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 Vocabulaire [UC]

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Amélia Boldwin
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MessageSujet: Vocabulaire [UC]   Lun 11 Oct - 7:51

Source

Voici quelques exemples de mots. Vous en trouverez d'autre sur le site cité en source. Mais je reprend ici ceux qui pourraient le plus servir. A noter que les fautes ne sont pas des erreurs, elles sont fidèlement reproduite aux archives de l'époque.

~ A ~


Abjuration : T. n.f. Renonciation solemnelle à une erreur, une hérésie.

Abonnement : T. n.m. Traité ou convention par lequel on abonne ; c'est à dire, on vend ou rachète à un prix certain une redevance incertaine. Sous l'Ancien Régime, les impôts étaient fréquemment abonnés : un contrat était passé entre le Roi et un "fermier". Ce dernier versait une somme préalablement déterminée dans les caisses du royaume, tandis qu'il se chargeait ensuite de récupérer cet argent directement auprès des contribuables. Le Roi était assuré de recouvrer un montant fixe et connu à l'avance tout en se déchargeant des procédures de recouvrement.

Abroger : T. v. Signifie casser, annuler, mettre hors d'usage

Accaparer : T. v. Amasser, faire de grands amas de quelque chose, les mettre en réserve. Ce mot se prend presque toujours en mauvaise part & signifie ordinairement enlever des foires ou des marchés, toute une certaine sorte de marchandise, pour la vendre plus cher en la rendant plus rare & en se faisant seul maître de la vente.

Achalander : T. v. Attirer les marchands, accréditer, mettre une boutique, ou une maison, en réputation d'avoir de bonne marchandise, & à bon prix. Toute la fortune d'un marchand consiste à bien achalander sa boutique. C'est un terme du Peuple, ou tout au plus de la conversation.

Acte : T. n.m. Document écrit qui constate un fait, une convention, une obligation... rédigé par un officier commis par l'autorité juridique compétente      

Acte de notoriété : T. n. m. Évidence, connoissance publique : certitude d'un fait dont on ne peut nier, ni obscurcir la vérité. On produit souvent des actes de notoriété pour prouver un fait évident, ou un usage certain dans un pays. On condamne une personne en Justice sur la notoriété publique.

Acte sous seing privé : n. m. Acte rédigé pour constater une un fait, une convention ou une obligation intervenus entre des particuliers, mais signé par les parties et leurs témoins sans l'intervention d'un notaire

Adjuration : T. n.f. Exhortation, injonction. Terme Ecclésiastique ; on s'en sert dans les exorcismes, pour faire commandement au nom de Dieu, aux Démons de sortir du corps d'un possédé, ou de déclarer quelque chose.

Amende honorable : n.f. Peine judiciaire par laquelle le condamné demande pardon à Dieu, au Roi et à la Justice.

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Amélia Boldwin
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MessageSujet: Re: Vocabulaire [UC]   Lun 11 Oct - 8:30

~ B ~


Babette : T. n.f. Terme de danse. La babette est une danse de ville.

Bachot : T. n.m. Petit bateau qui sert à passer les rivières pour les gens à pied & qui est aussi de service pour porter les cordages des grands bateaux ou les décharger. Le passeur ou batelier, s'appelle un "bachoteur".

Baclage : T. n.m. Terme de Commerce de riviére, particuliérement en usage sur les ports de la ville de Paris. Il signifie l'arrangement des bateaux dans un port, que l'on y fait entrer les uns après les autres, pour y ouvrir & faire la vente des marchandises dont ils sont chargés. On le dit aussi du droit qui se paye à ceux qui sont chargés de cet arrangement.

Baffetas : T. n.m. Toile toute de fil de cotton blanc, très grosse, qui vient des Indes Orientales.

Bagne : A l'origine, lieu ou l'on renferme des esclaves.
Les condamnés aux travaux forcés servaient de rameurs sur des galères et se divisaient en 2 catégories :
* les "galériens à temps" (condamnés pour 3, 5, 6 ou 9 ans), et
* les "galériens à perpétuité"
Ils étaient tous enchaînés à leur banc, tandis que les engagés volontaires appelés la "bonne vogue" restaient libres de leurs mouvements. L'ensemble constituait la chiourme, commandée par un Comité.
En 1564, Charles IX fixe le temps minimum des galériens à temps à 10 ans.

Balasse : T. n.f. Sorte de couette de lit à l'usage des pauvres, formée de balles d'avoine, enveloppée dans de la toile.

Baline : T. n.f. Espéce de grosse étoffe de laine d'un très bas prix, qui sert à faire des emballages.

Banlieue : T. n.f. Environs d'une ville qui sont dans l'étendue d'une lieue. On le dit aussi des bornes & de l'étendue d'une juridiction, qu'on appelle en quelques lieux, quintaine ou septaine, dans laquelle le Juge ordinaire de la ville peut faire bannie & proclamation. On appelle aussi bnalieue de moulin, l'espace dans lequel s'étend sa banalité.

Barbier : T. n.m. Celui qui fait la barbe. Il y a des chirurgiens-barbiers, d'autres étuvistes, d'autres perruquiers. Les barbiers n'exerçoient point leur métier dans des boutiques mais au coin des rues & partout indifféremment où ils se trouvaient. Ils furent érigés en corps en 1674 et payèrent pour cela chacun 1500 livres au Roi. Ils sont au nombre de 200 à Paris. Il n'est pas permis aux barbiers d'exercer la chirurgie & les chirurgiens ont droit de visite chez les barbiers.

Barguiner : T. n.m. Marchander sou à sou quelque chose. Les marchands n'aiment pas à vendre à des bourgeoises parce qu'elles barguinent trop. Ce mot est bas.

Barnage : T. n.m. vieux mot français qui signifie les grands, les Seigneurs, les Gentils-Hommes qui composent la cour du Prince. Barnage est aussi un droit qui se payoit au Roi & aux Seigneurs, à raison des feux, dont les Nobles & Ecclésiastiques étoient exempts.

Bassin : T. n.m. Vaisseau plat qu'on met sur un buffet, qui sert ordinairement à laver les mains

Bassinoire : T. n.f. Ustensile de chambre fait de cuivre ou d'argent qui sert à chauffer un lit. C'est une espèce de poële où on met du feu qui a un couvercle à jour.

Bâtard : Enfant adultérin, souvent légitimé dans les familles nobles. Il diffère de l'adultérin & de l'incestueux, car c'est celui qui est né de la conjonction illicite de deux personnes libres. Les bâtards des rois lorsqu'ils sont reconnus sont Princes, ceux des Princes & des Grands Seigneurs sont Gentilshommes, et ceux des simples Gentilshommes ne sont que roturiers et payent la taille.

Batiste : T. n.f. Toile de lin très fine & très blanche dont on fait des rabats, des manchettes, & des surplis. Il y en a de 3 sortes. Les unes claires, les autres moins claires, & les autres beaucoup plus fortes, qu'on appelle batistes hollandées, parce qu'elles approchent de la qualité des toiles d'Hollande, étant comme elles, très serrées & très unies.

Baudrier : T. n.m. Echarpe de cuir qu'on porte sur l'épaule droite, & qui decend sur le côté gauche, qui sert à tenir l'épée. Baudrier est aussi une valise faite de drap, pour porter ce que l'on veut allant en campagne.

Bavolet : T. n.m. Coëffure de jeunes paysannes auprès de Paris qui se fait de linge délié & empesé & qui a une longue queue pendante sur les épaules.

Béatilles : T. n.f. pl. Petites viandes délicates, dont on compose des pâtés, des tourtes, des potages, des ragoûts, comme ris de veau, palais de boeuf, crêtes de coq, truffes, artichaux, pistaches, &c.

Biguer : T. v. Echanger, troquer.

Bisette : T. n.f. Petite dentelle que font les paysannes pour leur usage & qui est de peu de valeur. Celle qui travaille à faire la bisette s'appelle la bisettière.

Brassières : T. n.fpl. Chemisette de femme qui sert à couvrir les bras & le haut du corps.
R. n.f. Espèce de camisole que les femmes & les enfans mettent la nuit.

Braverie : T. n.f. Dépense en habits. Cet homme a dépensé tout son bien en braveries inutiles. Inclination, penchant à se vêtir richement & proprement. Manière affectée de se vêtir. A ne pas confondre avec bravoure.

Bridoir : T. n.m. C'est un morceau de linge, large d'environ 3 doigts que les dames mettent à leur bonnet quand elles se coëffent. Il sert à bander le menton & c'est pour cela qu'on l'appelle aussi mentionnière.

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Amélia Boldwin
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MessageSujet: Re: Vocabulaire [UC]   Lun 11 Oct - 8:52

~ Ca - Ch ~


Cadeau : T. n.m. Grand trait de plume & fort hardi que font les maîtres écrivains pour orner leurs écritures, pour remplir les marges & le haut & le bas des pages. Les écoliers s'enhardissent la main à faire des cadeaux.
Cadeau se dit aussi des repas qu'on donne hors de chez soi & particulièrement à la campagne. Donner un grand cadeau. Le mari, dans les cadeauux qu'on donne à sa femme est toujours celui à qui il en coûte le plus.

Cafard : T. n.m. Bigot, hypocrite. Il se dit particulièrement des gens qui font leurs affaires sous prétexte de Religion, en abusant de la simplicité & de la confiance des autres.
Ménage dérive ce mot de l'Arabe cafar, qui se dit par les Arabes proprement d'un homme qui de Chrétien s'est fait Turc, ou de Turc Chrétien. Cafara signifie en leur langue nier.

Cafév : n.m. Introduit au 17e siècle, l'usage du café s'est très vite généralisé et de nombreux établissements obéissant aux mêmes règles que les cabarets ont vu le jour. Les autres boissons étant taxées, très vite le manque à gagner s'est fait sentir et un édit de 1692 a remédié à cet état de fait en instaurant une taxe de 4 livres sur la livre de café, taxe étendue au thé et au chocolat.

Camisole : T. n.f. C'est la même chose qu'une chemisette. Petit vêtement qu'on met la nuit ou pendant le jour, entre la chemise & le pourpoint pour être plus chaudement vêtu. Elle ne va d'ordinaire que jusqu'à la ceinture.

Capote : T. n.f. C'est une mante que les femmes mettent par-dessus leurs habits quand elles sortent & qui les couvre depuis la tête jusqu'aux pieds. Il y a des capotes de camelot & il y en a de taffetas.

Carrosse : T. n.m. Voiture commode pour aller par la ville & par la campagne. Les carrosses de louage sont de deux sortes. Les Carrosses de remise & les Carrosses de places, appellés communément Fiacres. Ces derniers à Paris ne sont pas si propres que les carrosses de remise. On les appelle carrosses de places, parce qu'on les trouve sur les places publiques à Paris, où ils attendent qu'on les loue, & les autres carrosses de remise, parce qu'ils ne sont point sur les places. Pour le nom de Fiacre, il vient du nom de celui qui a établi ces carrosses, & les a le premier fournis au public à Paris : il se nommoit Fiacre.

Chambrière : T. n.m. 1° Servante qui nettoie la chambre. 2° demi-cercle de fer suspendu par une anse aussi de fer que l'on accroche à la crémaillère d'une cheminée. On se sert de la chambrière pour fricasser plus commodément, parce que l'on pose la poële dessus pour soulager ses bras & laisser bouillir ce que l'on fricasse. On ne lève la poële de dessus la chambrière que lorsqu'on veut tourner ce que l'on fricasse, ce qui fatigue beaucoup moins que s'il falloit toujours supporter la poële à frire avec ses bras.

Chambrillon : T. n.f. Petite servante qui gagne peu de gages.

Charge (femme de) : T. n.f. On appelle femme de charge une femme qui est domestique dans une grande maison & qui a soin ordinairement du linge, de la vaisselle d'argent, &c.


~ Ci – Cy ~


Coëffe : T. n.m. On écrit aussi coiffe. Couverture légère de la tête tant pour les hommes que pour les femmes.      

Coëffeur : Celui ou celle qui gagne sa vie à coëffer des dames qui vont au bal, des épousées & autres qui se veulent parer.

Collerette : T. n.f. sorte de petit collet que les femmes portent pour se couvrir la gorge & surtout les paysannes & les femmes de basse condition.

Collet : T. n.m. Partie de l'habillement qui joint le cou, qui se met autour du cou. On le dit premièrement du haut d'un pourpoint qui entoure le cou. Un collet de chemise. Un collet de manteau, est un morceau de drap qui regne sur le manteau le long des épaules. Dresser des collets montés. On ne voit ni fraises ni collets avant Henri II. son père avoit le cou nud : à remonter jusques à S. Loüis, les autres Rois l'ont eu de même, hors Charles le Sage, qu'on voit par tout représenté avec un collet d'hermine.
Collet, est aussi un ornement de linge qu'on met sur le collet du pourpoint pour la propreté. A l'égard des hommes, on l'appelle rabat. A l'égard des femmes, elles n'en portent plus, mais elles avoient ci-devant des collets montés qui étoient soutenus par des cartes, de l'empois, & du fil de fer. On appelle encore une vieille femme critique, un grand chaperon, un collet monté. Molière a fait un plaisant usage de ce mot dans les Femmes savantes, où il introduit Bélise, disant que le mot de sollicitude est bien collet monté.

Corsage : Terme populaire qui signifie la taille. Cette paysanne est d'un beau corsage.

Cotte : T. n.f. Partie du vêtement des femmes, qui s'attache à leur ceinture, & qui descend jusqu'en bas. Il ne se dit plus qu'à l'égard des paysannes, ou personnes du peuple ; car les Dames de qualité l'appellent jupe, particulièrement celle qu'elles portent dessus, & qui est traînante. On dit encore à l'égard des enfans. levez votre cotte, troussez votre cotte.

Cotteron : T. n.m. Petite cotte qu'on met par dessous les jupes pour être plus chaudement en hiver

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MessageSujet: Re: Vocabulaire [UC]   Lun 11 Oct - 10:00

~ D ~


Dame : T. n.f. Le terme de dame ou madame fut d'abord réservé aux femmes nobles ou aux abbesses pour les distinguer du bourgeois & du peuple, les roturières étant appelées demoiselle ou mademoiselle.
Etre damée signifiait avoir été appelée madame par le roi et conférait le droit de porter ce titre. A la cour, dames d'atour, d'honneur, du palais... étaient nombreuses.

Débail : T. n.m. Terme de coutumes. Etat d'une femme qui devient libre par la mort de son mari. Débail est opposé à bail. Quand une femme se marie il y a bail, parce qu'elle est en la puissance de son mari, quand le mari meurt, & que la femme survit, il y a débail.

Démarier : T. n.m. Casser ou annuller un mariage. On démarie ceux qui sont mariés, lorsqu'ils sont parens au degré prohibé, ou qu'il y a quelque autre empêchement dirimant. Il y a eu des gens qu'on a démariés par impuissance, qui se sont mariés valablement ailleurs. Il y a bien des personnes raisonnables qui se voudroient démarier, s'il étoit en leur pouvoir.

Demoiselle : T. n.m. Femme ou fille d'un Gentilhomme qui est de noble extraction.Cette personne est bien Demoiselle, quoiqu'elle soit pauvre, elle est fille de Gentilhomme, elle est veuve d'un Noble de Province. Les femmes d'Avocats tenoient autrefois à grand honneur d'être appellées Demoiselles : maintenant elles se font appeller Madame.
Autrefois on disoit Damoiselle, & on trouve encore ce mot dans des actes, comme contrats, &c.
Demoiselle, se dit aujourd'hui de toutes les filles qui ne sont point mariées, pourvu qu'elles ne soient pas de la lie du peuple, ou nées d'Artisans. Ces deux belles Demoiselles sont filles d'un Marchand, d'un Procureur. Ce nom ne se donnoit autrefois qu'aux filles des Princes & des Grands Seigneurs, des Barons & des Chevaliers, qui n'étoient point mariées. Et ce mot vient du Bas-Breton, ou ancien Gaulois, où on disoit Demoiselle en la même signification.
Demoiselle, se dit aussi d'une fille qui est à la suite ou au service d'une Dame. Les Demoiselles suivantes sont les confidentes de leurs maîtresses.
Demoiselle, est aussi un ustensile qu'on met dans le lit pour échauffer les pieds d'un vieillard. C'est un fer chaud qu'on met dans un cylindre creux, qu'on enveloppe dans des linges, & qui entretient long-temps sa chaleur ; quelques-uns l'appellent moine.

Déparager : T. v. Terme de coutume. Déparager une fille c'est la marier à une personne d'une condition inégale.


~ E ~


Ecuelle : T. n.f. Ustensile de table, petit plat sans bord qui sert d'ordinaire à prendre un bouillon ou à préparer du potage pour quelqu'un.      

Ecuelle : T. n.f. C'est ainsi qu'on appelle une servante de peine, qu'on emploie ordinairement dans la cuisine à laver la vaisselle à à quelqu'autre grosse besogne.

Embabouiner :  T. v. Amuser quelqu'un de belles espérances, se rendre maître de son esprit. C'est à faire aux sots à se laisser embabouiner par les femmes. Il s'est laissé embabouiner par ce hableur qui lui promettoit de faire sa fortune. Ce mot est populaire, & vient de babouin, comme qui diroit traiter quelqu'un en sot, en enfant, en petit babouin.

Emparager : T. v. Mettre dans un rang égal à celui qu'on a. On disoit autrefois, emparager une fille pour dire la marier noblement & sans dérogeance.

Engagean t:  T. n.m. Noeud de ruban de couleur que les jeunes demoiselles portent sur le sein.

Engageante : T. n.m. C'est une sorte de manches de toile ou de dentelle, qui pendent au bout du bras. Elles font partie de l'habillement des femmes.

Epingles : T. n.fpl. Présent qu'on fait aux filles, ou aux femmes, lorsqu'elles ont rendu quelque service, ou qu'on achete quelque chose où elles ont part, pour leur tenir lieu de ce qu'on appelle entre les hommes pot de vin. On donne les épingles aux servantes de ceux chez qui on loge. Quand on achete quelque chose du mari, on stipule que la femme aura tant pour ses épingles. Le mot d'épingles en ce sens n'a point de singulier.

Escarpin :  T. n.m. Soulier à simple semelle, qui sert particulièrement pour la danse, & pour la propreté : chausson de cuir que l'on portoit autrefois dans des mulles, & qu'on porte encore dans des sabots. Comme l'escarpin est fort léger les Danseurs de corde s'en servent. On dit de jolis escarpins : chausser l'escarpin.
D'où le verbe escarpiner, courir vite & légèrement comme on fait quand on est chaussé avec des escarpins, avec une chaussure commode.

Escoffion : T. n.m. Terme populaire qui se dit de la coëffure des femmes du peuple ou des paysannes, des femmes coëffées malproprement. Les harangères qui se querellent s'arrachent leur escoffion.

Etape : T. n.m. Place publique où les Marchands sont obligés d'apporter leurs marchandises pour être achetées par le peuple. A Paris l'étape est à la Grève devant l'Hôtel-de-ville. Les Marchands de vin de dehors sont tenus de faire venir leurs vins sur l'étape ; & les Taverniers qui vendent à hui coupés & pots renversés, sont tenus d'y en faire venir un tiers par l'Ordonnance des Aides.
Étape, en termes de Guerre, est une fourniture & distribution de vivres & de fourrage à des troupes qui sont en marche. L'étape a été établie pour empêcher que les soldats ne foulent le paysan qui les loge. L'étape se fournit pour tant de places & de rations pour chaque compagnie. Une partie de la taille étoit ci-devant imposée sous le nom d'étape.

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Dernière édition par Amélia Boldwin le Lun 11 Oct - 11:32, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Vocabulaire [UC]   Lun 11 Oct - 10:18

~ F ~


Famille achevée : Famille dont au moins l’un des conjoints meurt avant que la femme n’ait atteint l’âge de la ménopause.
Famille complète : Famille dont tous les événements démographiques sont connus au moins jusqu’à l’âge de fin de fécondité de la femme
Famille conjugale : Famille comprenant le couple des époux (ou veuf/veuve) et ses enfants
Famille élargie : Famille conjugale + un ou plusieurs ascendants (grand-parent…) ou descendants (neveu…) ou un collatéral (cousin…)
Famille multiple : Cohabitation de plusieurs couples, aux liens verticaux (parents + enfants) ou horizontaux (couples de frères et sœurs)

Fillage : T. n.m. Etat d'une fille qui vit dans le célibat.

Fourbir : T. v. Nettoyer, rendre poli & luisant. C'est une bonne servante, elle fourbit sans cesse ses chenets, sa batterie de cuisine, ses meubles.


~ G ~


Galoche : T. n.m. Chaussure de cuir, ou couverture de soulier pour le tenir plus propre, ou pour avoir le pied plus sec.
On appelle encore Galoche une espèce de souliers dont le dessus est de cuir, & dont un même morceau de bois forme la semelle & le talon.
Au Collége, on a appellé Galoches, les écoliers qui ne sont pas logés dans le Collége, parce qu'ils portoient des galoches, pour se défendre du froid & des crottes.
Et même à la Cour on a appellé Galoches, les filles de la Reine qui n'étoient pas logées dans le Louvre.

Garnissement : T. n.m. Ce mot dans quelques coutumes veut dire remboursement

Gens sans aveu : Individus ne disposant pas de personnes respectables capables de se porter garantes pour eux : clochard, vagabond.

Grimace : T. n.f. Boite couverte d'étoffe dont les dames se servent à leur toilette & au couvercle de laquelle il y a une pelotte pour mettre des épingles.


~ H ~


Habilitation : T. n.f. Terme de Jurisprudence. Espéce d'émancipation. Comme en Provence le mariage n'émancipe pas les enfans de famille, on insère dans les Contrats de mariage une clause qu'on appelle d'Habilitation : elle rend l'enfant habile à faire toute sorte de Contrats, & à acquérir pour lui-même ; mais il n'acquiert pas la faculté de tester : c'est en quoi elle diffère de l'émancipation.

Habilleur : T. n.m. Ouvrier pelletier qui habille les peaux

Haireux : T. adj. Temps froid & humide, accompagné de brouillards & de frimats, qui fait grelotter, & qui est plus incommode que la grande gelée.

Harder : T. v. Troquer, échanger des hardes, de menus meubles, des chevaux. Il est plus en usage entre Gentilshommes, qu'entre Marchands, & bourgeois. Voulez-vous harder votre cheval contre cette épée d'argent ? Il commence à vieillir.

Haut de chausse :  T. n.m. La partie du vêtement de l'homme qui le couvre depuis la ceinture jusqu'aux genoux. On dit proverbialement qu'une femme porte le haut de chausse pour dire qu'elle est la maîtresse & qu'elle a plus de pouvoir que son mari.

Huque : T. n.m. Nom d'un habillement de femme. C'est une espéce de voile ou de manteau qui se met sur la tête, & qui descend jusqu'à terre. Quand les soeurs Noires sortent, elles mettent sur leurs têtes une huque ou manteau qui leur couvre presque tout le corps.

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