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 Me rappeler à ton bon souvenir...[Salomé]

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MessageSujet: Me rappeler à ton bon souvenir...[Salomé]   Ven 25 Juil - 17:30

Clément Marsac, rabatteur...c'est ainsi que je me nomme et que l'ont me perçoit et cela me convient à merveille puisque je ne sais pas si je serais, moi-même, capable de me définir autrement. Travailler pour le compte du Manoir des Délices et plus encore y travailler dans le but d'aider les tenanciers de ce lieu de débauche à voir leurs rangs grossir avec l'arrivée de jeunes filles et parfois de jeunes hommes n'est pas toujours bien perçu mais si vous saviez à quel point tout ceci me passe au dessus. Je n'ai jamais fait attention aux autres et à ce qu'ils pensaient et je ne le fais donc pas davantage aujourd'hui préférant me contenter de prêter attention à ce que je désire et ce que je pense, les autres, la racaille, n'ayant que trop peu d'importance. Je semble être incapable de m'attacher à quelqu'un alors pourquoi tenterai-je de me faire aimer là où sentir que je fait peur ou que je fais fuir me fait un bien fou et parvient même parfois à faire naître en moi une excitation que je peine à contrôler quelque fois.

C'est d'ailleurs à ce genre d'expérience que je souhaite m'adonner aujourd'hui, voulant vérifier que j'inspire toujours aussi peu confiance autour de moi et donc que je détiens toujours un certain pouvoir sur celles et ceux qui m'entourent. Ne vous méprenez pas, tout le monde ne se méfie pas de moi même si c'est presque le cas, il y a en même certains ou plutôt certaines comme par exemple cette chère petite Louise qui ne savent plus quoi penser de moi tant je suis doué dans l'art de la manipulation quand je décide d'en user. J'ai donc choisi à l'avance ce que serait ma petite attraction du jour, une petite parenthèse que j'espère délicieuse et m'aidera à passer le temps avant que la nuit ne tombe et que luxure et débauche viennent emplir le manoir tandis que je veillerais, à ma façon sur les filles qui s'y trouvent avant d'aller faire en sorte d'en traîner une ou deux de plus entre ces murs.

Mon attraction personnelle du jour donc...et bien elle n'est autre qu'une de celles que j'ai ramené au manoir il y a peu, une jolie petite rouquine un peu trop frêle et naïve que j'ai livré aux Bolwin après qu'elle ai été trahie par l'un des membres de sa famille. Je ne pourrais pas vous dire pourquoi c'est vers elle que j'ai décidé d'aller aujourd'hui mais je n'ai pas mis bien longtemps pour faire mon choix, la faute, peut être, au fait que lorsque je l'ai amené ici la belle était encore vierge alors que j'ai appris qu'elle ne l'est plus à ce jour, un des clients du manoir s'étant chargé de faire voler en éclat son pucellage et sa dignité pour lui permettre d'entrer de plein pied dans ce que sera sa vie au manoir. Oui, je dois avoir envie de voir à quoi elle ressemble à présent qu'elle ne peut plus se laisser bercer d'illusions, maintenant qu'elle est au pied du mur et qu'elle a dû se rendre compte que sa vie allait se résoudre au fait d'écarter ses jolies petites cuisses pour permettre aux parisiens ou aux touristes de sa passage de venir la visiter.

J'aurais pu attendre l'un de mes soirs de congé et être l'un de ces visiteurs mais la rouquine me donne envie de jouer au chat et à la souris, pour voir ce qu'elle vaut et la façon dont elle peut bien réagir lorsqu'elle ne se sent pas enfermée et forcée face à un homme. Aussi je me suis arrangé pour que quelques unes des personnes qui me doivent des services, me craignent ou ne me détestent pas encore m'informe de la position de la belle et de ses occupations durant la journée afin que je ne puisse pas la rater. Et à présent que l’après midi a débutée depuis peu et que je sais que la belle est partie faire un tour dans les jardins du manoir je peux passer à l'action. Je l'ai dans un premier temps suivit de loin, lui laissant de l'espace tout en la surveillant, en tâtant le terrain alors que je la sent déjà d'humeur étrange mais fort heureusement pas rebutante, du moins à mes yeux. Ce n'est finalement qu'après quelques minutes passées à la prendre en filature que je me décide à briser le silence qui règne autour de nous et par la même occasion la pseudo tranquillité de la petite, venant m'adresser à elle alors que je suis à quelques mètres d'elle, dans son dos.

- Alors petite rouquine, on prends ses marques ailleurs que dans les chambres de ce beau manoir ?

Ma voix est forte, dure et un peu moqueuse tout comme le sont mes paroles et tout cela volontairement bien sûr puisque je compte bien faire réagir la petite, l'énerver ou la briser je ne sais pas encore mais dans un cas comme dans l'autre je sais que je saurais improviser en temps utile et je suis également certain que tout sera des plus agréables pour moi, quant à ce que cela sera pour elle et bien tout dépendra de la suite des événements. Mais après tout pourquoi réfléchir à une telle chose alors que je me fiche pas mal de ce qu'elle pourra bien ressentir. Allez petite réagit que nous commencions à jouer, j'ai bien des choses à rattraper moi qui me suis trouvé si gentil avec toi lors de notre première rencontre...
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MessageSujet: Re: Me rappeler à ton bon souvenir...[Salomé]   Dim 21 Sep - 17:21

    L’air est frais, mon châle recouvre pudiquement le haut de ma robe, le décolleté trop prononcé, mes bras nus à l’encontre même des règles de décences qui ont régit mon monde des années durant. J’ai pris l’habitude de me rendre dans les jardins, le seul extérieur auquel j’ai le droit. Ce petit Eden au milieu de l’enfer. Un interlude bienvenu avant la venue de la nuit et des clients qu’elle ramène.
    Mon corps a cessé de m’appartenir depuis quelques temps déjà, mes espoirs se sont complétement envolés depuis que mon frère a clairement signifié qu’il me considérait comme morte. Personne ne viendrait me chercher, il n’y aura pas de prince sur un cheval blanc, pas de rédemption. La rage première a fait place à une colère froide contre le monde qui m’entoure, contre les hommes qui viennent ravager mon corps.

    Plus rien ne m’appartiens, pas même la robe d’un pourpre sombre que je porte, si les jupons, ni le corset, tout ceci vient s’ajouter à la dette que j’ai envers le manoir. Une dette que je ne pourrais jamais rembourser puisqu’elle s’allonge chaque jour. Leur jeu cruel ne m’amuse pas, alors je ne prétends pas y croire, certaines filles amassent des petites cagnottes, parlant du moment où elles pourront quitter ses murs. Cette perspective même me fait amèrement sourire. Je n’ai nulle part où aller. Je mourrais égorger dans un caniveau, violée par les pires bandits, avant même d’avoir pu quitter Paris.
    Je ne nourris plus aucun espoir de quitter un jour ce lieu autrement que les pieds devant, emporté par une maladie honteuse, ou un acte désespéré. J’ignore pendant combien de temps encore je pourrais supporter de les sentir se repaître de moi. Leurs bouches avides, leurs mains indécentes. Certains filles évoquent le plaisir, je m’y refuse, je me sens honteuse dès que je me laisse à parfois ressentir autre chose que du dégoût.

    Mes promenades, loin de l’agitation des filles, loin des préoccupations stylistiques des gloussements et des inquiétudes, me permettait de faire le point, de me recentrer sur moi-même et de prendre d’imaginaires résolutions, de réfléchir à mille plans pour faire payer cette famille qui m’avait rejeté, pour maudire se frère qui m’avait abandonné. Cette soif de vengeance était la seule chose qui me maintenant encore debout. Mais soudain une voix fit interrompit mes pensées, mon cœur rata un battement, je n’avais pas besoin de me retourner je reconnaitrais cette voix entre milles, celle de l’homme qui m’avait ramené ici. Mon cœur, s’était affolé, et je ne voulais lui donner la satisfaction de le voir. Je tâchais de conserver mon expression la plus froide en lui jetant un regard par-dessus mon épaule. « Ce que je fais ne vous regarde en rien. » Ma phrase claqua sèchement, je l’espérais dissuasive, je la savais inutile.
    Sa présence m’inquiétait, me terrifiait serait-il plus juste de dire.  J’avais perdu ma naïveté, et chaque homme était une menace potentielle, celui-ci plus que les autres peut-être. Il était celui qui m’avait offert au manoir, cela lui octroyait-il un quelconque droit sur moi. Cela aurait été particulièrement révoltant, mais ne m’aurait pas étonné. Je n’avais pas cesse de marcher, espérant sans y croire qu’il repartirait.
    Le sous-entendu à peine voilé de sa remarque m’avait ramené cruellement à la réalité, j’avais appris à connaître certaines chambres, j’en connaissais avec force de détails les moulures du plafond, la gravure du montant du lit, je me concentrais dessus, espérant faire passer plus vite ces moments où ils prenaient possession de moi comme si je n’étais rien de plus qu’un objet.

    Je resserre le châle autour de mes épaules, mince protection, mais la seule armure qu’il m’est autorisé de porter. Priant pour qu’il parte, mais son ton moqueur, me dit qu’il n’est pas là par hasard, il est venu ici dans un but précis. Je me sens souris, un lion dans mon dos.
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MessageSujet: Re: Me rappeler à ton bon souvenir...[Salomé]   Lun 29 Sep - 15:31

Je n'ai pas encore décidé à quelle sauce j'ai envie de dévorer la belle petite rouquine que j'ai épié jusqu'à présent mais une chose est certaine, je ne compte pas la lâcher immédiatement. Pour le reste je pense que tout dépendra des réactions, des paroles et des agissements de la belle, et de ce que mon esprit aura décide d'inventer selon l'inspiration du moment. Pour le moment les cartes sont donc entre les mains de la jolie rousse et la suite des événements dépendra en partie de ce qu'elle décidera d'en faire, de la façon dont elle décidera d'agir avec moi, après les quelques mots que j'ai prononcé à son égard pour qu'elle sache que je suis là non loin d'elle, et que je ne me contenterai pas de la toiser de loin sans interagir avec elle, et sans la forcer à interagir également avec moi d'ailleurs  mais ce dernier point elle s'en rendra certainement compte assez rapidement.

J'attends donc qu'elle fasse ou dise quelquechose et après quelques instants passés à attendre qu'il se passe quelquechose du côté de la belle Salomé la belle m'offre enfin un regard froid par dessus son épaule tout en ouvrant la bouche pour laisser s'en échapper quelques mots mais pas vraiment les bons mots, du moins pour le bien de la jeune femme. En effet, elle n'a rien trouvé de mieux à faire que de me dire que ce qu'elle fait ne me regarde pas, chose sur à propos de laquelle je ne suis bien entendu pas vraiment d'accord. Cela, la belle doit sûrement s'en douter si elle n'est plus aussi naïve qu'elle pouvait l'être quand je suis venu la chercher pour la ramener en ces lieux de débauche et elle doit donc probablement aussi savoir que ses paroles n'auront pas le moindre impact sur moi enfin...sauf qu'il me pousseront peut être à agir un peu plus que prévu, à venir l'embêter plus que de raison pour la faire réagir davantage et pourquoi pas la faire plier, chose que je n'ai pas eu l'occasion de faire lorsque nous nous sommes rencontrés la première fois.

Je ne réponds pas immédiatement et ne me presse pas davantage pour agir, mon contentant de continuer à suivre la jeune apprentie tandis qu'elle continue à marcher, certainement avec le secret espoir de parvenir à me fausser compagnie. Ce n'est qu'après un instant de silence que je me décide enfin à marcher un peu plus rapidement séparant ainsi bien vite la distance qui existait entre nous. Une fois ceci fait c'est presque tout naturellement que je tends la main vers la jeune femme pour attraper une partie du châle que la belle tiens autour d'elle comme si c'était sa vie, avant de finalement tirer d'un coup sec sur celui ci, venant ainsi dévoiler ce que la belle semblant tant désirer cacher. Une fois ceci fait je reprends la parole toujours sur un ton aussi moqueur et froid que précédemment tout en jouant avec le morceau de tissu qui est désormais mien, pour le moment du moins.


- Tu te trompe charmante petite Salomé, je suis rabatteur et donc ce que tu fait de tes journées me regarde un peu. Les patrons veulent que les gens comme moi veillent à ce que tout se passe à merveille dans leur établissements et ils n'aimeraient pas savoir que tu passe ton temps à cacher ton outil de travail comme tu le faisais avant mon intervention.

Je sais que mes mots vont énerver la jeune femme mais je m'en fiche pas mal et c'est pour cela que je ne me gêne pas pour aller encore un peu plus loin, laissant mon regard se perdre volontairement dans le décolleté de la belle avant de me permettre une nouvelle remarque.

- Tu ne te trouve pas mieux comme ça ? En tout cas tu es bien plus à mon goût quand tu ne te cache pas.

Mon regard est toujours aussi insistant sur elle, mes mots et mon sourire de plus en plus malsain alors que je m'approche encore un peu plus de la jeune femme, voulant qu'elle puisse sentir une partie de mon souffle venir s'échouer sur sa peau mise à nue par mon geste.
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