle qu’il doit se plaire à croire qu’il est le seul à profiter de ses charmes. Moi je suis sûr du contraire. Sinon elle ne rayonnerait pas ainsi. Elle serait telle une rose réclamant quelques rayons de soleil.

Eleonor s’était penchée vers moi visiblement amusée et je compris pourquoi lorsqu’elle m’avoua avoir remarqué le manège de ma voisine d’en face. Je l’avais alors regardé avec mon plus beau sourire car moi aussi cette situation m’avait amusée plus qu’elle ne m’avait gênée. On me l’avait rarement faite celle-là quand même. C’est qu’elle n’y avait pas été doucement la bougresse !

En attendant, son mari ne me porte vraiment pas dans son cœur… Le pauvre homme si il savait… Entre lui qui « m’adore » et sa femme qui visiblement ne dirait pas non à une petite culbute dans un bosquet, je suis verni… Mais très honnêtement, aussi bien l’un que l’autre ne m’intéressent pas. Eleonor est la seule à qui je veuille m’intéresser ce soir. Dans la limites des convenances bien sûr. Mais en regardant dans ses yeux chaque fois que je flirtais de façon masquée avec elle, je pouvais y voir une certaine complicité. Cette femme ne demande qu’à vivre. Et si elle respecte visiblement son mari, il est clair que ce n’est pas avec lui qu’elle peut le faire pleinement.


Et voilà que le Comte avait abordé la question du mariage, cherchant visiblement à me descendre en flèche par sa répartie il faut l'avouer, plus que nulle. Le malheureux, il ignore que dans ce domaine là je suis un puit sans fond de bonnes répliques et en particulier lorsque le sujet touche au mariage. J'ai de l'entraînement puisque je me dispute avec mon paternel sur ce sujet tous les jours depuis des années... Le mariage ! Non mais quelle horreur ! Jamais de la vie ! Je laisserai bien trop de demoiselles éplorées si je faisais une chose pareille ! Je ne suis pas un monste !
A l’évocation du manoir, la réaction de mon « rival » avait été plus que jouissive. Encore une fois il avait voulu me faire taire et encore une fois sa pique s’était retournée contre lui, causant l’hilarité générale. Je n’avais cependant pas pu m’empêcher de remarquer une certaine réaction de la part de ma sublime voisine de gauche.


- Non non, vous ne m’avez pas choqué rassurez vous mais l’évocation de cette maison de perdition n’est pas des plus agréables. J’eus un petit sourire amusé. Quand je songe à ces pauvres femmes livrées aux vices de certains hommes.
- Certaines ne s’en plaignent pas vous savez.

Celle qui s'abandonnent à mes bras ne l'ont jamais fait en tout cas...

- Je me suis entendue dire que certaines étaient blessées par des coups de fouet. Je trouve ça inadmissible. Quel est l’intérêt de payer une femme pour se glisser dans son lit ? La prostitution est une chose déplorable. Je pense à toutes ces pauvres filles obligées de faire cela et qui ne peuvent pas en sortir. Je doute qu’elles trouvent ça plaisant.

Je ne pus m’empêcher de laisser échapper un petit rire. Il n’était en rien moqueur. Déjà parce que je ne me le permettrais pas et ensuite parce que je peux comprendre son point de vue qui est partagé par énormément de gens. Mais le manoir n’est pas que ça…

- Et bien ma chère qu’elle monologue ! lui tendais-je un verre d’eau. Je ne touche pas aux femmes qui ne veulent pas de moi Eleonor. Que ce soit dans un bordel ou en dehors.
- Dites moi, puisque vous êtes un de ses clients d’après ce que vous nous dites, qu’y trouvez vous ? Je veux dire quel besoin d’aller dans un tel endroit alors que vous pourriez trouver d’agréables compagnies ailleurs je suis sure ?
- Et bien je…

Alerté par une blague graveleuse du Comte, je ne peux m’empêcher de cesser de parler pour l’écouter au bord de l’hilarité car visiblement il cherche à imiter mon attitude d'homme décontracté et taquin... A defaut que lui n'est véritablement pas drôle, pour ne pas dire franchement lourd dans ses propos...

- Savez vous qu’une femme sur d’eux est insatisfaite sexuellement parlant ? Que voulez-vous je ne peux être partout…

Pff l’imbécile.

- Oui et heureusement pour cette autre moitié… lançai-je en prenant une gorgée de mon verre avec le regard le plus innocent du monde.

Une nouvelle vague de rire s’éleva tandis que je tendais mon verre vers le Comte avec une expression rieuse. Santé mon ami !!
Puis vint le dessert. De la Fougère ne dit plus un mot du repas et ce fut tant mieux. Et si le mari de Eleonor reprit en main la situation pour la fin du repas, il me parla très peu, se contentant de me surveiller du coin de l’œil. Ne vous en faites donc pas cher ami, si je dois un jour avoir la chance de tenir votre épouses dans mes bras vous n’en saurez jamais rien ainsi vous pourrez dormir la nuit. Oui je sais ma prévenance me perdra un jour… La Marquise le rassura d’un sourire et il nous laissa tranquilles pour la fin du repas.
Une fois repus des délices qui nous avaient été servis, nous passâmes au salon où j’escortai la belle Eleonor sous le regard visiblement jaloux de Madame de la Fougère. Si un regard pouvait tuer, la belle marquise ne serait plus de ce monde depuis un bon moment maintenant… Et après on parle de la jalousie maladive des hommes… Laissez moi rire ! Les femmes sont pires !

Alors que tout le monde forme ses petits groupes pour discuter, moi je reste bien évidemment avec Eleonor.


- Je crois qu’il y en a une qui m’en veut là. J’aurais peut être du vous laisser tous les deux après tout. J’ai peut être brisé le début d’une belle idylle. Elle avait l’air très intéressée avant la viande.
- Vous avez remarqué, riai-je. Je pensais avoir été assez discret pour ne pas me faire remarquer... Je crois qu’elle aurait bien aimé que je sois sa viande justement… Mais non de grâce ne me laisser pas elle serait capable d’abuser de mon corps devant tout le monde, fis-je mine de m’indigner avant de lui resservir un verre.
- Désolée d’être indiscrète mais ça m’intrigue, quel genre de femmes pouvez vous trouver dans ce manoir ? ça ne vous gêne pas de payer des femmes pour avoir des relations ?

Ah oui il est vrai que je n’avais pas pu lui répondre tout à l’heure à cause de cet imbécile qui avait voulu jouer les intéressants…

- On trouve de tout au manoir. Et contrairement à ce que beaucoup de gens pensent, ce n’est pas un endroit vulgaire bien au contraire. Tout n’est que luxe et raffinement. Oui des femmes y sont parfois frappées. Mais sachez que Adrian et Amélia qui sont de mes amis prennent grand soin de leurs filles et ne tolèrent pas la violence gratuite sur elles. Cela dit, certaines d’entre elles ne demandent que ça car elles prennent leur plaisir dans la souffrance… Ce n’est pas une pratique qui me plait mais je ne la juge pas. Personnellement je préfère qu’une femme pleure de plaisir que de douleur entre mes bras. Mais à chacun ses vices non ? lui dis-je avec un petit sourire entendu.

Je ne doute pas qu’elle en a des vices. Et je suis même persuadé qu’ils doivent même être des plus intéressants. Ah si seulement nous n’étions pas chez elle et surtout si près de son époux ! Je mettrai ma main à couper qu’elle est une femme totalement différente une fois sortie de chez elle. Une femme que je me plairai à découvrir. Celle que je viens de rencontrer me plait déjà infiniment. Je ne doute donc pas que sa face cachée doit être des plus exquise. Je pense même… qu’elle et moi ne sommes pas si différents… Qui sait ? Peut-être une sincère amitié pourrait naître entre nous… Une amitié avec bonus même si elle en a envie… Ce n’est pas moi qui lui dirais non… Il faudrait être eunuque pour la refuser ! Et encore je suis certain qu’il pourrait trouver un moyen… Une telle femme… !

Il est certain que je n’ai pas besoin de payer pour avoir des femmes comme certains des clients qui fréquentent le manoir. Je sais aussi que certaines filles qui y sont n’ont qu’un désir, en partir. C’est pour ça que en général, je ne couche qu’avec des délicieuses ou avec des demoiselles ayant pour ambition de le devenir. Je veux une femme vraie lorsque je lui fais l’amour et non qui fait semblant de me vouloir. C’est le cas avec Lizzie ma favorite. Elle est la première filles à m’avoir fait découvrir les délices du manoir. Avec le temps nous sommes devenus amis et je sais qu’elle est sincèrement heureuse de me voir lorsque je m’y rends en tant que client ou en tant que visiteur à Lord et Lady Boldwin. Je sais que Lizzie pour être avec moi.


- Vous savez les femmes qui s’y trouvent, sans vouloir vous offenser, ne sont pas différentes de vous. Je ris en voyant son expression. Je ne vous compare aucunement à une prostituée. Je veux simplement dire qu’elles sont des femmes normales tout comme vous. Pourquoi leur jeter la pierre simplement parce qu’elles vendent leur corps et parfois même prennent plaisir à le faire ? On ne dit rien aux maîtresse des rois pourtant elles ne sont pas bien différentes… Pour avoir fréquenter la Cour, je sais que j’ai moins peur d’aller voir les demoiselles des Boldwin qui sont auscultées par un médecin chaque semaine, que d’aller compter fleurette à ces dames de la haute… La Cour du Roi est un bordel géant. Tout le monde couche avec tout le monde. Très peu pour moi, même si j’avoue que cela m’est déjà arrivé et m’arrivera probablement encore. Je fis une pause et bus une gorgée de mon verre. Mais et vous ? changeai-je de sujet avec ce regard canaille dont j'avais le secret. Comment faites-vous ?

Elle ne parut pas comprendre ou alors elle jouait la comédie à merveille. Mais je ne suis loin d’être idiot et surtout je connais les femmes depuis le temps.

- Vous ne me ferez pas croire que c’est votre époux qui vous épanouit de la sorte, souriai-je de doutes mes dents avec mon regard le plus charmeur.
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MessageSujet: Re: Invitation à une soirée [PV Florimond]   Jeu 5 Juil - 20:52

Cette soirée est définitivement bien plus intéressante que celle que je m'attendais à passer initialement, non seulement parce que pour une fois je me trouve en charmante compagnie et ce sans même avoir eu besoin de véritablement jouer de mes charmes. D'ailleurs même si je suis presque certaine que je fait un peu d'effet à ce cher Monsieur de Plessis, tout comme je dois avouer qu'il m'en fait à moi aussi je dois avouer que j'apprécie grandement de ne pas me retrouver face à un homme qui fera tout pour me faire craquer pour lui, chose qui n'arrive d'ailleurs jamais quand je me retrouve face à un homme bien trop pressant. D'ailleurs si Florimond ne semble pas prêt à tout pour partager au plus vite ma couche, il ne sait certainement pas qu'en agissant ainsi il ne fait qu'augmenter à chaque instant ma propre envie de le mettre un jour dans mon lit que ce soit ou non au manoir même si je dois bien avouer que l'idée d'en faire l'un de mes clients là bas me plaît de plus en plus. Mais qui sait peut être un jour partagerons nous une nuit au manoir puis plus tard en dehors de celui-ci. Il pourrait intéressant de voir si ma façon de me donner à un homme est reconnaissable lorsque je suis masquée. Oui, l'idée me plaît mais pour le moment je ne laisse bien entendu rien paraître de tout cela, tout comme je tente au mieux de cacher mes réactions lorsqu'il me parle du manoir et des femmes qui s'y trouvent, femmes que je connais bien entendu bien plus qu'il ne peut l'imaginer.

Je bois donc ses paroles, sans prendre à présent la peine d'y répondre, du moins pendant un temps, ne voulant finalement pas trop en dire lorsqu'il est question du manoir puisque je sais bien que même si je fait toujours attention autant à ce que je peux dire qu'à ce que je fait, plus j'en dis et plus je prends le risque d'avoir des mots malencontreux qui pourraient me mettre dans des situations délicates.

-Et bien je suis ravie que vous trouviez votre compte au sein de ce manoir même si je suis certaine que vous n'avez nullement besoin d'avoir recours à des relations tarifées, la preuve je suis certaine que plus de la moitié des femmes présentes ici me jalousent en cet instant et n'auraient fait qu'une bouchée de vous.

Je ne mens pas, il le sait et je le sais aussi, tout comme je comprends sans rien lui dire tout ce qui peut l'attirer au sein du manoir puisque finalement c'est un peu ce qui m'attire là bas moi aussi. Mais je ne dirais pas un mot de tout cela et je suis bien contente que la conversation prenne un autre tournant et ce même si je sais bien que ce chemin là touche bien plus à ma vie privée que le précédent, seulement cette vie privée là ne l'est de toute manière plus vraiment alors autant parler de choses dont il ne faudrait pas parler mais qui sont connues plutôt que de choses que je souhaite garder pour moi plus que tout autre chose. C'est donc tout naturellement et sans paraître gênée un seul instant que je réponds à la question qui vient de m'être posée et ce même si je dois bien avouer avoir dans un premier temps tenter de l'ignorer.

-Dites moi cher Monsieur de Plessis vous semblez être très observateur mais aux vues de la question que vous venez de me poser je peux en déduire que vous n'êtes pas homme à suivre les ragots. Si il en était autrement je suis certaine que vous sauriez qu'en effet mon mari n'est pas le seul à avoir droit à mes faveurs. Mais ne vous en faites pas je suis certaine que votre amie Madame de la Fougère sera ravie de vous donner un petit cours de rattrapage.

Comme on le dis bien souvent quand on parle du loup on en voit la queue, et bien il semblerait que la louve dont nous étions entrain de parler ai pris la décision de se rapprocher un peu de nous, sa voix nous parvenant d'ailleurs avant même que nous puissions vraiment repérer d'où elle vient.

-Et bien dis donc vous deux, parleriez vous de moi derrière mon dos.

Il semblerait donc que nous n'ayons pas été si discrets que nous l'aurions pensé, et à présent il semblerait fort que nous n'ayons pas d'autre choix que celui de rattraper notre petite erreur. Oh certes nous pourrions dire la vérité à notre chère amie mais je n'en ai pas vraiment envie, non seulement parce que cela serait moins drôle que de lui mentir mais aussi parce que je sais bien que Madame est jalouse de moi en cet instant bien précis et qu'une femme jalouse, même juste un peu, est parfois capable du pire alors autant ne pas s'amuser à lui donner le bâton pour nous battre.
Aussi c'est en suivant une idée lumineuse que je viens tout juste d'avoir que je reprends la parole après avoir jeter un petit regard complice à mon compagnon de soirée.

-N'ayez crainte chère amie, nous ne disions rien de mal à votre sujet, bien au contraire. Nous nous amusions en fait Monsieur de Plessis et moi-même à se mettre l'un à la place de l'autre ainsi je lui faisait savoir avec quelles femmes présentes ce soir j'aurais envie de passer un moment si j'étais un homme et ce sera ensuite à son tour de me dire de qui il voudrait partager la couche si il était une femme. Bien entendu, ce jeu n'est pas vraiment drôle jusqu'au bout puisque notre cher ami sera certainement le seul de nous deux à pouvoir un jour suivre les conseils que je viens de lui donner.

Je viens sans aucun doute de mettre Florimond dans une situation quelque peu inconfortable mais que voulez-vous cela m'amuse grandement et je sent que cela ne fait que commencer. Et puis qu'y a-t-il de mal à jouer ainsi , je n'aurais qu'à me faire pardonner plus tard, je suis d'ailleurs certaine que nous pourrions tous deux trouver plus d'une façon pour moi de demander mon pardon.
Je ne compte donc pas laisser traîner notre petit jeu plus longtemps, du moins je ne compte pas le laisser ainsi au point mort trop longtemps, ainsi je reprends bien vite la parole.

-Alors Monsieur de Plessis, dites moi, quels hommes me conseilleriez vous si j'étais une femme libre ?

Plus que de jouer simplement avec mon charmant compagnon je sais bien que je joue également avec le feu, mais j'aime cela, j'aime d'ailleurs jouer ainsi jusqu'à ce que je sois à deux doigts de me brûler. Mais n'est ce pas ce genre de choses qui font que la vie est plus agréable et qu'elle vaut la peine d'être vécue.
Je le laisse répondre et laisse le temps à Madame la jalouse de réagir à ce cher petit jeu que nous jouons puis après avoir fait mine de regarder quelqu'un dans l'assistance j'ouvre à nouveau la bouche pour tenter cette fois ci de nous sortir de ce mauvais pas.

-Veuillez nous excusez chère amie mais il semblerait que mon époux veuille s'entretenir avec Monsieur de Plessis et moi même. Enfin... surtout avec Monsieur de Plessis, il me semble avoir entendu avant la fête que mon époux désire parler affaire avec vous très cher, quant à moi il faut que j'aille me repoudrer le nez de toute façon. Soyez certaine que nous reviendrons vers vous une fois que nous aurons étés libérés de nos obligations.

N'attendant pas que Madame de la Fougère réagisse j'entraîne Florimond un peu plus loin tout en pressant le pas, venant alors lui glisser quelques mots à l'oreille sans pouvoir me départir d'un petit sourire joueur qui est né sur mes lèvres il y a quelques instants maintenant.

-Pardonnez moi de vous avoir mis dans une telle situation très cher mais je suis certaine que je parviendrais à me faire pardonner un jour. Et puis avouez que le jeu était drôle. A présent suivez moi un peu plus loin afin qu'elle ne puisse pas nous rattraper et ne vous en faites pas elle ne se rendra pas compte de la supercherie, certes mon époux ne vous veux rien ce soir mais je viens de le voir quitter les lieux avec l'un de ces amis avec qui il doit parler affaires, ainsi elle ne pourra pas comprendre seule qu'elle a été bernée.

Ne demandant pas vraiment son avis à Florimond je l’entraîne vers un petit couloir menant normalement au bureau de mon cher époux, bureau où il ne se trouve bien entendu pas, mais ainsi cette chère Madame de la Fougère pourra croire à mon histoire jusqu'au bout. Je m'arrêta finalement au moment où nous sommes assez loin de cette chère pot de colle et c'est le plus naturellement du monde que je repris le fil de la conversation que nous avions avant d'être interrompus.

-Je disais donc que mon mari n'est pas le seul à me combler mais cela je suis certaine que vous le saviez déjà, après tout je ne comprends même pas qu'il soit le seul à ne pas se rendre compte que les ragots peuvent parfois être vrais. Mais je suis certaine que si nous additionnions nos conquêtes vous et moi vous en auriez certainement bien plus que moi monsieur le bourreau des cœurs. Ai-je tord ? Dites moi donc...

Bien entendu je sais ce qu'il ne sait pas, et je sais donc que si il me distance ce n'est certainement pas de dizaines de conquêtes mais cela me plaît de voir ce qu'il peut bien penser de moi ou du moins imaginer maintenant que je lui en ai dit un peu plus sur moi tout en cachant bien entendu le plus important.
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MessageSujet: Re: Invitation à une soirée [PV Florimond]   Mar 27 Nov - 1:33

Eleonor est une femme magnifique. Elle peut tromper son mari, moi elle ne me dupe pas. Un vieux machin défraichi comme lui ne peut pas combler une telle femme ! Ou alors je veux son régime pour quand je serai vieux !
Je vois bien lorsque je la regarde cette passion qu'elle essaie de masquer en sa demeure et qui pourtant brûle en elle pour la vie et ses bienfaits... C'est ailleurs qu'elle s'épanouit ça ne peut pas être autrement et la lueur rieuse dans mon regard le lui prouve bien.

Nous jouons tout les deux. Elle me dévore des yeux autant que je le fais, mais en même temps même si ce n'est pas l'envie qui nous manque, nous ne pouvons nous toucher. Monsieur le marquis veille au grain !

- Et bien je suis ravie que vous trouviez votre compte au sein de ce manoir même si je suis certaine que vous n'avez nullement besoin d'avoir recours à des relations tarifées, la preuve je suis certaine que plus de la moitié des femmes présentes ici me jalousent en cet instant et n'auraient fait qu'une bouchée de vous.

Amusé et conscient de la chose, cette fois je lui souris de toutes mes dents, de ce sourire qui me donne un visage d'ange canaille à faire tomber en pamoison la plus pieuse des saintes.
Par dessus mon épaule, je jette un regard en direction des autres convives et en effet, les dames lorgnes vers Eleonor et moi...

- J'ai l'impression d'être un morceau de viande. Vous ne les laisserez pas me dévorer n'est-ce pas ?

Ah voilà qu'enfin elle répond à ma question. Réponse tant espérée ! Voyons ma belle marquise si vous êtes aussi douée pour la feinte que pour le mensonge.

- Dites moi cher Monsieur de Plessis-Bellière vous semblez être très observateur mais aux vues de la question que vous venez de me poser je peux en déduire que vous n'êtes pas homme à suivre les ragots.

Je l'observe, l'étudie, attends de voir. Elle a raison je ne suis pas de ceux qui aiment écouter les ragots. Je préfère en général me faire ma propre opinion à propos des gens. Après tout lorsqu'on se pose une question, mieux vaut s'adresser à Dieu qu'à ses anges comme on dit.

- Vous êtes perspicace.
- Si il en était autrement je suis certaine que vous sauriez qu'en effet mon mari n'est pas le seul à avoir droit à mes faveurs. Mais ne vous en faites pas je suis certaine que votre amie Madame de la Fougère sera ravie de vous donner un petit cours de rattrapage.

Je ris. C'était agréable de parler avec elle ! J'aimais bien cette petite confrontation amicale tournée en joute verbale.

- Je ne m'y risquerai pas. Je risquerais de repartir émasculé...

Non mais sérieusement c'était la vérité ! Elle semble "la" vouloir tellement qu'elle risquerait de me l'arracher ma virilité ! Je n'ai jamais vu une femme me regarder ainsi ! J'ai l'impression que si elle pouvait me mettre sous cloche de verre et me sortir pour jouer avec moi de temps en temps elle sauterait sur l'occasion !
Hum... l'occasion oui étant moi donc...

- Et bien dis donc vous deux, parleriez vous de moi derrière mon dos.

Oh non !
C'est ce que signifie le regard complice que j'échange avec Eleonor, me retenant de rire. Oui j'ai souvent envie de rire mais que voulez vous. Je suis ainsi ! Mon père se plaint souvent que je ne prends jamais rien au sérieux. Et il a raison ! La vie est mon terrain de jeu. Autant que je m'y amuse non ? J'aurai tout le temps d'être sage et silencieux dans ma tombe. Quoique si jamais je suis enterré à côté d'une belle dame... Ahum oui bref.

Seigneur est-ce possible d'avoir une voix aussi haut perchée ? J'aurais bien entendu préféré rester seul un peu plus longtemps avec la marquise histoire de continuer à faire connaissance mais j'ai un minimum d'éducation et de galanterie malgré les constantes remontrances de mon paternel quant à mon comportement en société. J'accueillis donc notre hôtesse avec un petit sourire aux lèvres.

- Nous ne nous permettrions pas Madame, la rassurai-je avant qu'Eleonor ne prenne la parole à son tour, me coupant, une lueur malicieuse dans les yeux. Nous...
- N'ayez crainte chère amie, nous ne disions rien de mal à votre sujet, bien au contraire.

Hum... je n'aime pas trop cette étincelle dans son regard... On dirait moi lorsque je m'apprête à jouer un mauvais tour à un de mes amis pour le simple plaisir de le faire...

- Nous nous amusions en fait Monsieur de Plessis-Bellière et moi-même à se mettre l'un à la place de l'autre.

Ah bon ?
Je dois avoir l'air un peu ahuri là... Qu'est-ce qu'elle fabrique ? Remarque oui j'aurais bien aimé être dans le corps de la marquise... Littéralement parlant évidemment cela va de soit.

- Ainsi je lui faisais savoir avec quelles femmes présentes ce soir j'aurais envie de passer un moment si j'étais un homme et ce sera ensuite à son tour de me dire de qui il voudrait partager la couche si il était une femme.

Je clignai de mes yeux aussi ronds que des soucoupes.

- Euh...

Ne ris pas Flo, ne ris pas !

- Bien entendu, ce jeu n'est pas vraiment drôle jusqu'au bout puisque notre cher ami sera certainement le seul de nous deux à pouvoir un jour suivre les conseils que je viens de lui donner.

Hum oui en l'occurrence si je regarde autour de moi la seule dont j'ai envie de partager la couche se trouve devant moi. Je ris intérieurement en entendant déjà les remontrances de mon paternel dans ma tête : "non mais tu n'as pas honte ?! La femme de mon ami dans ton lit ! A quoi pensais-tu ?!" bla et bla et bla.
Au plaisir bien sûr à quoi d'autre papounet d'amour ?

-Alors Monsieur de Plessis-Bellière, dites moi, quels hommes me conseilleriez vous si j'étais une femme libre ?

Madame de la Fougère regarde soudain Eleanor avec de grands yeux effarés, visiblement choquée par ses propos. Ah... Bon l'heure n'est plus à la plaisanterie... Eleonor avait la réputation d'être une femme pieuse et dévouée à son époux. La preuve avant d'arriver ici, bien que je la sache très belle, j'avais surtout entendu d'elle qu'elle était aussi très effacée et à cheval sur les convenances. Tout pour faire bonne figure en bonne société en fait.
Car dès que j'ai posé mes yeux sur cette femme j'ai deviné ce feu qui brûle de crépiter en elle et de s'embraser. La démone porte le masque de l'ange visiblement et je dois avouer que l'envie de le lui retirer m'aguiche tout particulièrement. Là elle joue des mots mais je ne doute pas qu'en actes elle doit être tout aussi peu farouche, si ce n'est plus !
Toujours est-il que la pauvre Madame de la Fougère ne semble pas s'en remettre. Ah seigneur ses pauvres chastes oreilles... Que je ne devine pas si chastes que ça en réalité si je me remémore sa séance de pied à la recherche de mes parties sous la table lors du repas...

- Ne soyez pas sans coeur... Comme vous me l'avez rappelé avant l'arrivée de notre hôtesse ma chère, cruellement pour moi et toute la gente masculine de France vous n'êtes point une femme libre, crus-je bon de venir à son secours avant que l'autre ne nous fasse une syncope.

Eleonor n'a peut-être pas remarqué le côté langue de vipère de cette femme mais moi oui. Je fréquente assez de harpies comme elle à la Cour pour avoir appris à m'en méfier et à déceler les regards fourbes. Elle était prête à tout aller raconter de cette conversation à son époux qui j'en suis certain vu l'animosité qu'il me porte, s'empresserait à son tour d'aller cafter au Marquis.
Avoir des ennuis je m'en moque. Ca ne serait pas été la première fois et certainement pas la dernière. Mais Eleonor non. Elle avait plus à perdre que moi dans cette histoire qui si elle avait commencé comme un jeu, pouvait vite dégénérer dans la bouche de vipère comme celle qui nous faisait face.

-Veuillez nous excusez chère amie mais il semblerait que mon époux veuille s'entretenir avec Monsieur de Plessis-Bellière et moi même.

Je jetai un regard vers le marquis qui ne nous prêtait en réalité aucune attention mais n'en dit mot. Eleonor s'était mise dans une situation délicate en se laissant emporter par le jeu et à présent il fallait bien en sortir.

- Enfin... surtout avec Monsieur de Plessis-Bellière, il me semble avoir entendu avant la fête que mon époux désire parler affaire avec vous très cher, quant à moi il faut que j'aille me repoudrer le nez de toute façon.
- Dans ce cas je vous en prie, ouvris-je le passage à la marquise. Je ne voudrais pas faire attendre votre époux Madame.
- Soyez certaine que nous reviendrons vers vous une fois que nous aurons étés libérés de nos obligations.
- Si vous voulez bien nous excuser... souris-je poliment et très innocemment à Madame de la Fougère en passant deva...

Aïe !!! Non mais je rêve ou elle vient de me pincer les fesses ! Bon sang elle a failli m'en arracher une ! Elle veut me ramener en pièces détachées chez elle ou quoi ?
Je lui lance un regard par dessus mon épaule et elle me répond par un clin d'œil plus qu'équivoque...
Hum... moui d'accord message reçu si ça n'était pas encore clair avec tous les autres depuis mon arrivée... Hé on a beau dire des hommes, les femmes sont pires lorsqu'elle vous ont jeté leur dévolu dessus et vous veulent !

- Vous devriez vous méfier Eleonor, lui répondis-je après qu'elle se soit penchée à mon oreille pour quelques mots. Votre époux ne voit peut-être rien mais une femme jalouse voit beaucoup de chose et ce même là où il n'y a rien à voir.

Je me laisse cela dit entraîner par cette femme à la beauté indéniable jusqu'à un bureau que je devine être celui de son mari. Eleonor se retourne vers moi et reprend la conversation comme si elle ne l'avait jamais laissée.

- Je disais donc que mon mari...

Hum... elle et moi seuls dans une pièce je dois avouer que d'autre choses que le marquis me trottent dans la tête mais bon si elle veut en parler, soit...

- ...n'est pas le seul à me combler mais cela je suis certaine que vous le saviez déjà, après tout je ne comprends même pas qu'il soit le seul à ne pas se rendre compte que les ragots peuvent parfois être vrais. Mais je suis certaine que si nous additionnions nos conquêtes vous et moi vous en auriez certainement bien plus que moi monsieur le bourreau des cœurs. Ai-je tord ? Dites moi donc...

Je lui souris de ce sourire qui a déjà réussi à mettre plus d'une femme dans mon lit sans que je n'ai à formuler un traitre mot.
Cela dit je ne lui réponds pas tout de suite par rapport à mes conquêtes et me rapproche d'elle de façon à ce que ma chaleur effleure la peau de sa gorge généreusement découverte et joliment parée de bijoux que j'effleure de mes doigts brûlants et doux à la fois.

- Votre époux s'accroche à un rêve et le comprends. Quel homme voudrait croire qu'il ne parvient pas à combler sa femme, une femme telle que vous...? Mais je vous le redis Madame. Méfiez-vous. Laissez-le dans cette illusion ou vous perdrez beaucoup.

Au pire il la répudierait, au mieux il la séquestrerait... Quoi que je ne sais pas ce qui serait le pire pour elle...

- Je souffrirais d'être la cause de votre malheur, me reculai-je afin d'associer ma volonté à mes dires.

C'est qu'elle est diablement attirante et je me connais. Je ne saute pas sur tout ce qui bouge, mais entre Eleonor et moi se passe un jeu auquel je risquerais de me brûler à trop m'y engouffrer.
Je tourne les talons et m'enfonce dans la pièce, l'observant, attrapant un livre qui traine sur le bureau dont je fais défiler les pages sans vraiment les lire avant de le reposer à sa place.

- En ce qui concerne mes conquêtes, vous avez raison. Je mentirais en prétendant que la réputation que l'on me prête est erronée. J'ai eu beaucoup de femmes je ne le nie pas.

Je dis tout cela sans me vanter. J'ai beau être beaucoup de choses, je suis plus un joyeux luron qu'un vantard. J'aime chacune des femmes avec qui je couche et ce jusqu'au levé du jour.

- Cela dit contrairement aux rumeurs - car il y en a toujours -, je n'ai jamais prit la virginité d'une jeune fille à marier. Enfin... Sauf une fois mais j'avais alors 20 ans et était plus insouciant.

Si si c'est possible ! J'ai muri depuis car avant j'étais bien plus inconscient et frivole vis à vis des choses. Je me laissais porter par mes pulsions et mes envies sans réfléchir ce qui m'a valu de nombreuses bêtises et punitions en retour...

- Je me suis amouraché d'elle. Lorsque son père l'a apprit, il l'a évidemment très mal pris. Il a battu sa fille et est venu me provoquer en duel même si oui c'est interdit afin de réclamer réparation. Il m'a accusé de l'avoir violée mais je vous assure que c'était avec son consentement. Elle a consenti de nombreuses fois d'ailleurs cette nuit là, m'amusai-je moi-même en repensant à ce souvenir. Nous nous sommes battus et j'ai gagné même si je l'a laissé vivre. Après tout je n'étais quand même pas tout blanc dans cette histoire et je comprends qu'il ai voulu laver l'honneur de sa fille.

L'œuvre de John tout ça... Je sais qu'il n'était pas étranger au fait que son paternel aie eu vent de cette histoire. Il nous avait surpris ensemble et très étrangement quelques jours plus tard je me retrouvai avec un gant à mes pieds lancé par un père en colère.
Tout pour me pourrir la vie celui-là !

- Nous avons été forcé de mettre fin à notre relation. Je m’en veux un peu de ce que son père lui a fait subir parce que je n'ai pas su freiner mes ardeurs même si je dois avouer qu'elle ne m'y a pas vraiment aidé. Aujourd'hui elle est mariée mais ça ne la décourage pas lorsqu'elle me croise à la Cour pour revenir dans mon lit. Ce duel m'a valu quelques marques. J'ai deux cicatrices. L'une ici, et l'autre là, les désignai-je à travers ma redingote. Mais à vous Madame... comment faites-vous ? Vous semblez désapprouver le Manoir des Délices que j'ai évoqué plus tôt au repas. Que je le fréquente en en prenne la défense a semblé vous choquer alors où trouvez-vous donc vos amants ? Car je sais de source sûre qu'à la Cour un secret n'en reste pas un bien longtemps. Aussi ne puis-je m'empêcher de me montrer curieux envers ces discrets chanceux qui ont droit à vos faveurs.

Je tortille une de ses boucles autour de mon doigt.
Ah que la joliesse est enivrante...
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MessageSujet: Re: Invitation à une soirée [PV Florimond]   Jeu 11 Avr - 10:17

Je suis entrain de jouer avec le feu en compagnie de cet homme charmant qu'est Monsieur de Plessis et cela serait mentir de dire que je n'en ai pas parfaitement consciente. Et étant consciente de cela je le suis également de ce que je risque à trop jouer ce pourquoi d'ailleurs je sais qu'il me faudra me poser à moi-même quelques limites avant de me brûler les ailes en entraînant alors très certainement des dommages irréversibles. Si je ne vais pas dévorer ce cher Florimond après avoir jouer au chat et à la souris avec lui, je ne vais pas pour autant cesser de jouer encore un peu avec lui, sa présence à mes côtés me permettant d'oublier la tristesse de la plupart des soirées mondaines auxquelles j'assiste bien trop souvent à mon goût.

Oui, jouer avec cet homme des plus charmant et désirable m'amuse à défaut de me combler comme le ferait une véritable aventure entre nous, aventure que je dois bien avouer me plaire à imaginer en cet instant précis. Mais même si je me rêve déjà entre ses bras subissant ses assauts qui doivent être à la fois empli d'une fougue et d'un délice sans nom, si je me vois gémissante contre son corps brûlant comme je suis certaine il me voit lui aussi en cet instant, je me dois de garder un minimum la tête froide en ces lieux, en cette demeure qui est la mienne et celle de mon époux, un époux dont je n'ai pas le droit de salir l'honneur ici. Aussi Florimond ne me touchera pas plus que je ne le toucherai ou alors uniquement dans la mesure de ce qui est concevable sans être déplacé, mais je compte bien créer chez lui un souvenir impérissable qui lui donnera envie de me revoir pour faire des doux fantasmes que nous sommes entrain de créer l'un et l'autre une délicieuse réalité pleine d'une luxure que nous semblons affectionnés autant l'un que l'autre.

Mais même si je me languis déjà de ce moment que je ferais certainement tout pour voir arriver je me dois pour l'instant de rester sagement à ma place et c'est pour cette raison que je me suis contentée, dans un premier temps de répondre seulement aux questions de Monsieur de Plessis tout en restant farouchement opposée à la prostitution et à tout ce qui peut bien se produire au sein du Manoir des Délices, établissement que mon compagnon du moment semble d'ailleurs affectionné particulièrement. Si il savait que je l'affectionne tout autant que lui et que, plus encore, j'y vends mes charmes sous couvert d'un anonymat que je protège par un simple masque je suis certaine qu'il jouerai encore plus en cet instant qu'il ne le fait déjà. Mais il ne saura rien de tout cela, tout comme c'est le cas de toute la capitale à l'exception bien entendu de moi-même et des deux propriétaires du Manoir, mes chers amis Amélia et Adrian Boldwin.

Comme il ne sait rien et que je ne veux pas qu'il sache je me suis donc contentée de me défendre en lui faisant remarquer qu'il n'a nullement besoin de payer pour prendre du plaisir puisque la quasi totalité des femmes présentes ici ce soir ne demanderaient probablement rien de plus que lui donner du plaisir et je ne cache bien entendu pas que je serais certainement la première de cette longue liste. Je sais d'ailleurs qu'il sait parfaitement cela et je ne peux que m'amuser de le voir tourner la tête pour vérifier mes dires, dires qu'il sait être la pure vérité. Le voici alors qui continue notre petit jeu venant me demandé si je ne le laisserai se faire dévorer ce que je ne ferais bien entendu pas puisque je compte bien être celle qui le dévorera ce que je compte lui faire comprendre dès maintenant au travers de ma réponse. Aussi après avoir vérifié que personne ne se trouve suffisamment proche de nous pour entendre les quelques mots que je vais prononcer à voix basse je reprends enfin la parole.

-Et bien si une meute de femme pleine de désir venait à vous sauter dessus pour vous dévorer je pense que oui, je vous sauverait de leurs griffes à moi que je ne vous laisse vous débrouiller seul au départ pour que vous me soyez plus redevable.

Comment va-t-il réagir ? Je n'en sais rien mais même si je ne le connais finalement que très peu je suis presque certaine qu'il ne prendra pas tout cela mal, au contraire tout comme il ne prendra pas mal le reste de mon petit jeu, un jeu dans lequel je le mets encore un peu plus en danger puisque loin de l'empêcher de se faire dévorer je le jette dans la gueule du loup ou plutôt de la louve, louve qui a pour nom Madame de la Fougère.
Une fois encore je joue avec le feu mais cette fois-ci je ne pense pas que celui-ci soit dangereux et ce tout simplement parce que je ne prends pas vraiment le risque de m'y brûler. Non, ce feu c'est celui qui commence à brûler entre Florimond et moi, ce feu que nous alimentons par nos joutes verbales que je veux attiser encore un peu plus.

Oh il risque de m'en vouloir un peu je le sais et je sais aussi qu'il a dores et déjà compris que j'allais lui jouer un mauvais tour avant même que je ne le joue réellement. Il va me haïr un instant mais au fond de lui je sais qu'il va aimer ça et puis...si il n'aime pas peut être qu'un jour je lui ferait aimer autre chose pour me faire pardonner.
Aussi j'ai essayer de faire en sorte de détourner au mieux la conversation tout en mettant mon compagnon du moment dans l'embarras, sans me rendre véritablement compte que je suis moi-même entrain de m'y mettre laissant le jeu me dépasser, ce qui n'aurait probablement pas dû arriver devant cette chère Madame de la Fougère qui est visiblement bien plus prude que dans mes souvenirs à en juger par la tête qu'elle est entrain de faire alors que Florimond vient à ma rescousse tel un véritable gentleman, me rappelant à juste titre qu'il ne me faut jamais briser la garde devant une harpie.

C'est finalement après avoir gratifier mon « sauveur » d'un sourire que je tente de reprendre la parole tout en remettant mon masque de gentil petite femme de marquis serviable et rangée.

-En effet cher Florimond mais je suis certaine que Madame de la Fougère comprend parfaitement que vous ayez eu envie de ne pas me laisser jouer seule à ce jeu puéril qui avait été commencé un peu plus tôt par un autre de mes convives. Mais n'ayez crainte chère amie je suis parfaitement heureuse avec mon époux et je vous laisserais, à vous et vos amies tous les charmants hommes de la capitale.

Et voilà qu'à mon tour il me faut jouer la comédie et réprimer une farouche envie de rire. Si seulement elle savait que la plupart des hommes de la ville ont partagé ma couche, certains même sans savoir à qui ils avaient à faire. D'ailleurs si cette pauvre dame trop prude ne l'était pas autant elle pourrait certainement avoir à faire à moi si elle venait à s'aventurer au sein du Manoir des Délices.
Mais pour le moment il est hors de question que je fasse monter cette harpie aux rideaux même si je suis certaine que cela ne lui ferait pas de mal et la décoincerait un peu plus. Non, pour le moment je ne veux qu'une chose et cette chose n'est autre que me débarrasser d'elle chose que je parviens enfin à faire en utilisant mon mari comme couverture, petite manœuvre dans laquelle me suis, fort heureusement, Florimond.

Ainsi nous voici enfin seuls quelques instants plus tard et ce pour un moment qui, je le sais, ne pourra pas être bien long puisque cette harpie de Madame de la Fougère et ses amies les vipères se demanderons certainement ce que nous sommes entrain de faire si nous venons à trop tarder.
Mais pour l'instant je me fiche d'elle et je ne peux qu'accueillir avec un soupir de soulagement le moment où Monsieur de Plessis et moi entrons dans le bureau de mon mari, lieu où nous pourrons être tranquilles un temps.
Me voilà d'ailleurs suffisamment tranquille pour lui parler de mes conquêtes et de mon infidélités qui ne sont d'ailleurs pas un secret pour grand monde à l'exception de mon époux et ce même si je ne comprends pas pourquoi il ne comprends rien. D'ailleurs si on savait avec qui je me trouve en cet instant je ne suis pas certaine que mon époux serait le plus jaloux. Oh non, celui qui aurait certainement envie d'étriper Florimond serait plutôt Antoine, celui que j'ai fait officiellement mon amant mais à vrai dire si je ne me fiche pas de mon mari par crainte des représailles je me fiche bel et bien de mon poète ce soir. Après tout ne sommes nous pas aussi libres l'un que l'autre. Bref, pour l'instant seul Florimond m'intéresse et je veux continuer à jouer tout comme il le fait également alors qu'il m'offre un sourire qui ne peut qu'attiser un désir qu'il me faut malheureusement faire taire. Et pour ce qui est d'attiser le feu qui brûle déjà certainement bien trop fort en moi, les choses ne semblent pas vouloir s'arrêter là puisque bientôt je ne peux plus ignorer le souffle chaud de mon compagnon qui vient se perdre dans mon cou et ses mains qui viennent effleurer ma peau, peau qui en voudrait déjà bien plus.

Il joue avec moi, avec l'envie que j'ai de lui, avec ce désir ardent qui brûle en moi, le tout avant de finalement me mettre en garde pour mieux me laisser sur ma faim, prétextant alors ne pas vouloir être celui qui causera mon malheur mais aussi certainement ma perte. Pour cela je devrais le remercier mais je ne suis pas vraiment en état et le récit qu'il vient finalement me faire m'aide un peu à me calmer et à faire taire certaines de mes envies même si je sais bien que même un récit de plusieurs heures ne fera pas s'évanouir mon désir. Pourtant cette histoire devrait me servir de leçon à moi aussi, mais comment voulez vous que je retienne une telle leçon alors que je brûle de sentir le corps brûlant de l'homme qui me donne cette leçon contre mon propre corps et ce alors même que je n'ai de cesse d'imaginer ce même homme complètement nu.
Notre jeu devient dangereux et même si une part de moi est parfaitement consciente de cela j'ai bien du mal à renoncer à y jouer. Il me faut trouver un moyen de continuer cela ailleurs et ce même si je sais bien ne pas pouvoir quitter la fête pour l'instant. Mais pour l'instant il me faut répondre aux questions qui viennent de m'être posées, des questions portant sur un sujet qui risque fort de ne pas calmer mes ardeurs et ce même si, même avec Florimond, je me dois de faire croire le contraire.

-Et bien j'ai mes petits secrets mais étant secrets je ne peux décemment pas tous vous les dire, disons que je sais m'y prendre tout aussi bien que vous mais avec un maximum de discrétion. Quant à ce fameux Manoir des Délices que vous semblez si farouchement défendre je ne vous jetterais pas pierre parce que vous y aller mais comprenez simplement qu'une femme comme moi qui a en quelques sortes été achetée pour être épousée n'aime pas marchandées avec la seule chose qui, à ses yeux, est pour le moment plus forte et délicieuse que l'amour.

Je sais bien que je n'ai pas répondu à la question qui viens de m'être posée mais je l'ai fait exprès, ayant besoin d'un moment pour réfléchir à une façon de continuer ce jeu ailleurs, dans un lieu où mon mari n'aura rien à faire car oui, je ne compte pas me contenter d'ébats avec mon époux au cours desquels je ne pourrais que penser à Florimond pour tenter de faire taire mes fantasmes.

-Quant à votre curiosité envers les hommes qui parviennent à avoir mes faveurs, pourquoi ne seriez vous pas assez curieux pour tenter d'en faire partie ? A moins bien entendu que je ne sois pas aussi désirable que les femmes de ce fameux manoir.

Tout comme les autres paroles que j'ai prononcé depuis que nous nous trouvons dans cette pièce, ces mots ont étés dits à voix basse pour ne pas être audibles de l'extérieur tout comme c'est le cas des derniers mots que je m'apprête à prononcer, des mots qui risquent fort de sceller destin dans un départ sur un chemin bien plus glissant que tous ceux sur lesquels nous nous sommes aventurés jusqu'à présent.

- Bien sur ici rien n'est possible vous devez vous en doutez. Mais peut être trouverons nous un moyen de faire tout cela ailleurs tout en assurant nos arrières ? A moins que vous soyez capable de faire taire seul cette étincelle que je vois brûler dans vos yeux.
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Florimond de Plessis

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MessageSujet: Re: Invitation à une soirée [PV Florimond]   Lun 2 Sep - 12:35

Eleonor est une femme compliquée à cernée mais je dois avouer qu'elle m'éclate. J'essaie de la sonder, de la comprendre mais j'ai du mal ce qui pousse mon intérêt à son égard à son paroxysme. Clairement elle essaie de jouer les femmes sages et de faire comme si la situation dans laquelle nous nous trouvons ne l'excite pas, mais depuis le temps je connais les femmes. La lueur qu'il y a dans ses yeux bleus ne me trompe pas elle crève d'envie d'être dans mes bras on qu'on s'abandonne dans la luxure la plus indécente qui soit. Je ne la touche pas mais je peux sentir son corps vibrer d'envie ! Il est tendu comme un fil. Seul ce lieu nous retient je crois de nous sauter dessus en cet instant.
Car oui il est clair que je ne suis pas insensible mais je ne m'en suis pas caché et ce depuis mon arrivée. Il faudrait être de pierre pour que la marquise ne fasse pas son effet. Elle est magnifique, avec des formes comme il faut là où il faut, un parfum étourdissant, mais ce que j'apprécie plus encore, c'est qu'elle a de l'esprit ! Cette femme est intelligente et je devine que sa petite vie d'épouse n'est pas si rangée que cela...
Encore une fois, elle est bien trop épanouie pour n'être satisfaite que par son vieil époux croulant et décrépit.
Une image du marquis à poil me passe par la tête ! AAAAAAAAH ! Erk a secours mon dieu quelle horreur de l'aide !! Ah ! Pauvre Eleonor... Vite quelque chose de beau à regarder ! Ah son beau décolleté. Voilà... Oui ça va mieux je retrouve mon calme. Fiou faut pas que je me fasse des coups pareils ! C'est à en faire un infarctus.

Enfin trêve de plaisanteries. Cette femme est un volcan masqué sous la poudre gracieuse et délicate de la neige. Elle bouillonne de vie sous son masque de pureté limpide et je meurs d'envie de m'y brûler.
Son regard est intense sur moi... Et je commence à me sentir à l'étroit dans ma culotte de taffetas noir... Quoi ? oui je sais que c'est un vêtement pourtant ample et alors ? Je vous en pose moi des questions ? tsss.
Je souris face à ses yeux intensément plongés dans les miens et approche mon visage du sien.

- Est-ce que vous m'imaginez tout nu Madame ?

Mon air suspicieux tourne en éclat de rire et je me redresse sans me douter que j'ai effectivement fait mouche.
Eleonor se décide cela dit finalement à répondre à mes questions, ce qui n'est pas pour me déplaire. Je suis curieux de cette femme et j'ai hâte d'en découvrir d'avantage.
Hum Flo ! Relève les yeux. Ce "davantage" là ne sera pas pour aujourd'hui.
Je relevai mon regard avec un air d'angelot prit en flagrant délit vers le sublime faciès de la marquise, lui souriant innocemment de toutes mes dents de ce sourire charmeur qui avait suffit bon nombre de fois à faire s'allonger une femme entre mes draps.

- Discrétion en effet. Dans Paris et jusqu'à la Cour il est dit que vous êtes toute dévouée à votre époux. Vous êtes fort bonne et fort pieuse ma chère, ris-je.

Je ne doute pas du respect que la marquise porte à son mari. Mais pitié les gens sont vraiment naïfs. L'ont-ils bien regardée ? Je veux bien que l'amour soit aveugle si une telle absurdité existe mais il y a des limites.

- Mais prenez garde, les ragots vont bon train. Surtout par jalousie. Méfiez-vous de Madame de La Fougère... je m'amuse à regarder à droite, puis à gauche, avant de me pencher et murmurer avec un air de complot. Je la soupçonne d'en vouloir à ma personne. Vous pourriez avoir des représailles.

Je me redresse et rajuste ma lavallière. Je plaisante oui, mais je suis quand même sérieux. La jalousie d'une femme peut prendre des proportions démesurées...
Je le sais pour l'avoir vécu plusieurs fois... Une en particulier où deux de mes maîtresses se sont retrouvées dans une même pièce... Aïe... Ce fut un bain de sang. Vous ne voulez pas les détails...
Mais ça s'est bien terminé hein ! J'ai fini avec les deux au lit...

- L'amour n'existe pas Eleonor... C'est une invention aussi fictive que les fables de Monsieur de la Fontaine pour faire rêver les adolescent et illusionner les adultes...

Je suis très fataliste concernant ce sentiment dont tout le monde parle et que je n'ai jamais expérimenté. L'amour ? Oui... J'avais souvent dit le mot sans pourtant rien ressentir de particulier. J'aime mes maîtresses oui. Chacune d'elle que je tiens entre mes bras je l'aime...mais jusqu'au matin ou jusqu'à la prochaine.

- Vous ne répondez pas à la question ma chère, m'amusai-je, espiègle avant de prendre une expression faussement outrée face à sa réponse. Han Madame ! Chercheriez vous à me dépraver ?

Oui très crédible n'est-ce pas et pas du tout contradictoire.
Je ris et me rapproche un peu d'elle, comblant le pas qui nous sépare. Son parfum explose instantanément sous mon odorat. Hmmm... j'en chavirerai presque.
J'ai envie de l'embrasser là tout de suite ! A tel point que je glisse une main derrière sa nuque et me penche sur elle, le souffle un peu court, mais me ravise à quelques millimètres à peine de ses lèvres, restant figé un instant.
Ca n'est ni le lieu ni le moment ! Enfin le moment si ! Mais définitivement pas le lieu... Je suis venu à cette soirée oui, taquiner mon père qui sait pertinemment que je vais fricoter avec la marquise oui, mais le bafouer en me faisant surprendre non. Je prends plaisir à l'asticoter mais pas à ce point là. De plus Eleonor souffrirait sans doute bien plus que moi si quelqu'un venait à nous voir. Moi je suis réputé pour ce que je suis. Tout le monde sait mon amour des femmes et connait mes frasques. Mais elle risquerait bien trop et je me refuse à être l'objet de sa perte.

A contre coeur, je soupire profondément comme pour évacuer ma frustration et remet un pas entre nous. Ce baiser suspendu à mes lèvres, je le dépose sur une de ses mains.

- Vous pourriez être une des femmes de ce manoir Eleonor...

Encore une fois j'ignore à quel point je suis proche de la vérité.

- Ne le prenez pas pour offense. Je ne vous compare point à une catin ma chère mais les femmes du Manoir sont de véritables perles de beauté. Elles sont toutes spéciales à leur façon et j'ai beaucoup d'affection pour certaines d'entre elles.

Elisabeth notamment avec qui je m suis vite lié d'amitié.
Sa remarque quant à l'étincelle dans mes yeux m'amuse mais plutôt que de l'éteindre, je la laisse pétiller.

- Elle ne se taira pas ce soir Madame. Je peux bien tenter de l'atténuer mais seul la chaleur de votre corps autour du mien pourra la souffler...

Notre conversation est basse. Ce secret que nous tissons autour de nous est tout aussi excitant que notre attirance mutuelle !
Mais pour l'heure, nous devons arrêter.. Déjà parce que ça commence à sérieusement faire mal dans le pantalon et ensuite parce que ça fait un petit moment que nous nous sommes isolés...

- Nous devrions aller retrouver vos convives et votre mari ma chère. Ils vont commencer à remarquer notre absence et j'aimerais autant ne pas laisser place aux commérages.

Je tourne les talons et fait quelques pas dans le bureau en respirant profondément, puis regarde la belle marquise pour lui expliquer tout en riant.

- Laissez moi juste un moment pour faire redescendre... euh... la tension.

Inspirer, souffler... Inspirer, souffler... Ne pas penser à Eleonor nue, ne pas penser à Eleonor nue !
Roh je vais pas encore devoir m'infliger ça quand même... La vie est une telle garce parfois...
Bon beh quand y'a pas le choix...

"Marquis croulant..."

Erk laissez moi mourir !


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MessageSujet: Re: Invitation à une soirée [PV Florimond]   Ven 13 Sep - 21:27

Moi qui appréhendais cette soirée de par ce que je savais des personnes invitées par mon cher époux je ne peux en cet instant précis que me rendre à l'évidence en avouant que je me suis sans aucun doute trompée sur toute la ligne. Toutefois si je dois me trouver une excuse pour justifier cette erreur, je dirais que je ne savais pas qu'un homme aussi charmant que ce très cher Florimond serais présent. A vrai dire lorsque j'ai vu son nom de famille sur la liste des invités je n'ai pas chercher bien loin et je me suis donc contentée du seul Monsieur de Plessis-Bellière que je connaisse, celui-ci n'étant autre que son père. D'ailleurs si je ne devais pas avancer masquée avec Florimond, du moins au yeux du monde dont nous ne semblons plus vraiment faire partie lui et moi en cet instant, je crois que je ne perdrais pas un seul instant pour envoyer un présent au père de mon compagnon du moment afin de le remercier d'avoir mis au monde un jeune homme aussi charmant, délicieux et joueur, un homme qui est finalement se que je serais certainement moi-même si j'avais été un homme.

Mais si je ne peux décemment pas remercier directement Monsieur de Plessis-Bellière, j'ai de plus en plus envie de me faire un plaisir de remercier comme il se doit ce cher Florimond. Le remercier pourquoi ? Et bien tout simplement d'exister, d'être lui et d'être venu égayer par sa présence cette soirée qui s'annonçait pourtant, à mes yeux, particulièrement morte et déprimante. Mais même si malgré le temps qui passe et la situation pas forcément des plus discrète dans laquelle nous  nous trouvons, mon envie de remercier à ma façon comme il se doit le beau brun ne me quitte pas un seul instant je compte faire les choses à ma façon. En effet, je ne vais pas faire de cadeau gratuitement, j'aime bien trop jouer et depuis que nous avons commencer à échanger quelques mots lui et moi je peux dire sans problème que j'aime plus que tout jouer avec cet homme qui est tout aussi joueur et taquin que moi.

Pourtant je sais bien que ce jeu auquel nous sommes entrain de nous adonner est particulièrement dangereux et je sais que mon compagnon de jeu est tout aussi conscient de cela mais j'ai bien l'impression que c'est cela qui fait le piment de cette situation que nous avons tous deux chercher. Aussi au lieu de nous trouver entrain de pousser des soupirs dû à l'ennui et au désespoir nous voilà entrain de soupirer d'excitation alors que nous sommes tous deux plus vibrants que jamais au point que je suis certaine que dans d'autres conditions nous nous serions déjà sautés littéralement dessus. D'ailleurs me faire sauter dessus par cette apollon qu'est le charmant Florimond ne me déplairait pas, bien au contraire et cela doit certainement ce voir alors que je m'amuse à l'imaginer dans le plus simple appareil ce qu'il semble avoir deviner lorsqu'il vient reprendre la parole. Coïncidence ou non, je ne peux m'empêcher de rougir légèrement lorsqu'il prononce cette question, ne me démontant pas pour autant et ce d'autant plus que ce n'est pas la seule chose que j'imagine. La tension est telle que je l'imagine en effet faire de moi une femme encore plus infidèle que je ne le suis déjà, là tout de suite contre le mur tout proche sans que nous ayons à attendre davantage. D'ailleurs, puisque je n'ai pas envie d'être la seule à rougir je décide de ne pas me gêner pour lui en dire davantage sur tout ce qui habite mes pensées.

- Tout juste Monsieur de Plessis-Bellière et sachez que cette vision me fait imaginer bien d'autres choses qui, je suis certaine, vous plairaient autant qu'elles me plaisent.

Je n'ai bien entendu pas prononcer cela à autant et intelligible voix, je ne suis tout de même pas aussi folle et décomplexée que cela, du moins pas lorsque je suis dans la demeure de mon cher époux et que ce dernier peut nous surprendre d'une seconde à l'autre. Je me suis donc fait un plaisir de venir susurrer ces quelques mots à l'oreille de cet homme que je veux à présent comme amant et que j'aurais, j'en suis certaine, d'une façon ou d'une autre, le tout après avoir bien entendu pris le temps et la peine d'écouter et de voir si personne ne se trouve auprès de nous pour pouvoir nous surprendre. Je sais bien que je ne devrais certainement pas dire de telles choses à cet homme que je ne connais finalement que très peu, trop peu même sans doute mais il est de toute façon trop tard et je sais bien qu'il m'a de toutes manières dores et déjà percée à jour sans que je n'ai besoin de lui dire tout cela. Et puis en dehors de cette attirance que j'éprouve pour lui et que je n'ai aucune honte de lui manifester dans cette petite cachette que nous nous sommes faits au sein de ce couloir je suis restée la femme sage que les autres personnes présentes à cette fête ont vu venant même m'offusquer contre le Manoir des Délices alors que ce lieu des plus charmants qui porte son nom à merveille se trouve être mon terrain de jeu favori lorsque je quitte le domicile conjugal.

Mais si je n'ai rien dit à propos de cela à Florimond ni à personnes d'autres, ce secret étant le mien et celui de mes chers amis les Boldwin, j'ai choisi d'être relativement claire et ouverte par rapport à tous les autres sujets qui touchent à la femme que je suis et à tout ce qui permet à cette même femme de survivre dans un monde qui n'est pas vraiment le sien. Parce que oui, sans amants, sans plaisirs et sans liberté je ferais certainement dores et déjà partie d'une de ces listes de femmes qui n'ont pas supporter d'être épousée et qui ont donc choisi de mettre fin à leurs jours. Ainsi je ne lui cache pas qu'il pourrait faire partie de ces hommes qui parviennent à obtenir mes faveurs et il se permet de venir me dire que je pourrais sans le moindre doute faire partie de ces femmes qui exercent au sein du Manoir des Délices non pas parce que je suis à ses yeux une catin ou quoi que se soit de ce genre mais bel et bien de par ma beauté qui, selon ses dires est telle que celles de ces femmes. Si il savait...D'ailleurs pour ce qu'il vient de dire à propos des charmantes demoiselles qui exercent au sein de ce manoir je ne peux qu'être de son avis mais cela n'est en rien le propos à présent. Non, pour le moment la seule chose qui compte à mes yeux est de tenter de faire tomber ce charmant jeune homme dans mes filets de femme chasseresse.

Et je compte bien entendu tout faire pour que mon désir du moment devienne au plus vite une réalité, ce que j'ai dores et déjà commencé à faire en faisant clairement comprendre à ce cher Florimond qu'il n'aurait aucun mal à faire partie de ces hommes qui ont le plaisir de partager un lit avec moi. D'ailleurs s'il a choisi de plaisanter lorsqu'il a répondu à ma proposition à peine déguisée il ne se montre pas très farouche non plus lorsqu'il vient me dire que cette petite flamme qui brille dans son regard et dont je viens de lui parler ne s'éteindra pas avant que la chaleur de mon corps se retrouve autour du sien. Je n'ai donc pas besoin de davantage de mots ou d'actes pour savoir que nous sommes tous deux parfaitement en accord et sur la même longueur d'ondes ce qui ne va donc pas calmer mes ardeurs quant à ce que j'ai prévu pour la suite, une suite qui malheureusement ne se jouera probablement pas ici. Pourquoi ? Et bien tout simplement parce que laisser une telle chose arriver au sein de mon domicile conjugal est quelquechose que je me refuse catégoriquement par respect pour mon époux et ce quand bien même je ne l'aime pas comme je le devrais. D'ailleurs même si il n'y avait pas cela, cette promesse que je me suis en quelques sortes faites à moi-même je ne pense pas qu'il se serait passé quoi que se soit de plus entre ces murs et ce même si la situation ainsi que mon compagnon de jeu du moment sont plus que tentant et ce plus encore à présent que Florimond a eu le malheur de réduire l'espace qui nous séparait jusqu'à présent, pouvant maintenant faire mourir son souffle et chacune de ses paroles contre ma peau déjà bouillante et bien trop réceptive.

Je dois mettre fin à tout cela, je le sais bien mais parfois les choses sont bien plus facile à dire qu'à faire et une fois encore il semblerait que Florimond face pour moi office de sauveur puisque c'est lui qui vient me dire qu'il serait certainement temps que nous rejoignons les autres invités à cette fameuse soirée dont je suis d'ailleurs l'hôtesse bien malgré moi. Il a totalement raison et je ne peux que lui en être reconnaissance, toutefois je n'ai pas vraiment envie de cesser de jouer et je ne vais pas tarder à faire comprendre cela à mon compagnon de jeu alors qu'il avoue de son côté avoir besoin d'un moment pour faire retomber la pression née de notre petit tête à tête, pression que je ressent moi aussi mais qui, fort heureusement pour moi est bien moins visible que pour lui. C'est avec un petit sourire à la fois amusé et malicieux, né des dernières paroles du beau brun que je reprends la parole.

- En effet, vous avez raison il ne faudrait pas que vous soyez le seul auprès duquel je joue parfaitement mon rôle d'hôtesse ce soir. Quant à cette fameuse tension vous avez certainement raison, il serait dangereux pour vous que notre chère amie Madame de la Fougère pense que celle-ci est le résultat de sa beauté toute particulière. A moins que...

Je laisse bien entendu cette phrase en suspend de manière intentionnelle afin de faire naître un léger doute dans l'esprit de Florimond, un doute que je laisse grandir durant un instant avant de finalement reprendre la parole pour expliquer un peu plus ce que j'ai en tête.

- Puisque je suis à présent certaine que vous avez réussi à me percer à jour je ne vais pas m'amuser à vous jouer la comédie très cher et je ne vous cacherait donc pas que cesser notre petit jeu de ce soir me déplaît, aussi j'ai peut être une petite idée, du moins si vous avez vous aussi le désir de continuer à être mon compagnon de jeu.

Je marque une petite pause afin de le laisser réfléchir une première fois à cette éventualité qui se présente à lui le tout tout en me rapprochant à nouveau de lui, ne lui laissant finalement pas vraiment le temps pour réduire la tension que nous nous sommes infligée mutuellement.

- Je vous propose donc de nous rejoindre dès demain soir dès le coucher du soleil dans les bas fonds de la ville, du moins dans un premier temps, là où aucun des membres de cette petite fête ou de nos entourages respectifs ne pourraient avoir l'idée de nous chercher. D'ici là j'ai bien envie que nous fassions en sortes de mettre un peu de piment dans notre jeu en nous faisant tous deux violence tout en faisant augmenter le désir que nous avons l'un pour l'autre. Aussi lorsque nos routes se séparerons au milieu de mes invités je reprendrais mon rôle de parfaite hôtesse et d'épouse aimante, épouse que je serais jusque dans le lit conjugal où j'irais remplir à merveille mon devoir tout en me retenant de ne pas hurler votre prénom à la place de celui de mon époux. De votre côté je vous propose d'aller réduire les risques de voir Madame de la Fougère médire à notre propos.

Nouvelle pause qui, je le pense, est nécessaire après les derniers mots que je viens de prononcer, des mots qui lui ont peut être fait froid dans le dos mais qui ne sont rien par rapport à ce que je vais lui proposer dans la suite du récit de tout ce que j'ai en tête.

- Je m'explique...vous avez certainement remarquer qu'elle vous veux dans son lit et qu'elle veux probablement aussi inconsciemment se prouver à elle même qu'elle est plus désirable que je peux l'être. Aussi donnez lui ce qu'elle désire, faites d'elle votre amante tout en étant un amant parfait qui lui fera oublier tout ce qu'elle a vu à notre propos, je suis certaine que cela est dans vos cordes. Bien entendu vous pourrez vous venger de toutes les façons imaginables sur mon corps qui vous sera entièrement dédié puisque je serais votre lorsque nous nous retrouverons.

Je ponctue ma phrase en venant frôler doucement du bout des doigts l'entrejambe du beau brun avant de finalement tourner les talons afin de quitter la pièce ce que je ne fait toutefois pas immédiatement, prenant le temps de prendre une dernière fois la parole.

- A vous de savoir si vous êtes réellement joueur ou si vous préférez vous contenter de ce que la Manoir des Délices a à vous offrir...

Je n'attends alors pas de réponse et commence à quitter Florimond comme si de rien n'était observant tout de même du coin de l’œil ses réactions.
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Florimond de Plessis

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MessageSujet: Re: Invitation à une soirée [PV Florimond]   Jeu 6 Mar - 16:59

Plus je suis avec cette femme, plus elle me plait. Elle a de l'esprit en plus d'avoir une beauté saisissante ! Tant mieux j'ai jamais aimé les beautés fades... Des belles femmes, il y en a à la pelle. Des femmes belles et intéressantes, ne jouant pas les coquettes, tout de suite ça court un peu moins les rues...
Si j'avais su tout à l'heure que je rencontrerai une telle femme à une soirée ordonnée par mon cher paternel, je ne me serai pas fait prier !
Enfin...si. Parce que j'adore le faire tourner en bourrique. Bon disons que je me serais MOINS fait prier.

Si je m'écoutais, je la prendrai là ici tout de suite contre ce mur qui semble appeler nos ébats. D'autant que visiblement elle en a autant envie que moi !
Mais je n'oublie pas où je suis. Ni qui elle est. J'ai beau apprécier faire enrager Môsieur mon père de Plessis-Bellière, je ne coucherai pas avec Eleonor au risque de la compromettre auprès de son époux.

Dommage... Allez couché on se calme ! Ca sera pour une autre fois !
Han ce que la vie peut-être peau de vache parfois... Me mettre une femme si belle et pourtant intouchable à porté de main !
Je souris lorsqu'elle parle de la beauté "toute particulière" d'une de nos hôtesses. En effet, "particulière" est le mot qui convient... Il est vrai qu'un mono sourcil peut avoir son charme ? Non ?
Oui non vraiment pas... Bon alors peut-être... cette merveilleuse capacité qu'elle a à sembler bossue lorsqu'elle se déplace malgré le port d'un corset ?
Hmmm... Oui cette femme est un appel à l'envie...
...de fuir...
Oh elle n'est pas horrible non plus ! Mais avouons-le, elle ne sait absolument pas se mettre en valeur... Déjà un peu point de poudre de riz sur le visage serait pas mal... Un cadavre a plus de couleur qu'elle.... Je déteste cette mode qui consiste à se farder à outrance ! La mouche a son charme certes... Je louche d'ailleurs sur celle qu'Eleonor porte sur un de ses seins. J'ai envie de l'embrasser...

- A moins que...? répétai-je distrait par ce petit cercle de velours sur sa peau de lait.

Je relève mes yeux bleu qui ont déjà envouté plus d'une femme vers les traits parfait de son visage et lui offre le sourire le plus charmeur que j'ai en magasin, et équivoque.

- Je jouerai avec vous tout de suite si me l'était permis ma chère..., m'approchai-je d'elle attiré comme un aimant par son contraire.

Mes doigts chaud éprouvent la douceur de sa gorge et ose descendre sur le galbe de ses seins avant de remonter tortiller une boucle de ses cheveux noirs.
Elle ne m'aide pas vraiment à faire tomber la "tension" là à jouer ainsi !

J'hausse cependant un sourcils surpris lorsqu'elle me propose de la retrouver aux bas fonds de la ville le lendemain soir.
Je me retiens de lui dire en riant que si on doit me chercher c'est le premier endroit où l'on ira car tout fils de comte que je suis, j'adore aller dans les tavernes avec mes acolytes... Hors les plus animés et joviales sont généralement les moins guindées ! Par conséquents, celles des bas-fonds...

- Ha, m'amusai-je. Ma chère je puis vous assurer que mon désir pour vous n'a nulle besoin d'être attisé.

Regard équivoque à mon pantalon alors qu'elle continue sa petite explication. J'ai hâte de savoir où elle veut en venir !
Mes yeux pétillent de malice à l'idée d'elle pensant à moi alors que son époux tente de lui faire l'amour...
Bah oui le pauvre vieux on va pas aller imaginer qu'il réussit ! Y'a une différence entre coucher et faire l'amour et elle est de taille !

- Je vous demande pardon ?!

Je manque de m'étouffer alors que la Marquise m'annonce qu'elle veut que je couche avec Madame de la Fougère...
Yerk ! Des frissons me traversent ! Non mais ça va pas ou quoi ?!
Ah et puis pour le coup la tension retombe dans le pantalon... C'est ce qu'on appelle un seau d'eau sur la tête... Elle veut me rendre impuissant à vie avec une telle vision dans ma tête ?

Si j'ai remarqué qu'elle me veut dans son lit ? C'est à se demander si son mari est aveugle pour n'avoir rien remarqué tant cela semble évident !
Cela dit la partie où je me vendrai sur le corps de la belle Marquise pour ce qu'elle est en train d'exiger de moi m'amuse beaucoup. Toutes sortes d'images érotiques me viennent. Hmm oui... Ca m'inspire pas mal cette histoire !
Je tressaillis lorsqu'elle vient effleurer mon entrejambe et la regarde ouvrir la porte pour quitter la pièce en me plantant là. Décidément cette femme me plait ! Elle m'a prise au jeu !

Je réponds à sa bravade en sortant à mon tour et marche à sa suite, comblant très vite la distance qu'elle a mise entre nous juste avant qu'elle ne rentre dans le salon où tous les autres se trouvent.
Ce que le Manoir a à offrir me convient très bien c'est un lieu que j'aime et je ne m'en suis pas caché tout à l'heure au dîner. Mais j'ai vraiment envie de poursuivre la partie que Eleonor vient de lancer.

- Vous me prostituez Madame... Cela se paiera cher...

Avec une discrétion acquise au fil des années, je lui mordille l'oreille puis m'en vais vers Madame de la Fougère.
J'ai hâte d'être à demain... La vengeance est un plat qui se mange froid parait-il, mais là elle risque d'être.... brûlante.
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Invitation à une soirée [PV Florimond]

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